Rechercher dans ce blog

Chargement...

mercredi 8 août 2012

De Nagasaki à l'avènement de l'Homo Washingtonus

On notera que, depuis la "fin" (sic) de la Seconde Guerre Mondiale, dans les multiples conflits qui se sont développés dans le monde avec plus ou moins de violence, ce sont pratiquement toujours les USA, leur petit frère de Tel Aviv, ou des sous-fifres liés à eux de différentes façons (OTAN, militaires formés aux USA, etc...) qui les ont fomentés. Besoin de suprématie totale ? Paranoïa ? Un mélange des deux ? Probable. "Croisade" idéologique ? Cela peut être un facteur aggravant. Quant à l’aspect économique, avec une stratégie d’accaparement des ressources de la planète à leur seul usage, il n’est certainement pas à négliger.

Pour ce faire, nul scrupule, nulle considération humanitaire (bien au contraire) n’arrêtera les stratèges en charge de ces "dossiers". La plupart des Think Tanks de la côte Est sont très malthusianistes, donc il leur importe de ne pas trop avoir à partager le gâteau que constituent les gisements, et leurs usages. Qui avait lancé l’idée du nombre de 300 millions d’habitants pour la planète entière ? En somme, les Maîtres, et puis quelques serviteurs pour faire tourner les machines et servir les potentats. Le reste ? Éliminé d’un négligent revers de main.

Voilà ce qui est dans l’esprit des Anges de Washington. Truman fut le premier qui mit en application ce genre de futur, détruisant des centaines de milliers de personnes rien que pour empêcher l’URSS de trop avancer. C’est demain l’anniversaire douloureux du bombardement de Nagasaki, ville détruite rien que pour des considérations géopolitiques. Quand des politiciens en arrivent à ce degré de cynisme, on peut s’interroger sur les valeurs du pays où ils ont pris une telle décision.


 1946
 17 janvier : le Tanganyika et le Cameroun britannique passent sous tutelle de l´ONU, sous pression des États-Unis qui prépare la décolonisation après la Seconde guerre mondiale. Le but des Américains étant d´éviter que les colonies deviennent des États communistes2.
 9 juin : Le président du Paraguay Higinio Morínigo fait entrer dans son gouvernement des conservateurs du parti Colorado, ce qui déclenche une vague de violence puis une guerre civile qui l’oppose aux communistes alliés aux febreristas. Les colorados sont victorieux et le Paraguay devient à partir de 1947 un régime de parti unique.
 31 décembre : Révision constitutionnelle en Équateur. L’agitation sociale oblige Ibarra à convertir le régime en dictature5.
1947
 23 août : En Équateur le dirigeant populiste Velasco Ibarra est renversé par un coup d’État qui porte au pouvoir Carlos Mancheno Cajas.
 21 juillet : Prétextant des violations de l’agrément Linggarjati, les Hollandais lancent une attaque contre la république indonésienne (« opérations de police ») et étendent leur contrôle sur les deux tiers de Java, les grandes plantations et les champs de pétrole de Sumatra.
1948
 19 juin, Costa Rica : José Figueres Ferrer annonce la nationalisation de tout le système bancaire. Le parti communiste (Vanguardia Popular) et le parti de Calderón (Partido republicano nacional) se voient interdire leur participation aux élections de décembre
Juillet : Encouragé par les États-Unis, le parlement chilien vote une loi pour la défense permanente de la démocratie qui lui permet de rendre le parti communiste illégal.
 29 octobre : Coup d’État militaire au Pérou, réaction des riches planteurs de canne à sucre contre la politique de réorientation du modèle de développement mise en place par Prado (1939-1945) et Bustamante (1945-1948). Dictature du général Manuel A. Odría, qui s’empresse de remettre l’économie du pays sur les rails de la mono-exportation. Il met un terme à l’ouverture démocratique. L’Alliance populaire révolutionnaire américaine est mise hors la loi, son dirigeant Haya de la Torre se réfugie à l’ambassade de Colombie pour cinq ans. 
24 novembre : Rómulo Gallegos est destitué par les militaires au Venezuela. Dictature de Marcos Pérez Jiménez
15 décembre : Coup d’État au Salvador. Dictature de Manuel de Jesús Córdova.
Le Partido Comunista Brasileiro est mis hors la lois par Eurisco Dutra.
 Avril-mai : Pour assurer la sécurité des zones d’implantations juives, les sionistes conçoivent le plan Daleth qui préconise l’élimination des forces présentes dans la partie juive et dans les zones qui pourraient être annexées : Haïfa est prise le 22 avril après un bombardement massif de la ville par la Haganah qui a entraîné l’exode de la population organisé par les britanniques. Début mai, il ne reste que 4000 arabes contre 70 000. Nettoyage de la route Tel-Aviv-Jérusalem par la destruction des villages arabes. 
9 avril : Massacres de 110 civils par les terroristes juifs de l'Irgoun et du groupe Stern à Deir Yassin, qui entraîne une panique chez les Palestiniens
26 avril : L’Agence juive forme un gouvernement provisoire en Palestine que dirige David Ben Gourion tandis que la violence se développe entre militants sionistes et arabes. 
13 mai : Prise de Jaffa après un assaut violent de l’Irgoun arrêté par les Britanniques. Massacre d’Arabes. Lors de la reddition, il ne reste que 5000 Arabes sur 80 000. Attaque de la Galilée pour renforcer les positions face à l’intervention future des pays arabes. Fuite des civils arabes vers la Syrie et le Liban.

Il ne s'agit là que d'exemples pris sur trois ans seulement sur Wikipedia. Plus tard, en 1956, c'est l'expédition franco-anglaise sur Suez , c'est la Guerre des Six Jours en 1967, ce sont encore les multiples soubresauts (Nicaragua, Uruguay, Venezuela...) en Amérique Latine fomentés par des annexes de la CIA, avec en particulier le 11 septembre 1973 au Chili... Ces faits ne feront pas oublier la seconde guerre du Vièt Nam, dans la mesure où elle est bien terminée... et puis l'expédition "humanitaire" à Haïti, la guerre d'Afghanistan, celle d'Irak, celle de Libye, celle de Syrie qui sont toujours en cours. Et l'aide qui fut apportée à la Géorgie, assaillant notoire de la Russie en Ossétie du Sud et Abkhazie.

Ce n'est pas pour rien que Washington a pris pour emblème un aigle : là où il porte ses serres, c'est-à-dire partout, il ne relâche jamais prise. Et ses "alliés" non plus, comme le démontre une "Françafrique" toujours d'actualité.

Pour lutter contre un tel entêtement à tout diriger, tout contrôler, il faut déjà avoir conscience de l'étendue de ses initiatives dans le temps et l'espace. N'oublions pas !

1 commentaire: