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dimanche 12 janvier 2014

Le retour des polices de la pensée et de la force : 1934, 1984, 2014

Mille neuf cent trente-quatre. Les hordes de la Force se prenant pour le Droit ont failli réussir leur coup d'État. Le 6 février leur tentative échoue. Dans la même période, les mêmes, ou leurs cousins proches ont réussi en Italie, en Espagne et en Allemagne. En Grande-Bretagne aussi, bien que leurs adhérents atteignent 50 000 en 1934, et 100 000 sympathisants,  ils ont connu l'échec.


Mille neuf cent quatre vingt-quatre . C'est l'année où est censé se passer un livre devenu incontournable, le 1984 de George Orwell (édité en 1949). Le hasard ? Ce livre, que le fournisseur tous azimuts Amazon proposait aussi bien sur papier que sous forme dématérialisée vient d'être retiré de la vente numérique, au prétexte que la firme n'en possédait pas les droits. Réaction plutôt lente. Serait-ce que le côté subversif et prémonitoire de l'ouvrage pourrait donner des idées à son lectorat, alors que les révélations Snowden ont donné un relief tout particulier à un Big Brother bien réel ?

Deux mille quatorze.  Le forcing sur tous les plans de la paranoïa chez les politiciens et leurs sponsors banquiers et industriels, peut-être exacerbée par le déficit colossalement abyssal du pays résolu à être le patron du monde entier, se révèle au grand jour malgré les efforts d'agences d'espionnage pléthoriques. Plus elle sont chères, plus les armées sont abreuvées de nouvelles armes souvent à usage "civil". Les maîtres espions et leurs sponsors politiques ne respectent plus aucune liberté, aucun droit fondamental et évident comme celui à la vie, excepté dans les encore nombreux endroits où la possibilité d'avortement des femmes et de départ dans la dignité n'est pas reconnue. Un vrai paradoxe. Massacrer une noce au Pakistan est parfaitement légal. Débarrasser d'un apport encombrant une fillette violée ne l'est pas. Cherchez l'erreur.

C'est dans ce contexte, dont on rappelle qu'il est quasi mondial, que la liberté d'expression n'est plus reconnue dans notre pays pour des prétextes décriés par tous les spécialistes du droit. La censure a priori a fait son hideuse entrée dans un contexte légal très controversé. Un arrêt du Conseil d'État, élément important de l'État républicain, bâclé en moins de deux heures par un unique juge au profil pas forcément incontestable dans le cas de figure en question, voilà qui ne donne guère de légitimité à une décision contrevenant à nos textes fondamentaux.

Que l'amuseur public mis en cause se montre imprudent et provocateur, voilà qui peut se juger a posteriori "sur pièces", dans l'ambiance feutrée et sereine d'un palais de justice. Qu'un  ( )inistre apparemment en rage oblige pratiquement la Justice au plus haut niveau à se déjuger, voilà une attitude grave, et dont je crains qu'elle ne soit irresponsable. Autant avouer alors franchement que nous sommes en dictature. Dictature dont on peut mesurer la portée, avec des interventions en "OPEX" dans différents endroits du monde.

Ce fut la Libye, où "un dictateur" préférant utiliser l'argent du pétrole pour apporter le bien-être à ses compatriotes au lieu de le laisser aux multinationales, est assassiné, et son pays par la même occasion. L'encadrement et les commandos français étaient là. L'assassin également, qui vient de décéder "violemment" en France. Ce fut la Syrie, où la capture d'officiers français encadrant des djihadistes rend difficile à jouer une certaine neutralité.  Ce fut la Côte d'Ivoire, où "nos" soldats ont aidé un sanguinaire Ouattara à prendre le pouvoir, parce que les antécédents de celui-ci au FMI assuraient d'une meilleure souplesse envers "nos dirigeants". Son prédécesseur Gbagbo était trop défenseur de ses compatriotes, un peu à la manière de Kadhafi. C'est le Mali, où les mêmes djihadistes, ainsi que ceux armés en Libye, se heurtent désormais aux troupes officielles françaises, celles qui défendent l'approvisionnement en uranium du Niger pour Areva et EDF.

Nous nous retrouvons dans une position où l'extérieur, dirigé directement la plupart du temps depuis l'Élysée, est une réplique assez fidèle de celle de Washington. Cette politique, à une période où les citoyens français sont de plus en plus précaires, coûte très cher, présente une légitimité catastrophique, et vire vraiment à l'inacceptable.

Nous nous retrouvons dans une position où l'intérieur est sous la coupe de plus en plus arbitraire d'un homme qui dicte ses propres ordres pardessus toutes nos lois, au mépris des droits de nos compatriotes et en conjonction avec des extrémistes qui font la même chose dans le pays qu'ils dirigent. Il est vrai qu'il se prévaut de "son lien éternel" avec ces gens-là, quitte peut-être à s'asseoir sur les lois de son propre pays (ou en est-il encore citoyen, s'il l'a déjà été ?).

La situation est désormais claire. Les instances supérieures en France sont dans les mains de personnages qui n'ont rien à voir avec nos concitoyens.  C'est vrai dans le domaine bancaire, dans la grande industrie et l'économie en général, c'est vrai en politique intérieure et extérieure. Faudrait-il désormais un coup de balai ? Pour la petite histoire, face aux "forces de l'ordre" qui apportent toujours le désordre (mais sur ordre) là où elles interviennent,  on peut noter l'attitude responsable, citoyenne, des personnes jeunes et plus âgées venant pourtant parfois de quartiers à la vie difficile. L'hôte de Beauvau attendait des troubles, il a vu les citoyens chanter la Marseillaise. Aïe, raté !



mercredi 8 janvier 2014

Je l'appelle Quenelle, parce qu'elle me fait de l'effet

Est-ce aussi de l’humour ? Selon le Gorafi (déjà un doute entre, s’installe, commande un panaché sans alcool, renverse son verre...) le nommé M’Bala M’Bala serait selon ses dires un provocateur du Mossad depuis 2003. Paraît-il pour agglutiner des "antisémites" incités à donner, en même temps que de l’argent, leurs coordonnées. Amusante, l’opération. D’autant plus que, effectivement, dans ce cas de figure c’est exactement ce qu’il aurait fait, avec le succès que l’on sait.

Pendant ce temps-là, l’Élysée roule les mécaniques du côté de Bamako, avec l’argent qui aurait pu contribuer à diminuer le chômage (des mercenaires français ?). Tout le monde trouve cela trrèèèès bien, et retourne se taper une quenelle aux champignons garantis Mururoa.



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lundi 25 février 2013

La Voix de la Russie - L'opération au Mali est en voie d'achèvement (Hollande)


олланд мали олланд мали франция мали

Photo : EPA

Le président français François Hollande a déclaré samedi dernier que les troupes françaises sont entrées dans la phase finale de l'opération au Mali. Selon le président français, l'armée a besoin d'effectuer quelques raids dans les zones de montagne.
Hollande a également remercié les troupes de Tchad de répression de la résistance des militants islamistes. Deux soldats de l'armée du Tchad ont été tués vendredi dernier, les militants ont perdu 65 personnes. Environ 2000 soldats tchadiens dans les forces de l'Union africaine ont participé aux affrontements militaires au Mali.



Et maintenant ? Bien entendu, rien n'est résolu, rien n'est joué, la partie de cache-cache continuera, comme elle l'a fait en Afghanistan avec le bonheur que l'on sait.

désert dans le Mali
Avantage : au Mali, dans cette région où les limites sont le ciel et le sable, on ne sait rien de ce qui s'est passé, de ce qui se passe, de ce qui se passera. Si un journaliste indépendant s'était aventuré à enquêter seul, sur place, avec de vrais faits observés par lui-même, "une balle perdue" particulièrement précise aurait probablement mis fin à ses investigations.

C'est ce qui était arrivé à un homme, devenu un ami du copain qui tchattait avec lui une ou deux heures par jour dans des conditions précaires (en anglais) et que nous avions aidé à "couvrir" avec de faibles moyens le commencement de "l'insurrection" en Cyrénaïque, en février-mars 2011. Il était inquiet, plus pour son pays que pour lui-même, et il avait raison. Le 19 mars un sniper l'a abattu d'une balle en pleine tête ("balle perdue ?). Et aujourd'hui on sait le désastre qu'est devenue la Libye. Pauvre Mo (Mohammed Nabbous), tu ne verras pas ce désastre, mais ton enfant qui est né depuis, si.

Au Mali, ce sera à coup sûr le même désastre, sous d'autres formes. Comme il n'y aura sans doute pas d'autres Mo pour le conter, nous en France n'en saurons rien. N'y a-t-il pas là un abus ? D'autant que le gouvernement n'a pas démenti avoir utilisé des munitions à l'uranium appauvri, dont on connaît les dangers à long terme (voir à Falloudjah par exemple, ou à Gaza).

Quand la politique "couvre" de telles horreurs, avec un couvercle bien hermétique, ne doit-on pas se poser des questions sur ceux qui la pratiquent ainsi avec aplomb ? Le site Reporterre n'hésite pas à employer les termes "crime contre l'Humanité". Appliqués à notre pays, cela ne rend pas fier.

Citoyens, ne sommes-nous pas là au bord du gouffre ? Au nom du profit pour quelques-uns, et d'arguments "énergétiques" liés à un choix de production électro-nucléaire dont même le Japon commence à reconnaître les limites, des "responsables" engagent notre avenir dans un sens de plus en plus nauséabond, et ce quelle que soit leur "étiquette" politique. Ne serait-il pas temps de leur enjoindre, soit de se soumettre vraiment à une nouvelle donne, soit à se démettre au bénéfice d'un véritable autre choix ?

vendredi 22 février 2013

Du Petit Blanquiste - Vigné d'Octon et les crimes coloniaux de la République

Décidément, nos amis les blogueurs de gauche se déchaînent. Voici encore un document essentiel, à verser au crédit de JPD le Petit Blanquiste.

 

21 février 2013

Vigné d'Octon et les crimes coloniaux de la République

Paul Vigné d'Octon.PNGA un moment où l’armée française nous rejoue sans gloire la prise de Tombouctou, le moins qu’on puisse faire est de rappeler comment, à une autre époque, d’autres soldats de la République ont martyrisé cette région d’Afrique.

Paul Vigné d’Octon, médecin de la Navale, affecté au Sénégal puis en Guinée dans les années 1880, en a été le témoin révolté.

En 1885, il accompagne une colonne d’infanterie de marine chargée de consolider le contrôle de la France sur la région des Rivières du Sud (Guinée actuelle) alors divisée par des rivalités entre deux chefs locaux. La mission est d’appuyer un camp contre l’autre en supprimant trois villages et en faisant disparaître leurs chefs. Les villages sont effectivement brulés et leurs chefs abattus avant que la troupe française se replie abandonnant le terrain à ses supplétifs qui torturent et achèvent les blessés. [1]

Ecœuré par cet épisode et par bien d’autres, et désireux de témoigner de tout ce qu’il voit, Vigné expédie d’abord des articles à des journaux sous des pseudonymes divers puis démissionne finalement de l'armée.

Peu après, il se présente à la députation dans sa circonscription de l’Hérault. Il est élu et sera réélu deux fois. [2]

A la Chambre des députés, il accuse la politique coloniale de la France et s'oppose à l'octroi des crédits destinés à financer les expéditions militaires.

Quand il interpelle le chef du gouvernement c'est pour lui demander de mettre fin à la politique de conquête coloniale, cause de « ces actes abominables » qui « porteraient à croire que les véritables sauvages ne sont pas au Soudan ». [3]

C'est lui encore qui dénonce le massacre perpétré dans le village d’Ambike à Madagascar. Un adjoint de Galliéni, gouverneur de l’île, commande ce meurtre de nuit contre une population endormie. Mitraillées ou éventrées à la baïonnette, les victimes (femmes et enfants compris) se comptent entre 2.500 et 5.000.

« Quand il fit grand jour, la ville n’était plus qu’un affreux charnier dans le dédale duquel s’égaraient les Français, fatigués d’avoir tant frappé », raconte Vigné.

En 1899, il sera celui qui révèle les crimes que l’armée française est en train de commettre en Afrique où, durant une mission de reconnaissance sur des territoires situés entre le Niger et le Tchad, deux officiers, le capitaine Voulet et le lieutenant Chanoine, se livrent à des massacres monstrueux jonchant leur parcours de milliers de cadavres, et de villages dévastés et incendiés.

Le gouvernement finira par ordonner l’arrestation des deux officiers mais l’affaire est enterrée par la Chambre des députés qui rejette à une écrasante majorité la commission d'enquête demandée par Vigné.

En 1910, Vigné obtient du gouvernement l'autorisation de conduire une mission d'information en Afrique du Nord au désagrément des milieux coloniaux qui le redoutent, certains le considérant « plus dangereux que les criquets »...

Persuadé que le gouvernement allait censurer ses rapports, Vigné les fait publier dans les colonnes du journal antimilitariste La Guerre sociale, puis les regroupe dans une brochure intitulée La Sueur du Burnous. Il y dénonce notamment les spoliations des meilleures terres tunisiennes : « On ne compte plus le nombre de tribus qui après avoir été chassées des terres assez fertiles qui les nourrissaient et refoulées sur un sol ingrat, en ont été dépouillées le jour même où l’on y découvrit des richesses minières à exploiter... »

Après la guerre 1914-1918, il publie un nouveau pamphlet où il condamne entre autres les atrocités de la guerre menée en Syrie et au Liban lors de l’expédition du général Gouraud.
Ho Chi Minh A.JPGC'est aussi à cette époque, qu'un jeune vietnamien Nguyen Aï Quoc (le futur Ho Chi Minh) demande à le rencontrer. De leur travail en commun  à la Bibliothèque nationale, celui qui conduira les guerres de libération de son pays contre la France et les Etats-Unis puise des éléments qui contribueront à l’écriture de deux de ses brochures : Les opprimés et Procès de la colonisation. [4]

Il est devenu de bon ton d’affirmer que les crimes et exactions qui accompagnèrent les conquêtes et les occupations coloniales se sont déroulées dans un silence complice généralisé et que ce serait un archaïsme d’affirmer le contraire. L’exemple de Paul Vigné d’Octon nous montre que c’est faux. Même à contre-courant, il y a toujours eu des opposants à l'impérialisme français et à ses crimes. Aujourd'hui, encore !

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[1] Le même scénario semble se reproduire aujourd’hui quand, après avoir pris le contrôle d’une ville, l’armée française la livre à l’armée malienne qui y procède à des exécutions sommaires de Touaregs et d’Arabes.
[2] La base de données de l’Assemblée nationale ne lui consacre aucune biographie.
[3] Il s’agit, au temps de l’Afrique occidentale française, du « Soudan français » ou « Soudan occidental » devenu aujourd’hui le Mali.
[4] En exergue de ce dernier écrit, Ho Chi Minh place une citation de Paul Vigné d’Octon : « Après avoir volé des terres fertiles, les requins français prélèvent sur les mauvaises terres des dîmes cent fois plus scandaleuses que les dîmes féodales. »

samedi 2 février 2013

El-Hadji Baba Haïdara surprenant, au Mali

El-Hadji Baba Haïdara, cité par le Nouvel Obs, est le député Malien de Tombouctou. Il vient de faire cette déclaration surprenante :
"Tant qu’ils n’abandonneront pas leur Etat d’Azawad, les rebelles du MNLA ne pourront pas être nos interlocuteurs"

Il y a de quoi être inquiet. Quels sont les plus légitimes, dans cette affaire ? Les Touareg de l'Azawad habitent cette région depuis des centaines d'années. Bien entendu, en tant que nomades dans le désert, ils n'ont ni domicile fixe, ni adresse postale, ni papiers d'identité, ni députés les représentant réellement.

Le député de Tombouctou, dans ce contexte, n'est que fort peu représentatif. Donc, s'il y a des dialogues et des négociations à ouvrir, est-ce bien lui qui est habilité à y participer ?

J'ai posé là des questions. Il ne s'agit pas de plaquer des certitudes, mais au contraire de semer le doute sur certaines d'entre elles. 

Quant à la légitimité de la présence française dans le coin, elle est proche de zéro (plutôt en-dessous même).  Ce ne sera certainement pas l'avis d'un certain nombre de politiciens français, le ministre en tête.  Quant à la présence d'un locataire de l'Élysée en ces lieux,  est-elle judicieuse ? Chacun peut s'interroger. La Françafrique était sensée avoir vécu : quid de la réalité de cette affirmation ? La seule justification de la présence de troupes françaises dans cette partie du monde pourrait être le moyen de protéger ce continent encore fragile des vues des financiers et industriels US. Je doute beaucoup de cette motivation dans les démarches de nos diplomates et militaires.

Amis africains, la meilleure chose que nous puissions vous faire, ce serait de repartir, en emmenant de gré ou de force les pions que les Pays du Nord ont semés chez vous, comme le FMIste Ouattara à la légalité de présence particulièrement factice. Votre meilleur défenseur (là, certains vont crier) était récemment le farfelu (cela, je vous l'accorde) Mouammar Kadhafi. C'est bien pourquoi son pays a été envahi, lui, assassiné, et les infrastructures sociales détruites (pas celles relatives au pétrole, bien sûr).

dimanche 27 janvier 2013

De Rem* - TINA soit qui MALI pense !

Mon ami Rem* me fait l'honneur de cette nouvelle version d'un article qu'il a déposé chez Ruminances il y a quelques jours. Je l'en remercie. Il semble, selon lui, qu'il ne soit que la conclusion d'un ouvrage bien plus vaste dont il parlera sans doute. Place à l'écrivain engagé.



TINA soit qui MALI pense !
23 janvier 2013, IN EXTREMIS !! - L'actualité m'impose d'interrompre mes corrections (avec l'aide de quelques ami(e)s, merci !) pour reprendre plume imprévue... : Tout d'abord, de l'amie Martine - qui illustre la couverture - voici son bel article, paru sur «Ruminances» le 19 janvier 2013. Puis ma réaction. 

Aminata Traoré, ma sœur


«Les gens connaissaient leurs difficultés, nous vivions dans une situation sur-réactionnelle au Mali».
Aminata Traoré dénonce en tant que Malienne, ancienne ministre de la culture, femme politique, écrivaine, humaniste, altermondialiste et essayiste, engagée, y compris sur le plan artistique, et, surtout, femme de ce monde...
Aux dernières nouvelles, Aminata était contre une intervention militaire internationale au Mali. Elle craignait, entre autres choses, la maltraitance faite aux femmes en représailles, quels que soient les clans auxquels elles appartiennent.
Elle avait peur aussi d’un jugement fait à l’emporte-pièce sans prendre en compte la trame de la situation globale des forces existantes, entraînant forcement des conséquences catastrophiques et injustes.
Enfin, la soumission des peuples qui s’en suivront avec l’installation plus profonde du monde marchand qui pillera inévitablement, plus qu’à l’accoutumé, les terres dévastées, sous un prétexte ou cause détournés.
Le peuple des Touaregs devient le peuple à abattre, alors qu’ il est victime de misère, comme tous les peuples africains, sauf que les conditions géographiques, géopolitiques, ont précipité beaucoup d’entre eux dans une lutte devenue religieuse, venue de Libye après avoir transité par l’Irak.
Aminata Traoré considère que les pays africains sont des peuples soumis et poussés à la libéralisation par les institutions internationales, les appauvrissant jusqu’à la rupture. Le même processus d’austérité qu’en Europe, les africains y sont accoutumés depuis plusieurs décennies : une dette imposée, impossible à rembourser, des prêts d’argents consentis par le FMI à la condition de laisser s’installer multinationales et libéralisme. 
Pour elle, le printemps arabe n’a rien à envier à la lutte pour la démocratie passé il y a une vingtaine d’année au Mali. Les peuples du nord de l’Afrique pourraient prendre leçon du passé Malien... Le problème reste l’emprise de la globalisation mondiale et de la mainmise du monde marchand sur les dirigeants africains restaurant rapidement l’anti-démocratie, favorisant l'éclosion d’élites et l’aggravation de la pauvreté, le retour à la soumission. Le capitalisme corrompt les relais élus sur place qui deviennent les 1% de maliens prospères naviguant dans les affaires, laissant les autres dans une pauvreté extrême. Ainsi la corruption grandit dans le sens où, comme on le dit en Côte d’ivoire, « débrouiller n’est pas voler ».
Il faut bien trouver un moyen de survivre en Afrique, quand les terres sont arrachées aux agriculteurs, quand les eaux sont vidées des poissons par les multinationales qui exploitent aussi à grande échelle toutes les matières premières à moindre retour. La pollution ouverte à tous les excès. Il n’y a pas de travail, les fonctionnaires, sauf les gradés, ne sont pas payés. Idem dans le privé. Que reste-t-il aux gens ? L’immigration… Il y a aussi l’enrôlement dans l’armée de fanatiques en rage et le milieu mafieux de la drogue.
« Quand on broie les peuples il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils restent assis », dit Aminata Traoré en juin dernier, étonnée que l’on ne fasse cas du peuple malien qui se rebellait : « Les occidentaux sont naïfs, il faut cesser de croire à cette démocratie et voter ne sert à rien. Celui qui sera élu sera celui qui a le plus d’argent et s’il a de l’argent c’est qu’il est le plus corrompu. La Cédéao (CDAO) est dépendante du système extérieur et les peuples africains sont coincés sans pouvoir y échapper. S’il en avait été autrement, si les Touaregs avaient pu vivre dignement, jamais ils ne se seraient fourvoyés avec les combattants islamistes. » 
« Il faut que les africains profitent que l’Europe soit en crise et en perdition pour se réinventer des solutions d’existence conformes à l'esprit de communauté traditionnel» (Aminata Traoré - La démocratie ne suffit pas par legrigriinternational). « Il faut cesser d’adhérer au système européen imposé alors que justement il est en train de se perdre. Tant que le système de la mondialisation restera basé sur la prédation et la subordination, nous vivrons dans un contexte d’insurrection. La meilleure façon de s’en sortir c’est de comprendre tous les enjeux et voir ce qui se passe réellement sans se boucher les yeux. »
Intéressant discours, non ?... Aminata Traoré s’est beaucoup investie dans l’art Africain pressentant qu’il y avait dans cette activité un des débouchés. Elle lutte encore dans ce domaine, même en occident pour la libération et la promotion de l’art qui est l’image des peuples. Je suis heureuse en tant que femme, en tant qu’artiste, de savoir qu’il existe un être comme elle qui a le courage encore et encore d’affronter la réalité avec tant d’objectivité sans se laisser corrompre. Je loue son livre « Le viol de l’imaginaire » qui a sa sortie, il y a déjà plusieurs années, m’a donné le sentiment de me sentir moins seule.
« TINA soit qui MALI pense »
Rappel : TINA est l'acronyme de «There Is No Alternative» de Margaret Thatcher. Tel n'est pas du tout l'avis d'Aminata Traoré, nous rappelait Martine le 19 janvier 2013. Mais ce ne sont que deux femmes suspectes de vaines prétentions à la lucidité !
L'important est l'avis de deux messieurs-biens, lucides présidents de la Françafrique, pardon de la 5° République Française. Le premier dans un historique discours hystérique du côté de Dakar, le second dans un historique acte hystérique du côté de Bamako. Deux variantes d'une même continuité politique «grandiose» (mais dans le «changement», ment le second). Celle d'une France Éternelle, ô cocorico, qui fut coloniale (sans -iste!) pour la saine évolution de pauvres sauvages vers les beautés, blabla, de LA civilisation que l'on sait... : car on l'a tous sur le dos, la TINA !
Certes, avoue implicitement le discours de Dakar, la France a eu quelques ratés dans sa glorieuse époque de «grande mission civilisatrice», puisque les pauvres africains «souffrent toujours de n'être pas assez rentrés dans l'Histoire», a-t-il osé dire entre autres fadaises de mépris arrogant. Et son successeur, bien autant arrogant, prétend voler au secours du Mali par les armes. En tardif pompier d'un incendie qu'alluma son ancêtre politique : le si «grand humaniste» Jules Ferry, à la fois théoricien de notre sainte école publique et de notre sainte colonisation, excusez du peu.

Ils ont tout faux, ces deux messieurs. Ces deux dames ont tout raison. Elles et tous les peuples d'Afrique et d'ici, qui ont sur le dos «les bienfaits de la civilisation», versus Mme Thatcher and so on : «TINA ! ... : Le libéralisme est là, renard dans le poulailler, c'est LA liberté du capitalisme triomphant. Qui fera SEUL l'Histoire, désormais... prétendent-ils (car «la Dame de Fer en avait deux grosses» moquent des écossais, amusés du fait qu'elle refusa, par décence, de porter le kilt!)...

