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mercredi 1 mai 2013

Message de #Gaza , les médias n'en parlent guère : bombardements #israélien s

(message reçu à y a une heure environ)
 
Ziad Medoukh
 
il y a 4 heures à proximité de Gaza, Palestine
 
Bonjour de Gaza sous blocus
L'armée israélienne a violé la trêve de nouveau et a tué un palestinien de Gaza ce matin, des bombardements ont eu lieu le soir sur Rafah, Les Gazaouis sont très inquiets de cette nouvelle escalade militaire israélienne contre la population civile
 
Amitiés de Gaza la résistante
 
 
Quand cela finira-t-il ? Quand il ne restera plus que des pierres éclatées, des cendres et un silence de tombeau à Gaza ? C'est le conflit, que dis-je, le massacre qui n'existe pas.

Pour rappel, Ziad Medoukh est le directeur du département de français à l'université Al Aqsa de Gaza.

lundi 25 février 2013

La Voix de la Russie - L'opération au Mali est en voie d'achèvement (Hollande)


олланд мали олланд мали франция мали

Photo : EPA

Le président français François Hollande a déclaré samedi dernier que les troupes françaises sont entrées dans la phase finale de l'opération au Mali. Selon le président français, l'armée a besoin d'effectuer quelques raids dans les zones de montagne.
Hollande a également remercié les troupes de Tchad de répression de la résistance des militants islamistes. Deux soldats de l'armée du Tchad ont été tués vendredi dernier, les militants ont perdu 65 personnes. Environ 2000 soldats tchadiens dans les forces de l'Union africaine ont participé aux affrontements militaires au Mali.



Et maintenant ? Bien entendu, rien n'est résolu, rien n'est joué, la partie de cache-cache continuera, comme elle l'a fait en Afghanistan avec le bonheur que l'on sait.

désert dans le Mali
Avantage : au Mali, dans cette région où les limites sont le ciel et le sable, on ne sait rien de ce qui s'est passé, de ce qui se passe, de ce qui se passera. Si un journaliste indépendant s'était aventuré à enquêter seul, sur place, avec de vrais faits observés par lui-même, "une balle perdue" particulièrement précise aurait probablement mis fin à ses investigations.

C'est ce qui était arrivé à un homme, devenu un ami du copain qui tchattait avec lui une ou deux heures par jour dans des conditions précaires (en anglais) et que nous avions aidé à "couvrir" avec de faibles moyens le commencement de "l'insurrection" en Cyrénaïque, en février-mars 2011. Il était inquiet, plus pour son pays que pour lui-même, et il avait raison. Le 19 mars un sniper l'a abattu d'une balle en pleine tête ("balle perdue ?). Et aujourd'hui on sait le désastre qu'est devenue la Libye. Pauvre Mo (Mohammed Nabbous), tu ne verras pas ce désastre, mais ton enfant qui est né depuis, si.

Au Mali, ce sera à coup sûr le même désastre, sous d'autres formes. Comme il n'y aura sans doute pas d'autres Mo pour le conter, nous en France n'en saurons rien. N'y a-t-il pas là un abus ? D'autant que le gouvernement n'a pas démenti avoir utilisé des munitions à l'uranium appauvri, dont on connaît les dangers à long terme (voir à Falloudjah par exemple, ou à Gaza).

Quand la politique "couvre" de telles horreurs, avec un couvercle bien hermétique, ne doit-on pas se poser des questions sur ceux qui la pratiquent ainsi avec aplomb ? Le site Reporterre n'hésite pas à employer les termes "crime contre l'Humanité". Appliqués à notre pays, cela ne rend pas fier.

Citoyens, ne sommes-nous pas là au bord du gouffre ? Au nom du profit pour quelques-uns, et d'arguments "énergétiques" liés à un choix de production électro-nucléaire dont même le Japon commence à reconnaître les limites, des "responsables" engagent notre avenir dans un sens de plus en plus nauséabond, et ce quelle que soit leur "étiquette" politique. Ne serait-il pas temps de leur enjoindre, soit de se soumettre vraiment à une nouvelle donne, soit à se démettre au bénéfice d'un véritable autre choix ?

lundi 28 janvier 2013

Caterpillar creuse... les pertes ?

L'Agence Reuters nous apprend que le géant de la chenille industrielle enregistre une baisse de 55% de son bénéfice trimestriel.

Cela peut être une bonne nouvelle. Ces engins que dorénavant la société doit stocker au lieu de les vendre ne sont-ils pas de puissantes armes, dont un gouvernement sis à Tel Aviv se sert pour démolir maisons, oliviers... et personnes ?

Rappelons un fait tragique. Il y a presque dix ans, le 16 mars 2003, Rachel Corrie, avec pour toute arme un porte-voix, s'efforçait de dissuader le conducteur  d'un engin de terrassement, un D9 de Caterpillar, de démolir et écraser la demeure d'un médecin palestinien. Cette étudiante de 23 ans, originaire de l'État de Washington, était devenue une militante pacifique des droits de l'homme. C'est dans d'exercice périlleux de son engagement qu'elle a été écrabouillée par un de ces énormes bouteurs qu'utilise l'armée "la plus éthique du monde" selon sa propre expression.

Citons l'un de ses compagnons de lutte. L'engin « a poussé Rachel, d’abord sous sa pelle, puis sous sa lame, et il a continué à labourer son corps jusqu’en dessous du cockpit. Il est resté sur elle pendant quelques secondes, avant de faire marche arrière. Il a fait marche arrière avec la lame baissée, ce qui fait qu’il a raclé son corps une seconde fois ».

Le résultat ne pouvait être que funeste après pareil traitement. Bien entendu le conducteur de la machine nie l'avoir vue, parce que selon ses termes elle était dans un angle mort, alors qu'elle était depuis un bon moment face à la lame.  Selon les témoins, ils étaient deux soldats dans l'habitacle, donc pareil argument, brandi par le gouvernement pour sa défense et celle de ses hommes, ne tient pas une seconde.


Il est très habituel que ces machines soient utilisées, impunément vu la taille des monstres, pour démolir des pans entiers de quartiers palestiniens, à Gaza, Naplouse ou ailleurs. Ils ont servi pour la fameuse opération "Plomb durci" il y a quatre ans, ajoutant  plus de désolation encore aux bombardements.






mercredi 19 décembre 2012

Boycott d’israël : La voix d’un opposant israélien

Vu chez Jocelyne

 

Boycott d’israël : La voix d’un opposant israélien

mercredi 19 décembre 2012 

Ronnie Barkan, juif israélien, opposant la colonisation et à l’occupation israéliennes, et partisan du Boycott de l’Etat qui les pratique souligne dans un article le rôle de la cour suprême israélienne, qui loin d’être indépendante, entérine les décisions les plus injustes et arbitraires dès qu’il s’agit de donner raison à l’occupant. Il explique également en quoi les tentatives de répression d’Israël ou d’autres gouvernements contre la campagne de boycott ne peuvent que renforcer celle-ci au niveau international.

"Exiger l’égalité : en quoi est-ce illégal ?

Si la loi anti-boycott est jamais appliquée, les premiers cas peuvent donner encore plus d’élan au mouvement BDS.

