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samedi 16 novembre 2013

APPEL POUR UNE JOURNÉE NATIONALE DE BOYCOTT DES MARQUES UNILEVER




Les blogs 6.0 répondent à l’appel lancé par les salarié-es deFralib à Gémenos pour une journée national de boycott des marques d’Unilever.
Cet appel vient après plus de 3 ans de lutte sans répit face à l’une des plus importantes multinationales de l’agrobusiness. Si les salarié-es en sont venus à lancer cet appel c’est que les gouvernements se succèdent et restent sourds.

Pourquoi se battent-ils ?

Le 28 septembre 2010, le groupe Unilever annonçait dans un même souffle la fermeture de l’usine Fralib de Gémenos et la délocalisation de la production en Pologne. Immédiatement les salarié-es de Fralib ont pris les chemins de la lutte. Les chemins et non le chemin puisqu’ils ont décidé, en Assemblée générale, de réquisitionner l’usine et, dans le même temps, accompagnés de leur avocat Maitre Amine Guenim, de poursuivre par toutes les voies légales les dirigeants voyous.
Dans un futur article nous reviendrons sur les procédures judiciaires qui ont émaillé ces 3 années et 3 mois de lutte, mais pour l’heure, sachez que les 3 PSEi présentés par le groupe Unilever ont tous été annulés. N’imaginez pas une seconde que sans l’action sans relâche des salarié-es une telle réussite aurait été possible.

 

Pourquoi notre aide ?

Au fur et à mesure des exactions de la direction d’Unilever, "les fralibs"ii ont pris conscience qu'ils étaient capables de faire tourner leur usine sans leurs ex patrons. Ils ont aussi réalisé qu'ils pouvaient sauver leurs emplois tout en développant des emplois dans la région. Comment ? En renouant avec la tradition du thé aromatisé avec des produits provençaux plutôt qu'avec des bidons de produits chimiques venus de l'autre bout de la planète.
Depuis, ils demandent à l'entreprise une table ronde pour discuter, avec eux et l’état, de la cession de l'activité, comme cela se fait dans tous les échanges commerciaux de ce monde... Mais voilà, ce sont des ouvriers... Un capitaliste ne voit pas d'un bon œil la réappropriation de l'outil de production pas des salariés. Ça pourrait porter atteinte à leur hégémonie sur le Capital.
Les fralibs le disent eux même, certes ils sont en première ligne, mais sans le soutien sans failles de la CGT, des citoyens, des associations, des partis du FdG... Ils auraient plus d'une fois craqué. Aujourd'hui ils nous appellent, tous, à contribuer à ce que le 7 décembre soit une journée nationale de Boycott national. Pour cela il faut que dans nos villes, nos villages, nos régions nous appelions toutes les organisations que nous connaissons à solliciter leurs réseaux de façon à ce qu'Unilever prenne conscience que dans ce pays pas une personne n’ignore rien de son comportement félon.

 

Que demandent les fralibs ?

La marque Thé L’Eléphant. A celles et ceux qui se demandent bien à quoi cela peut servir, nous répondrons en quelques lignes.

Une marque est un gage de qualité, de confiance et d’habitude. A titre d’exemple sachez qu’UNILEVER avait l’intention de faire disparaître la marque
Thé l’Eléphant et que pour ce faire, une stratégie sur plus de 5 ans avait été mise en place. Le procédé était certes simple mais ô combien fragile. Pour celles et ceux d’entre vous qui étiez des habitué-es de la marque souvenez-vous. Sur les paquets, il y a 5 ans, l’éléphant apparaissait en grand et le logo Lipton en tout petit. Et bien, durant 5 ans les proportions entre les 2 logos n’ont eu de cesse de s’inverser et c’est ainsi qu’il y a peu, l’éléphant avait totalement disparu des paquets. Alors si pour remplacer une marque connue par une autre tout aussi connue l’entreprise est longue et périlleuse pour un groupe aux moyens aussi importants que ceux d’Unilever, imaginez ce qu’il peut en couter à une Scop aux moyens limités pour imposer une nouvelle marque !
Une garantie des volumes pour lancer l’activité de la Scop et se prémunir des ententes entre mastodontes du domaine pour couler artificiellement la Scop T.I. Ils ont en cela tiré les leçons du projet de reprise de Net cacao coulé par Nestlé. Il est facile pour une multinationale de faire monter artificiellement les coûts de la matière première ou de baisser tout aussi artificiellement le prix de ses propres produits sur les rayons des supermarchés le temps d’asphyxier un « concurrent » qui lui aurait damné le pion. Et ne venez pas me dire que la concurrence libre et non faussée garantie par le TCE veille à garantir l’équité … Les ententes entre opérateurs téléphoniques et d’autres acteurs industriels suffisent à nous convaincre du contraire !
Une participation à la formation des ex-salariés de Fralib pour le lancement de la Scop TI. Unilever a avantageusement profité, et profite encore, des aides versées par l’Etat pour son implantation. Il est donc tout à fait normal qu’Unilever rende une partie des aides perçues et que ces fonds profitent à la communauté par la formation des futurs salarié-es –associé-es de la Scop T.I. Il s’agit là de pratiques normales et courantes lorsqu’une session d’activité à court entre 2 sociétés de droit privé. Cette demande est légitime et n’ampute en rien les marges hautement bénéficiaires d’Unilever.
Voici en quelques mots les principales demandes de nos camarades. Vous le constatez par vous-même, elles n’ont rien d’irréel ou d’utopique. Elles ne sont en rien choquantes et surtout elles permettront à 180 salarié-es de maintenir une activité industrielle dans la région. La richesse ainsi produite dépasse largement le cadre de la Scop T.I. pour s’étendre à l’ensemble du bassin de vie des Bouches du Rhône.

A toutes ces demandes le groupe Unilever fait la sourde oreille, ne veut pas discuter et refuse toute négociation et table ronde proposée depuis 3 ans par les salarié-es et par la communauté d’agglomération de Marseille. De plus, le groupe Unilever méprise la justice française et use du harcèlement juridique envers nos camarades. Je vous laisse visionner de nouveau la conférence de presseiii tenue devant le tribunal des Prud’homme de Marseille pour que vous compreniez bien les méthodes des dirigeants d’Unilever.


Ajoutons à cela que l’allié naturel de nos camarades, le gouvernement de « gauche » actuellement au pouvoir se dédit de sa parole et des promesses faites durant la campagne présidentielle. François Hollande, alors candidat, s’était clairement prononcé pour la réquisition de la marque. Le camarade Arnaud Montebourg, à l’époque candidat à la primaire socialiste, avait lui aussi fait des promesses et, une fois ministre, s’est déclaré favorable à la production française. Mais aujourd’hui, alors que nos camarades se battent toujours, personne au gouvernement n’accomplit son devoir.
Alors, parce que 100 salarié-es pour aussi déterminé-es qu’ils soient ne peuvent lutter seul-es face à un mastodonte de l’industrie internationale, il est impératif que nous soyons à leurs côtés. Bien entendu en écrivant des billets sur nos blogs, en leur témoignant notre soutien lors des manifestations, en distribuant des tracts, en participant à tel ou tel concert de soutien. Mais le plus important est de faire pression sur les dirigeants du groupe UNILEVER. Or ces gens là ne comprennent qu’une chose, l’action en bourse qui est directement lié au chiffre d’affaire.
Samedi 7 décembre, Boycottons les marques du groupe UNILEVER.

Popularisons la campagne de Boycott de Lipton !
Des liens :
Le site des salarié-es : http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/
Un portail va bientôt voir le jour. Dès que nous aurons terminé les travaux je vous communiquerai l’adresse.


Sur Twitter avec #BoycottLipton
FaceBook avec les pages :


iPSA : Plan de Sauvegarde de l’Emploi


iiLes fralibs ou les fralibien-nes est l’adjectif que les salarié-es se sont eux-mêmes donné.


iiiVidéo de la conférence de presse : http://dai.ly/xzcivo





Séminaire ouvrier Economie Sociale et Solidaire... par Thierry-Le-Roy-84

vendredi 15 novembre 2013

Les impôts, oui, mais pour quoi faire ?

Quand des ouvriers descendent dans la rue ou s'amassent devant leur usine pour défendre leur emploi et celui de nombreux sous-traitants, il est de bon ton pour le préfet du coin de " faire donner " les "mobiles" ou les CRS. Les actions finissent souvent en violences. Souvent, malgré leur vigilance, les membres des services d'ordre des manifs sont confrontés à des casseurs, dont ils décèlent impuissants que ce sont en fait des provocateurs (des clins d'œils échangés avec les "hommes en tenue" les trahissent souvent). Souvenons-nous, il y a un an, des violentes actions de répression à Notre Dame des Landes, qui avaient mobilisé pendant deux mois des hommes casqués de toute la France, pour le grand bénéfice des hôtels du coin. Avec la pléthore d'engins fumigènes, grenades, etc... qui ont été lancés (j'en ai vus, des sacs remplis des étuis vides), avec les rotations journalières d'hélicoptères (au pluriel parfois), la note a dû être particulièrement salée.

Ces opérations se font donc grâce à notre argent, l'impôt sur le revenu certes, mais surtout la TVA. Ainsi, les forces d'oppression tapent sur les humbles, grâce aux subsides que ces mêmes humbles procurent en achetant simplement de quoi survivre. Avons-nous voté pour que surviennent de pareilles vilenies ? Non bien sûr : personne ne nous l'a jamais demandé. En somme, nous citoyens payons pour être molestés quand nous protestons, parce qu'une caste se croit tout permis.  C'est d'autant plus dommageable, que pendant ce temps-là les actions sociales se retrouvent à cours de budget.  Et si "ces Messieurs" rétorquent qu'ils veulent maintenir "l'ORDRE", il s'agit en fait d'une simple répression de revendications légitimes. Rien à voir avec l'Ordre républicain, celui qui concerne tout le monde.

Ah... si seulement tout ce gaspillage avait été employé à rémunérer des assistants sociaux, dans les ghettos où pêle-mêle sont entassés les parias, les "travailleurs pauvres" qui triment pour une misère, et sont obligés de laisser leurs enfants dans la rue pendant leur absence, faute de mieux ! Ah, si seulement on revenait à l'école sur 5 jours, qui permettrait de prendre le temps d'aider les plus en retard (4 jours ½, c'est vraiment idiot parce que les parents ont un mal terrible à le gérer) ! Ce serait plus intelligent pour l'État, que d'emprunter aux banques et autres grippe-sous, pour redonner cet argent à l'une de ces banques aussitôt, ou plus exactement à ses créanciers (d'autres banques). Qui a suivi ? Aberrant.

Nous, citoyens, voulons que notre contribution directe ou indirecte au budget de la Nation soit employée à des fins légitimes, utiles à tous, et non à des entreprises que nous récusons et désapprouvons hautement. Est-ce trop demander ?

Pour faire bonne mesure, et pour que cela soit tangible, il est même recommandé de transférer sur l'impôt sur le revenu une partie importante de l'effort demandé à la TVA : cela paraît plus douloureux, certes, mais au moins c'est bien plus juste surtout si la plupart des niches fiscales disparaissent. Cela permettra aussi de davantage toucher les revenus du capital (intégration des gains sur les arbitrages boursiers).

Et que l'on cesse de tenter de brouiller les pistes, avec des polémiques sociétales qui ne coûtent pas cher, et sont de magnifiques paravents grâce aux médias, simples officines de propagande. Suivez mon regard.

lundi 11 novembre 2013

Errements d’un Empire (Rebelión )

Réveillons-nous ! Un magnifique pamphlet atterrit ce matin sur le Grand Soir : dégustons-le ensemble. Que chacun se rende compte combien, de toutes parts il est assiégé par l'Empire de la Stupidité érigée au rang de valeur ultime, au pont de transformer la Culture et son nécessaire partage par tous, en une simple denrée assimilable au sucre, au pétrole ou au riz, spéculation comprise.


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Errements d’un Empire (Rebelión )

1 - L’Empire Colossal qui ne trouve plus de volontaires pour aller faire ses guerres avec des techniciens importés d’un peu partout construit des drones sans pilote qui tuent les enfants des pays envahis jusqu’au jour où la clique de spéculateurs qui dirige l’Empire Colossal fait en sorte que les techniciens fabriquent les drones sans pilote qui travaillent à la place des ouvriers jusqu’à ce que les travailleurs mis au chômage protestent et découvrent que les techniciens, les politiciens et les spéculateurs sont des drones sans pilote qui détruisent l’Empire Colossal.

2 - L’Empire qui dépense le plus au Monde en espionnage crée de nouvelles agences de sécurité qui espionnent les agences de sécurité qui espionnent les agences de sécurité antérieures jusqu’à ce que tous les espions sont espionnés par d’innombrables espions qui à leur tour sont surveillés par des mouchards jusqu’à ce que tous les citoyens sont des espions uniquement et exclusivement occupés à se dénoncer les uns les autres et arrive le jour où l’un d’eux dénonce tous les autres mouchards de l’Empire qui dépense le plus au Monde en Espionnage.

