Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est république. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est république. Afficher tous les articles

lundi 13 juin 2016

Et la laïcité, palsambleu !


Citation d'une femme politique, aux antipodes  des Républicains tels que je peux les concevoir.

"L'un n'empêche pas l'autre. La religion chrétienne n'interdit pas la laïcité. Les deux ont été parfaitement compatibles pendant plus d'un siècle, il n'y a pas de raison que ça ne continue pas"

Encore heureux ! Mais cette dame (on aura sans doute reconnu Marine Le Pen)  inverse les rôles. La religion en France n'a pas à permettre quoi que ce soit, c'est la République qui reconnaît à chacun ses croyances tout en ne reconnaissant pas les religions en tant que telles.



Il est terrible que les politiciens en prennent autant à leur aise avec notre législation, déjà terriblement malmenée par la loi Debré (le père). La laïcité est l'un des piliers les plus essentiels, parce qu'elle permet la cohabitation de tous dans le respect de tous et chacun. Encore faut-il que personne ne vienne provoquer et attaquer l'autre au nom de ses propres principes. Cela est particulièrement vrai des élus du peuple, qui doivent encore plus que le commun des mortels appliquer une prudente réserve.

Qu'on ne me parle pas de "tolérance" : ce terme induit de la part de qui s'en sert une condescendance envers autrui. Il faut utiliser  plutôt "acceptation" : on s'accepte réciproquement, tel que chacun est  (mais pas forcément tel que chacun FAIT). Il est insupportable de voir une personnalité politique française, ministre de surcroit, se déplacer ès qualités à Rome pour une "canonisation" qui ne correspond à rien dans notre législation. Ce temps-ci, ce genre de déplacement devient même fréquent. Je le répète : c'est inadmissible.

Certes, il y a longtemps que nous l'avons compris. Ces gestes sont très exactement des provocations, de la part d'une classe politique sclérosée, vieillie, et surtout aux abois. Elle cherche donc à rallier à elle le pire : les plus rétrogrades, les intégristes de tous poils.

Il est temps de dire à tous ces gens-là : C'EST ASSEZ ! Rentrez chez vous, et n'en sortez plus jamais. Le Peuple ne s'y trompe pas. Il hue un premier ministre en déplacement. La vérité est ailleurs : dans la vie de tous, et tous, ce ne sont certainement pas les membres des coteries politico-"religieuses" attachés à leurs places et leurs prébendes. Tout le monde a compris qu'actuellement, la seule chose qui importe est le retrait de la loi Travail. Le reste n'est qu'écœurante poudre aux yeux, qui n'aveugle plus personne malgré "leurs" efforts.

De l'égalité viendra la fraternité : 
ensemble elles conduiront la liberté, en toute laïcité.

jeudi 12 mai 2016

MOTION DE CENSURE CITOYENNE

Une "motion de censure citoyenne" vient d'être lancée sur le Net

 Plus de détails ici :
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160512.AFP4935/contre-le-49-3-une-motion-de-censure-citoyenne-lancee-sur-internet.html


L'adresse pour s'y rendre est : http://motiondecensure.fr

 En voici le texte :


MOTION


Depuis des mois, nous sommes des millions à exprimer notre opposition et notre colère face au projet de loi "travail".
Nous ne voulons pas d’un texte qui facilite les licenciements, permette de contourner la loi dans les entreprises pour abîmer nos conditions de travail et menace notre vie quotidienne.
Le Gouvernement n’a pas de majorité pour voter cette loi, ni dans le pays, ni à l’Assemblée. Il a décidé de passer en force, en utilisant une anomalie démocratique, l’article 49.3 de la Constitution.
Ce Gouvernement n’a plus la confiance des salarié.e.s. Il n’a plus notre confiance.
En ajoutant mon nom à ce texte, je le censure.

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

Je me permettrai d'aller plus loin.

Ce n'est pas pour rien que le 31 mars 2012 j'ai écrit à François Hollande pour lui suggérer de se désister IMMÉDIATEMENT avant le premier tour pour Jean-Luc Mélenchon, qui était par rapport à lui largement un moindre mal.  Il m'avait d'ailleurs répondu, à sa manière, donc sans répondre.

Depuis le début de ce quinquennat je n'ai donc AUCUNE confiance en cet homme, ni en ceux qu'il a appelés au Pouvoir. Hélas, si c'est possible, la suite des évènements s'est révélée encore bien pire que ce qu'on pouvait imaginer, les faits en sont là.

Cet homme, en pensée je le censure tous les jours, ainsi que tout l'appareil gouvernemental, sociétal, féodal. Je joins donc ma voix aux autres, ou plus exactement ce sont les autres qui se joignent à la mienne.

Que tombent les dictateurs, que tombent les tyrans, y compris financiers, ceux qui "murmurent à l'oreille des chevaux" du gouvernement et du parlement. 

Nous nous dresserons alors d'une seule voix pour mettre à la porte l'union européenne et l'otan, pour commencer. Le Peuple Souverain n'est en rien lié par les magouilles parlementaires comme celle du 4 février 2008.

Président, c'est foutu, tu as mis Marianne à la rue, désormais elle est DANS la rue avec ses défenseurs, et c'est toi qu devras partir pour ne plus revenir, ni toi ni "tes frères" de la pseudo-opposition.

samedi 18 juillet 2015

Rappel de la démarche de Sylvain Baron contre des personnalités françaises

On ne le dira jamais assez, le plus haut sommet de l'État outrage délibérément, quotidiennement, les dispositions constitutionnelles, législatives et codifiées contenues dans l'arsenal juridique français. 

C'est bien pourquoi Sylvain Baron, du groupe des Décrocheurs (qui font œuvre de salubrité publique), avait apporté en février de cette année une requête officielle à la Commission du même nom, en vue de déclencher les procédures nécessaires, les investigations adéquates, les Instructions rendues indispensables par la gravité des accusations. Et voici la teneur de cette Requête.

Espérons que cette lettre aura une suite dans le bon sens, et que l'État pourra être assaini. En l'état, c'est de jour en jour que cette situation devient de plus en plus insupportable, sous des dehors qui peuvent paraître anodins pour le passant.

Citoyens, soutenons tous cette initiative. Notre camarade et ami mérite qu'on le soutienne.

vendredi 14 novembre 2014

Les notions de DROITE et de GAUCHE ont vécu

On se souviendra que les mots  "droite" et "gauche" ont une vieille histoire en France, au point d'ailleurs que certains autres pays les ont repris pour leurs propres clivages politiques - quitte à y apporter un sens un peu différent de celui qui prévalait en France. En effet, c'est en août-septembre 1789, il y a 225 ans, que les députés de l'Assemblée Nationale Constituante ont indiqué ainsi leur "préférence", ceux de la droite du président de séance étant partisans du veto pour le roi, et ceux de gauche le lui refusant.

D'aucuns, à propos des partis qui utilisent encore cette différenciation dans le positionnement politique, préfèrent parler de "relativisme", indiquant sans doute par là que, selon les dossiers abordés, chaque formation n'avait pas la même place sur l'échiquier.

"Relativisme" gauche-droite ? Le mot est faible, très faible à mon sens. En fait ce concept a perdu absolument tout sens, et (là je vais faire dresser les cheveux sur la tête) le clivage n'est plus là du tout. Il est entre pour ou contre l'européisme, pour ou contre la mondialisation, et aussi pour ou contre l'Internationale (qui évidemment est une fraternité de NATIONS).


Valmy, par Horace Vernet

Au gré des déclarations on s'aperçoit alors que presque tous, du FN à Lutte Ouvrière, ne se réfèrent plus aux nations et à l'hymne de Pottier (même si parfois ils le chantent, sans écouter les paroles). Je le rappelle, le FN est un partisan de l'union européenne, même s'il s'en défend. Dans ces conditions, ressortir ces mots de droite ou de gauche ne peut que cacher les vrais enjeux. Pour mémoire, on ne saurait trop insister : rester européiste, c'est permettre aux vrais "inventeurs" de l'union européenne de continuer à devenir de plus en plus puissants en France.  Il s'agit bien entendu de Washington qui, grâce à la pince de crabe économique (Commission Européenne ET Conseil Européen), et à la pince de crabe militaire de l'OTAN, nous serre de plus en plus dans son emprise. Hélas, les atlantistes convaincus sont puissants en France.

Ne restent plus de l'autre côté de la barrière, là où l'on ne veut pas de cette emprise,  que quelques rares défenseurs de la souveraineté de la Nation, donc du Peuple (les deux sont intimement liés). Encore l'UPR a-t-il fait une infidélité (tactique) à cette règle en présentant des listes aux élections pour le parlement de Strasbourg, au risque de légitimer l'illégitime.

Ne restent donc guère que le PRCF, le M'PEP, et quelques isolés comme Philippe de Villiers malgré ses inclinations loin du Peuple. Qui n'est pas avec le Peuple, qui n'en est pas l'émanation "actuelle", ou "actualisée" comme on voudra, est l'un des ADVERSAIRES de celui-ci quand il n'en est pas carrément l'ennemi. La lutte des classes, on n'en parle plus guère dans les médias : signe qu'elle fait rage plus que jamais. C'est même Warren Buffet qui le rappelle. Un des grands pontes de "l'autre bord".

Parmi ceux qui se réclament "de la gauche", voire "de la gauche de gauche", certains se positionnent pour la fondation d'une Sixième République. Une sixième république ? Certes, pourquoi pas, mais il faut commencer par virer l'union européenne, et tous ceux qui la prônent en France, afin d'avoir les coudées franches. Sinon cela ne servira à rien.

jeudi 30 octobre 2014

De la ZAD du Testet monte la fin des brigands du huitième arrondissement

Rémi Fraisse est donc brutalement décédé, du tir dans son dos d'une grenade offensive (arme de guerre) . Une manifestation pacifique, mais déterminée et citoyenne, a été endeuillée par l'irruption d'une bande indéterminée et violente : bon prétexte pour les gendarmes mobiles pour charger à tout va. Si les circonstances sont similaires à celles de la manifestation à Nantes contre l'aéroport de Notre Dame des Landes, ce sont des casseurs sous faux drapeau qui pourraient avoir opéré, dont il est fort à craindre qu'ils aient été payés par l'Intérieur.

Grenades offensives, flashballs à tir tendu : légitimement, on peut désormais parler de guerre civile. Les gendarmes, censés protéger les honnêtes gens, ont été détournés de leur mission par des personnages publics félons : désormais ce sont les bons citoyens qu'ils sont chargés d'attaquer quel qu'en soit le prix. C'est la Terreur.

Désormais plus personne n'est à l'abri d'exactions sanglantes, et les chefs de bandes prennent leurs ordres au plus haut niveau de ce qui était encore naguère "l'État". Selon ce qui se dit dans la presse, le ministre n'aurait aucune intention de démissionner pour des ordres qu'il a sciemment donnés, appuyé par le premier ministre lui-même.

Il faut donc aller chercher les responsabilités au plus haut niveau de ce qui n'est plus guère la République. Les hommes publics sont bien plus prompts à défendre quelques industriels de l'agriculture, producteurs envers et contre tout de maïs, que d'assurer à long terme le bien-être des citoyens français. Toute cette clique, toute, devrait démissionner : l'Exécutif, le Palais Bourbon, les Corps Constitués à l'éthique douteuse, les Très Hauts Fonctionnaires, préfets, inspecteurs des Finances hors cadre, etc. Et j'en passe. Tous mis hors jeu.

Il va désormais falloir proclamer une Nouvelle République, avec rien que des femmes et des hommes nouveaux. Une République où les élus et les nommés par ceux-ci doivent rendre des comptes aux citoyens tous les ans, voire plus fréquemment encore en fonction des circonstances.

Il est évident que cette République-là ne suivra en rien les édits et diktats de Bruxelles, donc de Washington, Londres et New York. Citoyens, debout, il est temps.

lundi 28 juillet 2014

Lettre ouverte au Président de la République dite « française » (Jacob Cohen)

Il faut savoir "donner à lire". Voici une analyse sous forme de lettre ouverte, qui ne laissera sans doute pas indifférent. Plus porté à attribuer au régime de Washington la responsabilité première de nos maux actuels, je comprends que certains, peut-être en raison de leur religion précisément, se sentent trahis par ceux qui devraient être les gardiens de nos institutions. Bonne lecture.

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

Lettre ouverte au Président de la République dite « française ».

De Jacob Cohen

Vous serez peut-être surpris, Monsieur François Hollande, ou plutôt ferez semblant de l’être, par cette appellation entre guillemets. Car selon les textes fondateurs, vous êtes censé défendre les intérêts de la République et les principes de droit qui en assurent le fonctionnement.

Or tout indique, depuis votre entrée en fonction, une allégeance aveugle et inconditionnelle à un pays étranger qui viole depuis une soixantaine d’années les principes de droit international les plus fondamentaux.

Il faut dire que vous êtes l’héritier d’un parti politique dit « socialiste », qui a participé à une campagne militaire de type colonial en 1956 contre l’Égypte aux côtés d’Israël, et qui a fourni à ce dernier pays l’arme nucléaire qui pourrait se retourner un jour contre l’Europe.

Certes, il vous arrive de dire un peu de mal de la colonisation, de l’occupation, des annexions et autres exactions des sionistes. De même lorsque vous recevez le Harki en chef de l’Autorité palestinienne pour l’encourager à négocier sans fin avec les maîtres sionistes.

Mais ce sont juste des paroles en l’air, dites avec l’aval de votre suzerain sioniste, pour illusionner les naïfs. Sinon, dernier exemple en date, pourquoi les sanctions prises contre la Russie pour l’annexion de la Crimée, consécutive tout de même à un référendum réussi, ne sont pas envisagées pour l’annexion de Jérusalem et du Golan, effective depuis 45 ans ?

Votre complicité criminelle avec l’État sioniste se double d’une allégeance inconditionnelle envers ses représentants en France. Au point de transformer les Institutions de la République, comme la Justice et la Police, en auxiliaires du CRIF et autres agences judéo-sionistes. Le Conseil d’État est mis à contribution pour faire interdire les spectacles ou les manifestations qui pourraient déplaire aux Maîtres occultes de la France, vos Maîtres. Pour une insulte « antisémite », les moyens de la République sont mobilisés pour arrêter et condamner le coupable.

Je me permets de vous rappeler que j’ai été agressé par la ligue de défense juive le 12 mars 2012, agression filmée, revendiquée et publiée par la LDJ, et que votre « justice », enfin celle qui reçoit ses ordres du CRIF, vient de « classer l’affaire sans suite ».

Pour cela, M. Hollande, je vous accuse de FORFAITURE, et j’accuse votre « justice » d’être la « bonne à tout faire du CRIF ». J’espère que vous ne laisserez pas ces graves accusations sans suite. Les Français patriotes ne comprendraient pas que le Premier Magistrat ne défende pas son intégrité morale ni l’honneur et la dignité de notre principale Institution.

Monsieur le Président, vous avez poursuivi le travail de sape depuis le départ du Général de Gaulle en réduisant à néant l’indépendance de la France, et vous avez réduit notre pays au rôle de sous-traitant d’un des plus grands pays criminels des dernières décennies. Les massacres inhumains de centaines de civils gazaouis sans défense et sans recours perpétrés avec des moyens militaires sans précédent vous laissent de marbre. Il est vrai que vous avez entonné l’hymne national sioniste avec un premier ministre dont l’arrogance n’a d’égale que sa volonté d’écraser le Proche-Orient sous sa botte. On se rappellera de vous et de votre place dans l’Histoire comme le complices des crimes de guerre sionistes, ou pour reprendre une célèbre formule, comme le « Petit Télégraphiste de Netanyahou ».

Les conventions épistolaires m’obligeant de conclure avec des salutations, je vous adresse les miennes, AVEC MON PLUS PROFOND MÉPRIS.

Jacob Cohen, citoyen franco-marocain, écrivain antisioniste. Paris le 20 juillet 2014.

vendredi 23 mai 2014

parlement européen ? Ce dimanche 25 mai il est essentiel de ne pas voter, cette fois.

Dernière ligne droite. On s'ébroue, on réfléchit, les forces et surtout les idées en présence se sont heurtées avec plus ou moins de bonheur. Il semble que les positions restent bien marquées depuis  le début de la campagne.

Rappelons déjà quelles sont les forces. Un bref aperçu en a été donné il y a une dizaine de jours, il n'y a rien de changé, excepté que le Mouvement Républicain et Citoyen fondé par Jean-Pierre Chevènement s'est depuis positionné lui aussi  pour l'abstention volontaire.

Les deux grands regroupements qui rejettent  carrément l'union européenne se sont lancé mutuellement des arguments afin de rallier les citoyens à leurs deux tactiques antagonistes. Au point que certains membres de l'UPR, à titre personnel sans doute, dénoncent un CNR-RUE qui ne serait pas vraiment à la fois contre l'union européenne, et contre l'OTAN.
C'est nouveau ? L'U.E. et l'OTAN sont pourtant, et je le dénonce depuis des années, les deux volets, l'un économique et financier (dont l'euro, simple subdivision), l'autre militaire, de la même domination U.S. : sauf, et c'est dommage que ces détracteurs ne l'admettent pas, que refuser de voter est une position bien plus radicale : accepter de passer par les votes pour avoir le droit de siéger dans un système que l'on réprouve, j'appelle cela de la compromission. Même si cela peut donner une tribune (!), ce n'est pas acceptable.

C'est d'autant plus dommage, que l'UPR, malgré un ostracisme médiatique très opaque, réussit une très belle percée en adhérents nouveaux, à montrer en exemple aux "vieux partis" bien usés par leur proximité servile envers le Pouvoir, et par des scandales multiples, quoique fort rarement sanctionnés semble-t-il par la Justice.

Dans deux jours les jeux seront faits, puisque c'est ce soir à minuit que se termine la campagne, et que les urnes seront ouvertes depuis déjà six heures. Afin de donner un grand coup de semonce sans frais* aux oligarques, il serait judicieux que ces urnes restent vides jusqu'au soir. Cela démontrerait amplement que les citoyens sont excédés de ce système qui se rit de leurs préoccupations, voire de leur détresse, de façon ouverte et qu'on pourrait considérer comme insultante pour la République.

Citoyens, votre faible pouvoir en apparence peut devenir colossal, si par dizaines de millions vous refusez ce que les gens de Pouvoir préparent pour vous en secret, délibérément. Même si le premier ministre bluffe en assénant qu'il ne changera rien, un premier ministre, cela se change. Un refus de voter vraiment massif sera un avis très clair, à des hommes politiques dont la cote est déjà très faible malgré les efforts des instituts "de sondages" pour minimiser la débâcle.

Loin des urnes sera le salut, citoyens ! Loin des urnes et des magouilles pour en extraire les significations au bénéfice de ceux qui ont déjà beaucoup, et au détriment de ceux qui manquent déjà de beaucoup. Ce dimanche 25 mai 2014, presque le neuvième anniversaire du référendum où vous avez sans ambiguïté dit NON à l'union européenne, nous allons ensemble recommencer cet exploit dont des personnages sans scrupules ont voulu nous priver de son résultat. Courage ! NE VOTONS PAS ! Soyons jusqu'au bout CITOYENS.

* Sans frais : rassurons-nous : de toute façon ce "parlement européen"  peut tout au plus faire les gros yeux aux autres "institutions européennes", puisque son petit droit de veto peut être outrepassé, puisqu'il n'est ni l'initiateur des lois et directives, ni le promulgateur de celles-ci. Il n'est au mieux, vraiment au mieux, que la voix qui crie dans un désert aride.

mardi 6 mai 2014

DEUX ANS DE HOLLANDE !

Soyons brefs.....

Ce vote avait deux ans,  fallait que l'autre parte
Pourtant dès ce moment, ce n'était pas d'la tarte.
Un simple descendant de hobereau hongrois
Fit place au hollandais, Rouennais de surcroit.

Depuis lors, sans cesser, prolongeant son mentor,
L'ancien  maire de Tulle a bouté son effort.
L'insupportable ancien vit ses vœux exaucés
Et le sort citoyen fut encore plus bafoué.

En deux ans, le nouveau locataire du Palais
A simplement vécu, bravant les quolibets,
De ses secrets d'alcôve empli les quotidiens,
Mais le sac du pays continuait vraiment bien.

De chômage en reculs, de promesses en déroutes,
De grands mots en silences, des espoirs vinrent les doutes,
La confiance en lui en vain s'effilocha,
La République en ruine à la fin s'écroula.


Dernier sondage : 86% ne font plus confiance, dont 51% pas du tout.




mercredi 4 décembre 2013

La République 6.0

Bonjour, lecteurs, blogueurs, passants, blêmes humains désemparés. Ces quelques mots n'engagent qu'un blogueur, et c'est très bien car chacun peut apporter sa pierre, son minuscule caillou, son grain de sable on son monolithe étrange et péremptoire.

La démocratie est un piège tendu par ceux qui ne veulent surtout pas la permettre, un leurre où des "représentants du Peuple" ne représentent que ceux qui les ont présentés au même peuple pour qu'il acquiesce. Beau piège, n'est-ce pas !

Pour accomplir une véritable transformation des rapports de force, certes une Sixième République sera nécessaire, mais combien elle sera singulière pour qui n'a pas songé à ce qu'elle doit représenter de seuils en regard de ce que chacun connaît ! La Sixième République doit être la Chose Publique à part entière, ce qui signifie que chacun doit chaque jour s'en emparer, chaque jour qu'il vit. Quelle désillusion pour ceux qui penseraient s'y reposer sans le moindre effort !  Certes, un Maire sera sans doute parfois nécessaire, car entre plusieurs choix se tenant de front il faudra trancher "à la Salomon" : mais ce sera un cas fort rare.

Makhno
La République 6.0, ce n'est pas une ressortie d'un projet mort-né, même se croyant "sérieux" parce que jailli d'une Révolution dont chacun sait ce qu'elle fut : l'appropriation par une bourgeoisie avide des aspiration d'un Peuple à la fois exsangue et naïf. Non, la République 6.0 doit se révéler comme une notion toute neuve, une nouvelle donne réelle où les profiteurs n'ont pas place : c'est dire combien le seuil est énorme. Il faut ce seuil, ou tout simplement il n'est aucunement nécessaire de faire effort, pour un résultat vain. La République 6.0, il faut en rechercher les prémisses à Marinaleda, sur la ZAD de Notre Dame des Landes, et plus loin encore dans la Commune Insurrectionnelle de Paris. Elle s'est appliquée en Ukraine, grâce à Makhno, mais les Bolcheviks ne pouvaient supporter une telle présence du Peuple lui-même aux longerons de sa destinée. Ne pas oublier que le vrai politicien d'une République 6.0 ne peut être jusqu'au bout qu'un humble tâcheron comme les autres, soumis à la vraie volonté de ses semblables : il faut être" un grand homme", pour se faire petit à ce point.

La République 6.0, œuvrons à sa naissance officielle, battons-nous pour elle, et puis, à l'heure où enfin "le Peuple souverain s'avance", retournons dans l'ombre de ceux qui ont simplement fait leur devoir. Ce qui n'empêche pas de rester encore plus vigilants, pour éviter qu'un autre ne se prenne pour un nouveau Bonaparte, et ne tue une Grande cause au nom de sa propre ambition.

Il faut s'avouer que, parmi les formations politiques officielles, même relativement confidentielles, aucune y compris le Front de Gauche, le NPA, LO.... ne présente une telle perspective. Il s'agit de quelque chose de réellement nouveau,  dérangeant comme un moustique obstiné, mais nécessaire.

Signé : un Égalitaire (déjà, çà craint !)


samedi 9 novembre 2013

Pour enfin instituer la démocratie

Le dernier billet de notre ami Des Pas Perdus est particulièrement explicite : il donne les bases de ce régime ô combien bâtard  que l'on nomme en France "démocratie". Au point qu'en commentaire un autre ami, Lediazec,  constate que la vraie démocratie n'a toujours pas existé, du moins en France : la Suisse est mieux pourvue à ce niveau-là, sans que ce soit parfait bien entendu.

Puisque la démocratie attend encore d'être mise en place, sous couvert donc d'une nouvelle Constitution, la contribution d'un maximum de personnes, provenant d'un maximum de situations, conditions sociales, mouvements de pensées, est nécessaire. Le volontariat est bien entendu de rigueur, des personnes contraintes ne pouvant que risquer de bloquer tout débat.

Comme a dit Charles de Lorraine, inventeur de la présente constitution avec l'aide d'un certain Michel père de Jean-Louis, "Vaste programme". Il est vrai que la proposition qui lui était faite différait légèrement, "Mort aux cons !".

Là-dessus, même la déclaration des droits de l'homme de 1789, la base du reste, est à revoir en raison des articles 2 et 17 qui instituent la propriété en tant que pièce maîtresse de la vie en société : ce préalable détruit la nécessaire égalité qui devrait être la Première Pierre de la vie en commun.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Ne nous leurrons pas : c'est une marche difficile qui réussira à mettre en place cette nouvelle donne. Il faudra plusieurs générations encore. Le Monde ne sera-t-il pas détruit auparavant par ceux qui mettent LEUR PROPRIÉTÉ au-dessus de tout le reste ? (y compris leur propre vie, en raison d'un empoisonnement généralisé de la Planète)

Raison de plus, pour s'y mettre tout de suite.

mardi 18 juin 2013

De Valmy à Bruxelles, marchons, marchons !

Aux élections partielles de ce dimanche, le grand vainqueur a été, et de loin, l'abstention. PS et UMP ont souffert d'une dégringolade magistrale, et sûrement méritée. Mais la Gauche a vu sa position s'effriter aussi, un peu. Il y a donc à creuser de ce côté-là.

La position officielle du FdG est très en retrait sur le NON à l'union européenne de 2005, donc la dynamique s'est cassée. C'est très souvent que j'ai jouté avec des camarades locaux, mais comme d'autres ils n'ont qu'une doxa, "menacer de quitter le traité de Lisbonne" en guise de chantage pour obtenir des miettes, au lieu de... préciser que c'est la base d'une autre stratégie, et que c'est la première chose à faire, et à faire complètement, en force, en bloquant les banques (sur Swift en particulier) et en anticipant toute réaction du camp d'en face.

Voilà un programme qui aurait le mérite de la clarté, de la rigueur envers les nantis, et qui pourrait parler à tous. En tout cas, pour des raisons que j'ignore, au FdG on n'ose pas aller vers cette solution claire.

"Vive la Nation", criaient dans ce qui pouvait paraître un autre contexte les soldats de Valmy. Or précisément, c'était le même contexte : les "petits" de la République, unis dans un même effort, s'étaient dressés fièrement contre les rois et les princes, riches et hautains. Et ces rois et princes avaient pris peur.

Par sa position de charnière entre l'Europe du nord et celle du sud, par sa richesse encore patente, notre pays conserve d'énormes atouts pour imposer aux cruels magnats de la finance une autre voie. Notre seul handicap réside dans les hauts personnels à sa tête, qui ont pris avec détermination fait et cause pour le Nord et le Capital. Ce sont eux, tous, qu'il faut "dévisser" de leurs piédestals. Non, ils ne sont pas très nombreux, et ils sont aisément remplaçables par des volontaires issus d'autres couches de la société, des patrons de PME, des paysans, des ouvriers, des chômeurs bardés de diplômes et/ou  de compétences mais impuissants.... Cela implique bien entendu de déposer les "journalistes" bien en cour, simples propagandistes de la Doxa concoctée par les patrons de presse. Rappelons que, souvent, ces organes fonctionnent "à perte", une hérésie dans le système libéral, mais à long terme bénéfique par leur action sur des lecteurs et spectateurs peu désireux de chercher ailleurs confirmations ou critiques de ces positions et pseudo-informations.

Oui, si la Gauche est hardie, elle peut briser ce "à quoi bon" logique qui laisse les électeurs potentiels demeurer chez eux les jours de scrutin. Mais actuellement, malgré les éclats de voix et les pertinentes explications de Jean-Luc Mélenchon, de Martine Billard et de quelques autres, le message de la Gauche reste un ron-ron peu efficace sur le fond. Qui a intérêt à cet état de fait ?

mardi 7 mai 2013

La #République est à nous, bâtissons-la

Avec l'anniversaire de l'élection présidentielle, les polémiques  sur le bilan d'une année de nouvelle donne théorique enflent dans la blogosphère. Encore qu'un twitteur connu (Bruno Masure je crois) ait judicieusement rappelé hier matin que la passation de pouvoir effective n'a eu lieu que le 15 mai 2012.

Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir quoi qu'en disent trop souvent les films de Hollywood. Ainsi depuis l'arrivée de Hollande à l'Élysée, il semble que la pression sur la Justice se soit adoucie. Mitterrand aussi, autrefois, avait souvent avoué à sa femme qu'il ne faisait pas toujours ce qu'il aurait voulu. C'est pourquoi il faut vraiment nuancer. Seul Sarkozy a réussi à sortir après un bilan totalement négatif, volontairement sans doute. C'est pourquoi cela me fait mal, parfois, de voir des blogueurs apparemment intelligents, murés dans leurs certitudes.

Un argument est difficile à admettre. Ces thuriféraires ne cessent d'assurer "Laissez au gouvernement le temps de travailler, il n'y a qu'un an de passé", alors que les reproches adressés au bilan sont précisément à propos de ce qui a déjà été fait. Un exemple, le TSCG, passé en urgence, ou l'ANI qui bénéficie de la même procédure. Je doute que, dans le reste du mandat, ces pierres soient démolies. Il faut être réaliste.

Oui, amis blogueurs, ne soyez pas fermés aux remarques. Moi aussi, il m'arrive de me tromper. On n'aime guère l'avouer généralement, pourtant c'est ainsi que les choses avancent. Et je sais, avec certitude, que les mesures que je préconise sont difficiles à appliquer, même dans la durée. Après tout, même les Grecs, au bord du gouffre, n'ont pas réussi à permettre à Syriza de gouverner, à moins que les dés du scrutin n'aient été pipés, ce qui est vraisemblable.

Pour rappel, sur quelles bases aimerais-je que nous avancions ensemble ? Déjà, parce que c'est la condition pour avoir les coudées franches, un autre, tout autre rapport à l'Europe est indispensable. L'union européenne, qui est à une vraie Europe aussi dissemblable qu'un banquier cupide (ils ne le sont pas tous) l'est d'un groupe de bénévoles au service des clochards, a entortillé avec l'aval de dirigeants français vicelards nos gestes, nos actes et nos aspirations dans un entrelacs de directives et de traités : il faut commencer par rejeter l'ensemble pour repartir sur des bases complètement différentes. 

Un président atlantiste a précipité notre destin dans le giron US, par le truchement de l'OTAN : se séparer du pire ennemi du monde entier est une priorité. D'autres liens d'amitié pourront ainsi se dessiner, avec nos voisins proches, comme avec les amis plus lointains d'Amérique du Sud qui ont érigé une nouvelle façon de vivre ensemble : cette façon n'est pas applicable en l'état dans nos contrées, au contexte différent, mais elle peut apporter des pistes et des idées.

Un rapport à l'argent remis en question doit se discuter et s'appliquer. Des inégalités criantes et grandissantes ne peuvent perdurer ainsi, et les plus fortunés (on parle là de mille, dix mille, cent mille fois plus que les plus démunis) devront composer afin que chacun dispose d'un minimum. Les y contraindre est possible. Il faudra le faire.

De plus en plus de gens de gauche aspirent à une Sixième République. Malheureusement les idées sur ce qu'elle pourrait être divergent encore fortement. Il va être urgent de s'atteler à la rédaction (qui le fera ? là aussi les avis divergent) d'une nouvelle façon de "vivre ensemble" au minimum moins inégalitaire que la pétaudière qu'est devenu notre pays. Cette discussion devra naturellement porter sur tous les aspects sociaux du pays,  sur l'école, sur ceux qui faute d'emploi sont à la fois dans le besoin et dans la détresse psychologique. Cela va souvent de pair. Sera aussi à envisager la culture, accessible à tous malgré des multinationales du chobiz peu regardantes sur la qualité, mais âpres au profit. Aura aussi droit de cité le tissu des besoins essentiels de toute la population en communication, en transports, en énergie, en logement, en éducation, en vêtir tout simplement. C'est tout un ensemble, qu'il convient de remettre à plat.

Conclusion, il y a du boulot, et il faudra s'y mettre tous ensemble. Le Capital est un ennemi formidable, d'autant plus qu'il donne l'illusion à beaucoup de les en faire profiter, ce qui est un leurre bien entendu.

dimanche 5 mai 2013

Etat du monde : un scénario que rien ne dément (LGS)

Vu ce matin sur le Grand Soir , une analyse courte, mais percutante de ce que les fous de l'argent mijotent jour après jour. Fous, hélas, au strict sens du terme, tant ce qui régit leurs actions est parfaitement insensé tout en restant d'une grande logique.

Etat du monde : un scénario que rien ne dément


Et si la Libye, l’Irak et des pays à venir devaient constituer le champ expérimental de privatisation de la violence en détruisant le monopole qu’en avaient les États ? En tout cas, cela en a tout l’air...
La situation internationale donne l’impression que les stratèges de la reconquête des espaces perdus ont trouvé la solution qui leur économise une implication coûteuse en matériels et en hommes. De même qu’elle a l’avantage de ne rien laisser au hasard d’une reconfiguration du pouvoir politique qui leur serait hostile.

Le chaos, établi et maintenu loin des centres de profit, fixe la menace d’une résistance à la prédation, qui peut prospérer à son aise.

Dans le même temps, les revendications économiques et sociales se dissolvent dans la lutte pour la survie ou de la guerre de tous contre tous. Une lutte qui pousse au regroupement identitaire ou mafieux, au refuge dans le groupe protecteur, quand la société, la nation, qui jouait ce rôle, s’est effondrée.

On aura atteint l’étape décisive de démantèlement des projets nationalistes ou communistes, qui allaient à l’encontre du déploiement des « forces du marché » et leur soustrayaient des richesses indispensables à leur logique d’accumulation. Sinon, cette entreprise ne serait pas compréhensible.

Le processus, observé dans la périphérie, prend des formes plus subtiles en Occident où les peuples voient leurs « acquis » fondre, sans trouver les formes traditionnelles d’organisation pour les protéger. Alors que, face à la rupture du « contrat social » et à l’affaiblissement de l’État, le développement de la délinquance et le recours à l’émeute servent d’argument à la mise en place d’un discours sécuritaire musclé, on s’achemine vers une exacerbation des conflits sans qu’une alternative ne se profile, autre que fascisante si tant est qu’elle puisse triompher.

Les ingrédients sont le profond discrédit qui frappe la démocratie en vigueur et les personnels politiques qui alternaient au pouvoir : les attaques frontales contre les conditions de vie de la majorité de la population, la dérégulation du marché du travail, l’expansion du chômage et de la précarité, et une communication qui sème la peur de l’autre.

Autant de facteurs qui laissent entrevoir une confrontation majeure entre les États et la société, sur fond d’exploitation du communautarisme, au premier chef, et de violences qui pourraient entraîner des ruptures irrémédiables de groupes sociaux entiers, constitués en riposte à la répression qui ne manquera pas de se généraliser.

Un remake de la « République de Weimar » (Allemagne) est à l’œuvre, avec, en principe, l’expérience en plus.

En ce sens, les soubresauts internes aux puissances industrialisées peuvent, toutefois, être canalisés dans une « solidarité nationale » vers la consécration d’un retour aux empires coloniaux, qui ont été à la base du boom économique et de la prospérité. Ils en sont certainement l’un des moteurs, même si la ploutocratie bancaire ne se préoccupe pas de la stabilité des pouvoirs en place et maintient sa dictature budgétivore qui produit pauvreté et révolte.

A. H.
URL de cet article 20464

vendredi 26 avril 2013

Une nouvelle Constitution, vite !

Citoyenneté, droits fondamentaux, perspectives d'avenir pour tous sont de jour en jour davantage laminés. Il faut réagir. Le Front de Gauche milite pour une Sixième République, ambition que désormais Arnaud Montebourg ne pense plus à défendre (ou ne peut plus ?). On aimerait que les autres composantes de la Gauche puissent s'exprimer partout sur ce point, sur des choix à la fois de société et de politique générale.

Que disent ceux du NPA ? (je me permets de citer un article récent, camarades)


Le NPA appelle à manifester le 5 mai prochain (voir Tout est à nous ! n°191) mais ne signe pas l’appel du Front de gauche à cette manifestation. Explications. La crise économique, l'offensive du gouvernement et du Medef contre le monde du travail, ainsi que le séisme politique provoqué par les aveux de Cahuzac, nécessitent une riposte sur le terrain social et politique. Cela ne doit faire aucun doute et le 5 mai sera pour nous l’occasion de manifester contre l’austérité, reprendre la rue à la droite et à l’extrême droite homophobe, s’opposer au gouvernement en avançant des mots d’ordre sociaux et démocratiques. Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont pris unilatéralement l’initiative d’appeler à manifester le 5 mai pour une VIe République. Nous partageons l’idée qu’il faut en finir avec les institutions de la Ve République, mais pour la remplacer par une démocratie réelle. Une démocratie qui mette fin au pouvoir de l’argent au profit d’assemblées élues, qui impose le contrôle direct de la population sur les éluEs rémunéréEs à un niveau équivalent du salaire moyen, révocables, qui interdise les concentrations des pouvoirs et le cumul des mandats. Une démocratie permettant à la grande majorité de se représenter elle-même, de prendre ses affaires en main. C'est notre différence et notre désaccord avec la VIe ­République défendue par le Front de gauche.
La démocratie jusqu'au bout : la mobilisation !
Le Front de gauche conçoit cette nouvelle République comme un régime d’assemblées, dans le cadre des institutions bourgeoises pensées pour gérer ce système. Comment peut-on poser la question de nouvelles formes d’organisation démocratiques et sociales sur les lieux de travail, dans les villes et les quartiers si tout doit changer par et au sein des institutions de la ­République ? La rupture nécessaire, qui s'appuie sur la mobilisation et l'engagement du plus grand nombre, n’est pas au cœur de la démarche du Front de gauche. Celui-ci propose, pour reprendre les mots de son ex-candidat à la présidentielle, « un coup de balai »… tout en conservant le régime parlementaire et même la présidence de la République, sans intervention populaire.
Dans la vision du Front de gauche, il n’y a aucune proposition de fonctionnement et de vie démocratique s'appuyant et favorisant l’auto-­organisation et l’autogestion populaire, et ses conceptions de réorganisation économique relève plus de l’étatisation que d'une réelle socialisation. De même, nous ne partageons pas les points de vue présentant le processus constituant pour une VIe République comme un « préalable » à la bataille pour une alternative, pour une autre société. Sur ce plan, il ne peut y avoir de préalable, si ce n’est la défense de toutes les revendications sociales et démocratiques qui favorisent la lutte et la mobilisation du plus grand nombre.
Notre approche, c’est celle d’une république, démocratique et sociale, qui rompe avec le capitalisme et ses institutions : depuis celle des communards de 1871 jusqu'aux aspirations que l'on retrouve dans le mouvement des indignéEs, pour « une démocratie réelle » bousculant toutes les institutions garantes de ce système. C'est le sens que nous donnons à notre présence dans la rue le 5 mai.
Sandra Demarcq

Je suis d'accord avec cette analyse. La donne doit changer, et en particulier nous ne devons en aucun cas être liés à une union européenne qui veut nous dicter sa loi, celle que nous, peuple, avons refusée clairement le 29 mai 2005 malgré les très fortes pressions des médias. C'est dire combien le rejet était manifeste ! La décision collective directe doit devenir la règle, la délégation l'exception (application dans le détail de grandes orientations collectives).  Nous travaillons depuis plus d'un an sur des propositions pour une nouvelle donne constitutionnelle, il est dommage que plusieurs initiatives existent, mais en même temps s'ignorent, voire se repoussent. Tout dépend, probablement, de ce que les initiatives veulent garder de l'ordre actuel, et des vraies nouveautés qu'elles veulent apporter.

Il faudra que dans la Constitution même soient définies des prémisses que même celle de 1793 n'avait pas osées, comme la notion essentielle de propriété.  J'en avais esquissé quelques traits déjà. La propriété pleine et entière, par définition, n'existe pas puisque celui qui meurt (et tout vivant meurt un jour) est débouté de ses "possessions" par la Nature, y compris celle de son propre corps. A partir de cette constatation évidente, il est logique de ne donner à chacun qu'un droit d'usage sur ce dont il a besoin pour assurer sa survie. A la collectivité de veiller à ce que ce droit fondamental soit respecté pour tous sans exception. N'en seraient frustrés que ceux qui, précisément, rejettent les règles communes (ce que les Anciens appelaient l'ostracisme, décidé à la suite d'un procès).

Qui dit fin de la possession au sens plein ( usus + fructus + abusus ), dit également disparition du PROFIT et la monnaie si elle perdure n'est plus strictement qu'un moyen d'échange, et non un moyen de thésaurisation. Rappelons (citation de Wikipedia) ce qu'est actuellement le droit de propriété.

Le droit de propriété est classiquement défini comme comprenant trois attributs fondamentaux, issus du droit romain :
  • L'usus, droit d'utiliser un bien, d'en jouir sans le transformer
  • Le fructus, droit de disposer des fruits (récoltes, revenus, dividendes...) de ce bien
  • L'abusus, droit de transformer ce bien, de s'en séparer (de l'aliéner) ou de le détruire.
Les deux premières subdivisions, lorsqu'elles ne sont pas accompagnées de la troisième, constituent l'usufruit, droit réel qui confère à son titulaire le droit d'utiliser et de percevoir les revenus et les biens qui appartiennent à une autre personne. Ce droit est précaire car il prend fin à la mort de l'usufruitier.
L' abusus non accompagné d' usus et de fructus est aussi appelé « nue propriété ».

C'est donc ce mécanisme qu'il va falloir transformer, dans l'intérêt de tous (insistons bien sur ce terme, tous ).  Actuellement, n'y est partie prenante qu'une partie de la population, même si elle est, heureusement, majoritaire. Au nom du principe primordial d'égalité, nul ne doit se retrouver complètement démuni des droits de se sustenter, de se vêtir, de se loger, de s'éduquer, de s'exprimer, de se soigner.

