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mercredi 30 avril 2014

De l'humour aux persécutions, des Dragonnades au déni de Nantes

Le 29 avril un procès avait lieu, un de plus.... (oui, c'est bien le 29)




Ce sera à chacun de juger..... pour ma part, j'avoue avoir du mal à admettre que le pays de Mirabeau et de Gambetta se retrouve englué dans des situations dignes des Dragonnades, pour le MOINS : le peuple s'est éduqué bien mieux depuis, pourtant toujours les mêmes coteries qu'au temps de la Ligue se font fortes de diriger un pays entier, voire bien plus, selon LEURS volontés néfastes.

Non, si je comprends bien, ce ne sont pas quelques "quenelles" anti- $¥$T€M€, requalifiées autrement par des haineux que cela arrange ainsi, qui dérangent ceux-là : il s'agit tout simplement d'une opposition politique, qui pour eux est inadmissible. Seul LEUR dessein a droit de cité, et ce dessein se résume à la dictature de quelques banquiers (une poignée, pas plus) sur le monde entier.

Les moyens paraissent détournés, les procédures s'efforcent de se cacher derrière des paravents depuis longtemps percés à jour, mais les réflexions aboutissent toujours aux mêmes conclusions. Pour couronner celles-ci, les menaces voilées font savoir que TOUS les moyens seront bons pour que cette ploutocratie mondiale conserve l'avantage.




Le déni de la Justice nantaise par une haute juridiction aux ordres, le 9 janvier, a sonné le glas de l'échafaudage du Droit. Déjà le législatif s'était totalement compromis le 4 février 2008. Que reste-t-il ? Nous autres le Peuple. Certes, quelqu'un n'avait-il pas lancé, par boutade, "Si le peuple n'est pas d'accord, il faut dissoudre le peuple" (je n'ai plus la citation exacte) ?

lundi 28 avril 2014

Un vote, ou un vrai boycott incluant l'abstention, pour un parlement inutile : où est le dilemme ?

L'essentiel est de sortir de l'union européenne. Un jour, plus tard, quand les esprits seront prêts, il sera possible de bâtir une Europe, qui jusqu'à présent n'est qu'un euphémisme pour désigner le promontoire ouest de l'Asie (un promontoire fort tourmenté, d'ailleurs).

Comme je le déplorais il y a quelques jours, nos contrées ont été peuplées par des vagues successives d'immigrants venus lentement de l'est. En raison des conditions géographiques, ces arrivées successives des mêmes populations au départ se sont fixées dans des lieux plus ou moins isolés les uns des autres, ont développé des langages de plus en plus différenciés, des coutumes liées aussi au terroir et à ses contraintes. 

C'est à rapprocher des centaines de nations d'amérindiens, par exemple. On notera que celles-ci, bien que terriblement réduites aujourd'hui, ont conservé des particularités comme le langage, qui continuent à les diversifier. Il est donc normal, en opposition aux prédateurs anglo-saxons qui veulent imposer à tous leur horrible Globish, que chacun continue à pratiquer ce qui fait la saveur de sa contrée, à la fois coutumes liées au sol et langage.

Une "Europe" ne pourra donc se consolider que par échanges de bons procédés, sur de longues périodes. Quant à une uniformisation économique, elle est tout simplement contraire au bon sens. Mais des financiers vissés à leurs écrans ne savent pas ce que veut dire le bon sens.  Voter dans le cadre d'une telle uniformisation imposée avec violence, n'a tout simplement pas de sens. Surtout dans une France qui se réclame toujours et plus que jamais de Valmy, une France unifiée par le bas. Phénomène unique.

On peut se douter que les princes de la religion du Fric sis du côté de DownTown Manhattan ne seront jamais en mesure de comprendre cela (avec leurs tripes), ou de l'expliquer parce que c'est incommunicable avec des chiffres.

C'est pourquoi il va falloir lutter, lutter, lutter, expliquer, expliquer toujours ce qui paraît évident à qui y a déjà réfléchi. Notre avenir est dans cette nation si particulière et ses Idées, pas dans un ensemble disparate où elle se perdrait sans bénéfice pour personne. Je ne parle pas là d'argent, bien entendu. Sans doute les réflexions des Philosophes du XVIIIe étaient-elle souvent si en avance, que même dans notre pays certains ne les ont pas encore intégrées aujourd'hui. Toutes n'étaient pas bonnes, certes. Elles furent cependant une contribution majeure à l'Humanité entière, par leur aspect universel.

Si un jour une Humanité plus se développe, avec une étape européenne peut-être, ou pas, nous y aurons contribué.  En attendant,  cautionner l'horrible Capitalisme en votant même pour des listes qui prétendent le combattre de l'intérieur (bon courage) et prétendent ainsi acquérir une tribune quelque part où elle sera inaudible, me paraît pour le moins difficile à accepter.

jeudi 24 avril 2014

République bananière d’Ukraine, épisode 10 : par Xavier Moreau

Merci à Cap 2012 et après , pour avoir découvert cette analyse si fine chez Realpolitik.tv.
 
 Le 24 avril 2014
Épisode 10 : Bienvenue dans le Donbass, par Xavier Moreau
Xavier Moreau
Xavier Moreau

Ce n’était sans doute pas une décision de la junte kiévienne que de se lancer à l’assaut du Donbass. Consciente de la faiblesse de ses moyens, elle espérait neutraliser la contestation par l’élection du 25 mai. Cet attentisme n’était cependant pas du goût des sponsors américains de Maidan, qui ont dépêché le chef de la CIA pour lancer une offensive contre les populations civiles de l’est de l’Ukraine. Ils espèrent ainsi, ou bien mâter la résistance par la force, ou – encore mieux – provoquer une intervention militaire de la Russie. 

Malheureusement pour la CIA, le Kremlin a appris à anticiper tous les coups tordus de Washington et est résolu à ne pas intervenir, du moins pour l’instant. Les dirigeants russes connaissent les limites des forces sur lesquelles la junte kiévienne peut compter. La garde nationale est essentiellement composée de jeunes chômeurs et de néonazis, et il est peu probable que l’armée ukrainienne accepte de tirer sur sa propre population.

Les néo-nazis ukrainiens sont comme les islamistes de Syrie. Ils ne constituent pas une unité capable de s’imposer rapidement dans le Donbass, mais ils peuvent faire basculer l’Ukraine dans une guerre interminable, qu’appelle de tous ses vœux Washington. Seuls deux pays ont le pouvoir de mettre fin à ce scénario mortel pour l’Europe, l’Allemagne et la France. C’est à ces deux puissances et à la Russie de régler le sort de l’Ukraine et surtout pas à l’Union Européenne, qui ajoute à la ruine de nos économies la réintroduction de la guerre en Europe. Ajoutons que confier la résolution de la crise à des fonctionnaires sur le point de quitter leur emploi est proprement suicidaire (Anders Fogh Rasmussen, Catherine Asthon et José Manuel Barroso).

Les milices néo-nazies peuvent évoluer avec le temps et de l’entrainement en des unités militairement compétentes. C’est ce sur quoi comptent les États-Unis et leur homme lige à la tête de la junte kiévienne, Olexandre Turtchinov. Ce pasteur évangélique fanatique est l’atout principal de l’OTAN, au côté des milices néo-nazies et des oligarques. C’est dans ce sens qu’il faut interpréter la rencontre entre Dmitro Iarosh et Igor Koloïmoski, le nouveau gouverneur de Dniepropetrovsk nommé par la junte. Le bandériste antisémite et l’oligarque mafieux, président et financier du congrès juif ukrainien, se sont finalement alliés contre l’ennemi commun, la Russie et les Russes. $10.000 sont désormais offerts par la junte, pour la capture d’un fédéraliste. Le financement de « Pravy Sektor » par l’oligarchie est désormais avéré, ce qui ramènent ce mouvement à ce qu’il est réellement : un groupe de mercenaires sans foi ni loi. Cela explique aussi d’où proviennent les 2,5 millions de grivna (220.000 $US), nécessaires au dépôt de candidature de Dmitro Iarosh et explique son statut « d’intouchable ».

Leur première prestation n’a pas été très concluante, puisqu’elle s’est soldée par un échec. Les fédéralistes ont pu exhiber les équipements récupérés sur les néonazis. La presse française s’est contentée de ne montrer que la carte de visite de Iarosh, dénonçant immédiatement un faux. Pourtant, le plus intéressant n’est pas cette carte de visite, ni la MG-42, mais le permis de conduire d’un certain Mikhaïlo Alexandrovitch Stanislavenko, né le 19 avril 1983. Nous comptons sur les médias russes pour retrouver le propriétaire du permis (la chaîne NTV était parvenue, il y a 6 ans, à retrouver le propriétaire du passeport américain perdu lors de la débâcle en Ossétie. 

NTV avait même découvert que le mercenaire, Mikhaïl Lee Walter, avait travaillé en ex-Yougoslavie au moment de l’épuration ethnique de la Krajina par les services secrets allemands et l’armée américaine). Dans une triste vidéo, les défenseurs de Slaviansk ont présenté Vitaly Kovaltchouk, un des attaquants du « check point ». Le gamin de « Pravy Sektor » pensait bénéficier dans le Donetsk de la même impunité qu’à Maïdan… Hier encore, un membre du groupe néonazi, Dmitry Tomarievskovo, a été arrêté à Slaviansk lors d’une mission de reconnaissance.

Iarosh vient d’annoncer la création d’un « bataillon du Donbass » et le transfert de son « état-major » à Dniepropetrovsk, à proximité de son principal bailleur de fonds. La réaction de la junte à cette violation flagrante de l’accord de Genève promet d’être intéressante.

Le temps joue contre l’OTAN

Les accords de Genève peuvent être interprétés comme une première étape vers la paix, mais il nous faut mesurer notre enthousiasme. Gardons à l’esprit que la parole internationale des États-Unis ne vaut rien : d’une part parce que, tout accord est considéré comme du temps obtenu pour préparer une relance des hostilités ; d’autre part, parce que le gouvernement américain n’a pas un contrôle réel de sa politique étrangère. Barack Obama était-il au courant du voyage de son chef des services secrets à Kiev ? Savait-il que ce dernier allait lancer une opération militaire contre l’est de l’Ukraine ? Rien n’est moins sûr. La meilleure garantie pour une issue pacifique de ce conflit est la supériorité militaire et économique de la Russie, associée à la sagesse retrouvée des dirigeants français et allemands.

Comme nous l’avons expliqué dans nos analyses précédentes, la stratégie de la Russie n’est pas d’intervenir militairement mais d’attendre que l’Ukraine s’écroule économiquement. Chaque jour qui passe est une prise de conscience supplémentaire pour la junte ukrainienne de la dépendance de son économie nationale envers la Russie. Les puissances européennes, aveuglées par l’UE, sont elles aussi en train de comprendre l’interdépendance de leurs économies.

La presse française nous répète que la Russie a perdu l’Ukraine, pourtant c’est exactement le contraire. Si l’OTAN ne réussit pas à faire basculer le pays dans la guerre civile d’ici 6 mois, c’est elle qui perdra l’Ukraine. L’alliance pourra garder une certaine influence sur une « république autonome de Galicie », où les mouvements néonazis ont apprécié le soutien qui leur a été apporté… Cela dit le peu d’argent que les États-Unis sont capables d’investir dans la région, les rend de moins en moins attractifs.

L’autre échéance qui menace les États-Unis et qui pourrait se produire d’ici la fin de l’année, est son pic de production en matière de gaz de schiste. Le mirage s’évanouit peu à peu, contrairement aux illusions entretenues ces dernières années par la presse atlantiste (Fabrice Nodé-Langlois s’est avéré aussi incompétent en matière énergétique que sur sa compréhension de la Russie lorsqu’il était correspondant du Figaro à Moscou). Même les analystes les plus optimistes tablent désormais sur une augmentation de la consommation de gaz naturel aux États-Unis et donc une augmentation sensible du prix. Le champ gazier à observer avec attention est celui de marcellus shale en Pennsylvanie, sans lequel la production américaine serait déjà en train de baisser.

Barack Obama a autorisé l’exportation du gaz de schiste non pas pour sauver l’Ukraine et l’Europe de la dépendance gazière russe, mais parce que les prix pratiqués sur le marché américain en annihile la rentabilité. La fin du gaz de schiste aux États-Unis pourrait provoquer une crise très grave outre-Atlantique, car les prix bas pratiqués ont en rendu son économie extrêmement dépendante. Ces prix ont en outre découragé les investissements en infrastructures, ce qui aura des conséquences dramatiques quand les États-Unis devront de nouveau importer massivement du gaz. Ils pourront toujours reprendre le projet avorté de terminal GNL avec Gazprom. Cela relancerait pour de bon l’exploitation du champ gazier de Chtokman avec Total et ENI. En attendant les principaux acteurs pétroliers occidentaux sont en Russie, et bien content d’y être.

En fait les États-Unis et l’OTAN ont une fenêtre de quelques mois pour lancer une guerre civile en Ukraine, qui puisse avoir des conséquences économiques graves en Europe et tirer profit, comme en 1914-1918 et en 1939-1945, d’une guerre civile européenne, même si elle n’est qu’économique.

Washington a cependant remporté une première victoire, non pas contre la Russie, mais contre la France. Les organisateurs d’« Eurosatory » viennent en effet d’annoncer que les sociétés russes pourraient boycotter l’exposition, ce qui constituera une perte sèche pour le salon. La France est en train de perdre, par la faute de son alignement sur les États-Unis et son soutien à la junte libéralo-nazie de Kiev, son principal relai de croissance en Europe pour son complexe militaro-industriel. Elle perd également sa réputation de partenaire fiable et indépendant.

Choc de civilisation

Nous avons cherché dans l’Histoire un précédent, où une puissance européenne aurait froidement massacré ses propres alliés, ou sa propre population, pour faire endosser les exactions par son ennemi et ainsi le discréditer. Certains gouvernements se sont attaqués aux plus faibles ou ont exterminé leurs anciens alliés sans pitié, ce fut le cas de l’Allemagne hitlérienne. D’autres ont massacré des millions de paysans innocents, comme le Polonais Dzerjinski ou le Géorgien Staline. Ce dernier a également tenté de faire porter la responsabilité du massacre de Katyn aux Allemands. Les pires criminels de tous les temps ont tenté de cacher les massacres qu’ils avaient commis, ou d’en faire porter la responsabilité à d’autres. 

Mais jamais dans notre civilisation nous n’avons tué nos propres amis pour faire accuser notre adversaire. Seuls les États-Unis et l’OTAN sont capables de cela, et c’est ce qu’ils ont commencé à faire en Ukraine de l’est après l’avoir fait en Yougoslavie (marché de Markalé, bombardement des colonnes de réfugiés albanais au Kosovo), en Syrie (attaque à l’arme chimique sur les populations civiles pour faire accuser Bachar el Assad), ou à Kiev (snipers pour abattre les manifestants et les membres des forces de l’ordre, couverts par Catherine Ashton). Sans grande imagination, l’OTAN nous rejoue le même scénario depuis 25 ans, comme si internet n’existait pas, pour mettre en lumière ces provocations grossières. Nous avons eu le tractage antisémite bidon à Slaviansk, le meurtre de responsables gouvernementaux, de journalistes, les attaques contre les Roms, nous avons eu l’esquisse d’un camp de concentration avec des rumeurs de tortures à Slaviansk. Cette panoplie est tellement grotesque que même la très soumise presse française hésite à la reprendre et à matraquer le peu de lecteurs qui lui reste. La pression d’internet est désormais trop forte sur les journalistes français, qui ne souhaitent pas passer pour des menteurs patentés de manière trop flagrante.

Pour comprendre les événements en Ukraine, il est important de garder à l’esprit, que les États-Unis ne font pas partie de notre civilisation, et que les valeurs occidentales sont à l’exact opposé des valeurs européennes. Nous ne pouvons pas imaginer qu’un gouvernement puisse s’allier avec des islamistes ou des néonazis, ni qu’ils puissent massacrer ses propres amis, parce que nous sommes issus d’une civilisation reposant sur mêmes les valeurs chrétiennes, orthodoxes ou catholiques. Mêmes si les dirigeants occidentaux paraissent nous ressembler, nous sommes ontologiquement, socialement et sociétalement, l’opposé des États-Unis. Leur sauvagerie sans limite est la conséquence de leur prétendue élection divine et de leur insatiable volonté de puissance. C’est ainsi qu’en chassant l’OTAN de Crimée, la Russie a offert à la nouvelle Europe sa première victoire et un premier pas vers sa libération.
Xavier Moreau
Crédit photo : The Global Panorama via Flickr (cc)

vendredi 18 avril 2014

Les citoyens tous unis contre l'union européenne des banquiers

Le rapport à l'argent va certainement bien plus loin qu'on ne l'imagine. Qu'on le veuille ou non, il commence déjà par décider des rapports politiques. Tous les partis, par exemple, ou presque, rendent hommage à l'argent. C'est ainsi que, très objectivement, le parti communiste, productiviste, est sous la coupe du Capital au lieu de le combattre, puisqu'il veut donner du travail aux ouvriers. Ceux-ci ne reçoivent en échange qu'une parcelle de la richesse qu'ils ont produite, encore cela est-il essentiellement le moyen de reconstituer leur force de travail. La partie dont ils bénéficient réellement est infime. En fait, ce sont les échanges non-marchands qui les aident à tenir. C'est une simple promenade en douce compagnie, c'est un copain qui organise un bœuf dans un garage, c'est l'arrivée du printemps...

Aujourd'hui, nous sommes redoutablement piégés par le système bancaire, qui possède notre argent et s'en sert alors que les salaires et pensions ne sont jamais donnés directement au bénéficiaire, depuis des années. Cette masse pas encore dépensée sert de base, sur le rapport de 1 pour 9, voire bien plus, pour créer l'argent (fictif) des prêts. Cet argent deviendra réel, avec intérêts, au fur et à mesure des remboursements. Bien sûr, puisque ces remboursement viendront du travail effectué dont une part reviendra ainsi au banquier. De la flibusterie !

Sans doute commence-t-on à le savoir, ce sont les banques privées qui ont créé cette sorte de machin nommé union européenne. Union bidon, où seul le financier est sûr de tirer bénéfice. Une seule solution existe, pour contrecarrer ces vues de plus en plus pressantes et terribles : s'évader de cette union des dupes et des caïmans. Quitter cette Europe fictive (là encore) où cohabitent sans le savoir des civilisations différentes, prend tout son sens. Bien entendu, les caïmans devront être rejetés à l'eau ou éliminés pour éviter qu'ils ne tuent nos enfants.

Malheureusement, fort peu de personnes, et encore bien moins de partis, ont accepté de s'apercevoir de cette nécessité. Accepté, parce que l'aventure est dangereuse. Les caïmans n'hésiteront pas à se débarrasser de ceux qui font prendre conscience de cette nécessité. C'est pourquoi tous les grands partis, même ceux dits de gauche, se tiennent bien sagement dans les pas de la doxa concoctée dans les années 1940 aux USA, quand "les Grands Anciens" comme Jean Monnet, Paul Henri Spaak ou Robert Schuman, apprenaient leur métier d'agents du Capital sous couvert d'Europe.

Le traité de Lisbonne, en violant OUVERTEMENT la volonté des peuples, a été la grosse goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Désormais, toute action CONTRE l'union européenne aura un caractère sacré, un caractère de Résistance. Ce n'est pas pour rien que des humains en France, renouant avec l'esprit et la lettre du CNR fruit de la Résistance à l'envahisseur, ont recréé un nouveau CNR, le CNR-RUE. Le Conseil National de Résistance Républicaine à l'Union Européenne. A nouveau, il s'agit bien de résister à un envahisseur : ses soldats sont économiques et financiers, mais il fait des ravages dans notre pays et ses voisins.

Le premier acte, pas seulement symbolique, sera à l'occasion de l'élection au suffrage universel de listes, en vue de faire siéger au "parlement européen" que nous n'avons jamais appelé de nos vœux, quelques députés choisis à la proportionnelle. Ce pompeux parlement n'a aucun pouvoir, excepté de faire la moue sur des dossiers qui tôt ou tard seront appliqués.

Refuser de voter n'aura donc aucune incidence négative. Au contraire, cela affichera clairement, si c'est réellement massif, combien les citoyens refusent de cautionner la forfaiture du 4 février 2008. Les politiciens, véreux en masse, ont contrevenu aux décisions du peuple souverain. Autrefois, on coupait des têtes pour moins que cela. Ce boycott, puisqu'il faut l'appeler ainsi, sera non seulement un refus, mais un appel à démolir cette fausse Europe qui n'est que celle des banquiers.

Le 25 mai, pas une voix ne doit aller dans les urnes pour admettre la pertinence de ces institutions perverses. Tous les citoyens doivent faire front, et crier leur haine du Système qui les tue à petit feu, comme des sangsues. Une bonne initiative serait une manifestation nationale du CNR-RUE qui porterait haut et fort ce message : dehors, l'union européenne ! Finie, la monnaie unique ! Le peuple est dans la rue, pour sauver la liberté, de plus en plus aléatoire pour les plus humbles, l'égalité et la fraternité que les puissances d'argent veulent démolir en la personne de la Sécurité Sociale et de la retraite par répartition, les joyaux du premier CNR.

Nos armes, ce seront les bulletins de vote, qui resteront dans notre poche, en attendant d'autre usages. Aux armes, citoyens.


samedi 12 avril 2014

Jacobinisme et européisme

proposition de découpage parue dans le Figaro
Jean-Luc Bœuf, analyste à l'Institut Montaigne, vient de proposer un redécoupage des régions françaises, réduisant leur nombre à dix pour la métropole. Dans la logique des institutions de Bruxelles, cela présente une certaine cohérence. Dans la logique brute de fonderie de la prospective à courte vue d'économies à tout prix, cela peut en avoir une également.

Le problème avec le redécoupage projeté, c'est l'affaiblissement d'un État qui aurait à faire à des régions moins nombreuses, donc plus fortes. On me taxera de jacobinisme, mais c'est une constante française dont il faut tenir compte, à moins de vouloir interdire par décret toute différence culturelle. C'est pourquoi je préfère l'effacement total des régions, et une reprise des départements : il est important cependant que le président du conseil général ait moins d'emprise sur ses collègues. L'important est de jouer la carte de la proximité. Et dans ce cas, les aberrantes communautés de communes n'ont plus aucune raison d'être.

J'enlève ainsi deux couches. En revanche des syndicats locaux, souples et se constituant par la base, auront un rôle bien plus pertinent. Syndicats locaux, qui pourraient parfaitement s'affranchir de la "frontière" des départements, au gré des besoins.

Rapprocher les élus des électeurs, cela permet aussi... de faire des économies d'énergie. Tout le monde n'a pas Internet, donc certains seront contraints (comme par hasard souvent les moins valides) de se déplacer personnellement. On n'a pas toujours forcément un voisin serviable à proximité au bon moment.

Avec un retour de l'utilité des communes, pourra se favoriser une prise de décision commune qui, pour le moment, n'existe pas. Le but serait, sur la base bien entendu du volontarisme, de reproduire avec des variantes l'exemple de Marinaleda. Cela permettrait, pour beaucoup de choses, de rendre inutile l'union européenne, telle qu'elle existe, dictature venue du haut illégitimement. Là, je sais que je heurte les conceptions des Verts, dont bien entendu je ne suis pas.

La hiérarchie des décisions doit venir du bas, non du haut. Entre citoyens tous égaux en droits et en devoirs, tous différents mais pas en importance (j'insiste particulièrement là-dessus), ma démarche est cohérente. Bien entendu certains voudront la récuser, parce qu'ils vont considérer que certains valent plus que d'autre, ce qui à mon avis n'est pas vrai. La faute en est à une Éducation Nationale là encore trop dirigiste, qui en uniformisant écrase certains talents et en pousse d'autres en avant, au détriment des premiers.

Avec une prise de décision "par le bas, peut se développer une vraie souplesse, au risque (mais en est-ce un ?) de n'avoir plus d'examens nationaux valables pour tous, de gré ou de force. Le Baccalauréat tel que nous le connaissons, avec des variantes naturellement, date de 1808, et de Napoléon. C'est un hommage au dirigisme. Il ne s'agit plus d'une "réforme", là, mais d'une reprise de fond en comble du système éducatif français. L'autre a fait son temps.

Le but, en fait, et de renvoyer dos à dos un européisme poussé par des banquiers privés (sauf de moyens), qui ne peut apporter que le malheur dans sa logique productiviste et consumériste à la fois, où n'existent que maîtres et esclaves pour simplifier ; et un jacobinisme faisant descendre toutes les décisions d'un point "central". Les décisions, c'est au niveau des citoyens qu'il vaut mieux les prendre, en fonction de beaucoup de facteurs locaux. Celles-ci pourraient alors remonter, être collectées afin de faire bénéficier tout le monde, éventuellement des expériences locales. Le niveau "national" aurait aussi bien entendu pour mission, sous le contrôle de la base, de négocier des accords avec les pays alentour dans le respect de leurs différences.

Quant aux banques, déprivatisées, beaucoup moins omniprésentes, elles ne seraient plus que des facteurs de développement local débarrassés de la notion de PROFIT. Comme le forgeron ou le réparateur de vélos.

vendredi 11 avril 2014

Rappel important : aujourd'hui grand meeting anti-union européenne à Nice

Vu cet avis communiqué par le CNR-RUE

A Nice (06) : Grand meeting de lancement de la campagne de boycott des élections européennes
11 avril 2014
Le « Comité Départemental de Résistance Républicaine à l’Union Européenne », le CDR-RUE, organise un grand meeting de campagne à NICE. Cette manifestation aura lieu le vendredi 11 avril 2014 de 18h à 21h au CLAJ, 26 avenue Scuderi 06100 Nice, en présence de Jacques Cotta, signataire au niveau national et départemental de l’appel au boycott des élections européennes du 25 mai 2014.

Jacques Cotta est bien connu des niçois, il est journaliste, réalisateur et producteur de documentaires à la télévision française. Il a en charge la série « Dans le secret de… », sur France 2. Son dernier livre : « L’imposteur » est paru en février 2014 aux éditions Balland.

Lors de cette soirée seront explicitées les principales raisons politiques du boycott de ces élections. Le but est de mettre en évidence, par cet acte politique fort, le caractère antidémocratique de l’Union Européenne. Le parlement européen est la façade démocratique de cette construction supranationale qui confisque la souveraineté populaire et la souveraineté nationale.
Voir la carte
Au CLAJ 26, avenue Scuderi 06100 Nice
Le CNR-RUE, Comité national de Résistance Républicaine à l'Union Européenne, rappelle son manifeste fondateur.
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Appel national pour le boycott de l’élection européenne

Texte de l'appelTexte de l’appel

Le 8 février 2014.

Les signataires de cet Appel créent le Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne (CNR-RUE) et s’engagent, en France, dans une campagne de boycott militant de l’élection des représentants de la France au parlement européen, le 25 mai 2014. Ils invitent à la création de comités similaires dans les départements et localités.

L’Union européenne (U.E.) et sa monnaie unique martyrisent les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité. Le 25 mai 2014, cette politique et ce système devront être sanctionnés. Le meilleur moyen sera de délégitimer l’U.E., l’euro, les traités, la Commission, la Banque centrale européenne et le parlement européen par une abstention massive, une véritable grève du vote.

Le devoir de tout citoyen, lorsqu’une élection est organisée démocratiquement, et que son résultat peut avoir un effet politique sur les institutions, est d’utiliser son droit de vote conquis de haute lutte. Ce n’est pas le cas de l’élection au parlement européen.

1.- C’est le principe même de l’élection à un parlement européen qui doit être récusé. Un parlement, à l’échelle européenne, n’a pas lieu d’être car il n’existe aucun peuple européen susceptible, au moyen d’un Etat européen, de se former en communauté politique à l’échelle du continent et d’y exercer sa souveraineté. Si tel était le cas, les pouvoirs de ce parlement européen s’exerceraient nécessairement au détriment des pouvoirs des parlements nationaux.

2.- Le vote du 25 mai 2014 sera totalement stérile puisque le parlement européen n’a pas les pouvoirs de faire évoluer l’Union européenne. Il ne possède aucune des prérogatives d’un vrai parlement : il ne peut pas changer les traités qui fondent l’U.E., ne peut pas voter l’impôt, n’a pas l’initiative des lois… En outre, que les libéraux, les sociaux-démocrates européens, les Verts, le Parti de la gauche européenne gagnent des sièges, cela ne changera rien aux orientations politiques puisque l’eurodroite et la social-démocratie pilotent ensemble les travaux parlementaires.

3.- Le boycott des élections européennes servira aussi à dénoncer le double jeu politicien du Front national. Ce dernier, en effet, d’un côté prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et d’un autre côté veut entrer dans le système – dans lequel il est déjà entré par la présence de madame Le Pen, députée européen – pour se goberger comme les autres. Il cautionne ainsi et profite lui-même de ces institutions qui lui garantissent à la fois des revenus substantiels, et son rôle de verrou du système politique. On comprend pourquoi, car en réalité le FN ne veut pas sortir unilatéralement la France de l’U.E. et de l’euro. La prétendue « sortie concertée et progressive » de l’euro prônée par Mme Le Pen perd toute portée pratique quand on sait que le FN la subordonne très officiellement au feu vert de l’Allemagne.

4.- L’élection au parlement européen n’est qu’une farce électorale. Elle n’a d’autre but que de simuler un acte démocratique et légitimer ainsi tout le système de l’U.E. C’est un devoir citoyen de voter quand le suffrage sert à la souveraineté du peuple, c’est aussi un devoir civique de refuser de voter quand le suffrage vise à détruire la souveraineté nationale et populaire. D’ailleurs, comment se faire prendre deux fois au même piège ? En refusant de tenir compte du « non » français du 29 mai 2005 au traité constitutionnel européen, le système a démontré son caractère tyrannique et dictatorial. Aucune élection juste n’y est possible.

Face à cette entreprise d’effacement national et de régression sociale, aucune des grandes forces politiques françaises en lice lors des prochaines élections européennes ne porte de projet alternatif et progressiste. Certaines de ces forces annoncent leur participation à ces élections pour faire parler d’elles. D’autres, espérant obtenir quelques élus, veulent faire du parlement européen une caisse de résonnance à leurs revendications. Ce ne sont qu’illusions et diversions. Illusions, car les grands médias ignorent les petites listes, tandis que l’absence de couverture médiatique des débats de ce parlement d’opérette interdit de donner le moindre écho aux mouvements euro-critiques. Diversions, car en participant à ce simulacre électoral, ces forces politiques cautionnent le système européen qu’elles prétendent dénoncer par ailleurs.

Seuls les citoyens qui se seront abstenus auront clairement délégitimé l’U.E. Leur acte sera un coup de tonnerre politique ôtant toute crédibilité à l’Union européenne, la ridiculisant et ouvrant un espace sans précédent aux luttes populaires. Le véritable enjeu de cette mascarade électorale sera donc l’abstention citoyenne.

Le 25 mai 2014, le meilleur choix pour manifester son mécontentement à l’égard de l’U.E. sera de boycotter activement l’élection européenne !


mardi 8 avril 2014

Pour sortir du capitalisme, sortons de "cette Europe-là"

Pour sortir de la situation actuelle, il faut s'attaquer à ceux qui sont au-dessus de "nos représentants". Donc abattons le capitalisme.

Pour abattre le capitalisme,il fait s'attaquer au PROFIT, qui n'est pas la juste rémunération d'efforts, mais l'accaparement de richesses créées par d'autres.

Pour démonter les rouages du PROFIT, il faut en démonter les mécanismes, bancaires en particulier. Ce sont les banques qui créent une richesse parfaitement fictive, par un mécanisme du crédit basé sur une toute petite fraction des sommes prêtées.

Pour démonter le système bancaire actuel, il faut ne prêter que des richesses existantes, qui seront rendues à l'organisme prêteur avec "un salaire" fixe (prêter un milliard ne coûte pas plus cher que prêter cent euros, mécaniquement).

Pour que cette nouvelle disposition fonctionne, il suffit que chacun dépose ses richesses dans une "banque" centrale, ce qui élimine la concurrence - vu qu'il n'y a plus de "PROFIT", c'est logique.

Puisque chacun prend ce dont il a besoin, et seulement cela,  pour le rendre ensuite quand il a créé à son tour de vraies richesses, c'est tout le monde qui s'enrichit ensemble.

De quoi a-t-on vraiment besoin ? Un toit pour se loger ? Quelques vêtements, la nourriture nécessaire chaque jour, de quoi se soigner éventuellement, tout cela peut se faire facilement puisque nous sommes tous égaux en droits et en devoirs, et en même temps TOUS différents. Pas au-dessus, en-dessous, seulement différents.

Le ramasseur de poubelles, chacun en aura besoin au moins une fois par semaine. Le chirurgien, avec un peu de chance, jamais. Le second aura besoin de plus de temps pour étudier "son art", pendant ce temps-là c'est l'effort commun qui lui permettra de continuer à vivre normalement, y compris celui du ramasseur de poubelles. Des rémunérations aussi différentes n'en ont plus de sens.

Tout le monde est utile, excepté celui qui ne veut pas l'être, lui seul se retrouvera marginalisé par sa propre faute. Et signalons-le là : une femme enceinte, elle aussi, est créatrice de richesse, la plus grande richesse sans doute : potentiellement de nouveaux talents.

Avec une nouvelle prise en compte du monde, la propriété privée ne se justifie plus. Elle que même les révolutionnaires de l'An II n'ont pas osé toucher. Rappelons, par exemple, que selon les phases de la vie on a besoin de plus ou moins de place, il suffit donc de créer des logements pas forcément "standard", mais surtout adaptés à ces différents besoins. Le "droit d'usage" existera toujours, la propriété pleine et entière ne se justifiera plus du tout. Ce sera valable pour tout bien entendu.

Avec ces nouvelles notions, l'écologie deviendra un composant naturel de la vie. Terminé le productivisme, ne sera fabriqué que ce qui est nécessaire, à la demande. Il suffira de faire du solide, simple, qui dure et est réparable.

Par ce fait, disparaîtront plein de métiers comme la publicité, comme la grande surface consumériste, comme l'assureur presque toujours inutile ("les petites lettres"), comme le banquier omniprésent,  En revanche l'artisanat pourra refleurir. La convivialité y gagnera grandement. La solidarité ira de pair, avec la confiance. Plus de voleurs, donc pratiquement plus de police avec les abus qui en découlent trop souvent.

Je rêve ? Ne nous y trompons pas, quand les ressources de la planète auront encore baissé en raison de la boulimie à laquelle des personnes très intéressées veulent nous soumettre, il faudra bien en arriver à cette vie frugale, mais enrichissante en vraies valeurs humaines.

Encore une raison pour sortit de "cette Europe" qui est un élément très important du Système. Disons NON, en refusant de voter, ce sera un premier pas vers un monde différent, et sûrement meilleur.

vendredi 4 avril 2014

Europe (du moins ce que les média appellent ainsi) : attaquons-la partout, y compris par le boycott

Le CNR RuE a été récemment créé pour défendre la République pour faire pièce aux attaques sanguinaires de la propagande du Nouvel Ordre Mondial, relayé par l'entente des partis politiques dits "officiels". Même ceux qui se prétendent "de gauche" comme le PCF ou même le PG.  Pourquoi même ceux-là ? C'est une raison triviale qui les pousse : il faut placer untel ou untel, sénateur, député européen, là où ils ont déjà une emprise, et.... une prébende.

Le CNR RuE se réclame expressément du programme (pas du tout obsolète) du CNR de 1944, celui qui a créé de toutes pièces le régime social français extrêmement innovant, extrêmement horrible pour le capitalisme mondial. Celui qu'avait adoubé le général de Gaulle en synergie avec le Parti Communiste de l'époque. On imagine la différence avec aujourd'hui.

Les concepts imaginés par le CNR étaient à l'exact opposé des diktats des imbéciles d'aujourd'hui, vissés sur les doctrines de l'école de Chicago, liées elles-mêmes à des conceptions désastreuses des rapports humains :  pour elles, la compétition était évidente, le PROFIT le Nirvana.... alors que seule la solidarité, que dis-je, l'amour fraternel entre tous les humains peut amener au bonheur tout simplement.

C'est dire combien le fossé est immense : à nous de préciser tous ensemble que NOTRE conception est belle et simple et sans machiavélisme sordide. Sans doute les anglo-saxons, trop axés sur un concept social éminemment vicié, vont-ils hurler (s'ils sont riches, ou stupides).

Il faut TUER cette pseudo-Europe, qui n'est que celle des financiers, mais en aucun cas celle tout simplement des humains : eux n'en font pas partie, et seraient à recycler via des ressources psychiatriques, voire neurologiques, pour contrer leur pseudo-vision extrêmement narcissique.

Afin de contrer ces grands malades, il va falloir refuser de voter pour leurs institutions pourries par eux, et le faire savoir, l'expliquer, faire comprendre combien tout vote est un satisfecit  à leur emprise.  S'il y a moins de 10% de votants, c'en est fait de leur monde de m....  ils auront compris que les citoyens, eux, auront compris.

Le CNR RuE relaie cette prise de conscience. Rejoignez-le. Ou tout simplement, ne votez surtout pas.

Dans chaque département les CDR RuE relaieront votre réflexion. Contactez-les. Le site national donne les points régionaux à contacter si vous avez des initiatives à proposer.



jeudi 3 avril 2014

Rappel : la peine de mort est revenue (Médiapart)

Vous sauterez au plafond ?

Lisez cette tribune de Médiapart, ce n'est pas un poisson d'avril : nos magnifiques institutions européennes ont seulement "omis" de nous en prévenir. Bien entendu seule est concernée la lutte pour la liberté et contre les dictatures. On ne rêve pas !

http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/260114/leurope-retablit-la-peine-de-mort

Notre seule arme encore légale aujourd'hui est le boycott de l'élection européenne, qui si elle est pratiquée à très grande échelle peut les faire hésiter.






lundi 31 mars 2014

Municipales - Les scrutins se suivent, et doivent se ressembler

inspiré du blog de Christine Tasin
J'ai suivi les résultats sur Médiapart, où le débat était accessible à tous. Je m'étais dit que sur les chaînes de télé (que de toute façon je ne reçois pas) ce serait plus difficile encore à supporter. J'avais cependant des petits doutes sur la totale objectivité du site : ce qui s'est révélé exact.