Tandis qu’Israël ne cesse d’annoncer la construction de nouvelles colonies dans les territoires palestiniens occupés, et notamment dans une zone politiquement et géographiquement sensible dénommée zone E-1 (EPA), des ONG israéliennes ont fait appel à la Cour Suprême d’Israël pour abroger la loi de juillet 2011 qui criminalise les militants israéliens qui participent à la campagne "Boycott from Within" (Boycott de l’intérieur)


Ces ONG soulignent que cette loi va à l’encontre des libertés de parole et d’opinion, de la liberté d’expression politique et du droit à s’organiser. Un procès a début le 5 décembre dernier à Jérusalem-ouest et la Cour doit rendre son jugement dans les prochains jours.

D’un point de vue moral, la Cour suprême israélienne est un axe important de l’occupation israélienne et de l’Apartheid. C’est cette même Cour qui refuse systématiquement de s’occuper des violations israéliennes de la loi internationale alors que dans le même temps elle autorise Israël à continuer le nettoyage ethnique non seulement dans les Territoires occupés mais aussi à l’intérieur d’Israël.

Le processus consistant à pousser dehors les gens du pays, qui a commencé par la force brute dès la création de l’état est appliqué aujourd’hui par des moyens légaux et ayant l’apparence de loi. Telle est la situation dans Jérusalem-est occupé et dans les villages non reconnus du Naqab (désert du Néguev).

La Cour de Justice s’est prononcée à plusieurs reprises en faveur du siège de Gaza qui est illégal et des politiques criminelles qui sont responsables du rationnement des citoyens de Gaza et du fait que 95% de l’eau à Gaza est impropre à la consommation.

En conséquence, faire appel à une cour qui a elle-même légalisé dans le passé la torture et tout ce qui s’en approche —faisant d’Israël le seul pays au monde qui ait légalisé cette pratique— n’est pas une décision à prendre à la légère. D’un point de vue pratique, faire appel peut très bien avoir l’effet contraire à celui qu’on espérait.

Comme il est arrivé dans le passé, la Cour peut très bien invalider certaines clauses de la loi tout en réaffirmant le reste ; sanctionnant ainsi une version révisée de la loi avec un sceau d’approbation.

Affectés par les lois israéliennes
Moi en tant que militant juif-israélien du boycott qui travaille pour mettre fin à l’Apartheid israélien, je pense que la loi en fait sert notre lutte.

Il y a une longue liste de lois discriminatoires contre les non-juifs ou ceux qui sont affectés par les lois israéliennes.

La plupart de ces lois ont été promulguées durant les premiers jours de l’Etat d’Israël suite au nettoyage ethnique qui visait à créer artificiellement une majorité juive sur cette terre. De telles lois racistes furent mises en place pour légaliser ainsi que pour institutionnaliser ce crime.

Puis vint l’occupation militaire de 1967 qui a marqué un tournant radical dans des lois militaires répressives visant principalement les palestiniens sous occupation. Des Tribunaux militaires, avec un taux écrasant de 99,7% de condamnations, sont présents jusqu’à ce jour.
C’est pourquoi la loi anti-boycott a été reçue avec une telle violence lorsqu’elle est passée l’année dernière avec de fortes critiques venant des défenseurs mêmes d’Israël comme AIPAC. Ce jour-là, « Boycott de l’Intérieur », un groupe de citoyens israéliens qui approuve et soutient le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) publia une déclaration « Nous ne resterons pas silencieux ».

Dans cette déclaration, nous réitérons notre engagement dans la lutte pour les droits fondamentaux des Palestiniens –droit au retour, égalité des droits à l’intérieur d’Israël et fin de l’occupation- ainsi que rendre Israël responsable de ses actions.

La loi est en fait un signe de succès puisqu’elle montre l’efficacité du BDS, une campagne menée par les palestiniens qui a obtenu une reconnaissance internationale et qui est devenue un mouvement de conscience mondial directement inspiré du succès obtenu par la lutte anti-apartheid contre le régime d’Afrique du Sud.

De telles actions législatives menées par le régime israélien servent seulement à mettre en lumière le vrai visage de l’état dit « juif démocratique » et rassemble la communauté internationale ainsi que des personnes mondialement connues.

Plutôt que d’analyser les finasseries de la loi anti boycott, il vaut mieux clarifier le caractère de l’Etat qui fait de telles lois. Ce n’est ni une loi « anti démocratique » ni une loi « anti constitutionnelle » comme beaucoup voudraient nous le faire croire, pour la simple raison que cet Etat n’est pas une démocratie et n’a pas de constitution.

L’état, en fait, est profondément opposé aux valeurs démocratiques telles que l’égalité, et les droits des minorités. Une constitution ne serait d’aucun service puisque cet état s’oppose aux droits de tous. C’est dans ce but que l’Etat me définit comme appartenant à la nationalité « juive », cherchant ainsi à donner des privilèges à un groupe élu par rapport à ceux qui sont privés de droits. S’il existait une nationalité « israélienne » il ne serait pas possible, en théorie, de légaliser les différences entre citoyens.

Etant donné les violations de la loi internationale, le non respect absolu des droits humains universellement reconnus et la mobilisation du public à travers le monde contre de telles violations, la question qui se pose est comment les gouvernements peuvent continuer de traiter avec Israël comme si de rien n’était.

Législation israélienne anti boycott
La législation israélienne anti boycott qui consiste à étouffer toute tentative qui pourrait la rendre coupable de violations de la loi internationale, est un problème sérieux. C’est pourquoi il est inquiétant que tout récemment encore plusieurs gouvernements européens aient essayé de couvrir Israël en refusant de le tenir responsable de ses actions. Leur vote aux Nations unies s’est fait en niant aux Palestiniens le droit de recourir à la Cour Pénale Internationale auprès de laquelle les Palestiniens peuvent se mettre sous la protection de la loi internationale.

Depuis lors cependant, de nouvelles voix se font entendre parmi quelques pays européens. Ils expriment leur colère devant la dernière décision d’Israël qui vise à construire une nouvelle colonie dans les Territoires occupés de la Palestine, c’est à dire dans une zone politique et géographique très sensible connue comme zone E-1.

De telles voix, que l’on pourrait considérer comme les premiers signes d’un changement, menacent de rappeler leurs ambassadeurs en Israël et mentionnent même de sanctionner ou de geler les précédents accords commerciaux avec Israël. De tels actes signifieraient plus qu’une simple critique de l’expansionnisme israélien.

Un exemple de la complicité en cours de tous les états membres de l’UE peut être trouvé dans l‘Accord d’Association entre l’UE et Israël qui comporte une clause d’engagement, article 2 de l’Accord, disant que les « relations entre les parties ainsi que les clauses de l’Accord lui-même sera basé sur le respect des droits humains et des principes démocratiques,… et constitue un élément essentiel de l’Accord ».

La nature légale de cette clause est consciencieusement expliquée dans un rapport du Professeur Takis Tridimas qui affirme que les gouvernements européens sont obligés de geler l’Accord selon les lois de la CE et les régulations en plus de leurs autres obligations imposées par la loi internationale.

Roger Waters, qui a fait partie du jury du quatrième Tribunal Russel en Palestine s’est adressé récemment à l’Assemblée Générale des Nations Unies pour discuter les verdicts du tribunal qui conclut qu’Israël est coupable d’une longue liste de violations de la loi internationale y compris celle du crime d’apartheid.

Waters a également évoqué la nécessité d’un changement parmi les instances internationales, incluant les Nations Unies elles-mêmes, de façon à ce que de telles organisations maintiennent leur légitimité et soient capables de représenter la volonté du peuple.

Si la loi anti boycott est un jour appliquée, les premiers cas peuvent donner un plus grand élan au BDS. Il incombera alors aux gouvernements du monde de mettre en application ce que beaucoup des citoyens ont compris depuis longtemps : le fait qu’il est non seulement légitime de prendre le train du BDS mais qu’il convient d’attendre de ces mêmes citoyens qu’ils soient au coude à coude avec tous ceux qui parmi nous se battent pour l’égalité, la liberté et la justice pour tous. "

Ronnie Barkan

Publié en anglais sur : http://www.aljazeera.com/indepth/op...
*objecteur de conscience et co-fondateur de « Boycott de l’Intérieur »(« Boycott from Within »), un groupe de citoyens israéliens et de résidents qui soutiennent l’appel des palestiniens pour le boycott.
Follow him on Twitter : @ronnie_barkan

(Traduit par Annie et Pedro pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine
 
Posté par Jocegaly à 15:38

dimanche 9 décembre 2012

Échange de lettres entre Christophe Oberlin et un acien élève

Merci à Clo pour m'avoir communiqué cet échange intéressant.

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Jonathan D. est un ancien étudiant de Christophe Oberlin à la faculté de médecine de Paris. Jonathan a fini ses études en Israël où il est installé.

En 2004, Jonathan a repris contact avec son ancien professeur, et les deux échangent épisodiquement une correspondance. Voici la dernière qui remonte à quelques jours.


Lettre de Jonathan D.

Bonjour Professeur,

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas lu.

Dernièrement on m’a fait remarquer que j'étais cité sur une interview que vous avez donnée à "Radio j", à la suite de la polémique qui a suivi la question sur le cours optionnel de médecine humanitaire. 

J’ai alors regardé les quelques interviews que vous avez donnés à ce sujet.

Plusieurs choses m'ont frappé.

Tout d'abord votre sang froid malgré les questions très embarrassantes, la faculté de poursuivre suivant une suite logique malgré les interruptions. On voit là votre expérience d'orateur.

Cependant après quelques interviews j'ai remarqué que les arguments étaient les mêmes, peu importe la question, et deuxièmement ils sont souvent donnés dans le même ordre.
Cela montre un effort de préparation mais perd de sa spontanéité.

Au sujet de mon point de vue sur Israël, j'ai peur que vous ne soyez loin d'avoir saisi ma position.
Je suis Juif, de droite politiquement, attaché à ma terre par un lien trimillénaire. Je suis souvent en désaccord avec mon gouvernement mais comme un membre d'une famille qui se dispute avec son père. Mes frères juifs sont pour moi plus importants que le reste du monde, comme un frère est plus important qu'un cousin.

Je pense que les juifs ont vécu des centaines d'années sous domination arabe en paix, et donc je ne vois pas de problème pour que les arabes d'Israël vivent sous domination des Juifs, comme le font d'ailleurs les Druzes et les Bédouins. S’ils sont d'accord je vivrai à côté d'eux avec plaisir. Mais s’ils ne le sont pas, je pense que leur place n'est pas en Israël.

L’état d'Israël essaye depuis sa création de réussir cette symbiose de manière démocratique. La charte de l'état déclare notre état comme juif et démocratique.

Voilà un bref résumé de ce que je pense..... Désolé que ce soit un peu cru. 

Je ne pense pas qu'il y ait de solution au problème palestinien parce que deux peuples se battent pour la même terre, chacun pensant que cette terre est la sienne.

Et je finirai par une seule phrase: cette terre est la mienne.



Réponse de Christophe Oberlin :

Bonjour Jonathan,

Merci de ton message. Il est pour la première fois illustré par l’une de tes photos. Je vois que le temps a passé depuis que tu étais mon étudiant à La faculté Bichat à Paris. C’est maintenant à un monsieur que je m’adresse. Pardonnes moi de continuer à te tutoyer, l’habitude est prise et je te suggère de faire de même !

Oui j’ai cité ton prénom sur Radio J, et tu t’es reconnu. Mais tu ne me dis pas si ce que j’y ai dit de toi correspond à ton sentiment. Comme on va le voir, nos opinions divergent complètement. Mais, pour moi en tous cas, le fait que tu restes en contact est significatif. Tout d’abord tu n’es peut être pas sûr à 100% que tes idées sont exactes, puisque tu les confrontes aux miennes. Surtout tu ne m’insultes pas et ne reprend pas à mon égard une accusation d’antisémitisme qui est l’arme de ceux qui n’ont pas d’arguments. La discussion reste donc ouverte, et c’est ce que j’apprécie.

Alors je vais essayer de répondre point par point à ta lettre.

Sur la question d’examen du certificat de médecine humanitaire que j’ai posée en juin dernier et qui traitait d’un cas réel survenu à Gaza en 2009, et malheureusement 2012 a connu d’autres cas analogues, tu me reproches de manquer de spontanéité dans différents interviews : il est vrai que j’ai été interviewé plusieurs fois sur le même sujet, avec les mêmes questions. J’ai donc donné les mêmes réponses. Tu sais aussi que j’essaye d’être pédagogue, et la seule chose qui compte, c’est ce que les gens retiennent. Au risque de la répétition. Et bien en final, cette petite question, l’une des quatre du certificat de médecine humanitaire, a eu un bon effet pédagogique. Beaucoup de gens, en France comme à l’étranger, ont appris la définition d’un crime de guerre (contraire aux lois de la guerre) ou d’un crime contre l’humanité (intentionnel). Et figures-toi qu’à Gaza, la question qui m’a été posée plusieurs fois est : « Est-ce que les étudiants ont bien répondu ?» Et la réponse est oui (80 sur 85).

Tu me dis ensuite que j’ai sans doute mal compris ta position sur Israël. D’où tires- tu cela ? Dans l’interview, je te cite simplement comme quelqu’un qui m’écrit et manifeste à cette occasion un certain malaise. Quand tu m’écris au moment où ton frère part faire la guerre au Liban, n’es-tu pas en souffrance ? La guerre de Gaza qui s’achève à peine t’a-t-elle laissé serein ? Est-ce un pur hasard que tu m’écrives à cet instant, alors que nous n’avons pas communiqué depuis très longtemps ? Étais-tu parmi les 75 000 soldats mobilisés à la frontière de Gaza ? Comment concevais-tu alors ton éventuelle mission ? Le cesser le feu t’a-t-il satisfait, soulagé ? Étais-tu vraiment sûr qu’il aurait été juste de te donner l’autorisation de tuer ? 

Alors tu me dis que tu es « juif et de droite politiquement ». Cela n’a rien évidemment de contestable, et je peux te dire qu’aucun de mes amis du Hamas n’a jamais devant moi contesté ce sentiment d’appartenance en tant que tel.

Tu te dis « attaché à ta terre par un lien trimillénaire ». Ce que tu dis là est du domaine socio culturel. C’est ce qu’on t’a dit, et tu en es convaincu. C’est du domaine de la croyance, et la croyance par définition ne se discute pas. Mais il faut savoir séparer la croyance du profane, et respecter dans son comportement ceux qui ne partagent pas cette croyance. Reproches-tu aux Chinois ou aux Indiens de croire à autre chose ? Peux-tu me dire si l’appartenance à la communauté juive implique le rejet de ceux qui ne partagent pas la même croyance ? 

Si l’on met de côté la croyance, voyons l’Histoire. C’est justement il y a trois mille ans qu’est née la Philistia, par fusion d’une immigration venue d’Asie Mineure et de Crête avec la population locale du pays de Canaan. La langue, l’archéologie, les textes égyptiens puis assyriens sont là pour nous le prouver. Avec les cinq villes de Philistia : Ashkelon, Gaza, Ashdod, Ekron et Gath. Cinq villes dont quatre aujourd’hui sont en Israël, et la cinquième assiégée ! Et l’attachement que tu manifestes pour Jérusalem, légitime dans ta croyance, est-il exclusif et plus légitime que celui des chrétiens pour la Terre Sainte ou des musulmans pour les mosquées de l’esplanade ? 

Tu me dis que ton attachement à un frère juif est plus important que ton attachement pour un cousin. C’est naturel, mais la société et la loi sont là, dans les pays démocratiques, pour faire en sorte que le cousin, voire l’étranger, bénéficie en final de droits égaux. Sinon, c’est la tribu. L’état d’Israël doit-il aujourd’hui se comporter comme une tribu, ou comme un état démocratique ? Et tu cites justement la formule « état juif et démocratique ». Il n’est pas rédhibitoire dans les textes généraux qui régissent un état, de faire référence au fond culturel de la majorité de la population. A condition que tous bénéficient des mêmes droits. La référence à l’Islam dans les républiques du Sénégal ou de Turquie, n’implique pas l’expulsion des non musulmans, ni leur exclusion de la vie démocratique. Penses-tu réellement que les Palestiniens israéliens peuvent, aussi facilement que les juifs, entrer facilement à l’université, obtenir un crédit pour construire une maison, entrer dans l’armée, présenter le journal télévisé, être ministre ?

Alors tu me dis « que les juifs ont vécu des centaines d’années sous domination arabe, en paix, et que tu ne vois pas le problème pour que les arabes vivent sous domination juive ». Et tu ajoutes : « comme le font les Druzes et les bédouins ». Ne te rends- tu pas compte que le monde aujourd’hui a changé, et essaye d’imposer une notion fondamentale : l’égalité des droits entre les individus, où qu’ils se trouvent. Avec notamment un objectif qui est d’éviter que les minorités ne soient écrasées et disparaissent sous la force des majorités. Et la communauté juive est justement l’une de ces minorités ! Et la garantie de la pérennité d’une minorité, ce ne sont pas les armes, mais la paix avec ses voisins, et notamment avec ceux qui habitent dans le même immeuble !

Tu termines en disant que « deux peuples se battent pour une terre dont ils pensent qu’elle est la leur. Cette terre est la mienne ». Le problème c’est que les Palestiniens ont toujours les actes de propriété de leurs terres, et que toi tu n’en as aucun ! 

Et bien je vais te dire une chose. Le Hamas dit qu’il ne reconnaîtra jamais l’état d’Israël. Et pourtant, malgré tout le mal qu’il leur a été fait, ils acceptent que tous ceux qui se sont installés sur la terre de Palestine depuis un siècle y restent en bonne entente, eux et leurs enfants, à condition qu’ils acceptent l’égalité des droits. C’est-à-dire la démocratie, le respect des convictions religieuses, de la culture, de la langue de chacun etc. Figures- toi que certains de mes amis palestiniens, et parmi les plus revendicateurs… apprennent l’hébreu ! D’aucuns l’ont même appris dans les prisons israéliennes. Oh non, ce ne sont pas des collabos ! Ils ne renoncent à aucune de leurs convictions politiques ou religieuses. C’est simplement une reconnaissance d’un état de fait : « Il y a des hommes et des femmes immigrés récents qui parlent hébreu et nous devons les connaître et pouvoir dialoguer. Mais cela ne retire rien au fait qu’ils habitent dans ma maison, font cultiver mon champ, et que nous devons trouver un arrangement sur la base du Droit. » 

Donc mes amis du Hamas refusent de reconnaître l’état d’Israël, mais ils acceptent de vivre en bonne entente avec… les Israéliens, dans le sens des habitants actuels de l’état d’Israël ! N’est-ce pas l’essentiel ?

Est-ce que ce ne serait pas un bel objectif religieux que de promouvoir la réconciliation par le Droit ?

Christophe Oberlin 

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(Note - on ne trouvera pas la fiche Wikipedia du professeur Oberlin, praticien humanitaire en butte à de nombreuses haines)

mercredi 21 novembre 2012

Entre Méditerranée et Jourdain, que faire ?

La situation de Gaza devient de plus en plus intenable. Elle est soutenue à bouts de bras par certains haineux, qui en veulent toujours plus comme ici.




Pour la solution au conflit, souvenons-nous qu’il a eu pour origine les anglo-saxons, et que leur soutien sans faille vis-à-vis de Tel Aviv continue (voir la dernière déclaration d’Obama). Je parlais plus haut de causes économiques toujours présentes dans les conflits. Là, plus exactement il s’agit d’une invasion "civile" avec des moyens militaires, et le facteur économique n’est pas absent (il explique d’ailleurs la campagne BDS, visant à refuser des produits provenant de territoires occupés, selon les codes internationaux, donc une campagne parfaitement légitime). 

Existe aussi le facteur géopolitique, celui qui sous-tendait déjà le rapport Balfour. Le gouvernement britannique voulait garder, via des transplantés reconnaissants (et recrutés selon le critère "juifs", parce qu’il en fallait un), la mainmise indirecte sur ces territoires. La folle aventure de Lawrence en est un exemple, sans doute parmi d’autres.

En somme, le problème, c’est sans doute à Londres et à Washington qu’il faut le creuser. Aussi longtemps que ce seront des extrémistes qui tiendront le gouvernement de Tel Aviv, ce n’est pas dans la région que résidera la solution.

La solution ? Compte tenu de l’imbrication, délibérée ou non, entre les populations, elle ne peut être que dans l’intégration de toutes celles-ci. Pour y parvenir, il faudrait que les lois constitutionnelles (puisqu’il n’y a pas vraiment "la" constitution israélienne) soient amendées, et que le terme "État juif" soit abrogé. Il faudrait aussi que les colonies les plus récentes soient vidées des immigrants les plus récents, et que ceux-ci repartent, ou aillent s’installer dans des zones réellement vides (les déserts ne manquent pas dans le coin). L’important n’est-il pas le droit à l’eau, le droit à se nourrir, le droit de circuler librement pour ceux qui sont actuellement encagés et humiliés, voire massacrés d'une façon telle qu'on ne le ferait pas pour des animaux ? Avec le temps, la haine tomberait d’elle-même.

Pour cela, il faudrait, et ce n’est absolument pas le cas actuellement, bien au contraire, il faudrait que le gouvernement français exerce une pression amicale, mais ferme, délibérée et continue sur les gouvernements de Washington et Londres. Bien entendu, le personnel politique, "journalistique", "philosophique" en vue devrait être remplacé par d’autres personnes plus objectives. Ce terrain-là est occupé par des sommités qui toutes, comme par hasard (les autres sont écartées quelle que soit leur valeur), ont des intérêts sentimentaux vis-à-vis de Tel Aviv. Ce n’est pas l’opinion de nos compatriotes en général, mais ceux-là sont muselés par des attaques très dures menées par des Gardiens aux opinions très orientées. Le Grand Soir en sait quelque chose.

Donc il y a bien des solutions, mais elles sont complexes, et difficiles à appliquer maintenant. Un certain lobby de facto (insistons là-dessus) veille à préserver le statu quo, voire à le renforcer. C’est à la force de la démocratie, d’une façon ou d’une autre, qu’il reviendra (au prix de pénibles efforts, soyons-en sûrs) d’y remédier.

mardi 20 novembre 2012

L'action de trop - Manifestation de soutien à Israël à Paris (Assawra)

Vu sur Assawra :

Manifestation de soutien à Israël à Paris

mardi 20 novembre 2012, par La Rédaction d'Assawra

Quelques centaines de personnes ont manifesté mardi soir à Paris près de l’Ambassade d’Israël en soutien à l’Etat hébreu qui a déclenché depuis sept jours une opération militaire contre Gaza.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la Confédération des juifs de France et les amis d’Israël ont appelé à un rassemblement unitaire de toutes les organisations de la communauté juive et de "tous ceux qui aiment l’Etat d’Israël et le soutiennent".

Dans la foule, une multitude de drapeaux israéliens étaient agités par des manifestants, qui scandaient notamment "Hamas assassins" et "Israël vivra, Israël vaincra" et entonnaient des chants en hébreu.

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui participait à la manifestation a déclaré sa "profonde et totale solidarité avec l’Etat d’Israël" au nom de la communauté juive de France "en ces temps d’épreuves et de douleurs".

Pour le Crif, "on ne peut pas faire une équivalence entre le gouvernement israélien qui réagit par légitime défense pour assurer la sécurité de ses citoyens et le Hamas qui avait lancé sans provocation contre eux des centaines de roquettes les jours précédents".

A la tribune, le président du Crif Richard Prasquier a lu une lettre destinée au Premier ministre Benjamin Netanyahu remise à l’ambassadeur d’Israël pour "dire son soutien et son amour pour Israël au nom de tous les juifs de France".

"Nous espérons que la paix existera un jour mais nous savons qu’il ne faut pas se faire d’illusions sur la situation actuelle", a-t-il ajouté.

De son côté, l’ambassadeur d’Israël en France a rappelé que "Gaza est un bastion terroriste" et que "la bataille dans laquelle nous sommes engagés est celle de la terreur".

(20 Novembre 2012 - Avec les agences de presse)

Mobilisation Gaza Solidarité :
http://www.assawra.info/spip.php?ar...

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

dimanche 18 novembre 2012

C'est Ziad Medoukh qui nous dit tristement "Bonjour de gaza" (via Assawra)

Bonjour de Gaza

dimanche 18 novembre 2012, par La Rédaction d'Assawra

Je vous envoie ce message les larmes aux yeux, moi qui ne pleure jamais, mais cet immeuble détruit se trouve à 500 métres de chez moi, et les images des enfants tués m’ont bouleversées.

En dehors de l’émotion, je veux vous montrer la réalité quotidienne de Gaza sous bombardements et raids israéliens intensifs.

L’armée la plus morale du monde a commis un nouveau massacre israélien ce dimanche 18 novembre 2012.

L’avion israélienne a bombardé un immeuble de 5 étages dans la ville de Gaza, un immeuble qui héberge 40 personnes, et qui appartient à la famille Dalou.

12 personnes de la famille Dalou sont mortes, parmi eux : 6 enfants, 3 femmes et 2 personnes âgées, il y a eu 25 blessés.

Je suis désolé de ces photos choquantes prises par un ami photographe, qui se trouve dans une situation psychologique difficile après ces images terribles Je pense que les organisations de droits de l’homme et de droits des enfants dorment, je ne sais quand elles vont se réveiller ?

Un nouveau crime israélien contre nos enfants et nos civiles, un nouveau massacre contre l’humanité.

Et un nouveau silence complice de ces pays qui prétendent défendre les droits de l’homme.

Je suis obligé à vous envoyer ces photos à vous, les amis, les gens de bonne volonté, les associations de soutien à notre cause noble pour essayer de calmer ma colère et la colère des Gazaouis.

C’est horrible, terrible, mais la réalité est plus dure à Gaza.

Amitiés de Gaza la résistance, le courage, la dignité, mais surtout Gaza l’humanité.

Ziad Medoukh
Un simple citoyen palestinien de Gaza
(18 Novembre 2012)

Chômage, précarité, détresse - et opposition des talas à l'égalité entre les humains

le cortège démarre de Notre-Dame des Landes
Journée chargée hier. Déjouant les pronostics de l'homme de Matignon et ses amis, la mobilisation pour sauver un lieu d'élevage essentiel, magnifique et impropre à tout autre usage a été énorme et exemplaire. Espérons que ce lieu sera préservé du béton, et de son corollaire obligé : la désorganisation totale des bassins versants les plus importants de la région vers la Loire et vers la Vilaine. C'est un facteur sur lequel les "autorités" ne sont guère disertes. Sans compter le saccage de presque vingt mille hectares de zone particulièrement diversifiée en végétaux et en animaux. Pour rien.

Donc, tant d'humains, de France et de l'étranger, se déplaçaient pour dire un NON solennel au vouloir buté d'un homme. Mais pas que cela. Ce projet est potentiellement une source juteuse de revenu pour un bétonneur - quoiqu'il fasse puisqu'en cas de dysfonctionnement de la pompe à fric, ce sont les contribuables qui paieraient la différence.

Journée chargée, disions-nous. Pendant ce temps-là, d'autres personnages emplissaient les rues de certaines grandes villes pour... eh bien pour tenter d'interdire au gouvernement de lancer une mesure enfin égalitaire, une mesure qui donnerait à tous le droit de se marier - civilement bien entendu. Le mariage, avec des nuances (mais tout est souvent dans les nuances), est un PaCS plus complet, avec plus de solennité, entre DEUX personnes (et pas entre plusieurs, avec des animaux, et autres qualificatifs haineux accolés à la moindre modification de cette "institution"). 

Ces personnages oublient, comme le soulignait une Laura, interviewée sur le trottoir au passage du cortège parisien, certaines réalités. «Nous ne venons pas pour nous battre avec les opposants au projet de loi mais pour leur montrer que les familles homoparentales existent déjà. Nous sommes là pour défendre nos droits». Les couples homoparentaux avec enfants existent, déjà, dans les faits. Il s'agit seulement de leur donner un statut, d'approuver leurs droits, et de consolider leur union de fait et leur parentalité de fait. Mais allez donc faire comprendre cela à ceux qui ne voient que par des œillères soigneusement appliquées dès le plus jeune âge !  Il est particulièrement symptomatique que des évêques se soient mêlés ès qualités au cortège, dans un pays qui a été un pionnier de la séparation des églises et de l'État. C'est la tentative de tyrannie des "talas", en quelque sorte.

Journée chargée toujours. Renouvelant son offensive nommée plomb Durci, il y a deux ans, le gouvernement israélien lance "Pilier de défense", bien entendu sous le prétexte "M'sieur, M'sieur, c'est lui qu'a commencé !" alors que des attentats dits ciblés (comme d'habitude aussi) avaient précédé toute riposte. Sachant que depuis plusieurs mois l'agresseur se préparait au combat, ce prétexte n'en est que plus odieux. La maison d'un ami n'a eu pour le moment que ses vitres brisées, mais... l'agression continue, avec la bénédiction de l'administration Obama, prix Nobel de la paix.
Partout dans le monde, des droits sont bafoués, au nom le plus souvent d'une bienpensance protéiforme. Droit à vivre en famille, droit à l'éducation, droit à la santé, droit à vivre, tout simplement ! ! ! Allons-nous laisser continuer ces autorités, civiles, militaires, religieuses,  massacrer la vie de tous ?

samedi 17 novembre 2012

Syrie : il ne se passe plus rien ?

C'est remarquable. Depuis que le gouvernement israélien s'est mis dans la tête d'attaquer la bande de Gaza, comme il y a quatre ans (opération "plomb durci"), les médias titrent sur cette recrudescence à qui mieux mieux. C'est justifié : la chose est très grave, et déjà le nombre de mort grandit chaque jour dans cette enclave emprisonnée par un blocus aussi drastique qu'illégitime. Les pauvres roquettes lancées en guise de défense, tombant au hasard, n'ont guère d'impact en retour.

Bizarrement, soudain dans le même temps, plus une seule ligne, plus un seul titre, plus un seul mot à propos de la Syrie, qui jusqu'à très peu occupait toutes les têtes des journaux. Y aurait-il eu un accord entre les parties ? Le gouvernement syrien aurait-il accordé des assouplissements et des garanties au peuple ? Les envahisseurs islamistes, encadrés par les barbouzes de la DGSE et de la CIA, auraient-ils rebroussé chemin de l'autre côté de la frontière turque ? Les opposants au régime Baas auraient-ils obtenu satisfaction à leurs revendications ? Le parti unique se serait-il soudain amendé ? Vous ne le saurez pas. Rien dans les publications nationales ou locales, rien sur CNN, soudain le néant.

Que cache ce soudain désintérêt pour ce conflit qui venait en tête des préoccupations internationales en égalité avec la "crise" économique ? La volonté de mainmise de la Finance internationale sur les politiques de presque tous les pays se ramasserait-elle pour mieux sauter dans quelques heures, dans quelques jours, dans quelques semaines ? Ce silence soudain, brutal, anormal, inquiète bien plus qu'il ne rassure.

Citoyens, soyons vigilants. Une guerre se déroule partout dans le monde. Quel que soit le pays concerné, vous en êtes tous victimes.  Warren Buffet :
« Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner »
Ne l'oublions jamais. C'est la guerre, sous des formes multiples, y compris les plus violentes, mais aussi y compris les plus oubliées comme la malnutrition et la faim - et les empoisonnements dus au traitement massivement biolo-chimique des plantations hyper-intensives, aux additifs pervers contenus (en toutes petites lettres) dans la plupart des produits manufacturés d'aujourd'hui.

jeudi 15 novembre 2012

Gaza - "des attentats ciblés"

Mon ami Ziad Medoukh, directeur du département de français à l'université Al Aqsa de Gaza, vient d'envoyer ces photos.  Elles sont sensées concerner un "attentat ciblé" perpétré par "l'armée la plus morale du monde" (sic) à laquelle les assiégés, les prisonniers de la plus grande prison du monde ne peuvent répondre qu'avec de gros pétards, à peine plus que des fusées d'artifice.

A chacun de juger.


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From: ziad medoukh <ziadmedoukh@hotmail.com>
Date: 2012/11/15
Subject: Photos de Gaza- enfants touchés par les tirs de l'armée la plus morale du monde- 15 novembre 2012
To: ziad medoukh <ziadmedoukh@hotmail.com>





















L’agression israélienne se durcit à Gaza (assawra)

L’agression israélienne se durcit à Gaza

jeudi 15 novembre 2012, par La Rédaction d'Assawra


L’armée israélienne a tué Ahmad Jaabari avec son garde du corps lors d’un raid aérien visant une voiture dans la ville de Gaza mercredi. Il est le plus important chef militaire palestinien à avoir été frappé par une "élimination ciblée" depuis la fin de la dévastatrice offensive israélienne de janvier 2009.

Outre le chef militaire du Hamas, six Palestiniens ont été tués et une soixantaine blessés dans des dizaines de raids aériens sur le territoire palestinien, selon les services de santé du mouvement Hamas, au pouvoir à Gaza.

Les bombardements sur Gaza se poursuivaient dans la soirée tandis qu’au moins 29 roquettes ont atterri en Israël depuis la mort d’Ahmad Jaabari, selon la police locale.
Les frappes israéliennes surviennent au lendemain d’une journée d’accalmie, après trois jours d’affrontements pendant lesquels sept Palestiniens, quatre civils et trois combattants, avaient été tués, et huit Israéliens, dont quatre soldats, blessés. Plus de 120 roquettes avaient été tirées de Gaza contre le sud d’Israël entre samedi et lundi.

La France appelle Israéliens et Palestiniens à éviter l’escalade de la violence", a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères après les raids menés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza en représailles à des tirs de roquettes palestiniens.

"La France est extrêmement préoccupée par la dégradation de la situation à Gaza et dans le sud d’Israël", déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué."Elle appelle les parties à s’abstenir de toute escalade de la violence, dont les populations civiles israélienne et palestinienne paieraient immanquablement le prix", ajoute Philippe Lalliot. Les bombardements sur Gaza se poursuivaient dans la soirée tandis qu’au moins 29 roquettes ont atterri en Israël depuis la mort d’Ahmad Jaabari, selon la police locale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu mercredi soir dans une déclaration télévisée qu’Israël est prêt à "étendre" son opération à Gaza si nécessaire.
De son côté, la Ligue arabe prépare de son côté une réunion d’urgence, a indiqué une source de la Ligue au Caire, après que le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et le président Mahmoud Abbas ont tous deux appelé à une telle réunion.

Parallèlement, l’Egypte annonce avoir rappelé son ambassadeur en Israël après les frappes israéliennes qui ont tué le chef militaire du Hamas.
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L’Égypte réclame une réunion d’urgence après les frappes à Gaza
Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni dans la nuit de mercredi à jeudi pour examiner la demande de l’Égypte d’organiser une réunion d’urgence après les frappes israéliennes sur Gaza. La demande égyptienne a été formulée par une lettre de l’ambassadeur Muutaz Khalil.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a indiqué s’être entretenu avec le président égyptien Mohamed Morsi au sujet "de l’inquiétante escalade de la violence entre le sud d’Israël et Gaza, et à propos de la nécessité de prévenir toute nouvelle détérioration de la situation", a-t-il précisé dans des communiqués. Ban Ki-moon s’est aussi entretenu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour lui confier ses inquiétudes face "aux tirs de roquettes lancés à l’aveuglette depuis Gaza sur Israël, et face à l’assassinat par Israël d’un chef des opérations du Hamas à Gaza", a précisé le secrétaire général.

L’Égypte a annoncé mercredi soir avoir rappelé son ambassadeur en Israël après les frappes israéliennes qui ont tué le chef militaire du Hamas. Le parti des Frères musulmans, au pouvoir en Égypte, a également appelé à "une réponse arabe et internationale rapide pour arrêter le massacre du peuple palestinien assiégé dans la Bande de Gaza".

Obama s’entretient avec Netanyahou et Morsi
Le président Barack Obama s’est entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou et le président égyptien Mohamed Morsi au sujet de l’escalade de la violence dans la Bande de Gaza, a annoncé la Maison-Blanche.

Mercredi, Israël a mené l’une des plus importantes offensives aériennes dans la Bande de Gaza depuis ces quatre dernières années, tuant ainsi le chef militaire du Hamas à Gaza, Ahmed Jaabari. Selon Israël, ces frappes aériennes sont une riposte aux tirs de roquettes lancés depuis plusieurs jours par Gaza mais elles pourraient aussi être le point de départ d’une opération plus large contre les activistes islamistes.

Selon la Maison-Blanche, le président américain a réaffirmé le droit d’Israël à assurer sa propre défense contre les attaques visant sa population. Mais Barack Obama a aussi demandé à Israël d’éviter que ses contre-attaques ne touchent des civils.

(15 Novembre 2012 - Avec les agences de presse)

mardi 6 novembre 2012

Assaut meurtrier contre le Mavi Marmara : procès à Istanbul, colère d’Israël (Assawra)

Assaut meurtrier contre le Mavi Marmara : procès à Istanbul, colère d’Israël


Le procès de quatre anciens chefs de l’armée israélienne accusés d’avoir ordonné un assaut meurtrier contre un navire turc d’aide humanitaire à destination de Gaza en 2010 a débuté mardi à Istanbul en l’absence des accusés, une procédure dénoncée comme un "spectacle" par Jérusalem.

Le ministère public turc a requis la prison à vie contre l’ex-chef d’état-major de l’armée israélienne, Gabi Ashkenazi, les ex-chefs de la marine et de l’aviation, Eliezer Alfred Marom et Avishai Levi, et l’ex-chef des services secrets Amos Yadlin, pour leur implication supposée dans l’assaut contre le navire Mavi Marmara, au cours duquel avaient péri neuf ressortissants turcs.

Les quatre hommes, aujourd’hui à la retraite, sont inculpés en tant que "commanditaires de meurtres avec brutalité ou actes de cruauté".

Mais en l’absence des accusés, le procès devrait rester symbolique, d’autant qu’Israël a exclu d’extrader ses militaires et rejeté les poursuites dont ils font l’objet.

A l’ouverture du procès, le ministère israélien des Affaires étrangères a une nouvelle fois dénoncé mardi un "procès-spectacle". "Ca n’a rien à voir avec le droit et la justice", a affirmé à l’AFP Yigal Palmor, le porte-parole du ministère.

"Les prétendus accusés n’ont pas reçu notification ou été informés d’aucune façon qu’ils allaient faire l’objet de poursuites ou de la nature des accusations. On ne leur a même pas accordé une chance symbolique d’avoir une représentation légale", a ajouté M. Palmor.
Les accusés étaient représentés à l’audience par des avocats du barreau d’Istanbul commis d’office, a rapporté l’agence de presse Anatolie.

A l’ouverture des débats, le président du tribunal a indiqué que l’assignation à comparaître émise par ses services n’était pas parvenue aux accusés, puis a entamé l’identification des victimes et parties civiles. Les représentants des parties civiles ont pour leur part réclamé l’émission de mandats d’arrêt contre les ex-officiers.

"Nous attendons de la cour qu’elle émette un mandat d’arrêt parce que les crimes sont très graves, et nous voulons aussi une intervention d’Interpol", a déclaré à des journalistes hors de la salle d’audience l’avocat Resat Petek.

"L’Israël en jugement", pouvait-on lire sur un grand ballon gonflable flottant au-dessus de l’esplanade. "Pour l’instant, nous jugeons simplement quatre commandants, mais il peut y avoir une extension politique. Tout est entre les mains de la cour", a affirmé Hüseyin Oruç, le vice-président de l’ONG humanitaire islamique IHH, qui avait affrété le Mavi Marmara.
Plusieurs participants à l’expédition de 2010 étaient également présents au tribunal.

"C’est très important d’être là, quand pour la première fois des preuves vont être présentées à un tribunal concernant ce que je considère comme des crimes d’Israël", a déclaré Ann Wright, officier à la retraite de l’armée américaine, qui avait participé à la flottille pour Gaza sur le navire Challenger-1.

Les poursuites portent sur l’assaut donné le 31 mai 2010 dans les eaux internationales par des commandos israéliens au Mavi Marmara, navire amiral d’une flottille d’aide humanitaire qui tentait de rallier Gaza, sous blocus israélien. L’acte d’accusation reproche aux soldats israéliens d’avoir fait un usage disproportionné de la force contre les militants turcs, notamment d’avoir "mitraillé des gens qui brandissaient des fourchettes, des cuillères ou des hampes de drapeau".

En septembre 2011, le rapport Palmer de l’ONU avait jugé "excessive" et déraisonnable cette intervention militaire, mais avait considéré comme étant légal le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.

Cette affaire a provoqué une grave crise diplomatique entre la Turquie et Israël, autrefois alliés. Ankara a abaissé le niveau de sa représentation diplomatique dans l’Etat hébreu, suspendu la coopération militaire, et a expulsé l’ambassadeur d’Israël.

(06 Novembre 2012 - Avec les agences de presse)

dimanche 4 novembre 2012

Zebda, le Crif, la politique, l'argent, le moteur du Monde

Un fait significatif revient à l'esprit. Tout récemment Richard Prasquier, président du CRIF,  a dénoncé "des images de propagande puissante" à propos du clip de Zebda "Une vie de moins", sur des paroles de Jean-Pierre Filiu, professeur d'Histoire à Science Po Paris. Plusieurs dirigeants de ce groupe y sont allés de leurs grands cris, parce que cela risquait sans doute de trop bien renseigner la jeunesse française sur la réalité de Gaza.


J'ai eu l'occasion de lire des extraits du Talmud (qui n'est pas le livre de chevet des juifs en général) : ceux qui ont écrit cela donnent l'impression qu'il existe, en tant qu'être pensants et intelligents, eux... et rien d'autre. Mais peut-être justement les "patrons" de certaines organisations communautaristes se réclamant de la judéité sont-ils de fervents lecteurs de ce livre-là. Il y a des extrémistes partout. C'est valable bien entendu pour toutes les croyances et organisations spirituelles.

Un organisme comme le CRIF s'est autoproclamé "représentatif" de tous ceux qui selon les institutions françaises pratiquent discrètement, ou non, leur religion, ou même ceux qui ne la pratiquent plus, toujours aussi discrètement. Une telle assertion ne résiste guère à l'examen. Et bien entendu, dans ces conditions ceux qui en sont les porte-paroles ne représentent qu'eux-mêmes et quelques disciples proches. Quand, et c'est fréquent, l'UFJP par exemple récuse et dénonce ceux qui prétendent parler en son nom, il y a comme un malaise. Il y a même des Israéliens de religion juive qui affirment hautement leur désaccord. Gênant, non ?

Le judaïsme est une religion de paix. L'Islam également. Le problème vient de ceux qui prétendent s'en prévaloir pour porter la violence et la mort. A croire - c'est une boutade bien entendu - que le CRIF ne représente AUCUN juif français. De même que la prétendue officine de franchising Al Qaida ne représente aucun musulman.

Quand une tribune de ce genre tonne contre "ses ennemis" au nom d'une religion, soyons certains, l'Histoire est là pour en témoigner, qu'il s'agit de politique, et rien que de cela. Comme cette politique n'est jamais présente au grand jour, il est difficile d'en déceler les buts aussi longtemps qu'ils ne sont pas presque atteints. Tout au plus pourra-t-on en démonter les cheminements. La déclaration Balfour, par delà les raisons avancées, était surtout un moyen pour des anglo-saxons de garder un pied solide dans la région de Méditerranée orientale. Entre-temps, et progressivement, c'est Washington plutôt que Londres qui est devenu l'interlocuteur "privilégié" du régime de Tel Aviv, mais cela ne change pas grand-chose.

Une seule chose est certaine, pour les nombreux lobbies plus ou moins directement impliqués dans la bonne santé de Tel Aviv, il est toujours interdit de porter la moindre critique à ce gouvernement, car il est le garant de LEURS intérêts. Intérêts qui peuvent paraître contradictoires, superficiellement, mais qui pour eux ont une logique même si elle paraît tortueuse.



C'est pourquoi Zebda est montré du doigt, comme le fut Shlomo Sand, comme le furent bien d'autres. Seul rappel : ce n'est pas une question religieuse, c'est un intérêt strictement politique. Et même souvent financier, comme pour la dissolution sanglante des Templiers dont Philippe le Bel voulait confisquer (en vain) le trésor.

samedi 3 novembre 2012

Une chanson pour Gaza : le Crif pour la censure ? (LGS)

Il y a de ces informations, qu'il est indispensable de relayer, relayer, relayer, parce que les médias "officiels" feront tout pour les cacher ou les modifier à l'avantage de leurs sponsors. Ainsi de cet article du Grand Soir.

Une chanson pour Gaza : le Crif pour la censure ?

La liberté d’expression a des limites, tout le monde vous le dira. Il est bien sûr légitime de publier des caricatures du Prophète de l’islam, de conspuer l’islam à longueur de colonnes, de considérer les musulmans comme des « ennemis de l’intérieur » qu’il nous faut dénoncer, en revanche, critiquer Israël devient de plus en plus risqué.

Dans un article publié le 15 octobre sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) intitulé «  Une chanson qui risque de promouvoir la haine d’Israël chez les jeunes », l’auteur prend à partie la chanson « Une vie de moins », du groupe Zebda, dont les paroles ont été écrites par Jean-Pierre Filiu. Il écrit :
«  Le premier symbole auquel s’attaque la chanson est la valeur supérieure de la vie dans le judaïsme avec le titre, “Une vie de moins”, qui suggère le peu de cas que les Israéliens feraient de la vie des Palestiniens (comme si une vie de plus ou de moins ne changeait pas véritablement la donne). Ce titre désacralise ainsi l’un des principes fondamentaux du judaïsme en vertu duquel “Celui qui tue un homme tue toute l’humanité”. »

Ainsi donc, [selon le CRIF] les auteurs de la chanson ne sont pas seulement des anti-israéliens, mais des antijuifs, soit des antisémites. Accusation qui devient habituelle contre tous ceux qui critiquent la politique de l’entité sioniste. L’auteur de ce texte ne réalise pas (ou peut-être, au contraire, le fait-il délibérément) le danger qu’il y a à assimiler Israël aux principes du judaïsme. L’armée israélienne, qui envahit le Liban en juin 1982, qui réprime par la force les Intifadas, qui attaque encore le Liban en 2006, défend-elle les valeurs du judaïsme ? L’Etat qui a utilisé la torture à grande échelle défend-il la valeur supérieure de la vie humaine ? En le prétendant, l’auteur favorise tous les amalgames entre Israël, le judaïsme et les juifs du monde, pris en otage par une politique dont ils ne portent pas la responsabilité.

Dans l’introduction de l’article, il est précisé que « Richard Prasquier a adressé une lettre à Rémy Pfimlin, président de France Télévisions, à propos de la nouvelle chanson du groupe Zelda “Une vie de moins”. Nous publierons cette lettre dans une prochaine newsletter. » Et le site du CRIF a publié «  Incitations à la haine » de son inénarrable président. Ce n’est pas une lettre à France Télévisions ; en revanche dans cet éditorial, l’auteur reproche à la chaîne d’avoir diffusé la chanson. « On pourrait penser, dans le contexte actuel, que chacun dans son domaine prendrait garde à ne pas ajouter de l’huile sur le feu qui flambe de l’antisémitisme. Que non ! Au contraire peut-être. Il convient avant tout de montrer que cet antisémitisme –- pardon cet antisionisme, vous demanderez la différence à ceux qui hurlent contre les “yahoud” –- est au fond justifié. Et France Télévisions se prête au jeu. Vous avez dit “irresponsable ?”… » Donc, il faut interdire la chanson...

Cette campagne contre Zebda et Jean-Pïerre Filiu s’est intensifiée sur toute une série de sites pro-israéliens. Le comble de l’ignominie allant à Sylvie Bensaid de Tribune juive (24 octobre) qui résume la chanson : « Traduisons : Israël, l’occupant qui prend plaisir à piétiner le peuple arabe de Gaza, est un tueur d’enfants. L’accusation des Juifs d’assassiner les enfants trouve ses racines pluriséculaires dans le vieux discours antisémite chrétien, avant de faire les beaux jours du nazisme et d’imprégner aujourd’hui l’islamisme radical. Le martyr Merah, saisissant par les cheveux la petite Myriam Monsonégo, 8 ans, et lui collant le canon de son arme sur le front, rétablit enfin l’injustice faite aux enfants palestiniens. »

Elle ne déshonore que ses auteurs.

Une seule réponse, écouter cette chanson et la diffuser.
Alain Gresh



http://blog.mondediplo.net/2012-11-02-Une-chanson-pour-Gaza-...
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dimanche 21 octobre 2012

Israël : 8 militants pro-palestiniens arrêtés sur l’"Estelle" vont être expulsés

Suivons les mouvements qui continuent à faire tout pour rappeler les Gazaouis à l'attention des lecteurs et de l'opinion internationale, malgré les risques que cela comporte.

Israël : 8 militants pro-palestiniens arrêtés sur l’"Estelle" vont être expulsés

dimanche 21 octobre 2012, par La Rédaction d'Assawra

Israël s’apprêtait dimanche à expulser huit des trente militants pro-palestiniens arrêtés la veille après l’arraisonnement par sa marine du "Estelle", un navire finlandais qui voulait briser l’embargo maritime de la bande de Gaza.

"Huit militants, sur les 30 arrêtés à bord du bateau, sont sur le point d’être expulsés et ont signé les documents à cet effet", a indiqué à l’AFP Sabine Hadad, porte-parole des services de l’Immigration au ministère de l’Intérieur.

"Parmi ces activistes, il y a 5 Grecs, 2 Espagnols, et un Italien", a-t-elle ajouté sans autre précision.

En tout, 30 personnes ont été arrêtées à bord du Estelle, dont 3 ressortissants israéliens et 27 étrangers. Trois femmes se trouvent parmi ces derniers, a encore affirmé Mme Haddad.
Elle a précisé que les 19 étrangers encore détenus ont été incarcérés "pour 72 heures à la prison Guivon de Ramla, près de Tel-Aviv, jusqu’à ce qu’un juge se prononce sur leur expulsion.

Cinq députés européens étaient à bord de l’Estelle, -Ricardo Sixto Iglesias (Espagne), Sven Britton (Suède), Aksel Hagen (Norvège), Vangelis Diamandopoulos et Dimitris Kodelas (Grèce)-, ainsi que l’ancien député canadien Jim Manly.

Les trois ressortissants israéliens devaient pour leur part être interrogés par la police.

Le Estelle, une goélette, est arrivé samedi soir au port d’Ashdod après avoir été arraisonné dans la matinée par la marine israélienne dans les eaux internationales au large de la bande de Gaza.

(21 Octobre 2012 - Avec les agences de presse)