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lundi 22 mai 2017

Après le despotisme roué, le despotisme sombre

C'était pendant l'erreur d'un quinquennat fini.
Via l'océan profond vint un homme inspiré.
De sombre aspect il eut des accents susurrés.
Derrière lui, bien caché, s'en venait un roué
Qui lui dictait ses mots de malice chargés.
Lui, de belle prestance, il montrait que son âge
N'avait point tout-à-fait buriné son visage.
Comme des fils de nuit descendaient vers son corps,
Sans doute pour mouvoir de ses traits le décor.
Une voix entonna le Veni creator,
Des fracas de squelettes tambourinèrent alors.
De cette bacchanale insensée s'éleva
Un rythme lourd d'effroi sonnant comme le glas.
Les fils le conduisirent devant les lourds battants
D'un Élysée gisant, silencieux et mourant.
D'un pied leste il frappa sur le sol de pavés,
Les battants s'entrouvrirent pour le laisser passer.
Le sombre le plus noir sur le monde s'étendit,
Et plus jamais le jour ne vint chasser la nuit.

(d'après Racine, Athalie, acte II, scène 5)


bab

dimanche 21 mai 2017

Mon langage est une arme, qui s'attache à notre âme et celle de la nation

Quand fut bâti pour la première fois le château fort de mon village natal, c'était semble-t-il pour tenter d'arrêter les incursions des Vikings dans le Golfe des Pictons pas encore envahi d'alluvions. C'était aux VIIe-VIIIe siècles.

De ce château fort, aujourd'hui il ne reste que des ruines partiellement habitables, et la poterne avec sa grille de fer. Il est toujours là. Curieusement, c'est un Anglais, fort sympathique d'ailleurs, qui en a récemment fait l'acquisition.



Les Anglais, les Poitevins en ont connus fort souvent : les routiers de la Guerre de Cent Ans ont parcouru cette région dans des sens multiples, en fonction des aléas guerriers. Au point d'ailleurs que le moulin à vent près de l'ancien prieuré se nomme toujours le Moulin des Anglais. Il n'en reste guère que deux mètres d'assise. Au point également, que les dames de la région légèrement plus au sud portaient jusqu'à peu la coiffe sévère et empesée nommée quichenotte ( "kiss not" ) pour éviter des débordements de soudards. Elle évitait aussi les coups de soleil, parfois redoutables en Saintonge.



Voilà qu'aujourd'hui c'est une autre invasion tout aussi brutale, mais plus insidieuse, qui se développe : celle d'un avatar très abâtardi de l'anglais. Elle est portée par ce qu'on appelle les médias, où commentateurs, supposés journalistes et autres prescripteurs s'ingénient à en utiliser les mots souvent incompréhensibles. Elle est portée par "les publicités" qui se décarcassent à inventer des associations de mots tout aussi incompréhensibles (même pour les vrais Anglais, souvent).

La langue est le support de l'esprit d'une nation. Si le siècle de Louis XIV, si celui des Lumières furent si flamboyants, c'est parce que notre langue fut affûtée comme une lame par des lettrés parfois intransigeants. Certains de ceux-ci n'hésitèrent pas à tailler et défricher, à jeter de très nombreux vocables, de très nombreuses tournures de phrases, quitte parfois à exagérer un peu. On pense à Boileau, à Malherbe, à Vaugelas.....

Il est vrai que, d'un parler parfois hirsute et manquant de vocabulaire, les poètes et écrivains du siècle précédent, Rabelais, les poètes de la Pléiade, n'avaient pas hésité pour leur part à inventer des mots nouveaux dérivant de ceux existants (par "provignement" comme ils disaient), ou de termes grecs, latins, voire issus de dialectes. Ces créations parfois un peu brouillonnes nécessitaient un peu de mise en ordre, pour ne pas tomber dans l'incohérence.

Toujours est-il que sur ces bases, s'est affiné un langage choisi. Toujours est-il que des auteurs divers se sont emparés de cet outil, pour le porter à un haut niveau de précision et de beauté. En sont sortis des pièces de théâtre fabuleuses, des fables (La Fontaine) ciselées à la virgule près, des écrits de droit sans ambiguïté. C'est sur ce terreau magnifique, que les Encyclopédistes, que Voltaire, que Rousseau bâtirent de grandes œuvres, dont l'impact demeure aujourd'hui. L'Europe entière, du moins celle qui savait lire et écrire, parlait français. Même les Grands Électeurs  de ce qui deviendra plus tard l'Allemagne s'essayèrent à cet exercice, poussés par l'épouse du duc de Brunswick, d'origine poitevine, qui tenait cour à Celle (Basse-Saxe). Sa fille épousa le futur George 1er de Grande Bretagne, et en eut deux enfants dont la mère du Grand Frédéric avant d'avoir une funeste liaison. La cour de Celle se voulait être une "fontaine de beaux esprits" comme Nicolas Rapin, co-auteur de la Satire Ménippée.

C'est bien ce bel outil de la cohérence française que des esprits ô combien malveillants veulent détruire, avec le concours plus ou moins conscient et volontaire des Français eux-mêmes. Qu'on ne s'y trompe pas : toutes les langues du monde sont attaquées, car il s'agit d'une guerre. La guerre d'un charabia, d'un jargon où seuls les termes concernant la finance sont précis et sans ambiguïté, en vue de sa domination mondiale. Domination du langage, domination de la finance dont il est le support exclusif. Régression des façons de s'exprimer qui pourraient avoir des accents révolutionnaires (ô sacrilège !), qui pourraient aider à comprendre les pièges de ces nouveaux soudards que sont les obscurs utilisateurs du Globiche. Puisqu'il faut l'appeler par son nom.

Maintenant, que vont faire les Français ? Vont-ils baisser les bras, et s'enrôler volontairement dans la cohorte des esclaves d'une certaine domination, avec des milliards d'autres ? Vont-ils réagir, parce que des esprits restés éveillés les ont titillés, leur ont fait conscience du chemin sans retour où Les Maîtres veulent les conduire ? Les Éveillés sont bien seuls, ils ont bien peu de moyens, il va leur falloir beaucoup de persuasion pour en réveiller d'autres. En auront-ils le temps, avant que les nouvelles générations devenues ignares par la volonté des Maîtres ne prennent une relève diablement faussée ?





vendredi 19 mai 2017

Pour les enfants qui sont placés souvent abusivement, un appel au secours

Pour que l'injustice s'arrête et que vive l'humanité ...

Soutenons les braves !


IMPORTANT

A PARTAGER !

J'ai rencontré Pierre Naves et c'est navrant !
Plus de la moitié des placements d'enfants, en France, sont abusifs !

Des enfants , des familles détruites, la honte de la République !

L'association " Le fil d'Ariane France " fondée par Madame Catherine Gadot,
veille et assiste les parents désespérés.

Mais sans notre aide, elle ne peut survivre.
( Plus de subventions depuis les élections...)
(tiens, donc !  et tiens donc, il y a urgence)

Coordonnées de l'association
Adresse: 31 Avenue du 14 juillet 93600 Aulnay-sous-Bois
Téléphone: 01 48 69 87 29
Fax: 01 48 69 87 29
Site : http://le-fil-dariane-france-asso.fr

PARTAGEZ- LE !
Et si vous le pouvez, vite, envoyez votre participation.

https://youtu.be/Eo31Am_E9zE 






 envoyé par

Valérie

Sujet tabou parmi d'autres : qui pourrait oser s'en prendre à l'État lui-même, directement impliqué pour ne pas savoir ou ne pas vouloir intervenir dans la gestion d'organismes agissant (en principe sous son autorité) pour des raisons vraiment pas claires ? 

 
Voici un lien qui en dit beaucoup, et qui charge des "travailleurs sociaux" peu scrupuleux, mais aussi des médecins, des magistrats, des "experts", capables de faux en écritures, et aussi des personnes aux compétences fausses : tout le monde se couvre mutuellement, afin de financer (donc de VOLER à l'État) ces organismes opaques et criminels.

Un autre lien, plus institutionnel.  Mais tout aussi accusateur.

Nous avons trouvé un autre lien, qui a son poids.

bab

mardi 16 mai 2017

Au français attaqué

Au français attaqué


Ô rage, ô désespoir, ô français démuni !
Que n'ai-je tant vécu que pour cette infamie !
Et n'ai-je tant noirci, via de lourds encriers,
De blanches pages réglées en cursives surannées !

Mon bras se fatiguait à cadence soutenir
Le rythme du lecteur, au point que des soupirs
Fusaient de quelques jeunes écoliers en émoi
Attentifs à saisir de grammaire la loi !

Ô cruels prescripteurs d'une langue altérée !
Soyez maudits d'en faire une vague traînée,
Une vraie courtisane au parfum frelaté
Qui ne voit que l'argent, mais n'a plus de fierté.

D'un Globiche puant désormais se pavanent
Les sombres professeurs au torturé organe
Dont s'agitent, éructant, les puissants maxillaires
Dressés à déchirer viande et vocabulaire !




bab

mercredi 10 mai 2017

Toujours pas de président de la République

La République va mal. Les Puissants internationaux la prennent à la gorge, et appuient, appuient !

Ils ont même délégué l'un de leurs jeunes sous-fifres, un fondé de pouvoir quelconque, pour y pourvoir de plus près. Sans aucune légitimité, bien entendu, en faisant en sorte que les chiffres soient le plus truqués possible. De toute façon, même si des enquêtes sont réclamées, il ne se passera rien.


« Quand les nazis sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher,
il ne restait plus personne
pour protester. »

(pasteur Niemeyer)

La République est donc au plus mal. Il va falloir que les citoyens viennent à son secours. Bon, on sait déjà que le tiers d'entre eux ne feront rien, rien que d'attendre  d'être aux abois à leur tour.  Les chers médias se sont chargés de leur flanquer les jetons, comme on dit. Tant pis pour eux, et tant pis pour les autres qui avaient compris le traquenard pour un nombre assez important d'entre eux.

Nous n'avons donc pas de président de la République : tout juste un sous-proconsul stagiaire. Nul doute qu'un flot d'instructions doit passer du 28 bis rue de Messine, au 55 rue du Faubourg Saint Honoré. Cela tombe bien : les deux sont dans le même arrondissement. On doit pouvoir facilement aller d'une adresse à l'autre en scooter, par la rue de Courcelles.

Entre la phalange très limitée qui était censée défendre les Tuileries le 10 août 1792, et les forces actuellement sous les ordres de la Place Beauvau, il y a un monde : il n'empêche qu'en 2012 ces mêmes forces ont dû reculer devant des personnes armées de leur seule volonté sans faille, comme celle des "soldats de l'An II". Cinq ans plus tard, ces Résistants sont toujours là, et tiennent tête à un État de plus en plus intransigeant. Non seulement ils sont là, mais ils sont épaulés sur tout le territoire par quelque deux cents comités locaux animés de la même dynamique.

Faire pièce à ces forces est donc possible. Cela rappelle l'anniversaire que j'ai fêté dignement hier : celui dans la Grande Guerre Patriotique de simples paysans de Russie et d'autres pays proches, qui luttèrent victorieusement contre les forces d'un Système déjà atroce. Certes, il leur en coûta, selon des chiffres parfois contestés, quelque onze millions de soldats, et dix-sept millions de civils. La Russie eût pu ne pas s'en relever. Enfin elle émerge, et donne des leçons à d'autres, parce que justement elle s'appuie sur l'adhésion plein et entière à la "Rodina", la nation, un ensemble de zone géographique, de langue, de culture, mais surtout d'un "vouloir vivre ensemble" que récuse £€ $¥$T€M€ axé sur un individualisme forcené et mortifère.







mardi 9 mai 2017

Le salut dans les Agoras

Les institutions républicaines sont mortes. Ce qu'on appelle les Grands Corps de l'État est noyauté en profondeur par des diplômés de grandes écoles complètement coupés de la réalités, et acquis à marches forcées au néolibéralisme le plus délirant. Les Grands Corps de l'État ? Ce sont :
– le Conseil d'État
– la Cour des Comptes
– l'Inspection Générale des Finances (la plus touchée sans doute)
– l'Inspection Générale des Affaires Sociales
– l'Inspection Générale de l'Administration
auxquels s'ajoutent les Ingénieurs des Mines et des Ponts et Chaussées, du Génie Rural, de l'INSEE et de l'Armement.

Bercy, la boîte à "têtes d'œufs"

Il faut y ajouter le Conseil Constitutionnel, dont les membres sont nommés régulièrement par les présidents de la république, de l'Assemblée et du Sénat selon l'article 56 de la constitution. Le garde-fou est bien faible, les personnalités nommées ne sauraient être les ennemies de ceux qui les nomment.

Le président, le gouvernement ont toute latitude pour s'appuyer sur des forces de coercition physiques, celles du ministère de l'intérieur, mais aussi financières et sociales, par le biais d'inspections fiscales, de chantage aux allocations ou à la possibilité de retirer des enfants à leurs parents. Tout cet ensemble pèse très lourdement sur les citoyens qui ne "marchent pas droit", avec aussi le chantage au salaire que peuvent pratiquer des entreprises via des dégraissages sélectifs.

Que reste-t-il ? Le droit (contesté par les "mesures d'urgence", opportunément mises en place sous des prétextes d'attentats programmés par le biais de fausses bannières) de se réunir dans la rue, sur des places publiques, pour se poser ensemble la question de la remise en cause des institutions elles-mêmes.

Il y a eu les Nuits Debout, qui pourraient reprendre cet été. Il peut y avoir d'autres initiatives similaires. C'est avec les sites Internet (éviter les "réseaux sociaux", surveillés par les yeux hostiles, ceux des fondateurs de ces réseaux), le seul moyen aujourd'hui pour s'informer et commenter ensemble, pour proposer des solutions en profondeur.

L'important est de ne pas être isolés, de mettre en commun les idées et les expériences, et de pouvoir les diffuser de la manière la plus efficace possible. Que vivent les Agoras ! Que par ce moyen soit abattu le monde du fric-pouvoir, vain but de la vie pour des tarés incapables de comprendre autre chose...

Après tout, un slogan souvent rencontré le résume bien :





Que des ZAD fleurissent, poussent, essaiment, fassent des petits, des petits, des petits, et que le Vieux Monde des Bôrgeois s'effondre dans les rires et les chansons, dans les œuvres d'art publiques et partagées.
 

dimanche 7 mai 2017

La France n'a plus de président

Ce dimanche 7 mai 2017, il est 20 heures.

La France n'a plus de président

Depuis dix ans, c'était déjà l'Ordre Mondial qui dictait les agissements de nos politiciens, soit via son antenne de Bruxelles, soit grâce aux Young Leaders, soigneusement chapitrés qui parsèment ministères et institutions, soit par le truchement d'organisations para-politiques protégées et très agissantes.


Désormais c'est directement la banque Rothschild qui prend en main l'Élysée. Sans doute y sera-t-il installé une agence directement, avec distributeur automatique de biftons à la valeur précaire, et obséquieux conseillers pour les pauvres riverains. 






C'est au point que l'ambassade sise tout près de cette succursale de la City ne devrait plus avoir à servir, puisque ce sera l'annexion pure et simple. Les Français devenus l'équivalent des Portoricains, voilà une perspective intéressante. Ce sera sans doute le cinquante-sixième-bis parmi les pseudo « États de l'union », le Dominion normand, un sous-Jersey en somme.


La City, devrais-je dire la Couronne ? aura donc un sujet de plus à part entière, comme elle avait continué à posséder les territoires situés entre les Grands Lacs et le Rio Grande malgré une pseudo-indépendance. Le Lion ne lâche pas ses proies.


Ne nous inquiétons pas pour les politiciens de tous bords autoproclamés : ils auront bien mérité une prébende tranquille pour avoir œuvré à cette grande réussite. Les plus jeunes serviront encore, afin de parachever l'adhésion des indécis : quant aux réticents, aux hostiles et aux résistants, ce sera autre chose !


La Résistance doit se lever dès maintenant, tout de suite, sans attendre, parce que LA PATRIE EST EN DANGER, et même plus que cela. La guerre est déclarée par l'Establishment. Nos seuls alliés seront à l'Est, au-delà d'États renégats comme la Roumanie. Vladimir Vladimirovitch Poutine, avec nous ! Oui, nous pouvons faire l'Europe, celle qui va de Sverdlovsk et Tchéliabinsk à Brest et CALAIS. Pas au-delà.


Au nom de Jallet, de Robespierre le réprouvé par les pourris d'alors et d'aujourd'hui, de Baudin, de la Commune tout entière, en avant ! De ce monde en pourriture, faisons jaillir un nouvel arbre de l'égalité, de la fraternité, de la liberté.