Pas un seul instant le Front de Gauche n'a été évoqué. Concernant Grenoble, il a bien fallu signaler que c'est la liste EELV aidée par le PG qui l'a emporté. C'est général, les médias refusent de prendre en compte le FdG.

Concernant les enseignements à en tirer, il n'a pas été question non plus de revenir sur la rigueur, source de chômage et de très grandes difficultés pour les moins favorisés. Il n'a pas été question de suggérer une dénonciation de l'union européenne des banquiers, l'euro n'a pas été cité. Cette soirée aurait presque pu se passer au Monde, ce qui aurait été dans une certaine logique vu la culture du "maître des lieux", même s'il a pris de la distance vis-à-vis de son ancien employeur.

Il découle de ces résultats que dans deux mois, nous avons à nouveau une échéance électorale, où le désaveu doit être encore plus cinglant. Cette fois, le meilleur signal à donner doit être une abstention massive et militante, clamée partout afin de donner un signal très fort : " Votre pseudo-Europe, celle des capitalistes-rapaces, nous n'en voulons pas, et si vous ne changez pas, c'est nous qui vous changerons ! ". Il est indispensable de donner un gros coup de semonce AVANT la finalisation des catastrophiques accords en vue pour le marché de dupes transatlantique. Il est même éminemment souhaitable que ce désaveu s'étende à nos voisins espagnols, portugais, italiens, etc... car je pense que l'Europe du nord ne voit pas les choses de la même façon.

Aux armes, citoyens ! Nos armes, ce seront des bulletins de vote qui resteront sagement empilés à l'entrée des bureaux de vote, en l'attente de vrais citoyens qui, par civisme et sciemment, ne se présenteront pas.

samedi 29 mars 2014

La France a t-elle un ennemi redoutable? (Alain Benajam)

Cet article n'est pas d'aujourd'hui, et pourtant....  En le reproduisant ici, je pense faire œuvre vraiment utile.

"La France", il ne s'agit pas de nationalisme, mais de patriotisme, c'est à dire de partage de mêmes valeurs d'égalité, de fraternité, avec tous, mais porté par un peuple qui se reconnaît dans ces valeurs.

Cap2012... et après  reproduit ici une tribune d'Alain Benajam.......





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Mercredi 27 juillet 2011
 
La France a t-elle un ennemi redoutable?

Je sais que les services de la DCRI et je l'espère de la DGSE prennent la bonne habitude de lire mes articles. Celui-ci leur est particulièrement destiné. Qu'ils réfléchissent à leur action et qu'ils se rendent compte ou sont en France les traitres et ou sont les patriotes.

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique .
Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.
C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort."
François Mitterrand juste avant de mourir.
(Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).


François Mitterrand président de la république durant 14 ans de 1981 à 1995, savait ce qu'il disait, les institutions de la Vème république qu'il avait combattu lui donnaient de très grands pouvoirs, il les a conservé, il était aux premières loges.
Cet aveux public, juste avant sa mort montre à quel point, ce pouvoir étasunien pouvait être coercitif et terrorisant pour un président de la république française.

Sous la désignation «d'américains» Mitterrand montrait du doigts un pouvoir occulte existant en France, en Europe et dans le monde, pouvoir venant plus précisément d'une élite anglo-saxonne composée par une association de pouvoirs militaires, industriels et bancaires.
Eisenhower qui fut président des USA de 1952 à 1961 et qui a bien connu ce pouvoir occulte a inventé un terme pour le qualifier: complexe «militaro-industriel». Cependant, c'est bien par l'état des USA et surtout de ses moyens régaliens que ce pouvoir occulte s'exprime et opprime. Mitterrand sous le vocable « d'américains », c'est à dire désignant cet état, ne se trompait pas de cible. Aucun pouvoir ne peut exister sans armée, police, justice, services secrets et ces pouvoirs là ne peuvent fonctionner sans état, en l'occurrence il s'agit bien de l'état des USA.

Ce pouvoir « américain » est profondément anglo-saxon c'est à dire profondément attaché à ce qui fit l'empire britannique, à son idéologie biblique et messianique et surtout à sa conception de l'organisation du monde fondée sur le libre échange, (free trade) avec le moins de règles explicites possibles. Dieu a créé les anglo-saxons et «l'Amérique» pour dominer le monde, la bible dans une main et le fusil dans l'autre. Dieu étant la justification du pouvoir, nulles lois humaines ne peuvent s'opposer à Lui.

Les anglo-saxons n'aiment pas la France, il s'agit d'une haine parfois sourde et rampante et qui peut soudainement éclater avec la plus grande violence. Rappelez vous la presse anglo-saxonne déchaînée contre Chirac et les français avec le refus de participer à la guerre impérialiste d'Irak. L'Afrique commence à Calais dit on populairement outre Manche avec tout le mépris que cette phrase sous entend. Les «froggies» toujours représentés dans le cinéma hollywoodiens en petits gros à moustaches ridicules sujets de haine populaire. Haine d'autant plus vive qu'elle se double d'un fort complexe d'infériorité culturelle.


 
Sur une caricature récente nous voyons un révolutionnaire avec bonnet phrygien sur lequel est inscrit: "comportement de cochon" . La légende se moque "Révolution française et les droits de l'homme". Ici est montrée une image traditionnelle et méprisable de la France
 
Qui n'a pas vécu aux USA et en Angleterre n'a pu ressentir profondément ce mélange de haine, d'admiration et de jalousie. Les étasuniens du peuple ne savent reconnaître beaucoup de nations, ils confondent facilement les uns et les autres et prennent l'habitude de mettre tous les européens dans le même sac. Cependant ils ont tous une idée bien arrêtée sur la France et les français.
Cette haine populaire spontanée est sous tendue par une haine politique réfléchie, l'idéologie française est bien le contraire de l'idéologie anglo-saxonne.

J'ai de nombreuses fois décrit ce qu'est l'idéologie française que je rappelle en peu de termes. L'idéologie française est celle qui a commencé à s'imposer avec Montesquieu et son maître ouvrage « De l'Esprit des Lois », la France du 18ème siècle a inventé la légalité, invention révolutionnaire dont on a pas fini d'en voir tous les effets politiques et les enjeux. Puis vient Rousseau avec la souveraineté du peuple, le contrat social et la composition d'un intérêt général. Pour les français la loi protège les faibles et est la garante de la liberté, c'est le libéralisme politique.
Toutes ces idées sont parfaitement obscènes pour les britanniques, pour qui l'intérêt général n'est que du totalitarisme. Les britanniques opposent à la loi identique pour tous, le «free trade». Pour l'idéologie anglo-saxonne, il y aurait un « droit naturel », non explicite issu du libre commerce, alors que pour la France, le droit est explicite et issu des lois expressions de la volonté du peuple.
Ces différences de point de vu entre libéralisme politique à la française ou l'économie est au service de l'intérêt général et le libéralisme économique anglo-saxon ou nulles lois explicites de doit venir entraver un libre commerce, détermine une opposition politique culturelle et idéologique fondamentale
L'un, le système légal français est donc vu par l'autre, le système anglo-saxon comme une entrave et doit être éradiqué.
Si l'idéologie française est fondée sur la nation, espace ou s'inscrit un corpus légal issu de la volonté des citoyens, l'idéologie anglo-saxonne est forcément mondialiste, car elle voit dans chaque nation et son corpus légal particulier un obstacle.

Ici se situe le point fondamental d'affrontement planétaire entre deux idéologies à vocation universelles, l'une fondatrice d'une nation et référence pour toutes les autres nations et l'autre non pas d'une nation mais d'un système économique mondialiste.

Cependant, bien que l'idéologie anglo-saxonne se veuille anti nationale et mondialiste elle reste attachée à la domination mondiale d'une élite WASP profondément liée aux mythes de l'ancien testament. Un monde sans frontières certes mais un monde dominé par un peuple élu de Dieu.
Cet affrontement parfois paroxystique, parfois éteint par la soumission des élites françaises ayant accaparé le pouvoir, dure depuis la Révolution française.
En effet, l'idéologie républicaine française prônant un libéralisme politique mais une économie assujettie à l'intérêt général a trouvé moins d'attraits parmi certaines forces économiques françaises attirées par la finance, que l'idéologie anglo-saxonne du libéralisme économique.
Ces forces économiques françaises de la banque et de la finance ont vu dans l'idéologie britannique du «libre échange» une opportunité plus intéressante pour le développement de leurs affaires, d'où un tropisme permanent de ces élites pour l'anglo-saxon.
Ainsi, la révolution française donc la France ne peut imposer sa politique que dans un combat permanent contre l'idéologie anglo-saxonne et la trahison intérieure. J'ai appelé ce tropisme le syndrome de Fachoda


L'idéologie anglo-saxonne c'est aussi l'idéologie de la domination
L’idéologie de la domination fut définie pour les dirigeants britanniques par Sir Halford Mackinder en 1919 : « Qui gouverne l’Europe de l’Est domine le cœur continental ; qui gouverne le cœur continental domine l’île-monde ; qui gouverne l’île-monde domine le monde.» Ici on voit s'affirmer ce que les anglo-saxons ont appelé le «Grand Jeu » ou « Grand échiquier». Cette idéologie fut rapidement reprise par les USA devenant les continuateurs et bientôt gestionnaires de l'empire britannique dont le but ultime est la domination de ce qu'ils appellent «l'ile du monde» c'est à dire le continent eurasiatique pour dominer le monde dans sa totalité.


La fiction de l'occident permet de contrer l'idéologie française en la diluant.
Afin d'entraîner les élites politiques françaises et européennes dans leur système, les anglo-saxons ont inventé la fiction de « l'occident ». Celle-ci est née avec le partage du monde à Yalta en 1945 entre l'empire soviétique et l'empire anglo-saxon. Ceux-ci ont cherché à unifier la partie de l'Europe qui leur revenait afin de mieux imposer leur pouvoir. Depuis 1945 de nombreux traités, depuis celui de Bruxelles ont permis de rogner la souveraineté de la République française sur la France. Le pacte atlantique et l'OTAN ont mis définitivement la puissance régalienne française sous domination anglo-saxonne.
La fiction d'un occident, blanc, chrétien et anti communiste fortement déployé par les anglo-saxons sur les débris des idées nazies a cherché une unification idéologique à l'ensemble hétéroclite européen. Cette fiction justifia l'intégration des anciens nazis et de leurs collaborateurs des pays occupés dans le combat colonialiste, contre les communistes et contres les idées nationales dont bien évidemment les idées républicaines et laïques françaises.
 
 
 
 

Le général de Gaulle met un terme (provisoire) à l'intégration de la France dans l'empire anglo-saxon.


L'indépendance accordée à l'Algérie par de Gaulle en dépit des injonctions contraires de l'empire anglo-saxon déclenche sa colère et le fait réagir «as usual» en cherchant tout simplement à éliminer physiquement l'insoumi. Des commandos formés à fort Bragg en Caroline du Nord USA, baptisés OAS chercheront à l'assassiner par quarante tentatives.

Prenant conscience définitivement du danger auquel la France et sa personne sont confrontés il prend une décision de rupture avec l'empire.

En toute logique, le général de Gaulle président de la république française et chef des armées soustrait en premier lieu les forces françaises du commandement intégré de l'OTAN, c'est à dire des USA. Il est évident que la récupération du régalien est pour lui le premier pas dans la voie du recouvrement de l'indépendance.
 
 
 
Puis il décide de créer une industrie de défense purement française gage d'indépendance militaire donc d'indépendance tout court. Avec ses amis industriels gaullistes Sylvain Floirat (que j'ai eu l'honneur de servir) et Marcel Dassault il contribue à créer une industrie aérospatiale extrêmement performante: en missiles et satellites avec Matra, en avions de combat avec Dassault et en électronique militaire avec Thomson devenant Thalès. L'armement mis au point par ces industries va rapidement dépasser en performance celui des anglo-saxons notamment avec la catégorie de missiles dite « shoot and forget » (tire et oublie) technologie initialement élaborée par Matra. Ce type de missile de croisière totalement autonome guidé par ses propres caméras est complètement indétectable contrairement aux missiles guidés par GPS et balises des USA.
Cette outrecuidance française dans sa volonté d'indépendance régalienne n'a jamais été du goût de l'empire anglo-saxon qui a toujours essayé de saboter cette industrie en en interdisant l'exportation.
Le Rafale est le seul avion de combat de sa génération totalement opérationnel, sur terre comme sur porte avion. L'équivalent US le « Join Strike Fighter » pour lequel les USA ont demandé de fortes souscriptions aux pays soumis n'a pas dépassé le stade du prototype son prix explose et les délais de fabrication s'allongent, certains se demandent même si cette histoire n'est pas une escroquerie. L'armée israélienne a renoncé a l'acquérir et la RAF menace d'acheter finalement des Rafales si ces avions ne sont pas livrés et si elle n'a pas accès à toute la technologie ce qui leur est actuellement refusé. Toutes les ventes possibles de Rafales ont été finalement annulées au dernier moment que cela soit au Maroc, en Pologne, au Brésil, ces pays préférant in fine des F16 obsolètes.

Faire échouer des ventes d'avions de combat français est l'occupation favorite des autorités militaires US comme ils ont fait échouer la vente de 200 Mirages 2000 à la Chine en 2004. Et puis l'empire anglo-saxon se souvient amèrement des pertes infligées à la marine britannique par l'Argentine équipée d'armes françaises, plus jamais ça. On commence à comprendre les dernières paroles de François Mitterrand.
Pour l'empire anglo-saxon il faut en finir avec l'industrie de défense de la France.


En finir également avec la présence française en Afrique.

En Afrique, les rapports entre la France et l'empire anglo-saxon sont marqués par le fameux complexe de Fachoda: des velléités d'indépendance vites étouffées en vertu de la fameuse solidarité occidentale et de la lutte contre le «communisme». C'est ainsi que les forces françaises ont œuvré très longtemps au soutient du régime d'apartheid d'Afrique du sud et ont traqué les compagnons de Nelson Mandela au grand profit des anglo-saxons. Les ronds de jambe faites a Mandela aujourd'hui sont pathétiques.
Cette servilité des autorités françaises n'a pourtant pas atténué les efforts perpétuels anglo-saxons pour éliminer la France du jeu africain. La guerre franco britannique du Biafra, en 1968, par Ibos et Ibibios interposés a sans doute laissé des traces et la confiance du maître n'y est plus. Le fameux complexe de Fachoda, on y va mais en demi mesure, à reculons comme un enfant qui a peur de la sanction du maître fait son œuvre comme toujours.


Quelques faits récents démontrant des complots ourdis contre la France en Afrique.


Côte d'Ivoire le 9 novembre 2004,
Ce jour la, une foule nombreuse d'ivoiriens se trouve entre le palais présidentiel de Côte d'Ivoire à Abidjan et l'hôtel Ivoire dont une tour domine la manifestation. Les manifestants voulaient selon eux protéger le président Laurent Gbagbo contre une destitution.
Des troupes françaises sont en position devant l'hôtel en protection contre d'éventuelles agressions pouvant viser des ressortissants étrangers.
Soudain des tirs partent du côté des troupes françaises, plusieurs morts s'affaissent. Les manifestants accusent les soldats français d'avoir fait usage de leurs armes.
Certains ivoiriens s'en prennent aux français établis à Abidjan. Des véhicules apparemment de l'armée française parcourent les rues des quartiers français de la ville et des hauts parleurs enjoignent aux français de rapidement quitter les lieux. Dans la panique beaucoup partent, puis les écoles françaises sont incendiées pour empêcher tout retour.
Pourtant, les balles extraites des corps ne sont pas celles de petit calibre des FAMAS de l'armée mais des balles de fusils type «sniper».
Curieusement, le commandant des troupes françaises disposées devant l'hôtel Ivoire ne savait pas qui a engagé le tir et d'où provenaient ces tirs, il n'a pas donné d'ordres. Il ne savait pas que des « snipers » étaient disposés dans la tour.
 
Les autorités ivoiriennes on vite trouvé l'origine des tirs ce seraient des soldats français qui auraient fort opportunément laissé leurs papiers sur place permettant de les identifier, piètres professionnels.
Les services israéliens étaient présents sur les lieux un officier du MOSSAD fort connu, de nationalité française était présent dans l'hôtel enregistré comme ingénieur agronome.
Il s'agissait d'une provocation ayant pour but de déclencher la colère ivoirienne et pourquoi pas un bain de sang des deux côtés. Cette provocation a bien fonctionné puisqu'un grand nombre de français sont partis définitivement de Côte d'ivoire.
L'incendie systématique des écoles françaises indique une planification et une méthode israélienne.
Nous savons que les services israéliens sont très présents en Afrique de l'Ouest recrutant parmi la nombreuse population libanaise chrétienne issue du sud Liban. Nous savons également que les USA sous traitent leurs activités de services secrets en Afrique de l'Ouest aux israéliens.
A cette époque, le président de la république française, Jacques Chirac, ayant refusé d'envoyer nos armées en Irak se trouve en conflit ouvert avec les USA.


Tchad octobre 2007 l'Arche de Zoe.
Une bande de pieds nickelés hurluberlus, s'en vont au Tchad, voulant se rendre au Darfour, au Soudan dont Bernard Henri Lévy se répandant dans tous les médias prétend qu'il s'y passe un génocide. Ces hurluberlus ont une association nouvellement créée, l'Arche de Zoé.
Une opération très médiatisée est montée pour suivre cette action éminemment humanitaire encouragée par notre intellectuel favori des USA et d'Israël.
Se croyant au Darfour mais étant toujours au Tchad, nos zozos médiatisés emmènent des enfants dont des bonnes âmes leur ont dit qu'ils étaient orphelins. Mais leur dit-« on », il faudrait pour les emmener au Tchad puis en France dire qu'ils sont blessés. Comme ces enfants semblent en bonne santé « on » leur suggère de les maquiller en blessés. Aussitôt dit aussitôt fait, sous les caméras opportunes de l'agence Kapa, de grossiers maquillages sont réalisés.
Par la suite une dénonciation toujours fort opportune parvient aux autorités tchadiennes disant que La France cherche à enlever des enfants tchadiens de leurs familles pour les faire adopter par des couples français.
Scandale, des manifestations bien préparées contre la France surgissent, les autorités françaises tombent de haut (comme toujours, apparemment la DGSE n'a rien vu ou rien voulu voire). Des exactions contre les français sont à craindre certains français partent.
Le Tchad est riche en pétrole et la France devrait dégager les lieux pour laisser la place à l'empire anglo-saxon.


