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vendredi 23 mai 2014

parlement européen ? Ce dimanche 25 mai il est essentiel de ne pas voter, cette fois.

Dernière ligne droite. On s'ébroue, on réfléchit, les forces et surtout les idées en présence se sont heurtées avec plus ou moins de bonheur. Il semble que les positions restent bien marquées depuis  le début de la campagne.

Rappelons déjà quelles sont les forces. Un bref aperçu en a été donné il y a une dizaine de jours, il n'y a rien de changé, excepté que le Mouvement Républicain et Citoyen fondé par Jean-Pierre Chevènement s'est depuis positionné lui aussi  pour l'abstention volontaire.

Les deux grands regroupements qui rejettent  carrément l'union européenne se sont lancé mutuellement des arguments afin de rallier les citoyens à leurs deux tactiques antagonistes. Au point que certains membres de l'UPR, à titre personnel sans doute, dénoncent un CNR-RUE qui ne serait pas vraiment à la fois contre l'union européenne, et contre l'OTAN.
C'est nouveau ? L'U.E. et l'OTAN sont pourtant, et je le dénonce depuis des années, les deux volets, l'un économique et financier (dont l'euro, simple subdivision), l'autre militaire, de la même domination U.S. : sauf, et c'est dommage que ces détracteurs ne l'admettent pas, que refuser de voter est une position bien plus radicale : accepter de passer par les votes pour avoir le droit de siéger dans un système que l'on réprouve, j'appelle cela de la compromission. Même si cela peut donner une tribune (!), ce n'est pas acceptable.

C'est d'autant plus dommage, que l'UPR, malgré un ostracisme médiatique très opaque, réussit une très belle percée en adhérents nouveaux, à montrer en exemple aux "vieux partis" bien usés par leur proximité servile envers le Pouvoir, et par des scandales multiples, quoique fort rarement sanctionnés semble-t-il par la Justice.

Dans deux jours les jeux seront faits, puisque c'est ce soir à minuit que se termine la campagne, et que les urnes seront ouvertes depuis déjà six heures. Afin de donner un grand coup de semonce sans frais* aux oligarques, il serait judicieux que ces urnes restent vides jusqu'au soir. Cela démontrerait amplement que les citoyens sont excédés de ce système qui se rit de leurs préoccupations, voire de leur détresse, de façon ouverte et qu'on pourrait considérer comme insultante pour la République.

Citoyens, votre faible pouvoir en apparence peut devenir colossal, si par dizaines de millions vous refusez ce que les gens de Pouvoir préparent pour vous en secret, délibérément. Même si le premier ministre bluffe en assénant qu'il ne changera rien, un premier ministre, cela se change. Un refus de voter vraiment massif sera un avis très clair, à des hommes politiques dont la cote est déjà très faible malgré les efforts des instituts "de sondages" pour minimiser la débâcle.

Loin des urnes sera le salut, citoyens ! Loin des urnes et des magouilles pour en extraire les significations au bénéfice de ceux qui ont déjà beaucoup, et au détriment de ceux qui manquent déjà de beaucoup. Ce dimanche 25 mai 2014, presque le neuvième anniversaire du référendum où vous avez sans ambiguïté dit NON à l'union européenne, nous allons ensemble recommencer cet exploit dont des personnages sans scrupules ont voulu nous priver de son résultat. Courage ! NE VOTONS PAS ! Soyons jusqu'au bout CITOYENS.

* Sans frais : rassurons-nous : de toute façon ce "parlement européen"  peut tout au plus faire les gros yeux aux autres "institutions européennes", puisque son petit droit de veto peut être outrepassé, puisqu'il n'est ni l'initiateur des lois et directives, ni le promulgateur de celles-ci. Il n'est au mieux, vraiment au mieux, que la voix qui crie dans un désert aride.

mercredi 14 mai 2014

Les partis (sans "e") en présence en France à la veille d'une controversée élection

le parlement de Strasbourg
Le Parti Européiste Français veut nous obliger à aller voter pour toujours plus d'Europe, puisque chaque bulletin donnera plus de légitimité à ce crime contre le Peuple et la Nation que commirent le Pouvoir Exécutif et son valet le Pouvoir Législatif, un matin de février 2008.

Le Parti Européiste Français ? Mais si, vous le connaissez : c'est le conglomérat que constituent la plupart des partis politiques en France, les principaux étant :

* le Front National (qui ne veut se défendre que contre les simples "étrangers", pas contre les banquiers amis des têtes du mouvements)

* l'UMP, qui professe les mêmes inclinations, plus ou moins exacerbées selon les courants qui la sillonnent

* le parti dit "socialiste", où des pseudo- "socialistes de gauche" restent attachés et servent de caution à d'autres dont les actes et les proclamations ne les diffèrent en rien des membres des deux premiers mouvements cités.

* l'UDI, ballotté, mal dans sa peau, mais où rares sont ceux qui dénoncent vraiment

* EELV, bizarre union entre des personnages attachés à la terre et à sa protection (ceux qu'on n'entend guère) et des européistes horriblement forcenés qui, par définition, ne peuvent agir que contre la volonté des premiers. Il est vrai qu'un soixanthuitard de rencontre les a largement cornaqués longtemps.

* même le vieux PCF, qui a décidément bien changé, vient frayer avec ceux mêmes qui ont la volonté d'asservir toujours plus les travailleurs qu'il dit défendre.


Que reste-t-il ? Amputé de sa composante PCF dans les faits, le Front de Gauche ressemble à une barque démâtée dans la tempête, oscillant au gré de courants qu'elle ne contrôle pas. Il tente de lancer des amarres en direction d'un NPA guère plus en forme. Le tronc de mât au centre de l'esquif a pour nom "Changer l'union européenne de l'intérieur". Vœu pieux, puisque ce n'est possible qu'à l'unanimité des voix au Conseil européen. Vingt-huit clameurs discordantes, poussées par des intérêts contradictoires. Réussir à une entente ? C'est parfaitement impossible. D'autant qu'on ne connaît guère les intentions des têtes de la maison FdG, qui ont un intérêt personnel à renouveler un mandat "alimentaire" à Strasbourg. Au point qu'on peut honnêtement se demander si le Front de Gauche n'est pas européiste lui aussi.

Dans le brouillard, de temps en temps, apparaît l'ombre de LO, qui suit son bonhomme de chemin selon des rails bien posés, rectilignes à l'infini. Bon vent.....

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Restent deux bouées bien assises, mais que personne ne voit, personne n'entend. Le Parti Européiste Français en a décidé ainsi, ainsi que les médias qui le servent, qu'il sert, au nom des Grands Financiers qui les avoinent copieusement tous les deux.

* L'Union Populaire Républicaine, sous la houlette du talentueux François Asselineau, œuvre de façon déterminée pour enfin en finir avec l'union européenne, en la quittant complètement au moyen de l'article 50 d'un pacte que les Français ont refusé le 29 mai 2005 (sous une forme différente, mais c'est le même). Pour ce faire, elle a pour ambition de faire élire les listes qu'elle présente partout au suffrage des électeurs le 25 mai 2014.




Elle veut donc des députés à un parlement aux pouvoirs inexistants : c'est Herman Van Rompuy lui-même qui le confirme, et il connaît son affaire puisqu'il est le président du Conseil européen. Oui, cette assemblée des présidents et premiers ministres des 28 pays de l'union ! Assemblée qui a plus de pouvoirs que le parlement, mais pas tant que cela. On se demande ce que cette pauvre UPR pourra bien faire dans cette galère, même si cela lui ouvre éventuellement une tribune qu'écouteront (!) d'autres députés vissés à leur smartphone pendant ce temps-là. Il vaut mieux penser à ce que NOUS ferons si NOUS le peuple, nous avons enfin la main. Attendre un homme providentiel... très peu pour moi, si comme certains autres il profite de sa renommée pour devenir tyran, tels Jules César ou Napoléon Bonaparte.

* Reste un regroupement plus ou moins lâche, mais au but identique : sortir de l'union européenne et de l'OTAN. Le PRCF, le M'PEP, les Clubs Penser la France, auxquels s'est joint le POI, ont résolu de prôner un BOYCOTT sourcilleux de ce scrutin inutile, appelant à élire des députés dans un dispositif illégitime, voire illégal. On n'oublie pas que notre peuple, et il n'est pas le seul ! a refusé cette union européenne des banquiers et financiers dressée contre lui afin de le plumer comme une volaille.

Le boycott sera la seule note acide capable de faire dresser l'oreille de politiciens soucieux qu'il n'y ait pas trop de vagues, surtout, jamais ! Il ne faut pas négliger cette arme, dont il semble bien que ces professionnels du grand parler inutile la craignent. Le nombre de listes en présence fera que le partage du gâteau électoral sera d'autant plus difficile, que celui-là sera petit. On imagine, si l'abstention portée par le boycott réussit à s'élever à 90 % ( ce n'est pas si impossible que cela) : sur une moyenne de 25 listes pour la France dans les 8 circonscriptions, dix pour cent répartis sur 25 listes donne 0,4 % en moyenne par liste. Hum ! Belle performance ! Même si l'une de ces listes se taille la part (rrrooaorr) du lion, elle aura tout au plus 2 %, 2,50 %, un exploit !

Oui, c'est à un BOYCOTT massif qu'il faut tendre, afin de rendre ce scrutin comparable par son ridicule à la morgue tout aussi ridicule de "nos maîtres" de Bruxelles. Ce sera une belle gifle en public, un entartage électoral, un pied de nez d'anthologie.

Ce sera une façon de forcer la main à nos tortionnaires, un dernier avertissement avant sanctions plus graves, puisque notre but, nous qui essayons de réfléchir dès à présent à un avenir enfin vraiment différent, est bien de mettre à bas £€ $¥$T€M€ afin de mettre en place une nouvelle donne où la Finance n'a plus du tout (non, plus du tout) sa raison d'être. Il ne suffira plus, alors, qu'à compter sur les citoyens de bonne volonté, et soucieux de l'avenir de tous. Si tous veulent bien s'en saisir, il est entre nos mains.

samedi 10 mai 2014

Le scrutin néfaste approche... le 25 mai nous n'irons pas voter aux européennes

démocratique.... pas démocratique....

Quand les citoyens (ou du moins nommés comme tels même si on n'en tient pas compte) n'ont à choisir qu'entre des noms, et non entre des façon réelles de conduire leur destin, est-ce de la démocratie ? Il est assez pervers de reprocher à nos concitoyens d'avoir voté pour des noms au milieu d'un enfumage généralisé, il y a deux ans. Et cinq ans plus tôt, aussi. Ont-ils été maîtres de leur destin ? Pas du tout.

Le seul vote depuis longtemps sans doute où les Français ont choisi leur destin, c'est celui du 29 mai 2005. Ce destin, on le leur a volé. Depuis, les ténèbres ont été déployées, et s'épaississent de jour en jour. On retrouve là la malice de Henry Ford, qui permettait que les acheteurs de sa Modèle T choisissent la couleur, à condition que ce soit le noir.

Est-ce anti-démocratique, de virer la pétaudière actuelle, et ensuite de proposer aux français de choisir leur destin, et ensuite encore de tenir compte de ce choix même s'il paraît funeste ? La seule façon démocratique de choisir son destin, c'est le référendum.

La seule faiblesse de cette façon de procéder, c'est de frustrer la minorité. Mais si ce vote a été largement précédé d'explications CONTRADICTOIRES et de débats, que peut-on faire de plus ? On ne mène pas un pays de 70 millions d'habitants comme une commune de 70 habitants. Encore ne s'agit-il pas d'une immensité comme la Russie.

 
Ce scrutin qui approche , où des union-européenniens non consentants sont amenés à voter pour des listes d'inconnus candidats à un parlement lointain, inutile, un hochet tentant de masquer la tyrannie de Bruxelles, la façon la plus judicieuse d'y répondre, c'est le

BOYCOTT.


Ils n'auront pas nos voix !




lundi 31 mars 2014

Municipales - Les scrutins se suivent, et doivent se ressembler

inspiré du blog de Christine Tasin
J'ai suivi les résultats sur Médiapart, où le débat était accessible à tous. Je m'étais dit que sur les chaînes de télé (que de toute façon je ne reçois pas) ce serait plus difficile encore à supporter. J'avais cependant des petits doutes sur la totale objectivité du site : ce qui s'est révélé exact.

Pas un seul instant le Front de Gauche n'a été évoqué. Concernant Grenoble, il a bien fallu signaler que c'est la liste EELV aidée par le PG qui l'a emporté. C'est général, les médias refusent de prendre en compte le FdG.

Concernant les enseignements à en tirer, il n'a pas été question non plus de revenir sur la rigueur, source de chômage et de très grandes difficultés pour les moins favorisés. Il n'a pas été question de suggérer une dénonciation de l'union européenne des banquiers, l'euro n'a pas été cité. Cette soirée aurait presque pu se passer au Monde, ce qui aurait été dans une certaine logique vu la culture du "maître des lieux", même s'il a pris de la distance vis-à-vis de son ancien employeur.

Il découle de ces résultats que dans deux mois, nous avons à nouveau une échéance électorale, où le désaveu doit être encore plus cinglant. Cette fois, le meilleur signal à donner doit être une abstention massive et militante, clamée partout afin de donner un signal très fort : " Votre pseudo-Europe, celle des capitalistes-rapaces, nous n'en voulons pas, et si vous ne changez pas, c'est nous qui vous changerons ! ". Il est indispensable de donner un gros coup de semonce AVANT la finalisation des catastrophiques accords en vue pour le marché de dupes transatlantique. Il est même éminemment souhaitable que ce désaveu s'étende à nos voisins espagnols, portugais, italiens, etc... car je pense que l'Europe du nord ne voit pas les choses de la même façon.

Aux armes, citoyens ! Nos armes, ce seront des bulletins de vote qui resteront sagement empilés à l'entrée des bureaux de vote, en l'attente de vrais citoyens qui, par civisme et sciemment, ne se présenteront pas.

lundi 30 décembre 2013

2014, et un renouveau radical ?

Le Parlement Européen à Strasbourg
L'année 2014 sera une année d'élections. Nous allons nous vautrer dans le municipal jusqu'à plus soif. Les uns par tactique assureront qu'il ne s'agit là que de scrutins locaux. Les autres, plus futés, concèderont que cet évènement a une importance bien plus grande qu'on ne veut bien le dire. C'est d'autant plus vrai, que cette fois, contents ou pas, nos votes désigneront en même temps les administrateurs des communautés de communes, ces entités que le Pouvoir impose souvent en dépit du bon sens. Cela aura aussi une incidence directe, quoique pas immédiate, sur la composition de la Chambre Haute.  Pour le moment son existence a peu d'importance, en raison de la prééminence totale d'un seule parti à la chambre basse. Toutes les tentatives de bloquer des lois mauvaises se heurtent ainsi  aux avals automatique d'une Chambre Introuvable. Inutile de prendre la peine d'imaginer combien la démocratie est entre parenthèses avec pareille situation.

L'année 2014 sera une année d'élections. Des listes de circonstance, par grandes régions, parfaitement arbitraires, seront censées envoyer à Strasbourg et Bruxelles des députés, dont on oubliera le nom avant même d'avoir voté. Pour un Parlement évanescent et au pouvoir négligeable malgré des aménagements cosmétiques. Ce pouvoir est d'autant plus érodé, que de puissants lobbies (y compris français, ne nous y trompons pas) font tout pour que la vision des dossiers soit biaisée, tronquée, rendue indistincte et mensongère.

Les votes, dans ces cas de figures, revêtent plutôt un aspect folklorique qu'une vraie démarche citoyenne. "La vérité est ailleurs". Là où se décident les vrais facteurs d'avenir.
Pas d'illusions. Un vrai renouveau passera par la casse de l'ancien, qui est allé trop loin. Il passera par la destruction physique des réseaux financiers comme SWIFT, des banques d'affaires, et sans doute entendrons-nous parler alors de bombes à la City. Voilà ce que se passera, si un renouveau se lance sans regarder en arrière. Je rappelle que la City, c'est la superficie de l'île de Bréhat, avec presque autant de banques que l'île n'a d'habitants. C'est le nœud mondial de toutes les transactions : elles aboutissent toutes là, via souvent une dizaine d'étapes dans des paradis fiscaux du monde entier. Si l'on veut abattre le PROFIT (et ce détail est essentiel), c'est là qu'il faudrait frapper. Le Lord Mayor a plus de pouvoirs que le président des États-Unis d'Amérique. C'est la différence entre une entité où convergent toutes les fortunes du monde, et la nation la plus endettée du monde.

Toujours d'accord avec mes élucubrations ? Alors, il faut bien se dire que nos petits conflits de personnes dans un hexagone devenu négligeable ne pèsent pas lourd. La seule donnée intéressante est la volonté de se déconnecter de ce système mondial. Des pays moins riches que le nôtre y ont réussi. S'il faut voter, ce sera le plus à gauche possible, donc toute compromission avec le PS serait UNE FAUTE. C'est tout ce qu'on peut dire malheureusement. Si : comme VGE
Bon choix Mesdames, bon choix Mesdemoiselles, bon choix Messieurs

Et l'année 2014 sera ce que nous voudrons (ou pas) en faire.

mardi 29 octobre 2013

Perdre la tête, ou perdre un siège ? le Front de Gauche a choisi

J'ai sursauté en lisant ce matin la lettre ouverte d'un jeune militant communiste de Gironde à Jean-Luc Mélenchon, que j'ai découverte grâce à la réaction  d'Alain Bousquet, le talentueux tenancier du blog Létang Moderne.

Je pense être assez grand pour comprendre la politique gouvernementale, qui nécessairement se répercute aux six coins du pays. Elle prolonge de façon significative, en l'aggravant, celle du quinquennat précédent que nous avions tous combattue avec ferveur. En conséquence, nous ne pouvons qu'être contre une "nouvelle donne" qui n'en est absolument pas une.


C'est pourquoi l'alliance de premier tour avec cette politique-là qu'ont réussi à faire passer deux ou trois apparatchiks parisiens dans la capitale est contre nature, et incompatible avec l'essence et le but du Front de Gauche.


C'est pourquoi une alliance de second tour, dans n'importe quelle ville,  serait tout aussi évidemment incompatible avec ce qui fait l'objet et le cœur du programme "L'Humain d'abord". L'adage "penser global, agir local" n'a pas pris une ride. C'est la politique de chaque commune qui est liée à cette exigence. Cela est d'autant plus vrai que ces communes, le plus souvent désormais, sont enchaînées bon gré, mal gré, à des communautés de communes, voire pire, à des "métropoles" qui les lient encore plus étroitement à des décisions prises à Paris, donc le plus souvent à Bruxelles.


Oui, au premier, comme au second tour, le Front de Gauche, ni d'autres composantes de la Gauche d'ailleurs, ne sauraient chercher à devenir compatibles avec les adversaires de la Gauche. Le parti solférineux n'est pas la Gauche, il n'en a probablement jamais été, selon ses actes, excepté en apparence quelques mois de 1981-1982. Qu'importe si s'acoquiner avec lui rapporterait quelques sièges municipaux, si dans le même temps la Gauche y perdait sa raison d'exister même ?


Non encarté au Front de Gauche, jusqu'à présent, en raison de positions souvent plus radicales , je le considère cependant comme le pilier de la Gauche, et le seul vrai rempart qui nous reste contre l'horreur du Moloch bruxellois, donc transatlantique. Il ne saurait être question, pour de basses questions électorales et intéressées, de l'affaiblir au nom de strapontins à prendre pour quelques têtes de listes liées par leurs engagements avec l'adversaire.

Je ne veux pas qu'un jour, l'un de mes petits-enfants me lance "Qu'as-tu fait de ton vote, papy ?". Chaque scrutin est important, dans le contexte actuel, y compris celui qui décide de l'avenir local - de moins en moins, comme je l'ai signalé plus haut.

Pas d'accords, ni de premier, ni de second tour. C'est tout simplement essentiel.

dimanche 20 octobre 2013

PCF : bourrasque à Paris, tonnerre hexagonal

Après ceux des autres villes de 20 000 habitants, les militants du PCF parisiens ont donc voté à leur tour sur le ralliement local à la liste de Solférino.

Tous les résultats au 6 coins de la France donnaient une très large préférence, 80%, 90% ou plus encore pour l'autonomie. Il semble bien que les militants avaient compris les enjeux et ont pu exprimer leur choix avec sérénité.

A Paris, là où Pierre Laurent est sénateur, en revanche le résultat n'était pas acquis d'avance. La raison ? Il n'était un secret pour personne que des pressions s'exerçaient dans les sections pour inciter à voter blanc ou ne pas voter.

Les résultats sont donc tombés. Lourdement. 57% des suffrages exprimés ont donc penché vers l'union avec la liste d'une personne qui aurait sur le sociétal des idées peu amènes si l'on en croit des paroles récentes. 57% de quoi ?  Moins de 1200 voix en tout. Si quelqu'un sait combien d'adhérents au PCF habitent Paris....

Désormais, se dessine donc un clivage Paris-province. Une fois de plus, dira-t-on. Ce couac ne va-t-il pas déstabiliser ceux qui s'étaient déjà prononcés ? Paris a une telle importance psychologique... En tout cas, la rupture est clairement prononcée entre deux options carrément opposées.

Maintenant, le Front de Gauche va donc se "réinitialiser" nécessairement, avec des communistes qui tiendront à lui rester fidèles, et d'autres qui retourneront dans le giron du colonel Fabien associé à Solférino, et à une tête de l'État très critiquée. Peut-être sera-ce ainsi sa chance, les composantes vont largement se rééquilibrer maintenant. Jusqu'à présent, le poids du PCF rendait difficiles certaines options. Sans doute le programme "L'Humain d'abord" pourra-t-il s'amender dans un sens plus incisif, sans doute pourra-t-il davantage se dégager et s'affirmer comme la seule alternative au néolibéralisme des autres formations, affiché le plus souvent, ou enrobé dans des considérations de rejet xénophobe.

Allons-y, faisons éclater le tonnerre d'une Nouvelle Donne prometteuse, face aux nombreuses listes proches de la soumission à un Bruxelles qui n'aime pas nos 36000 communes. Trop frondeuses, trop difficilement manipulables. D'où ces "métropoles", ces "communautés de communes" imposées aux forceps dans une démarche parfaitement antidémocratique. 

Oui, il s'agit bien d'une nouvelle donne, ayant pour but d'opposer à ces diktats venus de loin un front uni du Peuple lui-même. L'enjeu est immense, le combat s'annonce difficile face aux suppôts du Capital soucieux de nous réduire toujours plus en esclavage. Difficile, mais combien gratifiant. Il s'agit tout simplement de défendre "nos fils, nos compagnes", de défendre cette liberté de ton qui déplaît tant  à "Cette Europe".

Nous ne parlons même pas du 55 rue du Faubourg, dont on voit bien qu'il a "apporté les clef de la Ville" à Bruxelles, volontairement à genoux. Il a renié volontairement l'espoir que la majorité de nos compatriotes avait soulevé, en se prononçant au second tour contre l'ancien président.