3 - L’Empire qui consomme le plus au Monde force sous la menace de ses canons les autres nations de la planète à accepter en paiement de tous les biens qu’il leur prend un papier vert qui n’a aucune contrepartie réelle et qui désormais vaut moins que rien alors qu’il ne valait déjà rien et avec lequel il acquiert tout ce qui a de la valeur dans le monde, le pétrole, les matières premières, les ressources, le travail bon marché, les brevets cédés à bas prix, les consciences, les œuvres de l’esprit, jusqu’à ce qu’il prend tellement l’habitude d’importer sans produire qu’il cumule une dette, évaluée en papier vert qui ne vaut rien, de cent pour cent de son Produit Intérieur Brut qui a cessé d’exister à force d’acheter en échange de papier qui ne vaut rien des marchandises qui réduisent son économie à rien.

4 - L’Empire sans Culture en menant des guerres de pillage et de rapine essaie de détruire les cultures des autres nations du monde en écrasant au rouleau compresseur de ses bombardements musées, bibliothèques, en organisant le trafic illégal de pièces du patrimoine historique, le vol de joyaux archéologiques, le pillage de chefs-d’œuvre, la spoliation des créations des populations excentrées qu’il repousse et exclut, la corruption systématique d’intellectuels et de créateurs et l’imposition idolâtre du modèle fondé sur la rentabilité jusqu’à ce qu’à force de tellement accumuler des créations étrangères il devient un amas de dépouilles, une accumulation du vide, un Empire sans Culture.

5 - L’Empire qui consomme le plus de drogues au Monde détruit des pays au nom de la guerre contre la drogue au moyen d’organismes voués au trafic de drogue qui permettent la survie du système bancaire en blanchissant des capitaux qui se réinvestissent dans le trafic le plus rentable au monde qui crée un invisible Empire du Crime qui grossit jusqu’à ce qu’il détruit tout le reste y compris l’Empire qui consomme le plus de Drogues au Monde.

6 - L’Empire qui exploite le plus d’Immigrants au Monde laisse passer de plus en plus de travailleurs migrants qui n’ont pas de droits, qui peuvent être expulsés quand ils protestent et qui travaillent pour rien jusqu’à ce que des immigrants sans droits occupent tous les postes de travail dans les usines de l’intérieur et de l’extérieur et qu’il ne reste plus un poste de travail disponible sur la surface de la Terre pour les citoyens de l’Empire qui exploite le plus d’Immigrants au Monde.

7 - L’Empire qui domine la Communication du Monde crée un Monde qui n’existe que dans la Communication au moyen de guerres humanitaires qui anéantissent des pays pour les protéger, au moyen de génocides philanthropiques qui exterminent des peuples pour leur venir en aide, d’holocaustes bienveillants commis pour le bonheur des victimes, de capitalistes exploiteurs qui œuvrent dans l’intérêt des exploités et de corrupteurs d’enfants mineurs agissant pour la défense de l’enfance et puis un jour il finit par vivre dans ce Monde qui n’existe que dans la Communication et où jamais ne lui parvient la nouvelle qu’il a cessé d’exister dans le Monde qui existe ailleurs que dans la Communication.

8 - Depuis qu’il ne produit plus rien l’Empire qui maîtrisait la Dette Extérieure ne peut plus payer ses fonctionnaires et se déclare en faillite ce qui entraîne la mise en vente aux enchères de ses actifs, mais personne ne vient offrir un sou pour la corde qui a lynché des noirs, un cent pour les cendres des fillettes carbonisées au napalm dans les villages au Viet Nam, un fifrelin pour la misérable industrie culturelle qui a rabaissé tous les arts à n’être que des dividendes, un kopeck pour l’Intelligence qui a construit la dictature de la Stupidité, une tune pour le Complexe Miltaro-Industriel qui a obtenu ce seul résultat : que tout soit converti en rien .

Luis Britto García
Traduction M. Colinas
* http://www.rebelion.org/noticia.php++cs_INTERRO++id=176371
 
URL de cet article 23223

dimanche 10 novembre 2013

"le dernier homme de Fukushima", Naoto Matsumura viendra en France en 2014 (Pierre Fetet)

Dans les environs de Fukushima, un homme est resté. C'est grâce à lui que des animaux, sur place, auront une fin de vie décente. Il va venir en France, j'en avais déjà entendu parler il y a deux mois. Voici, grâce à Pierre Fetet bien entendu, des détails sur cette mémorable visite.


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9 novembre 2013
« Le dernier homme de Fukushima », comme l’a dénommé Antonio Pagnotta, viendra en France en mars 2014, et plus particulièrement à Fessenheim lors des manifestations qui se tiendront sur le Rhin pour le troisième anniversaire du début de la catastrophe de Fukushima.

Ardent défenseur de la vie, Naoto Matsumura a choisi de rester en territoire contaminé pour ne pas abandonner les animaux laissés à eux-mêmes après l’évacuation de leurs maîtres. Aujourd’hui, il souhaite témoigner de l’horreur nucléaire directement aux Français et aux Européens, afin qu’ils saisissent réellement ce que veulent dire des mots comme « territoire contaminé », « exode », « abandon », « séparation », « désert », « désolation », « maladie », « mort », mais aussi « combat », « solidarité », « espoir ».

Naoto Matsumura face à la centrale de Fukushima Daiichi (© Koji Harada, agence Kyodo)
Naoto Matsumura face à la centrale de Fukushima Daiichi (© Koji Harada, agence Kyodo)

Si vous aussi, vous pensez que ce témoignage est important à faire passer dans le pays le plus nucléarisé du monde par habitant, alors je vous encourage à soutenir ce projet. Il ne se réalisera que si les organisateurs réussissent à collecter la somme de 5000 euros.




Un site entièrement dédié au voyage de Naoto Matsumura en Europe a été créé. Voici ses principales entrées, n’hésitez pas à les consulter :

   - Qui organise ?

   - Pourquoi soutenir le voyage de Naoto Matsumura en France ?

   - Quel sera le périple de Naoto ?

   - Quelles sont les missions de Naoto ?

   - Pourquoi une collecte ?
Naoto Matsumura en juin 2013 (© Antonio Pagnotta)
Naoto Matsumura en juin 2013 (© Antonio Pagnotta)

samedi 9 novembre 2013

Pour enfin instituer la démocratie

Le dernier billet de notre ami Des Pas Perdus est particulièrement explicite : il donne les bases de ce régime ô combien bâtard  que l'on nomme en France "démocratie". Au point qu'en commentaire un autre ami, Lediazec,  constate que la vraie démocratie n'a toujours pas existé, du moins en France : la Suisse est mieux pourvue à ce niveau-là, sans que ce soit parfait bien entendu.

Puisque la démocratie attend encore d'être mise en place, sous couvert donc d'une nouvelle Constitution, la contribution d'un maximum de personnes, provenant d'un maximum de situations, conditions sociales, mouvements de pensées, est nécessaire. Le volontariat est bien entendu de rigueur, des personnes contraintes ne pouvant que risquer de bloquer tout débat.

Comme a dit Charles de Lorraine, inventeur de la présente constitution avec l'aide d'un certain Michel père de Jean-Louis, "Vaste programme". Il est vrai que la proposition qui lui était faite différait légèrement, "Mort aux cons !".

Là-dessus, même la déclaration des droits de l'homme de 1789, la base du reste, est à revoir en raison des articles 2 et 17 qui instituent la propriété en tant que pièce maîtresse de la vie en société : ce préalable détruit la nécessaire égalité qui devrait être la Première Pierre de la vie en commun.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Ne nous leurrons pas : c'est une marche difficile qui réussira à mettre en place cette nouvelle donne. Il faudra plusieurs générations encore. Le Monde ne sera-t-il pas détruit auparavant par ceux qui mettent LEUR PROPRIÉTÉ au-dessus de tout le reste ? (y compris leur propre vie, en raison d'un empoisonnement généralisé de la Planète)

Raison de plus, pour s'y mettre tout de suite.

jeudi 7 novembre 2013

De palais à palais, le Luxembourg a mis à terre le Bourbon : sonnez la retraite !

N'hésitons pas, applaudissons les Sénateurs qui ont rejeté à l'unanimité le projet de loi sur les retraites.



Élus accros au solférineux paillasson,
Votre temps est compté, la leçon est amère,
Mais peut-être avez-vous entendu la leçon,
Oui l'avenir enfin vous sera plus austère.

Un Pouvoir a repris semble-t-il des couleurs
Dans un lieu oublié nommé le Luxembourg,
Moins lié aux diktats d'un Parti qui se meurt
D'être esclave amolli de Bruxelles et sa Cour.

Si l'éclair a jailli de l'assemblée notable,
C'est sans doute un éclat de courroux véritable
Qui pourfendit d'un coup ce sale projet de loi.

Députés à genoux devant l'ost libéral,
Recouvrez la fierté d'être élu et loyal,
Laissez l'Exécutif soudainement pantois !

mardi 5 novembre 2013

50 ans de rires... pfuiiiiing c'était les Tontons Flingueurs

Pour une fois, sortons des sujets qui font mal. Un petit clin d'œil dans le rétro.

ancienne usine LU
Cette semaine, à Nantes en particulier, les Tontons Flingueurs sont fêtés, chouchoutés, eux, mais aussi trois autres affiches de la même eau, les Barbouzes, Ne nous fâchons pas et Fleur d'oseille. C'est le groupe Lulu la Nantaise qui a eu cette initiative.

Une dépêche AFP nous en dit plus. Nul doute que le cinéma "de quartier" Bonne Garde sera pris d'assaut. Et que Lulu la Nantaise, la "vraie", sera rappelée au bon souvenir ému de certains. C'est au point que le pont sur les voies non loin de la gare est encore appelé le pont LULU par les vieux nantais : certes, il jouxtait alors deux usines du célèbre fabricant de petits beurres, séparées par son flux de voitures, mais sans doute y avait-il une référence à une autre Lulu, ce qui pouvait ne pas plaire à des personnes un peu prudes.

En France, qu'on le veuille ou non, il y a eu l'avant-Audiard, et l'après-Audiard. Son style inimitable a su forger "un certain cinéma" pas forcément apprécié, mais bien typique et qui a su enchanter la jeunesse de l'époque. Voilà ce qui se propose aux spectateurs cette semaine.






Bon appétit !

lundi 4 novembre 2013

"Quiconque dit la vérité ne commet pas de crime" (E. Snowden)

Cette phrase, Edward Snowden l'a prononcée hier dimanche dans un texte publié par le Spiegel. La veille il avait rencontré le député allemand Hans-Christian Stroebele. Le monde politique allemand est très remonté contre Washington, et contre la NSA qui a pendant trois ans au moins écouté et piraté les moyens de communications de Berlin.

Berlin fut longtemps un élève appliqué des bonnes relations Europe-États-Unis. Il semble bien que cette sorte d'amitié soit désormais du passé. Comme la Grande-Bretagne de David Cameron semble prendre légèrement ses distances avec son grand frère, sous la pression du Parlement, c'est donc à notre pays qu'échoit désormais le rôle de caniche, voire de basset. Les citoyens de notre pays sont eux aussi copieusement écoutés par les grandes oreilles de Fort Meade, mais les protestations "du plus haut niveau" n'ont été que de pure forme. Qui ne dit mot consent, c'est bien connu quoique pas toujours exact.

En tout cas, si la citation de Snowden se justifie parfaitement, son opposé est tout aussi exact. Celer sciemment la vérité, plus que cela, la détourner, la cacher sous des contre-vérités, est bien un crime. La plupart des politiciens ne s'en privent pourtant pas, c'est une sorte de sport entre eux, à qui sortira la plus grosse craque, le plus gros mensonge, selon l'adage de Goebbels "Plus c'est gros, plus çà passe".

La politique devrait être un métier de seigneurs, irréprochables, et capables en cas de manquement à leur honneur de se faire hara kiri (même si c'est virtuel comme une simple retraite définitive). Rares sont ceux qui se sont pliés à cette sorte d'exigence. De plus, si l'un d'eux est pris la main dans la confiture, les protestations pour le défendre montent jusqu'au ciel : façon de se protéger mutuellement.

Entrer en politique, en France comme à l'étranger, mais singulièrement dans notre pays, c'est donc pénétrer dans une confrérie où le meilleur a bien du mal à ne pas se salir. Comment sortir de ce système qui s'auto-perpétue ? Seul un bouleversement politique où le délégué ne serait plus que porteur d'un mandat strict, sans avantages particuliers, pourrait casser la machine, et du même coup rendre pleinement à ces délégués la dignité à laquelle normalement ils devraient avoir droit.

Cela signifierait aussi que la protestation française ne serait pas seulement des mots arrachés "pour faire bien", mais un véritable coup de poing sur la table assorti de sanctions, car la dignité de président de la république est la conséquence de la dignité de chaque citoyen français.

Comme ce n'est pas ainsi que les circonstances se sont déroulées, "l'Amérique", comme aime à s'appeler l'amas disparate de territoires entre le Rio Grande et les Grands Lacs, a gravement insulté, bafoué l'honneur de chaque citoyen français, et violé son intimité. Honte à cet agglomérat qui se prend pour "le Peuple Élu" et à son gouvernement, mais aussi honte à ceux que nous citoyens avons placés pour nous gouverner et nous représenter sur la scène internationale. La faute est partagée.

Pour ce manque grave à ses devoirs, mais aussi pour bien d'autres actions qui ont émaillé à toute allure le début de son mandat, l'hôte de l'Élysée est invité expressément à démissionner, et à se retirer définitivement de la vie politique. Quelques-uns l'ont fait, pourquoi pas lui ?

dimanche 3 novembre 2013

L'article 458A et le sang (Greek Crisis)

Ce matin, grâce à des amis, la Grèce se rappelle à notre (bon ?) souvenir. La répression, souvent sanglante, y continue, mais bien sûr les médias n'en parlent guère.

Voici donc un article qui en fait état. A répercuter le plus possible bien entendu.

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samedi 2 novembre 2013

L'article 458A et le sang



Sous le régime de la Troïka les jours se suivent et elles ressemblent fort à des nuits. Manolis Kapelonis 22 ans et Yorgos Foundoulis 26 ans sont les deux membres de l’Aube dorée assassinés ce soir à Néo Héraklion, quartier situé au nord d’Athènes. Des inconnus (au matin du 2 novembre) ont alors ouvert le feu devant les locaux du parti néonazi abattant de plein sang froid le deux jeunes. Un autre blessé est hospitalisé dans un état très critique. D’après les premiers reportages, les assassins auraient même porté le coup de grâce en vidant leurs chargeurs sur les victimes. Le vent athénien est fort mauvais en ce moment.

Athènes, 2013

Les membres de l’Aube dorée rencontrés sur place par les journalistes ont alors promis “une vengeance impitoyable car le cercle du sang a été inauguré ce soir”, et pour ce qui reste de l’esprit libre dans ce pays (fort heureusement il en reste suffisamment après trois ans de guerre économique, sociale et psychologique initiée par la Troïka, faisant de notre pays... un simulateur de camp de concentration de type II car grandeur nature), on admettra sans même hésiter un seul instant que ce n’est pas en assassinant les néonazis que la démocratie triomphera.

D’ailleurs c’est plutôt le contraire, déjà et ne l’oublions pas, le premier danger qui menace la démocratie en Grèce n’est pas celui de l’Aube dorée mais la politique de la Troïka ainsi que la méta-démocratie... réellement appliquée par nos dirigeants lesquels après le double assassinat du 1er novembre (avec ou sans revendication de cet acte) tenteront à réactiver leur sinistre “théorie des deux extrêmes”.

L’Aube dorée, authentiquement néonazie devient autant ce piège commode pour certains et fort dangereux pour tout un peuple à la mémoire assez longue... allant jusqu’à la guerre civile. Comme par hasard, et comme au même moment où certains néonazis et aubedoriens avaient assassiné Pavlos Fyssas, le pseudo-gouvernement d’Athènes faisait face à une vague de protestation populaire dans les rues, autant qu’à une attitude abominable d’une Troïka intraitable. On sait pourtant ne plus s’y tromper. Dans son édition électronique datée du 2 novembre c’est par la force d’un dessin que notre hebdomadaire satirique et politique “To Pontiki” souligne ainsi l’évidence: “En Grèce, toutes les balles sont fabriquées par la Troïka”.

(lire la suite sur le site d'origine)

vendredi 1 novembre 2013

A P P A R T E N A N C E

Léo Ferré a des mots très justes.
Et vous comptez vos sous ?
Pardon, leurs sous! 

Cet argent que chacun "possède" à la banque, ce n'est pas vrai.

Vu qu'il est à la banque, c'est la banque qui s'en sert, pas nous.

On notera que, si l'on veut le retirer en espèces, la banque va grogner.

Elle va chipoter, demander des délais, faire revenir... tout pour dissuader.

Mais elle se gardera bien de donner la véritable raison.

Nous humains, ne nous possédons même plus nous-mêmes.

Il est devenu presque obligatoire de naître et mourir à l'hôpital. Sur l'extrait de naissance, c'est cette adresse-là qui figurera.

"Le corps médical" fera des difficultés à la future mère, trop souvent, si à ce moment-là elle ne veut pas cet enfant pour des raisons qui la regardent.


"Le corps médical" fera encore bien plus de difficultés à celui qui, définitivement souffrant, veut jeter l'éponge, surtout s'il ne peut pas le faire lui-même.

Ton corps, c'est l'État qui en est le patron s'il y une guerre.

Ton corps, c'est le patron qui va en bénéficier pendant des années, pour son service et ses gros sous-sous.

Ton corps, c'est le banquier qui va en bénéficier, car tes efforts pour rembourser ton logement ou en payer le loyer, c'est lui qui en aura la jouissance.

Ton esprit, c'est l'école qui va le formater en insistant sur une chose, en cachant une seconde, en te faisant réceptif et pas trop critique

Ton esprit, c'est l'opérateur de télé qui va en prendre la gouverne grâce à des infos biaisées, voire fausses.

Ton esprit, c'est le publicitaire qui va le circonvenir pour te faire acheter des trucs dont il t'apprendra que tu en as besoin.

Au soir de ta vie, tu feras le constat blasé "Je ne m'appartiens plus".
En fait, tu ne t'es jamais appartenu.

Camarades, brisez vos chaînes ! Apprenez à reprendre la seule propriété légitime : celle de vous-mêmes.

jeudi 31 octobre 2013

Qui qu'a causé d'Halloween ?




Halloween, connais pas. Juste une façon de dépenser encore de l'argent importée à grands renforts de pub des Zhu Hessas. Donc je ne sais même pas quel jour a été choisi pour ce machin transatlantique, précurseur d'une autre tromperie nommée Grand Marché.

Je sais seulement que, depuis longtemps, le jour des morts est le 2 novembre. Un jour des morts apaisé et de tendresse. Seul prétexte valable, à mon avis, pour justifier une fête chômée, avec la fête de la musique, le jour de l'an et le 14 juillet.

Pendant ce temps-là, la bacchanale du Fric, le bransle des marquis, le menuet du Bôrgeois Ignoble, la pavane pour une république de princes, tournent rond, se mélangent, ô horreur, se redécomposent, prennent des poses, sur les ossement du peuple piétiné, volé, écrabouillé. Champagne !

mardi 29 octobre 2013

Perdre la tête, ou perdre un siège ? le Front de Gauche a choisi

J'ai sursauté en lisant ce matin la lettre ouverte d'un jeune militant communiste de Gironde à Jean-Luc Mélenchon, que j'ai découverte grâce à la réaction  d'Alain Bousquet, le talentueux tenancier du blog Létang Moderne.

Je pense être assez grand pour comprendre la politique gouvernementale, qui nécessairement se répercute aux six coins du pays. Elle prolonge de façon significative, en l'aggravant, celle du quinquennat précédent que nous avions tous combattue avec ferveur. En conséquence, nous ne pouvons qu'être contre une "nouvelle donne" qui n'en est absolument pas une.


C'est pourquoi l'alliance de premier tour avec cette politique-là qu'ont réussi à faire passer deux ou trois apparatchiks parisiens dans la capitale est contre nature, et incompatible avec l'essence et le but du Front de Gauche.


C'est pourquoi une alliance de second tour, dans n'importe quelle ville,  serait tout aussi évidemment incompatible avec ce qui fait l'objet et le cœur du programme "L'Humain d'abord". L'adage "penser global, agir local" n'a pas pris une ride. C'est la politique de chaque commune qui est liée à cette exigence. Cela est d'autant plus vrai que ces communes, le plus souvent désormais, sont enchaînées bon gré, mal gré, à des communautés de communes, voire pire, à des "métropoles" qui les lient encore plus étroitement à des décisions prises à Paris, donc le plus souvent à Bruxelles.


Oui, au premier, comme au second tour, le Front de Gauche, ni d'autres composantes de la Gauche d'ailleurs, ne sauraient chercher à devenir compatibles avec les adversaires de la Gauche. Le parti solférineux n'est pas la Gauche, il n'en a probablement jamais été, selon ses actes, excepté en apparence quelques mois de 1981-1982. Qu'importe si s'acoquiner avec lui rapporterait quelques sièges municipaux, si dans le même temps la Gauche y perdait sa raison d'exister même ?


Non encarté au Front de Gauche, jusqu'à présent, en raison de positions souvent plus radicales , je le considère cependant comme le pilier de la Gauche, et le seul vrai rempart qui nous reste contre l'horreur du Moloch bruxellois, donc transatlantique. Il ne saurait être question, pour de basses questions électorales et intéressées, de l'affaiblir au nom de strapontins à prendre pour quelques têtes de listes liées par leurs engagements avec l'adversaire.

Je ne veux pas qu'un jour, l'un de mes petits-enfants me lance "Qu'as-tu fait de ton vote, papy ?". Chaque scrutin est important, dans le contexte actuel, y compris celui qui décide de l'avenir local - de moins en moins, comme je l'ai signalé plus haut.

Pas d'accords, ni de premier, ni de second tour. C'est tout simplement essentiel.