Centre Afrique aout 2006
Je cite ici Michel Nesterenko analyste du Centre Français de Recherche sur le Renseignement

L'offensive contre la République centrafricaine (RCA)

Le 12 août 2006, le vice-président d'une entreprise du Texas, travaillant notamment pour le Pentagone, spécialisée dans les services de sécurité et la fourniture de mercenaires (Irak et Afghanistan), a donné une interview à Reuters pendant son séjour à Juba, au Sud-Soudan, à la frontière de l'Ouganda et du Congo RDC. Ce vice-président affirme avoir reçu mandat et les financements nécessaires pour former une véritable armée de 50 000 hommes avec les anciens rebelles du Sud Soudan. Cette même entreprise américaine dispose d'une solide expérience de services de logistique aéroportée. On peut se poser la question : à quoi va servir cette nouvelle armée de mercenaires dans une zone déjà turbulente ? Comment le gouvernement islamiste soudanais, qui possède sa propre armée, peut-il tolérer la formation d'une armée dirigée par des mercenaires américains chrétiens, et formée de rebelles qui se battaient contre lui quelques mois auparavant ? L'enjeu central est la stratégie américaine de contrôle de l'arc des zones pétrolières qui couvre le Sud-Soudan, l'Ouganda, le Congo RDC, la République centrafricaine, le Tchad et le Darfour.
En novembre 2006, un groupe de rebelles venant du Sud Soudan s'est emparé du chef-lieu de Birao au Nord-Est de la RCA. Cette prise de la ville s'est accomplie après quelques opérations-tests sur des aéroports de la région. Ces tests ayant démontré l'incapacité de riposte de l'armée de RCA, la ville de Birao et son aéroport furent pris sans grande résistance. Cette ville se trouve dans le prolongement de champs pétrolifères du Sud-Soudan qui vont être prochainement ouverts à l'exploitation. Les rebelles ont clamés être les représentants de l'opposition politique au président de la RCA récemment et démocratiquement élu. Quelques mois plus tard, un des commandants rebelles confirmera à un journaliste de Reuters, que cela n'était pas exact, les rebelles n'étaient pas tous des Centrafricains. De qui s'agissait-il alors ? Des milices du Sud-Soudan nouvellement entraînées et armées ?
Après la prise de Birao les rebelles ont fait mouvement vers le sud en suivant une route menant vers les secteurs miniers stratégiques (uranium et diamant). Cette région dispose de nombreux aérodromes qui permettent de ravitailler des troupes en mouvement. On peut se poser la question : qui a fourni le support aéroporté aux rebelles ?
Suite à l'intervention des chasseurs de l'armée de l'air française, interdisant toute utilisation des aérodromes, les rebelles se sont évaporés dans la brousse avant même l'arrivée des troupes au sol.
On voit ici les manœuvres étasuniennes contre la France présente en centre Afrique utilisant des mercenaires portant divers uniformes et instrumentalisant un TPI qui est de leur pure fabrication. On voit également la prompt réaction de Michèle Alliot-Marie ministre de la défense qui n'a pas du faire plaisir aux USA.


Tunisie 14 janvier 2011, Michèle Alliot-Marie et la France piégées.
En Tunisie de Ben Ali les forces armées tunisiennes sont depuis longtemps sous commandement étasunien, les USA disposent à Tunis, mieux qu'une ambassade, une véritable base militaire.
Des révoltes débutent dés le 17 décembre 2010 par l'immolation par le feu d'un étudiant, Mohammed Bouazizi, cherchant à survivre en vendant à la sauvette quelques marchandises, celles-ci sont confisquées par la police. Les tunisiens excédés par les abus de pouvoir de la famille Ben Ali Trabelsi sortent en masse dans les rues et manifestent pratiquement un mois durant et journellement.
Pour les USA peu importe, ils ont déjà préparé les remplaçants et possèdent leurs hommes parmi les manifestants. Les USA décident de licencier le vieux dictateur et sa famille. Un ordre donné à l'armée et celui-ci est poussé manu-militari vers la sortie. Un avion l'attend en partance pour Paris il s'envole. Les USA n'ont pas cru devoir tenir au courant la France de ce licenciement, elle s'apprête à accueillir le dictateur encombrant. Au même instant, un chargement de grenades lacrymogènes est prêt à partir en Tunisie démontrant la prise de court de la France. Au dernier instant les autorités françaises en craignant à juste titre de forts désordres à l'accueil du dictateur déchu se ravisent et renvoient la « patate chaude » US en Arabie Saoudite.
Dans le même temps Michèle Alliot-Marie alors ministre des affaires étrangères, peu au courant du dossier, tombe dans le piège. Elle fait une déclaration le 12 janvier à l'Assemblée nationale en proposant le savoir-faire français à la police tunisienne pour "régler les situations sécuritaires" ?
Prise dans l'affaire d'un voyage en jet privé d'un proche de Ben Ali, la ministre sort définitivement du gouvernement français.
La France piégée sort déconsidérée de cette affaire, son image est définitivement brouillée pour les tunisiens. Les USA ont fait une double bonne affaire en se débarrassant également d'une ministre qui leur fut peu docile.


Niger le 16 septembre 2010
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué l'enlèvement au Niger de sept expatriés étrangers, dont cinq Français, dans un message audio de son porte-parole diffusé par la télévision Al-Jazira, du Qatar. "Al-Qaida au Maghreb islamique a revendiqué l'enlèvement de cinq Français au Niger il y a quelques jours", a indiqué la chaîne.
Niger le 8janvier 2011
Deux français sont enlevés toujours par le dit Al-Qaida dont l'un est tué.
Au delà de la dénomination purement médiatique et extrêmement floue de Al-Qaida, création des USA dans sa lutte contre les soviétiques en Afghanistan et marionnette commode dans de nombreuses actions de déstabilisation, AQMI possède une origine bien connue, les services secrets algériens, la DRS. L'Algérie et son armée sont depuis très longtemps sous grande influence US pour le moins et sa DRS bonne collaboratrice de la CIA.
Face à une « insécurité » grandissante au Niger, contraindre les entreprises françaises à abandonner l'exploitation des mines d'uranium nécessaires à l'indépendance énergétique de la France, serait une merveilleuse affaire pour les USA.

Ici ce n'est que le côté émergé de l'iceberg qui est décrit, on peut ajouter que, l'ambassade US à Paris est un nid ou fourmillent complots et comploteurs contre la France.
 
Par exemple les USA ont un grand intérêt pour les banlieues françaises et l'islam de France.
 
Que vont ils y chercher?
En 2005 des émeutes éclatent dans les banlieues françaises partant des points de vente de cannabis et autres drogues.
Jacques Chirac venait à s'opposer gravement aux USA à propos de l'Irak.




Libye, un coup mortel porté par les USA aux intérêts de la France en Afrique


Nicolas Sarkozy, dés 2006, au cours de sa campagne présidentielle, promet aux familles des infirmières bulgares incarcérées en Libye, de s'occuper personnellement de leur libération.
A ce moment Nicolas Sarkozy est il en contact avec les autorités libyennes lui permettant de faire cette promesse?
Pour les libyens oui, qui prétendent avoir financé ses frais de campagne.

Rapidement, dés le début de son mandat sa promesse est tenue, Cécilia Sarkozy son épouse et Claude Guéant négocient facilement avec le colonel Kadhafi et ramènent dans leur avion les infirmières le 27 juillet 2007 résolvant ainsi en un éclaire une crise qui durait depuis 1998.

Le colonel est invité en France et arrive pour une visite d'état de trois jours le 10 décembre 2007. Cette visite est l'occasion d'un spectaculaire rapprochement entre la France et la Libye ayant pour toile de fond d'importants contrats commerciaux à signer entre les deux pays. On parle de contrats fabuleux d'un montant de 10 milliards d'Euros. Dans ces contrats, outre des équipements classiques, il y a une centrale nucléaire pour la désalinisation de l'eau de mer, 21 Airbus et un gros contrat d'équipements militaires comprenant des blindés,et ...14 avions chasseurs bombardiers Rafales. On parle de 30 000 emplois supplémentaires pour l'industrie française.

Le colonel Kadhafi est fort satisfait de sa visite et de ces contrats commerciaux.

Les deux parties la France et la Libye ne peuvent être que satisfaites de ces accords mutuellement avantageux.

Que peuvent en penser les USA?
Les USA ont un plan pour la Libye définis dés 2002 dans leurs prévisions de ce qu'ils appellent la réorganisation du « Grand Moyen-Orient » ce plan intègre la Libye et une attaque contre ce pays est déjà prévue.

Dans cette interview le général US Westley Clark l'explique.
 



 
Une rupture dans la politique étrangère traditionnelle de la France.
Le 4 avril 2009 Nicolas Sarkozy a fait rejoindre l'armée française dans le commandement intégré de l'OTAN annulant une décision du général de Gaulle de 1966. Pourquoi cette rupture, quelle impérieuse nécessité pousse Nicolas Sarkozy à briser un tabou vieux de 43 ans?
De Gaulle avait soustrait nos armées de ce commandement US en pleine guerre froide, rien, aucune menace plus grande que la menace soviétique d'alors n'est venue pour justifier, en regard des intérêts de la France, une telle décision.

Alors il paraît raisonnable de penser que cette décision fut prise sous pression étasunienne dans un plan bien précis qui serait d'intégrer les forces françaises dans des projets militaires futurs de l'empire anglo-saxon. La suite des évènements ne peuvent que confirmer cette hypothèse.

Nicolas Sarkozy, plus que tous autres présidents français est proche, très proche des USA.
Dés son élection à la présidence de la république Nicolas Sarkozy se précipite aux USA pour, dit-il, passer des vacances, curieuse destination vacancière pour un président fraîchement élu, ne va t-il pas prendre les ordres d'une feuille de route qui lui est assigné.
Thierry Meyssan brosse dans cet article le tableau d'un homme et de sa famille totalement inféodés et depuis toujours aux intérêts israéliens et étasuniens. Son demi-frère Olivier, Oliver pour les intimes,  ne possède il pas une fonction considérable dans un dispositif important du fameux complexe militaro-industriel étasunien, le groupe Carlyle proche, très proche de la CIA des familles Bush et Ben Laden?
L'intégration subite, sans justification des forces armées françaises dans le commandement de l'OTAN ne contredit aucunement les assertions de Thierry Meyssan.

