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jeudi 9 août 2012

Le musée des roulottes, défenseur des traditions tsiganes menacé au nom de l'environnement (AFP)

AFP  le 09-08-2012 à 14h31

Défendre la culture tsigane est l'ambition du musée "Un siècle de roulottes", le seul de ce type dans le monde, perdu en pleine nature à la sortie de Saint-Quentin La Poterie, mais dont le maire ne veut plus pour des raisons environnementales.

Installées sur un terrain au bout d'un chemin caillouteux, les roulottes sont au nombre de quatorze. De l'ancêtre, la "Queenie", celle dont parle Charles Dickens dans "Cabinet de curiosités" en 1840 à l'Américaine Land Yacht fabriquée avec des morceaux d'avion en 1970.



Pourquoi faut-il que des "élus" fassent du zèle ?  N'outrepassent-ils pas leurs prérogatives, ainsi ? Les arguments avancés sont si évidemment des prétextes, qu'on peut se poser la question des vraies raisons.

La culture des Rroms est une vraie culture, respectable, mais qui dérange. C'est l'éternel hiatus entre le nomade et le sédentaire, le second ayant bien du mal à comprendre le premier. S'ensuit une crainte réciproque, irraisonnée, qui peut pousser des esprits faibles à des actes très regrettables, voire mortels.

Le souchien lié à "sa" terre a beaucoup à apprendre des rois de la route. D'autant que la sagesse commande de penser de façon tellement différente : personne n'est le propriétaire du lieu où il vit, la Terre. Ce sont ses enfants qui la lui prêtent.

Ce sont les paysans de Notre Dame des Landes qui nous le rappellent dans leur chanson, dont voici le refrain :

Citoyen sois vigilant
Car Notre Dame des Landes
C’est la terre de tes parents
Citoyenne sois vigilante
Car Notre Dame des Landes
C’est la terre de tes enfants

Pour que la Terre soit bonne, il faut les deux, des  amoureux de leur glèbe qui la traitent avec respect, et des nomades qui assurent la liaison en bonne intelligence avec ceux qui restent, et qui apportent fantaisie et goût d'autre chose.

Enfant, je voyais régulièrement passer de ces gens de la route, que nous finissions par connaître un peu puisqu'ils revenaient au gré de leurs déplacements. Ma grand-mère avait toujours de petites choses à leur donner, qui étaient acceptées avec le sourire. Quant aux paniers qu'ils tressaient de leurs mains expertes, ils étaient bien utiles souvent, tant ils étaient beaux et robustes. Leurs roulottes étaient telles qu'on peut les imaginer dans un musée, tirées par des chevaux et hors d'âge.

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