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mercredi 9 novembre 2016

L'aveuglement face à une petite élection régionale d'USA

Les journaux parlent de l'élection, de l'élection, de l'élection.... ad nauseam !

Il s'agit d'une tentative de départager deux prétendants à un siège dans un bureau ovale, qui a pourtant de fait bien peu d'importance dans le vaste monde. Hormis la présence d'un certain bouton rouge cependant, qui jusqu'à présent n'a pas servi.






Tous les journaux en parlent, et surtout, ne parlent que de cela. Pendant ce manège pervers, des personnes, des femmes, des enfants, meurent en Somalie, en Irak, en Syrie, en Libye, au ViêtNam, partout où le calamiteux OXYDANT a posé sa sale patte. Pas un mot dans la "Presse". Ce n'est pas vendeur.

Quand serons-nous, nous autres "les petits, les sans-grade", serons-nous débarrassés de cette oligarchie assassine et mondiale ?


"Réalisez-vous ce que vous avez fait ? "

mercredi 15 juillet 2015

Paul Craig Roberts analyse fort et grave la tyrannie de Washington





Vu sur Le Saker ce matin (suivre le lien pour l'article entier)

Le Pentagone : L’Amérique n’est pas en sécurité tant qu’elle n’a pas conquis le monde

"...Ce rapport nous dit que la guerre avec la Russie est 
notre avenir, à moins que la Russie n’accepte de devenir 
un État vassal comme tous les pays d’Europe, le Canada, 
l’Australie, l’Ukraine et le Japon... Si l’Amérique ne peut
pas être la puissance unique qui dicte sa loi au monde, 
mieux vaut tuer tout le monde. Au moins cela donnera une 
bonne leçon aux Russes.» 

Paul Craig Roberts


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Avec une telle perspective, si chacun sur cette planète ne se rend pas compte que le Pentagone est l'ennemi de tout ce qui vit..... Qu'on ne prenne pas cela pour anodin : cela signifie une mise aux normes US de tout ce qui existe, y compris les veaux bourrés de vaccins, les poulets à la Javel, la discrimination à la pelle avec des violence policières multipliées par cent, quelques superghettos de super-riches protégés par des barbelés et des miradors, la pauvreté généralisée...

En somme ce sera un Archipel du Goulag planétaire sous le joug bienveillant (oui, oui, merci la propagande) de Washington, relayé par de serviles proconsuls....

Dites-moi que ce n'est qu'un cauchemar, et que nous allons nous réveiller !

vendredi 27 juin 2014

Sommet du G-77 + Chine : un pas en avant dans la coopération Sud/Sud (vu dans LGS)

Répercutons cette information  vue dans Le Grand Soir : ce ne sont pas nos chers médias aux ordres qui en parleront.


Le Sommet du G-77 + Chine s’est tenu les 14 et 15 juin à Santa Cruz, en Bolivie.

Sommet du G-77 + Chine : un pas en avant dans la coopération Sud/Sud

A l’occasion du cinquantième anniversaire de cet ensemble composé de 133 pays du Sud [1] (dont, outre la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud -soit tous les BRICS sauf la Russie), les 119 délégations présentes ont adopté une déclaration commune intitulée « Déclaration de Santa Cruz. Pour un nouvel ordre mondial pour "vivre bien" ».
Comportant 242 points, ce document fixe plusieurs objectifs parmi lesquels l’éradication de la pauvreté en 2030, la mise en place d’un nouvel ordre financier international réduisant le pouvoir du Fonds monétaire international (FMI) – dont le président Evo Morales a demandé le "remplacement" – ou la remise à plat des négociations sur le climat. Le président bolivien a également demandé la suppression du Conseil de sécurité des Nations unies.

Ce document réaffirme également la primauté de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles.

Evo Morales a officialisé, au nom du G-77 +Chine, l’invitation faite à la Russie d’intégrer l’ensemble.

Mémoire des luttes publie (en espagnol) l’intégralité de la Déclaration

EN COMPLEMENT l’article de José Fort dans l’Humanité, lundi, 16 Juin, 2014
Un événement considérable s’est déroulé ce week-end à Santa Cruz en Bolivie : le sommet du G77 + Chine qui propose de mettre sur pied un nouvel ordre mondial plus juste fondé sur une vision différente du développement selon laquelle les pays du Sud maîtriseraient leurs ressources naturelles et vivraient en harmonie avec la planète.



Le groupe des 77 aux Nations unies est une coalition de pays en développement. Créée par 77 pays en 1964, l’organisation a repris son envol et compte actuellement 133 pays membres. Le premier sommet d’importance eut lieu à Alger en 1967. Depuis, le monde a changé, le rapport des forces à l’échelle internationale aussi. C’est ainsi que le G77 plus la Chine, c’est aujourd’hui 77% de la population mondiale et 43% de l’économie de la planète.

La déclaration finale ratifiée dimanche soir à l’issue de cette réunion de près de 110 délégations et en présence d’une quinzaine de chefs d’Etat porte essentiellement sur les objectifs du Millénaire de l’ONU, recouvrant notamment la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et la mise en oeuvre du développement durable.

Le président bolivien Evo Morales a établi une feuille de route en neuf points « pour une fraternité planétaire des peuples », recommandant la disparition du Conseil de Sécurité de l’ONU, la création d’une Banque du Sud se substituant au FMI, l’intégration de la Russie au G77 + Chine, la création d’une alliance scientifique, technologique et culturelle.

« Nous, peuples du Sud sommes l’avenir du monde », a déclaré Evo Morales tandis que le président uruguayen, José Mujica, estimait qu’il n’était « plus possible de cautionner cette civilisation du gaspillage, qui affecte la vie même de la planète ». « Un autre monde est possible », s’est exclamé M. Mujica.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, à qui de nombreuses marques de sympathie et de solidarité ont été adressées, a demandé au G77 d’« incorporer plus de pays dans les projets visant à la libération de la communication et des médias ». Il a annoncé que la chaîne vénézuélienne Telesur lancerait prochainement une chaîne de télévision en anglais.

Evo Morales a préconisé des chaines en quecha et en aymara pour les pays andins.

La réunion de Santa Cruz ? Les médias nord-américains et euro centristes feignent de ne rien voir, de ne rien entendre. On les comprend : un autre monde se construit. Sans eux et sans ceux pour qui ils roulent.

- See more at : http://www.humanite.fr/santa-cruz-une-autre-organisation-du-monde-5446...
URL de cet article 26019

lundi 13 janvier 2014

"De souche"....


Ne sont vraiment "de souche" en France, que les descendants (même métissés, évidemment) des Ligures, ceux qui ont commencé la mise en valeur de ce cap extrême de l'Eurasie. Selon les rares sources que nous avons, il en reste fort peu, en raison de l'invasion il y a plus de 2500 ans des Celtes venus de la lointaine Asie (les "agressifs" à différencier de ceux qui sont venus plus benoîtement plus tard, et qui forment "les Rroms").
 
Or, que sont les Ligures ? Les cousins des mêmes qui peuplaient au même moment, isthme de Gibraltar oblige, l'actuel Maghreb. Quand disparut l'isthme (on dit que ce cataclysme correspond à la disparition de l'Atlantide), ceux du sud furent relativement protégés, et aujourd'hui encore ils sont là, dans le Haut Atlas, en Kabylie.... oui, ce sont les cousins du peu qui reste de nos vrais ancêtres. Leur langue, parfaitement différente, subsiste : c'est le berbère que des conquérants successifs se sont acharnés à faire disparaître. Une vraie langue, structurée, vraiment originale, langue écrite (alphabet Tifinagh).
 
Pour ma part, un généalogiste bénévole, mais obstiné et compétent a pu faire remonter mes différentes lignées au tout début du XVIIe siècle (avant cela devient très difficile, d'autres ont eu les mêmes difficultés). A l'époque le cercle des connaissances était limité à quelques kilomètres, moyens de communication obligent. C'était le cas, d'où au fil des siècles deux recoupements de lignées, fatalement. En extrapolant, je ne serais pas surpris d'être descendant des Colliberts, ces forçats en rupture de ban, ces malfaiteurs qui pour échapper aux "forces de l'ordre" de l'époque (vers les 8e-9e siècles) s'étaient réfugiés dans l'espèce de no man's land qu'était le Golfe des Pictons en voie d'asséchement partiel, sur les multiples îles qui finissaient par émerger. Ce sont eux qui, au départ, ont contribué à mettre en valeur ce qu'on appelle aujourd'hui le Marais Poitevin. De même que peut-être aussi purent contribuer à mon bagage génétique ces Vikings qui n'ont pas hésité à écumer cette région : c'est au point que subsistent encore les vestiges d'un château fort qui avait été construit au bord du Golfe, afin de contrer leurs méfaits.
 
Une seule constante : les gens alors ne se déplaçaient que sur des distances très courtes. Seuls les "seigneurs" se déplaçaient davantage, comme ce possesseur du château, qui fut le chambellan de François Ier et Henri II, et participa à la bataille de Pavie où il fut grièvement blessé.
 
Fort de l'appellation "français de souche" (plus de 400 ans), je revendique le droit à me considérer comme citoyen du Monde, frère des Amérindiens, des Aïnous, des voisins de Mandela, des Sémites de Gaza ou des Samoyyèdes. Mais totalement opposé aux accros internationalistes du Pognon, qui ne sont que des dégénérés graves.

lundi 11 novembre 2013

Errements d’un Empire (Rebelión )

Réveillons-nous ! Un magnifique pamphlet atterrit ce matin sur le Grand Soir : dégustons-le ensemble. Que chacun se rende compte combien, de toutes parts il est assiégé par l'Empire de la Stupidité érigée au rang de valeur ultime, au pont de transformer la Culture et son nécessaire partage par tous, en une simple denrée assimilable au sucre, au pétrole ou au riz, spéculation comprise.


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Errements d’un Empire (Rebelión )

1 - L’Empire Colossal qui ne trouve plus de volontaires pour aller faire ses guerres avec des techniciens importés d’un peu partout construit des drones sans pilote qui tuent les enfants des pays envahis jusqu’au jour où la clique de spéculateurs qui dirige l’Empire Colossal fait en sorte que les techniciens fabriquent les drones sans pilote qui travaillent à la place des ouvriers jusqu’à ce que les travailleurs mis au chômage protestent et découvrent que les techniciens, les politiciens et les spéculateurs sont des drones sans pilote qui détruisent l’Empire Colossal.

2 - L’Empire qui dépense le plus au Monde en espionnage crée de nouvelles agences de sécurité qui espionnent les agences de sécurité qui espionnent les agences de sécurité antérieures jusqu’à ce que tous les espions sont espionnés par d’innombrables espions qui à leur tour sont surveillés par des mouchards jusqu’à ce que tous les citoyens sont des espions uniquement et exclusivement occupés à se dénoncer les uns les autres et arrive le jour où l’un d’eux dénonce tous les autres mouchards de l’Empire qui dépense le plus au Monde en Espionnage.

3 - L’Empire qui consomme le plus au Monde force sous la menace de ses canons les autres nations de la planète à accepter en paiement de tous les biens qu’il leur prend un papier vert qui n’a aucune contrepartie réelle et qui désormais vaut moins que rien alors qu’il ne valait déjà rien et avec lequel il acquiert tout ce qui a de la valeur dans le monde, le pétrole, les matières premières, les ressources, le travail bon marché, les brevets cédés à bas prix, les consciences, les œuvres de l’esprit, jusqu’à ce qu’il prend tellement l’habitude d’importer sans produire qu’il cumule une dette, évaluée en papier vert qui ne vaut rien, de cent pour cent de son Produit Intérieur Brut qui a cessé d’exister à force d’acheter en échange de papier qui ne vaut rien des marchandises qui réduisent son économie à rien.

4 - L’Empire sans Culture en menant des guerres de pillage et de rapine essaie de détruire les cultures des autres nations du monde en écrasant au rouleau compresseur de ses bombardements musées, bibliothèques, en organisant le trafic illégal de pièces du patrimoine historique, le vol de joyaux archéologiques, le pillage de chefs-d’œuvre, la spoliation des créations des populations excentrées qu’il repousse et exclut, la corruption systématique d’intellectuels et de créateurs et l’imposition idolâtre du modèle fondé sur la rentabilité jusqu’à ce qu’à force de tellement accumuler des créations étrangères il devient un amas de dépouilles, une accumulation du vide, un Empire sans Culture.

5 - L’Empire qui consomme le plus de drogues au Monde détruit des pays au nom de la guerre contre la drogue au moyen d’organismes voués au trafic de drogue qui permettent la survie du système bancaire en blanchissant des capitaux qui se réinvestissent dans le trafic le plus rentable au monde qui crée un invisible Empire du Crime qui grossit jusqu’à ce qu’il détruit tout le reste y compris l’Empire qui consomme le plus de Drogues au Monde.

6 - L’Empire qui exploite le plus d’Immigrants au Monde laisse passer de plus en plus de travailleurs migrants qui n’ont pas de droits, qui peuvent être expulsés quand ils protestent et qui travaillent pour rien jusqu’à ce que des immigrants sans droits occupent tous les postes de travail dans les usines de l’intérieur et de l’extérieur et qu’il ne reste plus un poste de travail disponible sur la surface de la Terre pour les citoyens de l’Empire qui exploite le plus d’Immigrants au Monde.

7 - L’Empire qui domine la Communication du Monde crée un Monde qui n’existe que dans la Communication au moyen de guerres humanitaires qui anéantissent des pays pour les protéger, au moyen de génocides philanthropiques qui exterminent des peuples pour leur venir en aide, d’holocaustes bienveillants commis pour le bonheur des victimes, de capitalistes exploiteurs qui œuvrent dans l’intérêt des exploités et de corrupteurs d’enfants mineurs agissant pour la défense de l’enfance et puis un jour il finit par vivre dans ce Monde qui n’existe que dans la Communication et où jamais ne lui parvient la nouvelle qu’il a cessé d’exister dans le Monde qui existe ailleurs que dans la Communication.

8 - Depuis qu’il ne produit plus rien l’Empire qui maîtrisait la Dette Extérieure ne peut plus payer ses fonctionnaires et se déclare en faillite ce qui entraîne la mise en vente aux enchères de ses actifs, mais personne ne vient offrir un sou pour la corde qui a lynché des noirs, un cent pour les cendres des fillettes carbonisées au napalm dans les villages au Viet Nam, un fifrelin pour la misérable industrie culturelle qui a rabaissé tous les arts à n’être que des dividendes, un kopeck pour l’Intelligence qui a construit la dictature de la Stupidité, une tune pour le Complexe Miltaro-Industriel qui a obtenu ce seul résultat : que tout soit converti en rien .

Luis Britto García
Traduction M. Colinas
* http://www.rebelion.org/noticia.php++cs_INTERRO++id=176371
 
URL de cet article 23223

mercredi 23 janvier 2013

Le traité franco-allemand, il y a cinquante ans

Le traité franco-allemand, il y a cinquante ans

Le 22 janvier 1963, Konrad Adenauer et Charles de Gaulle signaient un traité qui aurait pu être historique. Celui-ci scellait la coopération des deux côtés du Rhin en vue d'un avenir commun et indépendant d'acteurs "extérieurs". Louable préoccupation.

Malheureusement les politiciens allemands ne l'entendaient pas du tout ainsi. C'est pourquoi ils ont concocté un préambule qui en effaçait TOUS les effets, et qui fut voté juste avant la ratification du traité lui-même. La classe politique allemande, tournée vers les États-Unis d'Amérique plutôt que vers la France, voulait associer la Grande-Bretagne à cette union (C.de Gaulle, prévoyant, ne le voulait surtout pas), elle comptait pour sa Défense sur l'OTAN (récusé en France), et comptait bien adhérer au GATT (un carcan selon le président français).

Aujourd'hui, De Gaulle parti, la France est jusqu'au cou et même plus dans l'OTAN, dont elle a même pris "la direction" (traduisons : c'est elle de son propre chef qui envoie ses mercenaires au casse-pipe).

Concernant la "construction européenne", la Grande-Bretagne et vingt autres pays ont fini par rejoindre le noyau initial composé de l'Allemagne, la France, le BENELUX et l'Italie. Pareil conglomérat de pays aux économies, aux motivations, aux contraintes géographiques complètement différentes, sans guide bien défini, ne peut être que la proie d'un acteur extérieur, les USA. Bien entendu, ce sont ceux-ci, dès 1944, qui avaient commencé à poser des jalons dans ce sens pour se constituer un marché captif colossal. Jean Monnet et Robert Schuman, en "stage" aux States à cette époque-là, en avaient été les agents bien "briefés" et conscients.

Bien entendu, faisant partie désormais de cette pseudo-Europe qui ressemble plus à un amas disparate, notre pays adhère aux traités internationaux d'économie comme le GATT, et puis le GATS que l'on appelle ici l'ACDS, et puis... tout ce qui peut enchaîner les économies, donc les politiques des États du monde. Seul bénéficiaire, les USA.

humour - le monde selon GW Bush
Les États-Unis d'Amérique sont un non-sens, au même titre que cette pseudo-Europe dont nous venons d'esquisser les contours. Deux cents ans après leur constitution, ils sont la somme de cinquante États plus ou moins accolés, aux profils extrêmement divers, aux climats fort différents, séparés par une succession de fuseaux horaires. Leur formation a été l'occasion de violences énormes, au point que subsiste un certain Second Amendement aux conséquences souvent cruelles. Leur "espace vital" a été gagné grâce à l'extermination de cent peuples, de millions de bisons, ce qui n'est guère un signe de civilisation. La partie sud n'est que l'annexion pure et simple, selon plusieurs méthodes, du nord du Mexique. Entre Albuquerque et Boston, le contraste est fondamental, comme entre Valence et Oslo sans doute. Même les langues sont souvent différentes (en particulier entre les quartiers riches et les ghettos de pauvres). La seule unité provient de ce salut au drapeau auquel les écoliers sont contraints chaque jour : c'est maigre.

En raison de ce salut au drapeau, le seul ciment qui peut être apporté est une vision de tout ce qui est extérieur comme une terra incognita hostile, qui doit être domptée coûte que coûte.  C'est pourquoi, à la grande joie des industriels de la chose, ce sous-continent disparate, plus petit que l'Europe, se dote du budget militaire équivalent à presque tous les autres réunis (42%).  D'une agressivité digne du diable de Tasmanie, il mord tout ce qui bouge, et dans sa tête pourrait lui nuire.  L'agressivité militaire qui en découle va de pair avec une agressivité commerciale encore plus accentuée, héritage de la tradition britannique ("nation de boutiquiers", comme disait Napoléon).

C'est pourquoi il existe bel et bien un danger permanent sur cette planète limitée : l'expansionnisme impérial US, à la fois militaire avec ses mille bases, postes, points d'appui, et financier avec à la fois les banques de Downtown Manhattan entourant le NYSE, et la Bourse de Chicago régissant le flux des matières premières. Ces puissants lieux d'échange de capitaux sont les garants de la Fed, cette banque privée des banques privées qui fait mine de poser pour indépendante. A son tour la Fed est le bras droit du gouvernement de Washington. Comme celui-ci n'a guère le droit de s'immiscer dans les les affaires des différents États (les "citoyens américains" y tiennent), il se tourne plus volontiers vers l'extérieur. Le FBI est un organisme puissant, puisqu'il s'occupe de tout crime impliquant plusieurs États, ou les organismes centraux. Mais il est  d'une bien moindre envergure que la NSA, le stéthoscope de la planète avec ses milliers d'antennes de surveillance, et il est suivi de près par la CIA qui se pose en gendarme occulte du monde.

Celle-ci, à force de "fourrer son nez" partout, en est arrivée à susciter des réseaux de terroristes aux différents patronymes. Escadrons de la mort surtout en Amérique centrale et du sud, ils sont aussi regroupés sous la bannière "commerciale" Al Qaida ailleurs. De nombreux témoignages révèlent que ces entreprises occultes seraient financées au moins en partie par la reprise de la culture du pavot en Afghanistan (qui avait été bannie par les Talibans quand ils y étaient au pouvoir). C'est dire combien ce réseau mondial a des relents pestilentiels.

Les protagonistes sont en place. Le conglomérat nommé "USA" veut tout régenter sur la planète, par ambition, par paranoïa aussi. Il craint les BRICS qui ne veulent pas se laisser faire malgré les menaces et les provocations, il pèse de tout son poids commercial et politique, financier aussi, sur une Europe sans tête qui est de fait sous sa coupe. La seule solution serait de claquer la porte de cette pseudo-Europe, pseudopode des pseudo-USA, afin de créer de nouveaux réseaux d'alliances et de nouvelles façons de vivre où la finance n'est pas le moteur principal. C'est le grand défi de ce siècle, qui est déjà "de fureurs, de sang et de larmes". En fait, dès la fin de la guerre de 39-45, c'est De Gaulle qui avait raison en pointant du doigt les USA comme la plus grande menace pour l'avenir. Il ne s'agit pas d'être nationaliste, comme certains partis français, mais de défendre face à un rouleau compresseur "libéral", capitaliste, financier, la vie toute simple des habitants et des populations de notre petite planète. Avant qu'il ne soit trop tard.