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mercredi 27 juin 2012

Campagnes électorales et "démocratie"


Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle aux quatre millions de voix, candidat à la législative de la Onzième du Pas-de-Calais, fait un bilan de ces mois de campagne et de leurs résultats.

C'est ici, sur iTélé et Europe1.

Tout est dit. Avec ses 577 campagnes, aux stratégies nécessairement différentes, le Front de Gauche a perdu l’élan de la présidentielle. Y a-t-il eu, à l’échelon de décision collective nationale, des raisons à ce choix ? C’est probable. Un Front, par sa nature même, n’a pas le côté monolithique d’un parti charpenté et figé : c’est à la fois sa force et sa faiblesse. Ce choix fut pris et assumé. Le candidat Mélenchon, envoyé « au casse-pipe » là où il le fallait, a fait largement ce qu’il a pu, il n’a pas démérité.

En face, l’opposition fut rude, rocailleuse, dangereuse. Celle des solfériniens n’étant pas la plus négligeable. La seule formation dangereuse, vue de Canary Wharf et du 200 West Street, Manhattan, a été tirée à boulets rouges, et à bout portant par toute la classe politique « sérieuse ». Le groupement « à la flamme » ne servait pour cette classe que de dérivatif pour sa propre promotion, sans pour autant le critiquer outre mesure : les voix de ses adeptes étaient courtisées par tout le monde.

Que sera l’avenir ? Ce Front tiendra-t-il la distance, malgré des mouvements centrifuges habituels quand ne règne pas la dictature interne d’un parti ? On peut le penser malgré tout. Des redistributions vont se faire, des assainissements locaux interviendront, mais surtout restera une ligne commune qui s’infléchira sans doute sur quelques points, en fonction des évènements. A moins…

A moins que le parti servile, par des manœuvres diverses, ne réussisse à convaincre quelques pontes de chez Fabien à se rapprocher de lui. Malgré la bonne foi de ceux-ci, je précise.

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