La Constitution est urgente ? C'est clair.  Nul ne doit utiliser autrui comme un outil pour sa propre magnification, quelle soit médiatique ou pécuniaire. Nul ne doit se retrouver brimé par des Institutions parce qu'il a publiquement et avec l'assentiment de ses pairs défendu la santé et l'avenir de tous. L'avenir de tous ! Voilà notre critère le plus important, sans doute. Celui que des (in)humains sans vergogne violent tous les jours.

samedi 13 avril 2013

Une nouvelle constitution ? Proposition pour modifier celle-ci

A partir de la mouture actuelle de la constitution de 1958, je me suis proposé de modifier article par article celle-ci, pour approcher une nouvelle donne relativement peu différente, mais tout est toujours dans les nuances. Cela ne m'empêche pas d'avoir toujours en ligne de mire une toute autre donne, mais nos concitoyens n'y consentiraient pas.

Commençons. (ne figurent que des articles modifiés)
ARTICLE PREMIER.
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
Cette partie est modifiée comme suit : La race humaine étant unique, la République assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
On notera la disparition de la décentralisation liée aux régions, amenées à être supprimées

La loi s'efforce de favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales. 

  ARTICLE 2.
La langue de la République est le français. 
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. 
L'hymne national est « La Marseillaise ». 
La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
"De l'Égalité jaillira la Fraternité, elles seront les bases de la liberté" 
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
ARTICLE 3.
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce directement, par la voie du référendum ou par ses représentantsLe référendum devient prioritaire, de façon logique, face au Parlement
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.  
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.  (que vient faire ici le mot "égal" ?)
Le suffrage est toujours direct, universel, et secret.
Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. Des lois organiques préciseront le droit des étrangers à voter.
ARTICLE 4.
Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du au débat sur le suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l'article 1er dans les conditions déterminées par la loi.  
La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. 
ARTICLE 6.
Le Président de la République est élu pour cinq neuf ans au suffrage universel direct. 
Nul ne peut exercer plus de deux un mandats consécutifs
Les modalités d'application du présent article sont fixées par une loi organique 
ARTICLE 7.
Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. Seuls peuvent s'y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. Si le candidat en tête au second tour n'obtient pas 25 pour cent plus une voix du total des électeurs inscrits, un nouveau scrutin complet est mis en place,

Le scrutin est ouvert sur convocation du Gouvernement.

L'élection du nouveau Président a lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice.

En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les fonctions du Président de la République, à l'exception de celles prévues aux articles 11 et 12 ci-dessous, sont provisoirement exercées par le président de l'Assemblée et, si celui-ci est à son tour empêché d'exercer ces fonctions, par le Gouvernement.  (on indique déjà ici que le Sénat n'existe plus, d'où disparition de l'article 24)

En cas de vacance ou lorsque l'empêchement est déclaré définitif par le Conseil constitutionnel, le scrutin pour l'élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de force majeure constaté par le Conseil constitutionnel, vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus après l'ouverture de la vacance ou la déclaration du caractère définitif de l'empêchement.

Si, dans les sept jours précédant la date limite du dépôt des présentations de candidatures, une des personnes ayant, moins de trente jours avant cette date, annoncé publiquement sa décision d'être candidate décède ou se trouve empêchée, le Conseil constitutionnel peut décider de reporter l'élection.

Si, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l'élection.

En cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats les plus favorisés au premier tour avant les retraits éventuels, le Conseil constitutionnel déclare qu'il doit être procédé de nouveau à l'ensemble des opérations électorales ; il en est de même en cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats restés en présence en vue du second tour.

Dans tous les cas, le Conseil constitutionnel est saisi dans les conditions fixées au deuxième alinéa de l'article 61 ci-dessous ou dans celles déterminées pour la présentation d'un candidat par la loi organique prévue à l'article 6 ci-dessus.
Le Conseil constitutionnel peut proroger les délais prévus aux troisième et cinquième alinéas sans que le scrutin puisse avoir lieu plus de trente-cinq jours après la date de la décision du Conseil constitutionnel. Si l'application des dispositions du présent alinéa a eu pour effet de reporter l'élection à une date postérieure à l'expiration des pouvoirs du Président en exercice, celui-ci demeure en fonction jusqu'à la proclamation de son successeur.

Il ne peut être fait application ni des articles 49 et 50 ni de l'article 89 de la Constitution durant la vacance de la Présidence de la République ou durant la période qui s'écoule entre la déclaration du caractère définitif de l'empêchement du Président de la République et l'élection de son successeur.
ARTICLE 11.
[dispositions en vigueur] Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut doit soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale1 de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.

Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat.

Lorsque le référendum a conclu à l'adoption du projet de loi, le Président de la République promulgue la loi dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats de la consultation
ARTICLE 15.
Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale. Sauf attaque du sol national, il ne peut déclarer la guerre qu'à la suite d'un vote positif des deux tiers de l'Assemblée Nationale

L'ARTICLE 16 est supprimé (prise en main de tous les pouvoirs par le président en cas de "force majeure", arme terrible)

L'ARTICLE 17 est supprimé (droit de grâce hérité de l'ancien régime)

 L'ARTICLE 18 est supprimé (communication du président à l'Assemblée, sans droit de délibérer sur ce texte pour celle-ci)
ARTICLE 27. 
Tout mandat impératif est nul.  suppression de cet alinéa. Chaque candidat est lié à ses électeurs par le programme qu'il a énoncé avant le scrutin, ou par le mandat qui lui a été donné.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel. 
La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d'un mandat.
 
ARTICLE 35.
La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement sous réserve d'une majorité des deux tiers sauf attaque directe du sol national. Si le parlement n'est pas en session, une session extraordinaire est convoquée.

Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote.
Le gouvernement n'est pas autorisé à faire intervenir les forces armées à l'étranger, sauf cas exceptionnels où le parlement prendrait, à la majorité des deux tiers, l'initiative de le lui permettre

Lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement. Il peut demander à l'Assemblée nationale de décider en dernier ressort.
ARTICLE 40.
Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique.
Si le Parlement n'est pas en session à l'expiration du délai de quatre mois, il se prononce à l'ouverture de la session suivanteUne proposition de loi aggravant les charges de l'État peut être recevable, au même titre qu'une autre : c'est à l'Assemblée d'en décider.
ARTICLE 44.
Les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d'amendement. Ce droit s'exerce en séance ou en commission selon les conditions fixées par les règlements des assemblées, dans le cadre déterminé par une loi organique.

Après l'ouverture du débat, le Gouvernement peut s'opposer à l'examen de tout amendement qui n'a pas été antérieurement soumis à la commission.

Si le Gouvernement le demande, l'assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement. le gouvernement ne peut s'opposer au vote d'un amendement.
ARTICLE 45.
Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les deux assemblées du Parlement en vue de l'adoption d'un texte identique. Sans préjudice de l'application des articles 40 et 41, tout amendement est recevable en première lecture dès lors qu'il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis.

Lorsque, par suite d'un désaccord entre les deux assemblées, un projet ou une proposition de loi n'a pu être adopté après deux lectures par chaque assemblée ou, si le Gouvernement a décidé d'engager la procédure accélérée sans que les Conférences des présidents s'y soient conjointement opposées, après une seule lecture par chacune d'entre elles, le Premier ministre ou, pour une proposition de loi, les présidents des deux assemblées agissant conjointement, ont la faculté de provoquer la réunion d'une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion.

Le texte élaboré par la commission mixte peut être soumis par le Gouvernement pour approbation aux deux assemblées. Aucun amendement n'est recevable sauf accord du Gouvernement.

Si la commission mixte ne parvient pas à l'adoption d'un texte commun ou si ce texte n'est pas adopté dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, le Gouvernement peut, après une nouvelle lecture par l'Assemblée nationale et par le Sénat, demander à l'Assemblée nationale de statuer définitivement. En ce cas, l'Assemblée nationale peut reprendre soit le texte élaboré par la commission mixte, soit le dernier texte voté par elle, modifié le cas échéant par un ou plusieurs des amendements adoptés par le Sénat.


Si le président de la République est accusé de traîtrise, de manquements graves aux devoirs de sa charge, l'Assemblée s'érige en urgence en Haute Cour pour prononcer sa déchéance, supprimant ainsi l'immunité auquel il a droit pendant son mandat.


Le président de l'Assemblée assure l'intérim, et une nouvelle élection est mise en place selon les modalités de l'article 7,
 Là, les mots d'un article devenu sans objet du fait de la disparition de la "haute assemblée" sont remplacés par des modalités de mise en cause du chef de l'État. 
 
ARTICLE 48.
Sans préjudice de l'application des trois derniers alinéas de l'article 28, l'ordre du jour est fixé par chaque l'assemblée.

Deux semaines de séance sur quatre sont réservées par priorité, et dans l'ordre que le Gouvernement a fixé, à l'examen des textes et aux débats dont il demande l'inscription à l'ordre du jour. Le gouvernement perd l'initiative de l'ordre des débats

En outre, l'examen des projets de loi de finances, des projets de loi de financement de la sécurité sociale et, sous réserve des dispositions de l'alinéa suivant, des textes transmis par l'autre assemblée depuis six semaines au moins, des projets relatifs aux états de crise et des demandes d'autorisation visées à l'article 35 est, à la demande du Gouvernement, inscrit à l'ordre du jour par priorité.

Une semaine de séance sur quatre est réservée par priorité et dans l'ordre fixé par chaque assemblée au contrôle de l'action du Gouvernement et à l'évaluation des politiques publiques.

Un jour de séance par mois est réservé à un ordre du jour arrêté par chaque assemblée à l'initiative des groupes d'opposition de l'assemblée intéressée ainsi qu'à celle des groupes minoritaires.

Une séance par semaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires prévues à l'article 29, est réservée par priorité aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement.  
ARTICLE 54.
Si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, par le Premier ministre, par le président de l'une ou l'autre assemblée ou par soixante députés ou soixante sénateurs, a déclaré qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver l'engagement international en cause ne peut intervenir qu'après révision de la Constitution. l'engagement international est caduc. La Constitution n'est pas révisée pour s'y plier. Ce changement implique que par exemple se soumettre à un traité qui modifie le texte fondamental ne saurait être accepté

ARTICLE 67 supprimé (irresponsabilité du chef de l'État pendant son mandat)
ARTICLE 68.
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de trahison, forfaiture ou manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.

La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.

La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.

Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article.
ARTICLE 68-1.
Les membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis.

Ils sont jugés par la Cour de justice de la République.

La Cour de justice de la République est liée par la définition des crimes et délits ainsi que par la détermination des peines telles qu'elles résultent de la loi.
La cour spéciale de justice n'existe plus. De ce fait :
ARTICLE 68-2supprimé
ARTICLE 68-3. supprimé
TITRE V  - DE L'UNION EUROPÉENNE supprimé tout entier

Rappel : ne sont indiqués ni les articles inchangés par rapport au texte officiel actuellement en vigueur, ni ceux où la seule différence concerne la mention du Sénat.

Les modalités proposées apportent un poids accru à l'Assemblée Nationale, désormais seule membre du Parlement (plus de réunion en Congrès à Versailles), mais aussi aux citoyens, bien plus souvent sollicités directement par référendum.  La Constitution ne peut plus être modifiée pour se mettre en conformité avec un Pouvoir extérieur, c'est à lui d'être acceptable vis-à-vis de cette Constitution.

dimanche 31 mars 2013

De Weimar... au cauchemar

Vu ce commentaire de Macarel, sur le blog du Yeti : à méditer longuement.

Vous entendez, "là-haut" ?

15. Le 30 mars 2013, 20:44 par Macarel
 Répondre à ce commentaire par Macarel
Angela Merkel en meeting à Leipzig
Petit échange avec Paul Jorion sur son blog, cette après-midi.

A propos de l’analogie de la situation actuelle avec la République de Weimar, il m’a répondu:
La zone euro : 17 républiques de Weimar (sauf l’Italie, espérons que cela la sauvera, elle a déjà beaucoup donné).

Pour l’Italie
Ils n’ont pas de gouvernement de Weimar parce qu’ils n’ont plus la capacité de former un gouvernement : trop d’abstentionnistes et trop de votes de protestation parmi les derniers électeurs qui prennent la peine d’aller voter.

Quoi qu’il en soit 17 Républiques de Weimar à la fois cela fait beaucoup.

17 pays mettant en œuvre en même temps des mesures de déflation compétitive, voilà une excellente recette pour couler tous ensembles, y compris in fine l’Allemagne et ses satellites. Comment 17 pays qui commercent principalement entre eux pourraient-ils simultanément arriver à avoir des excédents commerciaux. Pour l’instant les pays “fourmis” ont accumulé des excédents parce que les pays “cigales” ont accumulé des déficits et des dettes. Ou alors il faudrait que les pays “fourmis” deviennent “cigale” et vice-versa, mais connaissant les tempéraments nationaux de chacun, ce n’est même pas la peine d’y songer.

Mais malgré tout, tout le monde y va en klaxonnant, un tel manque de clairvoyance collectif “forcerait le respect”, si les conséquences présentes et à venir n’étaient pas aussi funestes pour nos sociétés.

Les “jeux olympiques” des politiques d’austérité vont donc continuer, c’est à qui coupera le plus dans les assurances sociales, dans les systèmes de retraite, dans les taxes sur le capital, et les déficits, les dettes continueront à augmenter, sur fond d’explosion du chômage.

Au final, le “pays gagnant” sera celui qui verra le premier accéder à sa tête un parti national-populiste d’extrême-droite.

-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-


Et Macarel nous livre un lien tout-à-fait édifiant vers un billet de Jacques Sapir...

Ne nous leurrons pas : aussi longtemps que nous, pays d'Europe de l'ouest (pour ceux de l'est, c'est encore un autre cas), serons liés par un traité de Lisbonne dont nos citoyens ne veulent pas, tout sera bloqué et catastrophique. Le dénoncer unilatéralement est indispensable, quitte à garder l'euro comme monnaie d'échange, tout en appliquant à son encontre un coefficient de dévaluation (ou réévaluation pour certains) variable interne à chaque pays selon ses spécificités. C'est bien entendu ce que Merkel ne veut surtout pas, mais un gouvernement courageux peut le lui imposer. Malheureusement, et je l'ai dénoncé depuis longtemps, même Mélenchon n'est pas prêt à donner du poing sur la table à ce point. Je ne parle même pas des autres....