On ne peut comprendre l'actualité du Mali sans la replacer dans la si vaste Afrique :
Les peuples d'Afrique bien autant que ceux d'ici et de partout, ont fait, font et feront l'Histoire. Pour se limiter à la seule Afrique Noire et aux récentes périodes anticolonialistes, les africains ont à peu près tout tenté, avec grand courage, face à l'envahisseur «civilisateur». Surtout pilleur et incendiaire... Après y avoir été tant esclavagiste pour leur Amérique... Et avant de jouer au pompier-pyromane.
Il y eut de grands faits d'armes anciens, pour la plupart inconnus de nous (l'Histoire est encore loin d'être impartiale) mais pas des griots, donc des traditions. Puis, plus récemment, sont nées de grandes actions politiques audacieuses, grâce à une multitude d'anonymes. Et marquées de ces quelques noms : Patrice Lumumba, Nelson Mandela, Kwaine N'Krumah, Sékou Touré, Thomas Sankara, Amilcar Cabral, Augustino Neto, Eduardo Mondlane... et au Mali, enfin, Modibo Keita.
Le point commun de tous ces leaders fut de se réclamer «Africains», pour une unité africaine perdue par des frontières aberrantes post-coloniales. C'était du temps de la dite «guerre froide» et des chauds maquis (ou coups d'états), plus ou moins inspirés par divers marxisme-léninismes. Dégénérant souvent (comme en URSS...) en conflits politicards !... Cette période anti-coloniale puis post-coloniale a beaucoup souffert de ces caricatures de «révolutions mode marxiste» en modèle très inadapté. Manœuvré souvent par l'URSS, Cuba, La Chine... avec scissions fomentées par les USA, la France, etc. : bon merdier pour petits politiciens et gros affairistes. Et surtout misères s'aggravant lourdement (migrations intérieures, inter-régionales, vers le riche Nord)...
Le MALI, à sa façon, est une espèce de caricature-résumé de toutes ces misères héritées du colonialisme. D'abord par la pire extravagance de frontières artificielles intenables, qui ne furent que bêtes divisions de zones militaires provisoires entre petites armées françaises rattachées à un commandement soit à Alger soit à Dakar !...
La caricature continue avec l'appellation coloniale de «Soudan Français». Qui, à l'indépendance (59/60) deviendra MALI. Mais... après rocambolesques aventures de «Fédération du Mali» (nom de l'ancien empire régional du 13°siècle), avec le Sénégal. Hélas son président L.S. Senghor finira par rejoindre le point de vue pro-Francafrique de F. Houphouët-Boigny («la Côte d'Ivoire ne veut pas être la vache à lait d'une fédération romantique»). Et l'essai de panafricanisme capote, après avoir tenté la Haute-Volta (Burkina-Faso) et d'autres : Ghana, Guinée, Togo. Oui, Modibo Keita est grand panafricain. D'ailleurs, il proteste contre les essais nucléaires français au sud algérien voisin, reconnaît le GPRA avant l'indépendance de l'Algérie, expulse les dernières troupes françaises du Mali en 61 (... revenues en fanfare aujourd'hui !!).

La misère du Mali n'a cessé de s'aggraver, pire encore que chez ses voisins, depuis. Entre autres, les spéculateurs sur le cours du coton ruinent la grande ressource du Mali. Le «libéralisme» de TINA le veut. Puisque c'est le remède de cheval pour «assagir» (assassiner!) un pays qui fut tenté par une «3°voie» (non alignée et socialiste) d'une époque révolue. SAUF QUE NON... : IL Y A des ALTERNATIVES !
Après l'échec (mondial) de l'alternative «communiste» aux sauces staliniennes ou maoïstes, voici notre nouveau choix devant le mur de TINA. Soit la révolution «d'en bas», sage-populaire, soit la pseudo-révolution «d'en haut», élitaire-délirante.
-Soit «d'en bas» le genre indignés, versus Grèce,etc. ou versus «printemps arabe» et autres (Birmanie, Bolivie, n. zones à défendre) : Multiformes mouvements libertaires, sorte de révolution rampante qui prolifère par immenses variations locales, d'avenir. Celui de la Justice Sociale. De l'élémentaire Liberté...irrépressible pulsion de vie.
-Soit «d'en haut», révolutions de l'élite de ceux qui savent, (car Dieu les a choisis!), genres évangélistes yankees, catho-intégristes d'ici, radicaux hébraïques d'Israël, divers islamistes-du-djihad. Volontiers kamikazes et sanguinaires pour les pires : là, ils sont, comme les autres, escrocs religieux - mais bien plus mis «en vedette». Notamment grâce à l'abcès de fixation que la mouvance Al-Qaïda a pu créer dans le Nord Mali, si loin de tout (même de Bamako) : Après sa naissance par son fracassant succès du 11/09/2001, ses échecs en Algérie, en Afghanistan-Pakistan, ailleurs...
Alors, oui, bien sûr, comme tout le peuple malien, tous les africains, tout le monde, je suis atterré des invraisemblables exactions de fous de Dieu qui violent, coupent des mains, tuent, pillent, bref des fous furieux. Brigands surarmés par les stocks d'armes de l'ex-régime du fou furieux Kadhafi *, lequel est remplacé par … à peu près rien !

Mais ces bandes, capables de ce pire-là, ont aussi une élite de très jusqu'au-boutistes disciplinée, capable d'un très grand coup contre les «infidèles» sur une exploitation gazière d'Algérie à In Amenas. Le plus important coup depuis le 11 septembre 2001, peut-être. C'est une «opération coup de poing» dans une tradition des certains maquis (qui par exemple infligèrent en Espagne la première défaite aux conquêtes napoléoniennes) : Ces combattants là seront «hors-la-loi, terroristes» si vaincus, ou «héros patriotes» s'ils finissent par gagner. Or l'armée algérienne se revendique être fille des moudjahid des maquis, vainqueurs de l'«Algérie Française» d'il y a 50 ans. Elle n'a donc jamais toléré que d'autres maquis puissent naître depuis contre elle. Alors que les injustices sociales dues à «l’État FLN rentier du pétrole » se sont très, très aggravées : Dans un régime policier si puissant, si corrompu-corrupteur, les revendications populaires, faute de mieux, ont donc été canalisées par les islamistes. De plus en plus extrémistes au fur et à mesure qu'ils furent battus et repoussés au sud.
Donc, au Sud-Sahara, après établissement de leur grande «base arrière de l'Azawad», - odieusement chipée au légitime mouvement Touareg autonomiste -, ils reviennent à la conquête de l'Algérie ! : Tel est le schéma de la stratégie de cette mouvance islamiste. Mais la réalité est bien différente : ces islamistes là ne sont plus dans le peuple algérien, mais bandes de brigands sans FOI ni LOI, sinon de tout justifier au nom de Dieu, et d'abord leur terrorisme atroce sur... d'autres musulmans !

Beaucoup trop de mouvements insurrectionnels connaissent ce genre de dramatiques dérives. Hier : Tupamaros d'Uruguay, Sandinistes d'Amérique Centrale, Bolivariens de Colombie (etc.) avaient chaude intimité avec les revendications populaires. Faute d'avoir pu prendre le pouvoir, ils se sont étiolés et, souvent, résignés à survivre de trafics lucratifs, drogue principalement. Le cas des Talibans en Afghanistan et Pakistan est de pire dérive... et la dérive s'étend (via Soudan...et Internet !) au Sahara.
Pendant ce temps le «printemps arabe» des révolutions vraiment populaires a pu enfin naître, fragilement. Renversant au moins trois despotes, Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, menaçant le 4°, El-Assad-le-coriace. Fragilement puisque l'expérience d'une société se libérant toute seule de tels poids est neuve. Et que de «vieux chevaux de retour» affluent. Certains libérés de prison ou d'exil (pour des opposants politiques laïcs et d'extrême-gauche). D'autres recouvrant libre expression publique, après être restés discrètement actifs dans leurs vastes réseaux sociaux : les frères-musulmans.
Cette appellation (officiellement «confrérie») est très souple, un peu comparable à la vaste «démocratie chrétienne» d'Europe depuis un siècle. A l'époque, d'ailleurs, les bons bourgeois des deux religions s'entendaient sur un point fondamental : «nous sommes des élites en charge de nos peuples ignares, à guider par la religion», et divergeaient sur le nom de cette religion !... Mais, tous deux, animèrent d'utiles services sociaux... en restant ambitieux de conquérir le pouvoir. Avec dérives fatales...

Retour au Mali, dont les pouvoirs étatiques sont quasi nuls et dont les misères du peuple sont quasi inimaginables. Ce serait une nouvelle Somalie si les islamistes sahariens parvenaient à Bamako ! Rappel : la Somalie fut abandonnée au rapport bénéfice/coût d'intervenir dans cette pauvre «corne d'Afrique». Donc abandonnée aux pires pirates. Mais le Mali (même s'il n'a que de potentielles mines d'or) a une position stratégique entre Algérie et Nigeria pétroliers. Est voisin des belles mines d'uranium du Niger si indispensables à la France. Voisin du Sénégal et de Côte d'Ivoire, où tant s'exerce «notre» Françafrique (officiellement reniée)... Et puis, cocorico encore, cette démonstration de force française au Mali est «vendeur» de «notre» beau joujou Rafale aux princes du Golfe Pétrolier. Ces schizophrènes-graves qui trouillent sur leurs pétrodollars, les dispersent aux Djihad... Attaqués par ces joujoux made-in-France. Au prestigieux «cocorico» à défaut d'être vraiment riche ! 
Les voisins du Mali sont presque autant fauchés que le Mali, en tout cas incapables de concrétiser sur le terrain leur solidarité militaire tant affichée en beaux discours... :
Le club de la riche Europe a la même réalité que de la pauvre CDAO : égoïsmes et beaux discours de solidarités... (et l'ONU ? : pire blabla!) : Le FMI, lui, gouverne...
Bref, ni les Maliens, ni les Algériens - ni les Touareg, encore une fois grands perdants de leur Azawad si juste - ni personne, surtout pas les musulmans (parfois réjouis par des coups d'éclats tels qu'à In Amenas) ne peuvent attendre qu'on agisse à leur place. D'abord celle des Maliens «aux premières loges». La malienne Aminata Traoré est très lucide, elle est très convaincante. Merci, Martine de ton billet sur «notre sœur-courage» que je salue comme toi !...
Rem*

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* Juste un aparté concernant l'ancien guide Kadhafi : de grands journaux français, à l'époque plus objectifs qu'aujourd'hui, ne l'avaient pas jugé ainsi. (documents de 1973 à 1987) Pauvre Libye, pauvre Mali, pauvre Afrique !
bab

jeudi 24 janvier 2013

De Florange à Goa

L'homme de l'Élysée (non, pas du Picardie) fait donc "sa" guerre, dans un lieu dont je crains qu'il ne le connaisse mal. Le voilà soudain conquérant. Il ne s'agit pourtant pas de sauver "nos fils et nos compagnes", mais de l'extraction d'un produit que bien des Français préfèreraient bien voir ailleurs. Oui, bien sûr, il y a aussi de l'or, du pétrole, et autres bricoles. Mais ne s'agit-il pas de sauver le soldat Areva, qui a là sa principale source... de pollution à long terme ? C'est tellement mieux que les énergies durables : là il s'agit du danger durable.

Soudain, à la demande d'un gouvernement à la légitimité très douteuse, les mercenaires que sont désormais tous les prétendus "défenseurs de la France" sont envoyés là-bas, dans le désert, à leur sortie d'un autre théâtre d'opérations contesté, et contestable, l'Afghanistan. Il va falloir combattre quelques mercenaires là aussi, ceux d'Al Qaida, ces groupuscules de déstabilisation inventés par la CIA aux temps des Moudjahidin... encore d'Afghanistan. A leurs côtés sont les occupants légitimes et millénaires du terrain, les Touareg. Une vraie civilisation, très différente de la nôtre, mais au moins aussi respectable. C'est un processus qui sent très mauvais.  Les Affaires Étrangères de notre pays y seront durablement jetées au Gémonies par les gens du cru. Sans doute cela n'a-t-il pas d'importance, dès qu'on parle d'uranium.

Florange
Curieusement, le discours fut bien moins ferme, quand il s'est agi de défendre notre sidérurgie. Il est vrai que, désormais, elle appartient à un homme du sous-continent indien, très riche donc respectable sans doute. En revanche, elle est bien implantée sur notre sol, et elle est servie par nos compatriotes. Bah ! Cela n'a sans doute pas d'importance. Et toutes les solutions qui ont été proposées pour sauver ce facteur pourtant stratégique ont été récusées, toujours par l'homme de l'Élysée. Au contraire, le voilà en quête du démontage final pour toute la protection sociale de notre pays, sans doute parce qu'elle agresse les amis du personnage. Son prédécesseur n'est donc pas allé assez loin, il faut très vite finir de détruire ce que des centaines d'années de luttes avaient fini par obtenir, au prix du sang parfois.

Un certain séjour à Londres, un peu avant les élections, fut donc fructueux. Tout est en place pour contenter les adorateurs de la City, les banquiers du Dieu Argent. Comme ses prédécesseurs des années 90, un socialiste ™ va plus loin et plus vite que ceux qu'on aurait pu supposer être ses adversaires. Les centrales syndicales ne bougent pas. Ceux qui descendent dans la rue ne s'en réclament pas. A la suite d'autres sacrifiés comme la Grèce ou l'Espagne, voilà la victime qui est présentée à ses bourreaux.

Et pourtant, l'opposition existe, elle est toujours là. Elle n'a pas les mêmes aspects que les hommes de Billancourt. Elle se bat ici contre Areva (oui, celui qui a des mines au Niger et en Mauritanie), contre Vinci ici, contre Vinci là. C'est un projet d'aéroport ridicule, dans le pire endroit pour le construire ; c'est un EPR-Arlésienne, et la ligne THT qui en découlerait peut-être s'il venait à fonctionner.... un jour.... c'est un dossier pharaonique pour traverser les Alpes en bousculant tout sur son passage (merci le TAV) comme les éléphants d'Hannibal ; ce sont des dizaines de projets où Vinci (encore lui) n'a pas la plus petite part, pour des résultats envisagés qui feraient rire si ce n'était si grave (dix minutes de gain de temps pour Poitiers-Limoges, si, si....).

Oui, il y a une opposition, mais elle n'est portée ni par des syndicats, ni par des partis politiques hormis le Front de Gauche parfois. La plupart du temps, ce sont des riverains de projets qui prennent leur destin en main, ou des jeunes motivés qui viennent leur prêter main-forte. Ils sont en butte aux forces dites de l'Ordre (particularité, tout est très calme quand elles ne sont pas là) qui, manifestement, ne sont là que pour les intimider, alors pourtant et manifestement, cela ne fait que renforcer l'opposition, et ridiculiser les positions gouvernementales.

Magistral là-bas (pour le moment), piteux ici, et dangereux, voilà un parcours "officiel" que les citoyens français ont le droit de trouver malséant. De la précarité organisée pour un maximum de personnes, à une retraite de plus en plus rikiki pour de moins en moins de gens, d'une santé publique en grand danger (l'espérance de vie redescend désormais) à un emploi aussi rare que l'eau dans le désert du Mali, notre pays entier s'en va à la poubelle.

N'a-t-on pas le droit d'être en colère ?

mardi 15 janvier 2013

Vous disiez : mort pour la France, au Mali ?

L'AFP nous apprend que cet après-midi, dans la cour des Invalides, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rendu un hommage national au lieutenant Damien Boiteux, tué en hélicoptère au Mali pendant l'opération Serval.

Mais qu'allait-il faire dans cette galère ? La défense de la France se passerait au Mali, en Afghanistan, en Libye, en Syrie maintenant ? Les intérêts des citoyens français coïncideraient donc avec ceux d'Areva, de Total, de Shell ou de Michelin ? Il va falloir que des explications soient données, des arguments, échangés, des priorités, re-précisées.

Tout se passe comme si n'étaient pris en compte que les caprices des multinationales et des financiers. C'est vrai sur le territoire national, où un expert du béton, par sa morgue, par son appétit du gain, est en butte avec les citoyens sur de nombreux points du territoire national. Quant à ceux-ci, à entendre "les autorités" qui sont tout de même nos élus, ils n'ont pas le droit d'apporter des objections même sensées et prouvées. Et celles et ceux qui s'élèvent contre ce diktat permanent risquent souvent de se retrouver blessés, molestés, emprisonnés.  Pourtant, ce sont ceux-là qui risquent ainsi leur santé et leur liberté pour la France. C'est le monde à l'envers.

Une armée de métier, seulement préoccupée de ses émoluments, va là où des banquiers "suggèrent" au gouvernement de l'envoyer, grâce à nos impôts. D'autres troupes, toujours grâce aux taxes que même les plus démunis paient, sont chargées par un ministre assez effrayant par sa détermination mal placée de "taper" sur des défenseurs de l'environnement, du bien-vivre, de la solidarité.

Issus de l'X, d'ENA, d'HEC, d'ESSEC ou du Grand Colombier, nous citoyens, nous en avons assez ! Reprenez le chemin de l'école de la République, que vous avez trop oubliée ! La vertu citoyenne, il faut vous l'enseigner ! C'est vrai !



dimanche 13 janvier 2013

Mali : La nouvelle sale guerre française Par Chantal Dupille

Bien que légèrement excessive parfois sur la forme, mais hélas ! parfaitement correcte sur le fond, la dernière analyse sur la politique mondiale de Chantal Dupille est le billet à lire aujourd'hui : elle synthétise une grande partie des mouvements de troupes diplomatiques couvrant l'Afrique, l'Europe et le proche-Orient. Je la lui emprunte avec joie.


Dimanche 13 janvier 2013
 
afrique-prison.jpg
 
 
Par Chantal Dupille
 
Une nouvelle sale guerre - Quels sont les vrais motifs ? - La Chine et Israël - Propagande de guerre - L'intervention française


 
La France de Hollande en guerre. Comme celle de Sarkozy. Où est le changement ? Dans la forme, certes. Mais sur le fond, c'est exactement la même politique. Que veut la France ? Voici la réponse des autorités.   "Le chef d'Etat est chef des Armées, explique Fabius. Il a répondu positivement à la demande du gouvernement malien et de la communauté internationale (sic), et sa décision s'inscrit dans un cadre légaliste international. Il faut casser la percée des  terroristes". Et Ayrault n'est pas en reste : "Il faut stopper le terrorisme menaçant le Mali, l'Afrique, la France, l'Europe". On croirait entendre Bush ! La France a pris la relève de la lutte contre le terrorisme chère aux néoconservateurs. Est-ce sa vocation ? Et comment tous les Elus de Droite comme de Gauche peuvent-ils se prêter à cette mascarade, alors même que notre pays soutient activement les terroristes attaquant un état souverain, la Syrie ?
 
Propagande de guerre
 

Et là, nos médias perroquets jurent que le Président Hollande veut seulement aider le Mali (quel altruisme, soudain ! Et Gaza ? Et le Bahrein ? Etc etc) et lutter contre le terrorisme. Terrorisme ? Celui des "Salafistes" que l'on arme contre Bachar-el-Assad ? Celui des "lapideurs" ? Dans une émission (soi-disant citoyenne en réalité de propagande) comme les Observateurs sur France24, on nous montre à l'instant même des séquences "barbares" complaisamment mises en scène (par qui ?) sur des Islamistes amputant la main d'un voleur, propagande de guerre oblige, sous-entendu : Voyez, "bons" Français, à quoi vous échappez ? A la "barbarie" des islamistes, avec à la clef, sous-jacent, un amalgame avec les Musulmans pourtant bien intégrés et citoyens respectables. A signaler aussi que sur Fr2, la diabolisation de l'Islam bat son plein, comme d'habitude : Pour les Islamistes, statuettes considérées comme des idoles, interdiction de l'alcool, pas de relations hors mariage ni de superstitions (sur tout cela, les chrétiens évangéliques pensent la même chose. Qui en parle ?), amputation de la main des voleurs... Et chez nous, en Occident, les gros voleurs des peuples ont tous les droits, tous les honneurs, tous les tapis rouges devant eux !  Bref, choc de civilisations, la civilisation judéo-chrétienne par rapport à la "barbarie" des Islamistes - donc des Musulmans.  On est en pleine propagande de guerre et de préparation des esprits aux futures Nuits de Cristal et ensuite, au choc de civilisations qui sera juteux pour les multinationales.
 
Gauthier Rybinski, le spécialiste de la politique internationale sur France24, le plus sioniste (avec Arte, FR2, 1TELE) des médias, explique ce que nous devons savoir sur le terrorisme islamiste, mais à sa façon, et en donnant l'éclairage de l'Occident sur les événements, partisan, de propagande. Et revoilà l'épouvantail Al Quaïda, créature de la CIA pour servir les intérêts américains et israéliens, fort de peut-être 2000 vrais militants disséminés un peu partout (cellules dormantes...) et désormais grossis d'éléments fanatiques et fanatisés depuis par l'Occident pour servir ses intérêts. Rappelons qu'à Gaza, Tel-Aviv a favorisé les opposants radicaux - le Hamas - pour diaboliser les Palestiniens, pour justifier l'impossibilité de signer la paix, et pendant ce temps coloniser toutes les terres de façon à ce qu'aucune paix ne soit possible  C'est le Grand Israël qui se met en place sans que personne n'élève sa voix pour protester ! En tous cas, comme Ben Laden est enfin définitivement mort, nous a-t-on dit, il faut absolument continuer d'une façon ou d'une autre à terroriser la population. Alors, une séquence sur la lapidation, comme aux "Observateurs", fera l'affaire. On utilise ce que l'on a sous la main. 
 
Ecouter les Médias est jouissif quand on s'amuse de la désinformation. Et en temps de guerre, eh bien on a de la propagande de guerre en plus de la propagande habituelle. Et ce sont de grands amis de la paix qui défilent pour commenter, ainsi sur BFMTV, Kouchner (le mari de la directrice de France24, le monde est parfois tout petit) le faux humanitaire et le vrai spécialiste de l'ingérence soi-disant humanitaire, en réalité pour le compte de l'"état" de son coeur, israël. Et que dit-il, le bon Dr Kouchner and Mr Hyde ? "C'est une opération parfaite ! Pas une ombre, on a rempli notre rôle de Patrie des Droits de l'Homme" !ll Bigre ! Et ailleurs, voici sur 1TELE notre ancien Ministre de la Défense issu des rangs de la Droite la plus extrême, le sieur Gérard Longuet qui se pâme à l'idée de voir à nouveau la France entrer en guerre, etc ; et je suis sûre que l'on va faire appel au plus zélé des supporters des guerres impériales, l'affreux philosophe BHL. Quel que soit le plateau télé, les journalistes sont tous de fervents sionistes, donc JUGES ET PARTIES. Vous avez dit neutralité ? Ou plutôt conflits d'intérêts ? En semaine on a Pujadas, et ailleurs, aujourd'hui, Mikael Darmon, sur 1Télé, ou sur France24, les commentateurs et les reporters estampillés comme il faut. Et sur place, les correspondants savent ce qu'ils ont à dire : Tout, sauf la vérité. Morceaux choisis :
 
" La France ne pouvait pas laisser faire". "La décision s'inscrit dans le cade de la légalité internationale". "La communauté internationale approuve : La GB, l'Allemagne, les Etats-Unis" (c'est ça, la communauté internationale ?). "Il faut casser la percée des terroristes qui menacent l'Afrique toute entière, et sinon, l'Europe sera menacée" ! (Ah, nous n'avons plus les meilleurs Services de Renseignement du monde ?). "Ils veulent descendre dans le Sud pour continuer leur sinistre besogne"."Nous sommes engagés dans une guerre contre le terrorisme islamique, contre la barbarie islamique, pour la civilisation". "Sur le plan du Droit international, tout s'est bien passé". "Hollande a convaincu tous ses partenaires" (Ah, il y en a ? Lesquels ? Ou songe-t-on déjà à l'Europe ?). "Le terrorisme peut frapper en France, et pas seulement les intérêts français en Afrique". "Dans le cadre de l'ONU, la France intervient face à l'action des terroristes qui menacent TOUTE l'Afrique de l'Ouest". Et notre Ministre de la Défense (sur FR2 habituée à inviter les Ministres de Sarkozy pour justifier l'injustifiable, pas ceux de Hollande sauf pour expliquer la guerre), celui-là même qui, en coulisses, intervient contre le chef d'Etat de la Syrie, déclare sans rire que le Mali doit retrouver sa souveraineté territoriale, que l'objectif de la France est de l'aider. De qui se moque-t-on ? Quelle cohérence ? Soutenir la souveraineté du Mali, empêcher celle de la Syrie ? Et les gogos doivent croire tout ça ?
 
Et tenez-vous bien, le Directeur de "Afrique Magazine", celui-là même qu'on interviewe toujours au sujet de ce continent, est Ziyad Limam... pourquoi, à votre avis ? Parce qu'il a lui aussi été placé là pour servir les intérêts de Tel-Aviv, encore et toujours ! Et comme la re-colonisation de l'Algérie se profile à l'horizon, il vient de publier dans son journal un article tendancieux sur ce pays qui pour défendre sa souveraineté, a du interdire le numéro sur son territoire ; Et ce numéro est là pour semer la zizanie dans l'armée algérienne : Quelle ingérence abominable ! Après la Libye, le Mali, et ensuite l'Algérie... si riche en ressources que les multinationales rêvent de piller ! Lorsque la Presse est détournée de sa mission d'information pour servir des intérêts étrangers, c'est une bombe ! Et les peuples sont toujours les premières victimes.
 
Donc, tout est fait, dit, montré, pour que les crédules impénitents acceptent cette nouvelle sale guerre. Mais est-ce vraiment pour défendre la souveraineté du Mali, et pour lutter contre le terrorisme, que les Français envoient leurs troupes se battre ? En tous cas, on polarise notre attention sur les Islamistes en vue du Choc de civilisations programmé à terme par les puissants sionistes talmudistes (ils tiennent le monde à travers la Haute Finance, les  grandes banques comme Goldman Sachs, les Médias, les marionnettes au pouvoir, etc), leurs alliés anglo-saxons et les toutous européens. 
 
Les vrais enjeux et buts ne sont pas ceux annoncés par la France.
 
L'armée française, moderne, face à quelques milliers (tout au plus) de combattants, voilà une victoire facile pour Hollande qui redorera un blason bien terni, et qui le fera peut-être remonter dans les sondages. D'ailleurs, notre cher Président est présenté par les Médias désormais au travail 24 h sur 24. Allez, cocorico, on sera bientôt fiers d'être Gaulois ! Au fait, le bonhomme cherche-t-il à dissuader de venir manifester contre le mariage pour tous ? : "Vous voyez, je sers la civilisation chrétienne contre la barbarie islamiste" (comprenez "musulmane", car c'est ce que nous DEVONS comprendre pour les gens comme Hollande, amalgamant tout).


Et Hollande, en lançant notre pays dans la guerre, cherche-t-il à détourner l'attention des échecs de sa politique intérieure (soumise aux diktats de Bruxelles elle-même aux ordres de la Haute finance des Goldmans Sachs et Co et de l'OTAN pour la participation aux guerres impériales), et de sa grande trahison des Electeurs ? A l'instant, sur BFMTV, le commentateur salue la décision de l'Elysée : "Et là, nous avons besoin de la solidarité internationale, de l'Union de tous les Français", l'union sacrée en somme... la veille de la grande manifestation de la moitié des Français contre les décisions du Gouvernement Hollande ! Pas vraiment fortuit, non ? Et ne s'agit-il pas aussi de détourner l'attention des Français de la capitulation des Syndicats devant les exigences du Grand Patronat souhaitant faire toujours plus de profit sur le dos de ceux qui ont toujours moins - nous tous ?

D'ailleurs, les guerres se déclarent souvent juste pour cimenter l'union nationale autour d'un dirigeant discrédité, ou pour qu'un dictateur se maintienne au pouvoir coûte que coûte.
 
S'agit-il de servir les intérêts de Tel-Aviv ? Par ailleurs, le Conseil de Défense se tient entre le Pt Hollande (sayanim), Fabius (archi sayanim), Valls ("lié éternellement à Israël", selon ses propos le gênant désormais), et le Ministre de la Défense très lié aux Etats-Unis. Est-il difficile de prévoir la suite ? Elle porte le sceau que nous ne connaissons que trop, celui de Tel-Aviv qui dicte ses décisions à ses représentants en France, tous au sommet des centres... de décision. Comme je l'explique depuis 4 ans (analyse saluée aussi bien par des journalistes comme Michel Collon que par le grand essayiste belge Jean Bricmont ou par le GEAB, organe international d'analyse géopolitique), notre pays n'est plus libre, mais occupé depuis que les Médias nous ont conditionné pour accepter Sarkozy contre notre gré (car il incarnait le libéralisme dont nous ne voulions pas, celui de Madelin crédité de 5% d'approbation) : Il ne fallait plus que le successeur de Chirac - ou celui qui devait être son dauphin, D. de Villepin, discrédité pour ne pas remplir ce rôle - gêne les plans du Nouvel Ordre Mondial (comme en Irak).
 
Les Français sont volontiers frondeurs - et très attachés à leur souveraineté, peu enclins à se voir dicter leur conduite. On (Le gouvernement de Tel-Aviv et donc aussi ses allés anglo-saxons) leur a donc envoyé Cohn-Bendit en mai 68 pour tuer politiquement le Gl de Gaulle, puis "européiser" les Verts devenus sous son emprise "Europe Ecologie". Ensuite, Sarkozy, pour "nettoyer" le Quai d'Orsay de ses éléments souverainistes ou gaulliens, pour verrouiller tous les Médias, pour imposer l'Europe dont les Européens ne voulaient pas, et pour poursuivre la politique de Bush si décriée... en Europe, et d'abord en France. Et donc, tous nos dirigeants suivent désormais les directives de Tel-Aviv, proches de celles des néoconservateurs américains. Et l'agenda mondialiste doit aller vite, toujours plus vite, car les peuples s'éveillent à grande vitesse notamment via le Net (et par ex, sur Arte il est dit que les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Europe qu'on leur impose. Les peuples sont de plus en plus méfiants..). A noter d'ailleurs que sur cet agenda figurent plusieurs pays comme l'Irak, l'Afghanistan, la Libye (et donc le Mali proche où se sont réfugiés les touaregs fidèles à Kadhafi), la Syrie, l'Iran, le Liban, le Soudan - où l'otage français a été tué ce jour. Et puis, il y a l'Algérie, aussi, proche du Mali, si proche... et qu'il faudra "recoloniser" pour remplacer un dirigeant non-aligné par une marionnette favorable au Nouvel Ordre Mondial. 
 
Cet agenda impose l'ingérence à la mode Kouchner, à visée soi-disant humanitaire et en réalité à but de colonisation des Etats insoumis comme la Syrie. Cette notion d'ingérence est chère à Bush (Irak..), mais avec Hollande, elle est accommodée non à la sauce divine (pour Dieu, pour le Bien), mais à la sauce "démocratique". Par ailleurs, il ne faut pas oublier que François Hollande rencontre très discrètement le triste sire BHL, apôtre de toutes les guerres pour le compte des Usraéliens (et rêvant de devenir un jour Président du pays de son coeur et pour lequel il travaille - en liaison, pour le coup, avec les islamistes les plus fanatiques servant ses plans !), et qu'il a placé à ses côtés deux grands amis d'Israël : le spécialiste du sang contaminé, Fabius, et l'homme du club des mondialistes de Bilderberg, Manuel Valls. Ainsi, le rondouillard Hollande se transforme en redoutable chef de guerres pour le compte des Usraéliens, des USA et d'Israël. Car si les Américains ne sont pas entrés en guerre (ils font désormais faire leurs guerres par procuration, ils les sous-traitent auprès des Français colonisés et désormais aux ordres), en coulisses ils agissent notamment en fournissant les drones-tueurs. A suivre ! 
 
En tous cas, la France de Sarkozy puis de Hollande (le changement, ce n'est pas maintenant, nous avons été floués) poursuivent le rêve des néoconservateurs bushistes, d'autant plus que le Mali, en l'occurrence, a dans son sous-sol d'immenses richesses, dont l'uranium intéressant Areva comme au Niger. Car ainsi que je l'ai dit plus haut, notre pays n'est plus indépendant, libre, mais aux ordres. Et Sarkozy comme Hollande remplacent le sinistre Bush dans son rôle de gendarme au moins en Afrique, bien que notre très doucereux et surtout très hypocrite Président ait promis un nouveau type de relations dans l'ancien pré-carré français, plus transparent et plus respectueux. Souriez, nous sommes roulés ! Et les Africains, surtout.
 
 
A ce propos, j'aimerais signaler dans cet article les bribes d'entretien que j'ai saisies le 9.1.13 sur France24, la télé de l'épouse de l'humanitaire va-t-en guerres Kouchner. Je dis bribes, car j'ai écouté d'une oreille pendant l'écriture d'un article, et je n'ai pas eu l'occasion d'écouter à nouveau cet entretien avec Christine Lagarde. La Française au service de la mondialisation usraéluenne parlait, justement, de l'Afrique, des plans pour l'Afrique, comme si ce continent avait besoin d'ingérence extérieure ! Le socialiste Kadhafi, combattant pour la libération des peuples, est mort en tentant de libérer l'Afrique du joug des impérialistes, de l'esclavage moderne, du pillage des ressources, de l'endettement du continent au bénéfice de la Haute Finance, etc. Rappelons en effet que la Libye possédait d'énormes réserves d'or, et qu'aujourd'hui, aux mains des marionnettes islamistes de l'Occident (trahissant les préceptes du Coran contre l'usure), elle va à son tour connaître l'endettement broyeuse de vies humaines.
 
Donc, il faut savoir que le Mali était justement l'Etat qui soutenait le plus Kadhafi, et que de nombreux partisans du Colonel et de son Etat souverain se sont réfugiés dans ce pays pour échapper aux tortionnaires de l'Occident qui sévissent aujourd'hui en Libye, égorgeant tous les amis de Kadhafi et les immigrés noirs l'ayant soutenu (la moitié de la main-d'oeuvre était africaine) après les avoir traqués, torturés. Pendant ce temps, l'Occident pille les réserves d'or et de pétrole de l'Etat libyen ruiné et dépecé. 
 
Bref, il fallait mater cet Etat allié et refuge, pouvant permettre aux rescapés du Régime libyen de continuer le combat et de tenter de reprendre un jour le pouvoir à l'Occident et à ses marionnettes fanatiques. En tous cas, nous assistons depuis un certain temps à l'émergence de nouvelles formes d'action : Des interventions dans les affaires des Etats indépendants au nom de l'"humanitaire" !
 
Or donc, Christine Lagarde (la femme du FMI qui sous couleur d'aider les peuples, les asservit, les appauvrit) annonce que désormais, en Afrique, de profondes réformes structurelles vont être entreprises (comprenez : imposées aux peuples), avec notamment l'aide d'Alexandre Ouattara... l'homme du FMI imposé aux habitants de Côte d'Ivoire à la place de M. Gbagbo réellement élu, et l'ami personnel, à Neuilly, de Sarkozy. Ainsi, tout se tient : Le sayanim Sarkozy impose son ami Ouattara du FMI qui asservit les peuples, et les résistants à la (re) colonisation de l'Afrique comme Kadhafi sont liquidés. La route est dégagée ! Place nette à la politique du FMI, donc des multinationales : Les ressources d'un continent si riche seront pillées, les peuples seront condamnés au non-développement, et les Chinois seront privés de leurs nouveaux débouchés. Le Nouvel Ordre Mondial doit être usraélien, et pas multipolaire !
 
Choc de civilisations, guerre économique contre la Chine, c'est le Nouvel Ordre Mondial, la domination du monde ; et les non-alignés, qu'ils soient chinois, musulmans, russes, latino-américains.. sont priés de dégager ou de se soumettre. 
 
La 3e guerre mondiale a commencé en Yougoslavie (en privant la Russie de son allié serbe et de ses débouchés maritimes), elle se poursuit en Afrique, sournoisement, afin d'empêcher les Chinois en quête de ressources vitales (leurs terres sont moins riches qu'en Russie) de coloniser le continent. Car il faut savoir que les Chinois ont remarqué, bien avant les Occidentaux, le potentiel de cette partie du monde, et depuis des années ils ont pris pied en Afrique où Israël commençait, justement, à s'implanter, très discrètement comme toujours : Mais eux sans bombarder les nations comme les Occidentaux, au contraire en construisant routes, écoles et dispensaires. De quoi irriter Tel-Aviv, ses amis américains, et les laquais européens. Voici une des raisons de cette nouvelle guerre, dont nos médias prostitués ne parleront jamais. Et de surcroît, le Mali héberge les amis touaregs de Kadhafi !
 
Et pour nous préparer aux interventions de l'Occident contre les Etats africains insoumis, les Médias nous annoncent déjà que la guerre sera longue, car les "terroristes" se déplacent du Nord du continent au Sud. Le journaleux de France24 dit clairement : "Est-ce une erreur stratégique ? Non, car les terroristes progressent dans le Sud !". Et ailleurs, on nous dit que les frontières héritées de la colonisation sont artificielles... Conclusion, on n'en a pas fini avec les guerres Sarkozy-Hollande ! Ils n'ont pourtant pas été élus pour les entreprendre... Et on ose encore parler de démocratie ? Nous n'en voulons pas, de ces guerres ! Et si les sondeurs prétendent le contraire, c'est que les questions auront été biaisées, ou incorrectes, ou que les citoyens aurot été manipulés au préalable - car un mensonge répété cent fois par les médias collabos, finit par devenir une vérité ! En tous cas, la France admirée du temps des Chirac-de Villepin, est aujourd'hui discréditée dans une grande partie du monde. Et tôt ou tard, elle subira le contre-coup de ses folles décisions. On pourra remercier les inspirateurs de ces politiques diaboliques ! 
 
Et les otages français ? Notre gouvernement s'en moque ! Car les intérêts humains sont désormais gommés au profit des intérêts géopolitiques et financiers. Dans le Talmud (voir ici :  Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme), il est d'ailleurs dit partout que la vie humaine n'a aucune importance (sauf celle des "Elus"), alors ce mépris colore désormais nos politiques. Les ressortissants Français à l'étranger doivent le savoir : Leur vie ne sera plus protégée; ils n'ont rien à attendre de leur gouvernement ! Et l'intervention au Mali signera sans doute l'arrêt de mort de nos otages...
 
L'intervention française
 
Voici ce qui sert les intérêts des Israéliens souhaitant se substituer aux Chinois pour coloniser l'Afrique : La France des Sarkozy-Kouchner-Hollande-Fabius est bien implantée en Afrique, elle connaît par coeur tous les despotes locaux et sait comment les amadouer, elle a des bases militaires permanentes comme à Djibouti ou au Gabon, elle a des soldats un peu partout comme au Tchad, et elle est docile, désormais, et très zélée. Elle va donc être utilisée pour servir... les intérêts usraéliens, puisque la souveraineté française, la défense de ses intérêts, sont du passé. Et comme le néoconservateur Bush, le néoconservateur Hollande va brandir la menace terroriste pour effrayer le bon peuple français, même dans notre pays. Et Vigipirate sera porté au crédit de Manuel Valls en vue de sa candidature à la Présidentielle.
 
Mais si nous sommes menacés, aujourd'hui, c'est en réalité à cause de nos croisades belliqueuses, meurtrières, sauvages, un peu partout, et parce que les peuples ne sont pas dupes : La France, admirée et respectée, du NON à l'Irak, dit aujourd'hui OUI partout aux guerres impériales et impérialistes, et elle va même plus loin, en prenant la tête de ces nouvelles croisades, quand elle ne les provoque pas elle-même, comme avec Sarkozy, pour liquider l'homme qui en savait trop sur l'argent de sa campagne électorale : Kadhafi ! Oui, nous sommes en danger, par la faute des sayanims, des valets du désordre établi ! 
 
Et désormais, voici une nouvelle formule d'ingérence : Après l'intervention à deux en Libye (France-GB, qui ont scellé leur Défense. Le Gl de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !), la France part seule au combat, pour dessiner le monde à sa guise ! Ou plutôt, selon les ordres d'Israël, une entité hors-la-loi. Et on envoie nos conseillers, nos militaires, nos marchands d'armes, au Mali, sans vote à l'ONU, sans accord préalable des députés, et sans avoir dit que depuis un moment, les forces spéciales françaises sont déjà sur place ! De qui se moque-t-on ? De la démocratie, ou de ce qu'il en reste, pour commencer ! Et tout cela est signé : Comme ses mentors, Hollande n'annonce jamais la couleur. Il promet le mariage pour tous (sauf pour lui, sic !), et ce sont finalement les fondements millénaires de la société française qui seront tous peu à peu pervertis (genre humain indifférencié, naissance, mariage, mort). Il promet de changer la politique françafricaine dans le sens du non-interventionnisme dans les affaires du continent, il promet qu'il n'y aura pas d'intervention au sol au Mali, et il déclenche la guerre en la proposant ensuite aux Européens - contact pris avec Barroso - comme pour la Syrie, avec en arrière-plan (cela, je l'ai entendu à la télévision) le souhait de prendre la tête de l'Europe, à terme ! Et Fabius n'est pas en reste : Il annonce à qui veut l'entendre, que "la France intervient car la Communaté internationale le demande". Si on entend par Communauté internationale, TOUTE la Communauté, il ment. Et s'il ne ment pas, c'est que la Communauté internationale se réduit comme désormais à l'axe Tel-Aviv-Washington-Londres, et que notre pays exécute les ordres donnés. Pourquoi ? Pour qui ? Et quelle place pour la souveraineté ?   !              .


Et puis, il fallait agir vite. Avant que le Parlement français ne soit réuni et ne discute de la décision des sayanims Hollande-Fabius. Et si Hollande déclare situer sa guerre dans le cadre de l'ONU, en réalité elle ne l'a pas votée ; on se passe désormais de l'avis de l'ONU, pour ne pas refaire le coup de la Syrie, où Russie et Chine bloquent cette guerre illégitime. Donc, il s'est contenté de la Résolution 2085 adoptée le 20 décembre 2012 "autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali", la MISMA. Démocratie, toujours ? Elle n'est plus que dans les mots !
 
Voilà, en quelques mots, ce que l'on ne vous dira pas sur cette nouvelle très sale guerre. Elle sera suivie de bien d'autres, aussi illégitimes, illégales et impunies. L'Occident, et particulièrement la nouvelle France, gangrènent le monde ...

Chantal Dupille
 
http://chantaldupille.over-blog.com
 
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