Revenons à l'accord commercial avec la Libye de décembre 2007, dans cet accord il est prévu de vendre à l'armée de l'air libyenne 14 avions Rafales. On a vu qu'en dépit des très hautes performances de cet avion, aucun n'a pu être vendu hors de France à chaque fois les USA ont fait échouer la vente. On voit mal en plus, les USA pouvoir accepter une telle livraison à un pays à qui ils prévoient de faire la guerre.
 

 

 
 
 
Suprême perversion, c'est à Nicolas Sarkozy lui même que va revenir la responsabilité de briser l'accord commercial juteux qu'il a conclu plus tôt avec l'état Libyen. Les USA ne sont pas tendre avec leur personnel!

En effet les USA ont décidé de mettre en application leur plan et de renverser le guide de la révolution libyenne, plan intégré dans leur projet de remodelage du Moyen-Orient. L'ordre est donné à Nicolas Sarkozy d'appliquer ce plan, il doit lui en couter mais la pression doit être suffisamment convaincante pour qu'il s'exécute.
Dés novembre 2010, (peut être avant ) le plan de renversement de Kadhafi est mis en œuvre par les services français.
Ces révélations dans cet article du journaliste italien Franco Bechis ont été fortement encouragées par les services secrets italiens. Le renversement de Kadhafi, n'arrangeait pas non plus les intérêts de l'Italie qui venait aussi de se réconcilier avec le colonel et conclure de juteux contrats pétroliers.
La Libye se doute de quelque chose avec le départ précipité en décembre pour Tunis de la famille de l'ambassadeur de France à Tripoli

Cependant les révoltes en Tunisie puis en Égypte sont venues perturber ce plan et en changer les modalités prévues, qui étaient celles d'un coup d'état militaire.

La technique de ce renversement devra se fondre maintenant derrière ce que les médias appellent le «printemps arabe», c'est à dire commencer comme une «révolution colorée» dont les USA connaissent bien les mécanismes éprouvés en Serbie, en Ukraine et ailleurs.
Ce qu'il y aura en plus, intégrés dés le début aux manifestants, ce seront des éléments armés provocateurs destinés à radicaliser la réponse libyenne et justifier une intervention «humanitaire» des USA par serviteurs interposés.

Bernard Henri Lévy, agent israélo-étasunien fort connu, que l'on avait pas entendu dans les révoltes arabes précédentes est mobilisé derechef pour faire sonner les médias et réclamer à hauts cris cette intervention.

Puis des ralliements de personnalités libyennes, déjà préparées ou menacées de TPI devait parfaire le dispositif et lui donner l'allure d'une révolution populaire victorieuse, l'armée devant finalement suivre.

Finalement, ce ne sont plus des manifestations de rue généralisées comme en Tunisie ou en Égypte mais une guerre civile qui s'engage. Évidemment l'armée libyenne est en mesure d'écraser les « rebelles ». Il fallait réagir.

En dépit d'un apparent et trompeur recule les USA arrivent avec sans doute beaucoup de persuasion à convaincre la Russie et la Chine de ne pas s'opposer à la résolution de l'ONU 1973 qu'ils présentent. Cette résolution 1973, qui s'ajoute à la 1970, permet, en l'interprétant, ce qui n'est pas du goût de la Russie, de bombarder les parties de la Libye ne voulant pas accepter le coup d'état anglo-saxon.

On connait la suite, le peuple libyen non seulement ne s'est pas révolté  mais l'armée libyenne est restée fidèle au guide.

Ce qui est étonnant et remarquable c'est qu'a aucun moment la Sarkosie, ne coupe le contact avec les autorités libyennes, une négociation permanente se met en place. Un émissaire choisi par les deux parties fait l'aller retour apportant propositions et contres propositions. Un accord semble pouvoir intervenir, la Libye proposant contrats mirifiques, achats cash de Rafales, même s'il ne sont pas utilisés, quantité importante d'argent etc. Juste avant la signature de cet accord les autorités françaises en bon vassal vont quand même demander l'autorisation des USA.
Cette naïveté est risible, on en reste ébahi, les USA bien entendu refusent cet accord comment pouvait on penser à l'Élysée qu'il en puisse être autrement.

Les bombardements de l'OTAN redoublent on essaye d'assassiner Kadhafi, sa famille, les proches, on tue des enfants, des crimes horribles sont perpétrés comme le massacre de Sorman. Ici la famille d'un responsable d'une ONG libyenne pour l'Afrique est massacrée.
On sort les hélicoptères de combat, pas longtemps, 4 sont abattus rapidement, c'était couru d'avance.

Tout ça est brouillon, mal analysé, mal préparé, l'armée rechigne face à ce qui va bientôt être un désastre. Le général Vincent Desportes ex Commandant de l'École de Guerre, spécialiste de stratégie militaire s'exprime ici sans ambages. Déjà sanctionné pour avoir critiqué la participation de l'armée française à l'aventure anglo-saxonne en Afghanistan, il ne risque plus rien.

L'Armée est à genoux au bout de ses possibilités stratégiques, L'amiral Pierre-François Forestier, chef d'état-major de la Marine exprime ses doutes.
 
 
Non seulement le peuple libyen ne se révolte pas mais se soude autour de son leader qui devient de plus en plus populaire face aux bombardements de terreur qui affectent les civiles.
Le 1er juillet 2011, c'est un tournant, une manifestation de 1,7million de libyens se rassemble à Tripoli, sur 6,5 millions d'habitant pour l'ensemble de la Libye.
Depuis chaque vendredi verra une manifestation dans une ville différente. Maintenant 5 millions de libyens ont manifesté contre l'OTAN.
Ici discours du Colonel Kadhafi à Syrte le 24 juillet devant une foule enthousiaste.
Les libyens ont votés avec leurs pieds

Dans une ultime action l'OTAN, c'est à dire les USA vont livrer des armes à une tribu berbère au sud de Tripoli, c'est la France qui porte le chapeau, Alain Juppé, sous ministre des affaires qui lui sont étrangères est humilié en Russie.
 La Russie regrette maintenant de s'être trop avancée avec les résolution 1970,1973, car dit M. Lavrov, celles-ci «permet à n'importe qui de faire n'importe quoi n'importe quand» .
 

Des « rebelles » du sud armés par la France sur ordre des USA sont écrasés par l'armée libyenne. Une offensive à l'est sur le port pétrolier de Brega tourne court également en dépit de quelques rodomontades de BHL véritable ministre des affaires étrangères et mentor de Nicolas Sarkozy.
On voit ici un journaliste de la TV libyenne se promener dans les installations portuaires de Brega au moment même des annonces triomphantes des médias français.


Dernier acte, Nicolas Sarkosy et la France piégés et humiliés, une bonne affaire pour les USA.

Les USA ne se sont guère avancés dans cette affaire, restant dans l'ombre, tirant les ficelles et laissant leurs vassaux français et britanniques supporter militairement l'affaire et se discréditer aux yeux du monde, du monde arabe et du monde africain.
La France apparaît maintenant comme un état voulant renouer avec la colonisation en Afrique, mais n'en ayant plus les moyens militaires, une France rejetant l'héritage gaulliste, d'indépendance nationale, de décolonisation et d'amitiés avec le monde arabe.

Les contacts permanents entre la Sarkosie et les autorités libyennes ont été coupés suite aux livraisons d'armes dont seule la France porte le chapeau, plus d'espoirs de sortir de cette affaire avec des contrats mirifiques plus rien à espérer.

Mais, mais, c'est à ce moment même que les USA choisissent de prendre le relai de la négociation.
 
Humiliation de plus les négociations se déroulent à Tunis. La délégation US est conduite par l’assistant de la secrétaire d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

Le fourvoiement de la France sarkosienne dans l'affaire libyenne montre clairement qu'il ne fut pas demandé d'avis à des analystes français sérieux, ces analystes auraient pu mettre en garde les autorités françaises sur la réalité libyenne résumée dans cet article.

Le peuple libyen qui possède un niveau de vie très élevé et bénéficie de la manne pétrolière n'était pas prêt à se jeter dans les bras d'aventuriers visiblement manipulés et surtout dans ceux de fondamentalistes islamiques pilotés par Londres et qui se sont rendus coupables des pires atrocités.

Des analystes sérieux auraient pu également avertir les autorités françaises de l'impact éminemment positif de la Libye en Afrique et de la conscience que possèdent les africains de cet impact. La France apparaissant dans cette affaire lourdement colonialiste va perdre encore la un peu plus de son influence.

Cet apparent bricolage de la France se laissant intoxiquer par les gesticulations et les mensonges d'un Bernard-Henri Lévy, agent de l'étranger, montre à quel point la France est subvertie, dominée par des intérêts qui ne sont pas les siens.

Les USA, les anglo-saxons ont poussé la France dans cette aventure, ont caché leurs desseins et s'apprêtent à rejeter la responsabilité du désastre annoncé sur la France tout en essayant comme ils le font actuellement à Tunis de tirer pour eux quelques marrons du feu.

Aujourd'hui une victoire politique et militaire sur la Libye de Kadhafi est impossible, chaque bombardement rapproche encore un peu plus le peuple libyen de son leader.

Comment sortir de cette affaire, et sauver les meubles en urgence. La seule solution serait de dire la vérité et de proclamer que la France a été trompée et menée là par mensonge et subversion.

Ce serait son honneur et la marque de sa grandeur !


Dans sa préface aux Mémoires d’Espoir, De Gaulle écrit en 1970 que la France vient du fond des âges : « Elle vit, les siècles l’appellent. Le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit… Bref à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur ».