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jeudi 25 octobre 2012

Scènes dignes d'une guérilla rurale à Notre-Dame-des-Landes (Reuters)

Reuters le 25-10-2012 à 11h15
par Guillaume Frouin

NOTRE-DAME-DES-LANDES, Loire-Atlantique (Reuters) - Depuis plus d'une semaine, les champs boueux de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) sont le théâtre d'une "guérilla rurale" entre les opposants au projet d'aéroport et quelque 500 gendarmes et policiers, déployés pour sécuriser la démolition d'une dizaine de maisons occupées illégalement depuis plusieurs années.
Les tirs de gaz lacrymogènes des forces de l'ordre répondent ainsi épisodiquement aux jets de projectiles dont ils sont la cible de la part de ces 150 à 200 militants anticapitalistes, qui convergent de toute l'Europe depuis des semaines pour combattre "ce projet d'aéroport et le monde qui va avec", selon le résumé de l'un d'entre eux.




Rappelons que ce projet n'est porté que par quelques députés, le président de région, et le premier ministre. Les élus locaux se sont constitués en association, le Cédpa, pour lutter plus efficacement contre ce qu'ils considèrent comme une erreur très onéreuse. Les riverains en ont créé une autre, l'ACIPA. Des partis politiques soutiennent le mouvement à l'échelon national, comme le Parti de gauche, EELV, plusieurs mouvements d'extrême gauche. S'y associent la CGT de Vendée, et sans doute d'autre groupements.

Le chiffrage par un cabinet d'experts indépendant a démontré que le projet n'est pas rentable (les coûts ont été sous-estimés, peut-être volontairement, et les bénéfices envisagés ont été au contraire exagérés). Qui paiera la différence ? Les citoyens de Loire-Atlantique, via leurs impôts locaux.

Oui, des militants de toute l'Europe sont là, depuis deux ans et plus pour certains, pour défendre à la fois cette terre particulièrement fertile et humide, et une façon de vivre opposée aux "normes" de Bruxelles. Ils vivent dans des fermes abandonnées, des cabanes, des plate-formes installées dans les arbres... sans eau courante, sans électricité, avec juste des vélos pour moyens de locomotion. Ils sont un exemple. C'est bien pourquoi une certaine politique veut les éradiquer.

Mais Notre-Dame des Landes n'est que l'un des nombreux Grands Projets Inutiles Imposés européens, il ne faut pas l'oublier. Déjà, il semble que le projet de LGV sur la Côte d'Azur soit peut-être abandonné. Trop cher, trop d'impact sur l'environnement.  Souhaitons qu'en cette période où la pauvreté augmente, y compris chez les travailleurs, d'autres projets tout aussi budgétivores passent à la trappe.

Qui va gagner : les Grands Riches Inconscients de la Réalité, ou le bon sens ?

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