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lundi 9 juin 2014

La politique : en reprendre les bases, complètement

Notre pays va mal. Non, pas celui des beaux quartiers : il ne s'est jamais aussi bien porté, même au temps des spéculations de Law, au temps des frères Pereire et du baron Haussman. Non, ce qui val mal, c'est au hasard TOUT le reste. La sécurité de l'emploi, celle du logement, celle de la santé, la qualité de l'enseignement pour tous, les transports, l'énergie qui flambe, tout va dans le sens où les quasi-privilégiés d'hier sont les quasi-précaires d'aujourd'hui, voire les indigents de demain.  Que font les politiciens, à part de très, très rares rescapés ? Ils pérorent,  ils dégoisent sur "la sécurité" des personnes (eh oui, madame, quand on a faim, voler un pain, cela existe), sur le sexe des anges ou le mariage des carpes et des lapins (je respecte hautement les personnes qui se sentent mal dans leur identité, mais je ne permets à personne d'instrumentaliser celle-ci dans un sens ou un autre), sur les enfants turbulents à l'école, sur les couleurs de tel ou tel drapeau, sur des signes religieux trop présents ou trop ridiculisés : en un mot ils dressent un immense paravent pour cacher la misère.

Agissent-ils ? Aucunement. Agir, ce n'est pas chercher à obtenir une tribune à l'inutile parlement de Strasbourg, où les rares présents lisent le journal ou sont au téléphone. Ce n'est pas avoir des chamailleries de cour d'école sur les frasques financières ou d'alcôve du voisin. Ce n'est pas s'ériger en suprême recours au nom d'une "Europe" (traduisez l'union européenne dont... ne veulent pas les Européens) qui serait la panacée : pour certains, on peut l'imaginer, tels les fonctionnaires européens au statut démentiel.

(je vais donc donner l'impression de rabâcher) Pour agir aujourd'hui, c'est bien entendu le social qui est la criante priorité. Le social, donc le moyen de rendre des moyens de vivre plus décents pour une part de plus en plus importante de la population. En même temps il s'agit de leur rendre leur dignité, à ces personnages que l'on ignore le plus souvent, que l'école tue dans sa méthodologie de plus en plus inadaptée, qui ne savent plus ce qu'ils sont, où ils habitent, et quel peut être un vrai but dans leur vie.

Afin de parvenir à cette priorité, il s'agit qu'un personnel politique complètement différent parvienne aux leviers de commande. Afin d'avoir les coudées franches, il lui sera nécessaire de sortir de cette espèce d'union, qui n'est que celle des très riches. Cela aura deux effets : supprimer les lourds sacrifices financiers causés par l'U.E. et son personnel , et bien sûr surtout permettre de reprendre son autonomie financière. Ainsi, il sera possible d'avoir des politiques hardies, et provisoirement couvertes par des avances de la BdF. La machine est cassée, il faut la faire repartir. Cela permettra aussi, par exemple, d'évincer comme un malpropre un Mittal, et de réactiver les hauts fourneaux. Cela permettra de supprimer la collusion banques d'affaires-banques de dépôt, collusion contre nature.

Mais pour que tout cela puisse se faire, il faut n'avoir plus aucun diktat communautaire, et la sortie de l'U.E. doit donc être aussi complète que possible. Qui, parmi ce troupeau d'élus, prendra en main cette cause essentielle ? Les seuls qui ont enfourché ce cheval de bataille sont ostracisés par la plupart des médias, ou auront droit à deux minutes, voire moins, un dimanche matin à 7 heures à la radio. Record d'audience assuré.

Eh, les politiciens, nous les citoyens ON VOUS PARLE !

vendredi 4 avril 2014

Europe (du moins ce que les média appellent ainsi) : attaquons-la partout, y compris par le boycott

Le CNR RuE a été récemment créé pour défendre la République pour faire pièce aux attaques sanguinaires de la propagande du Nouvel Ordre Mondial, relayé par l'entente des partis politiques dits "officiels". Même ceux qui se prétendent "de gauche" comme le PCF ou même le PG.  Pourquoi même ceux-là ? C'est une raison triviale qui les pousse : il faut placer untel ou untel, sénateur, député européen, là où ils ont déjà une emprise, et.... une prébende.

Le CNR RuE se réclame expressément du programme (pas du tout obsolète) du CNR de 1944, celui qui a créé de toutes pièces le régime social français extrêmement innovant, extrêmement horrible pour le capitalisme mondial. Celui qu'avait adoubé le général de Gaulle en synergie avec le Parti Communiste de l'époque. On imagine la différence avec aujourd'hui.

Les concepts imaginés par le CNR étaient à l'exact opposé des diktats des imbéciles d'aujourd'hui, vissés sur les doctrines de l'école de Chicago, liées elles-mêmes à des conceptions désastreuses des rapports humains :  pour elles, la compétition était évidente, le PROFIT le Nirvana.... alors que seule la solidarité, que dis-je, l'amour fraternel entre tous les humains peut amener au bonheur tout simplement.

C'est dire combien le fossé est immense : à nous de préciser tous ensemble que NOTRE conception est belle et simple et sans machiavélisme sordide. Sans doute les anglo-saxons, trop axés sur un concept social éminemment vicié, vont-ils hurler (s'ils sont riches, ou stupides).

Il faut TUER cette pseudo-Europe, qui n'est que celle des financiers, mais en aucun cas celle tout simplement des humains : eux n'en font pas partie, et seraient à recycler via des ressources psychiatriques, voire neurologiques, pour contrer leur pseudo-vision extrêmement narcissique.

Afin de contrer ces grands malades, il va falloir refuser de voter pour leurs institutions pourries par eux, et le faire savoir, l'expliquer, faire comprendre combien tout vote est un satisfecit  à leur emprise.  S'il y a moins de 10% de votants, c'en est fait de leur monde de m....  ils auront compris que les citoyens, eux, auront compris.

Le CNR RuE relaie cette prise de conscience. Rejoignez-le. Ou tout simplement, ne votez surtout pas.

Dans chaque département les CDR RuE relaieront votre réflexion. Contactez-les. Le site national donne les points régionaux à contacter si vous avez des initiatives à proposer.



samedi 25 mai 2013

#Shröder, #Hollande et la #social_démocratie : le panégyrique fait long feu

Voilà voilà voilà.

Au "parti Socialiste", on  parle de social démocratie. Je pense que ce vocable nous sépare. Sans que nous cessions de discuter bien entendu, dans les blogs, les forums de discussion, tous les points où les opinions peuvent se heurter pour essayer de faire jaillir la lumière. Comme chacun le sait sans doute, la démocratie est un mythe, qui n'a jamais été appliqué jusqu'à présent autrement qu'à petite échelle. Non que ce soit impossible, mais intervient toujours quelqu'un qui prétend parler et agir au nom de tous alors que c'est faux. La souveraineté ne se délègue pas. Ou encore parce qu'une frange entière de la population n'est pas invitée à participer. Après tout, au temps de la "démocratie" athénienne, les femmes en étaient exclues, ainsi (j'oserais dire bien entendu) que les esclaves, et aussi ceux qui faisaient vivre la cité, marchands, artisans... d'origine différente, et qui constituaient les métèques. Ajoutons que les citoyens ne siégeaient pas tous à la fois, leurs effectifs tournaient, ce qui diminuait encore le nombre de décideurs.

Quant au social, quand les plus proches du pouvoir de quelques-uns n'ont jamais amassé autant de richesses, quand le nombre de ceux qui n'ont pas le minimum grandit, et que la "représentation nationale" continue à empiler des textes qui augmentent encore cette différence, où est-il, le social ? Dans des mesures minuscules et abondamment commentées par le chœur des plumitifs de Cour ?

La social démocratie n'est qu'une poudre aux yeux. La lutte des classes existe, comme le rappelle Warren Buffet, l'un des grands bénéficiaires de celle-ci. Loin de s'affadir, elle est de plus en plus âpre, brutale, clivante et mortelle. Les travailleurs sont de plus en plus marginalisés, leurs tâches émiettées, la précarité de leur emploi centuplée. Les exclus, qui ont toujours constitué un volet d'ajustement, sont maintenant le quart des "actifs", ils constituent une nouvelle classe encore plus basse, celle qui a perdu pied, qui ne pense même plus à lutter. Face à cette catastrophe, elle a belle mine, la social démocratie. Elle n'ose même plus avouer son échec. Elle relève la tête, car ses membres font l'impasse sur la classe perdue.

Loin du consensus, c'est dans la lutte que le changement, le vrai, pourra s'opérer, car il ne pourra être que fondamental. La propriété individuelle pourrait en faire les frais, ce qui ne serait sans doute pas une mauvaise chose. Je laisse chacun imaginer combien ce "détail" pourrait changer les choses. Détail auquel même les Conventionnels n'avaient pas touché. Détail qui pourrait sauver la situation, au détriment de ceux qui ont exagéré auparavant. Détail qui enverra la social démocratie aux oubliettes.

Imaginons un monde différent, où nul ne serait exclus, mais où nul ne serait riche.  Un monde où chacun aurait un logement décent en fonction de la grandeur de sa cellule familiale, logement dont il pourrait changer en fonction de la fluctuation du nombre de membres, logement qui serait la propriété indivise de tout le monde, entretenu par la communauté et construit en commun selon des plans approuvés par tous.

Imaginons ce monde où se déplacer, peu, pourrait se faire avec des véhicules appartenant à tous,, mais dont l'utilisateur serait aussi le responsable le temps où il s'en serait servi. Un monde où les soins de santé seraient assurés par des médecins acquis aux méthodes naturelles, et non obligatoirement assujettis aux lobbies pharmaceutiques.

Tout le monde pourrait bénéficier d'une vie sans histoires, en revanche personne ne serait plus au-dessus d'un autre quelle qu'en soit la raison. Ah oui, cela amènerait à modifier profondément les critères d'éducation, en éliminant tout ce qui peut ressembler à une compétition, et en développant au contraire la solidarité de tous vers tous. C'est tout cela, la disparition de la propriété individuelle, loin de la social démocratie et de ses faux semblants. Mais aussi, encore plus loin des ridicules et meurtriers Tartarins de la Phynance.

mardi 11 septembre 2012

PSA: un plan social "malheureusement pas contestable", selon le rapport Sartorius (A.P.)

Associated Press  le 11-09-2012 à 11h01

(extrait)

"En revanche", poursuit le rapport, "la direction de PSA évacue rapidement la possibilité d'arrêter son usine de Madrid, qui souffre pourtant de nombreux défauts (usine ancienne, de faible capacité, en ville, éloignée de ses fournisseurs) et dans laquelle elle a engagé des investissements en vue d'y produire un nouveau modèle, la E3".




Décidément, PSA est difficilement défendable. Pour des raisons manifestement idéologiques et/ou politiques, la direction préfère démanteler une usine pleinement opérationnelle, mais française, plutôt que de se défaire d'un atelier malcommode et plutôt obsolète, mais situé à l'étranger. Quand on sait l'incidence qu'a la main-d'œuvre dans la production, on ne peut être que perplexe.

Quand il s'agit de bénéficier des largesses de l'État, PSA se souvient soudain qu'il est français: bizarre ?

jeudi 6 septembre 2012

Euthanasie: Bellocchio dénonce la mainmise catholique sur la politique italienne (AFP)


La mainmise catholique sur la politique empêche l'Italie de se doter d'une loi sur l'euthanasie, a estimé jeudi dans un entretien avec l'AFP le réalisateur italien Marco Bellocchio, en compétition à la Mostra de Venise avec un film sur ce thème très sensible dans la péninsule.
"Tant que les catholiques pourront conditionner la vie politique italienne, les choses ne changeront pas : il sera impossible de voter une loi, même respectueuse, sur la fin de vie", a affirmé le réalisateur de 72 ans à l'allure toujours juvénile.
"Quand le pouvoir des catholiques est aussi fort, comme c'est le cas en Italie, il est presque impossible de promouvoir une loi plus laïque", a-t-il insisté, rappelant qu'un projet de loi sur le "testament biologique" était au point mort au parlement.



La hiérarchie catholique italienne (lisez romaine) reste donc toujours aussi imperturbable sur tous les choix de société. Quitte à promouvoir des situations intenables, cruelles, inhumaines. Avec des approches différentes, cela rappelle avec entêtement le Wahhabisme. Quand une association de personnes se permet de dicter ses lubies, de se doter de "troupes de choc" comme l'Opus Dei, au point de faire plier un État de Droit, il s'agit, à n'en point douter, d'une théocratie. Toute démocratie est bafouée. Il est à craindre d'ailleurs que la direction non élue de l'État italien et l'oligarchie élective papale ne s'entendent pour maintenir la pression partout.

Rappelons que le sud de l'Italie, avec Naples en particulier, est investi par de nombreuses et énormes bases US.  Rappelons que le Pentagone adoooore s'appuyer sur des dictatures, quand elles approuvent ses plans. Comme en Arabie (tiens !). Comme en Colombie. Comme au Chili ou au Honduras, où des présidents régulièrement et démocratiquement élus ont été évincés avec l'assentiment, l'appui et la bénédiction de la CIA.

L'Empire a faim !

lundi 7 novembre 2011

Jean-Claude Ponsin est toujours vivant



Ce 5 novembre, une vibrante commémoration a été rendue à Jean-Claude Ponsin. Homme simple et discret, il avait été emporté cet été en quelques jours, d’une intoxication par champignons. Désemparés en pleine période estivale, ses amis ont donc attendu cette date pour le fêter dignement. Non, pas lui rendre hommage, il n’aurait pas aimé, mais réaffirmer que son œuvre, ses œuvres continueront malgré sa disparition.

C’est pourquoi de nombreux parents et amis se sont succédés, pour raconter, chacun à sa façon, les multiples facettes de l’homme et de son œuvre.

Né en 1929, enfant en 1940 il avait cousu lui-même une étoile jaune sur sa blouse pour aller à l’école. Sa famille communiste l’avait élevé dans cet esprit. Un peu plus tard, en 1953 il sortira ingénieur d’une École Polytechnique où il avait animé la cellule communiste, peu appréciée dans ce milieu. De son diplôme, il fera un tremplin pour réaliser de nombreux grands travaux dans le monde, au Brésil, en Amérique Centrale, en Israël, en France aussi. A chaque fois, c’est son esprit militant qui le poussait à réaliser des choses pour le bien de tous. C’est pourquoi les deux années passées en Israël, qui en était à ses balbutiements, lui ont fait découvrir la réalité du peuple palestinien, et de l’oppression qui s’abattait sur lui progressivement.

En France, il a lancé une association de réinsertion de bâtiment, pour réinsérer au départ des alcooliques, puis élargissant la palette des paumés en général, anciens drogués, taulards ayant payé leur dette, toutes gens qui ont une très grande difficulté à retrouver une dignité par le travail. Cette réalisation pourtant exemplaire, où malgré ses autres activités il venait souvent mettre la main à la pâte, dut pourtant fermer ses portes quand l’État cessa de la subventionner.

Conscient de tant de souffrances, à un âge où certains commencent à penser à leur retraite, il a fait ses études de médecine. En 1980 il a commencé à exercer entant que généraliste et hospitalier. Cela l’a mené en 1982 à Beyrouth-ouest, en plein conflit. Mais aussi au Salvador, où il est retourné sur le terrain, pour soigner dans des conditions souvent précaires.

Conscient de la misère de la Palestine, où il continuait à aller, il a fondé alors au camp d’Aïda, près de Bethléem, une troupe de très jeunes comédiens, soutenue en France par l’association "les amis d’Al Rowwad". Ceux-ci rentrent depuis peu de leur tournée 2011 en France, où il se sont produits dans de nombreuses villes. Cette activité leur donne à la fois confiance en l’avenir, maîtrise d’eux-mêmes et le sentiment d’être utiles.

Pour compléter cette réalisation, il a créé sur le même modèle la ligne de vêtements Palextile, dont une boutique à Paris vend les réalisations de Palestiniennes de Bethléem, encadrées par une jeune experte en tissus parisienne.

En même temps, il a co-fondé les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, dont le 4 avril de cette année le directeur sur place Juliano Mer Khamis a été assassiné.

Cette avalanche d’activités aussi indispensables que prenantes ne l’a pas empêché de mener une vie de famille exemplaire, entouré de ses deux filles et ses deux petites-filles. Sur la fin, à force de volonté il avait pourtant dû lutter, avec succès, contre un cancer qui l’avait laissé, à 81 ans, moins capable de tout mener avec autant de fougue (physique) qu’auparavant. C’est sans doute ce qui lui a coûté la vie : expert en champignons, qu’il avait ramassés dans le monde entier à l’effarement de ses proches, c’est dans une forêt qu’il aimait bien, du côté de Rennes, qu’il a cueilli l’amanite phalloïde qu’il ne fallait pas.

Dans l’arrière-salle bondée de la librairie Résistances, l’émotion était palpable en ce 5 novembre. Son épouse, minuscule et à la fois si grande, a accueilli maints témoins de ce que fut ce géant humble. Géant par les réalisations bien sûr. Humble, parce que c’est son engagement communiste profond ( il n’était d’ailleurs plus au parti) qui "l’obligeait" ainsi à aller au-devant de toutes les peines. C’est d’ailleurs ce que souligna un de ses compagnons en militantisme, qui se disait catholique pratiquant pourtant.

L’homme n’est plus, son œuvre reste. Mais il en faudra, des bénévoles, rien que pour le remplacer sur les multiples fronts où il a bataillé pour les autres humains.

http://www.amis-alrowwad.org/index.php
http://www.atljenine.net/spip.php?page=quisommenous
http://www.amis-alrowwad.org/boutique/achat/index.php?id=56
http://www.europalestine.com/spip.php?article6591
http://www.orleansloiretpalestine.org/spip.php?article1721

lundi 15 août 2011

Fin de vie, laïcité, Léonetti

Puisque nous parlons d'euthanasie, voici une lettre ouverte à l'attention de l'homme qui a toujours refusé de rendre la loi moins défavorable à son application.


de : babelouest


                         à


                                         Monsieur Jean Leonetti (personnel)
                                         Mairie d'Antibes
                                         06600 ANTIBES


le 14 août 2011


OBJET : la fin de vie


Monsieur le Ministre,


Jusqu'à présent la façon dont les patients sont pris en charge a été traitée selon les modalités dont, député, vous avez fixé les limites. Ces limites ont été promulguées selon les critères qui vous paraissaient, à vous, justes.

Il se trouve que ces critères, à mon avis, ne devraient plus être fixés par des considérations partisanes, dictées par des a priori religieux, mais par par la vraie prise en compte de la laïcité qui est de mise au moins implicite depuis plus d'un siècle. Chacun est maître de sa vie propre, c'est un minimum. Peut-être cela vous choque-t-il, dans ce cas c'est à vous de réfléchir à la séparation des Églises et de l'État.

Pendant vingt-cinq ans j'ai veillé de jour en jour davantage, sur une épouse dont le mal irrémédiable la rendait davantage vulnérable, et douloureuse. Donc , je sais. Je sais ce qu'est l'horrible torture de voir l'être aimé chaque jour devenir plus terriblement fragile, parfois terriblement agressif en raison des aléas de l'état de la personne.

Ensemble, nous avons tenu ainsi vingt ans inoubliables, à partir du moment où elle n'a plus pu se lever. Vingt ans d'aléas quotidiens entre la douleur incoercible, les horreurs dues à la démence dont le sujet se souvient, la crise passée, etc... devrais-je me justifier ? non.

A la suite d'un épisode particulièrement terrible, mon épouse à dû être hospitalisée en urgence, affectée d'une pneumonie où pendant cinq semaines (longues, je vous laisse imaginer) elle n'a ingéré que le glucose minimum par voie parentérale (environ une heure fut nécessaire, pour simplement poser la sonde adéquate, en raison de l'état des veines). Et bien sûr avec l'assistance respiratoire ad hoc.

Le jour de la naissance de sa première petite-fille, à deux cent cinquante kilomètres de là, elle est "revenue à la vie", a pu manger, et est repartie pour six mois de répit. Je vous laisse toute interprétation de ce qui a pu se passer. Six mois plus tard, donc, aidée jour après jour par l'Hôpital à Domicile, suivie minute par minute par mes soins les plus constants, aimants, elle a cessé de vivre.

A aucun moment elle n'a demandé d'en finir. Donc je n'ai rien fait en ce sens. Elle est partie quand il lui paraissait judicieux de le faire. Elle avait cinquante-sept ans.

En revanche, si elle m'avait dit " Je n'en peux plus, fais quelque chose", je n'aurais pas hésité à braver VOTRE loi, et à l'aider à partir dans l'amour et la compréhension mutuelle.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre l'expression de ma contribution à la meilleure façon de vivre pour tous.

dimanche 7 août 2011

Une proposition pour les retraites, à débattre

13/04/2010

Les retraites : comment collecter, comment payer
I – La collecte
_____A – Pour les employés des entreprises, professions libérales
____________1 ) Augmenter de 5% la part employé pour le premier seuil, de 7% la part employé pour le second seuil
____________2 ) Augmenter de 9% la part patronale
____________3 ) Supprimer toutes les exonérations patronales
____________4 ) Ajouter une pénalisation de 2% à la part patronale pour les emplois en CDD
____________5 ) Ajouter une pénalisation de 2% à la part patronale pour les temps partiels (cumulable avec le N°4)
______B - Pour les fonctionnaires
____________1 ) Augmenter de 7% la part agent
____________2 ) Augmenter de 7% la part de l'État
____________3 ) Ajouter une pénalité de 4% à la part de l'État pour les contrats simples
______C – Pour tous
____________1 )Les retraites complémentaires sont interdites par la loi. Toutes les sommes versées sur les retraites complémentaires sont obligatoirement reversées par les organismes collecteurs sur le régime devenu unique, assortis des intérêts courus.
____________2 Les revenus de placement sont taxés de 7% au titres des cotisations à retraites

II – Les prestations
______A – Les montants
______________1 ) Les employés du public comme du privé, les personnes à leur compte, les chefs d'entreprises, les professions libérales : pour ceux à plein temps le minimum est fixé au SMIC sur la base de la durée réelle moyenne du travail, soit 39 heures. Le SMIC est majoré de 20%.
______________2 ) Pour les temps partiels, le montant ne saurait être inférieur à 75% du SMIC
______________3 ) Pour ceux dont la durée de cotisation manque de trimestres pour arriver au taux plein, la minoration est de 1% par trimestre
______________4 ) Le montant maximum de la retraite ne doit en aucun cas dépasser 3 fois le SMIC quelle que soit la profession.
_______B ) Les cas spéciaux
Sauf erreur ou omission, il n'y a plus de cas spéciaux. Ainsi, les Représentants du Peuple ne peuvent avoir qu'une retraite en tant que tels que sur la base de trois fois le SMIC selon le calcul des trimestres manquants.
_______C – Les conditions
_______________1 ) Le droit officiel à la retraite est atteint au bout de 37 ans et 6 mois de cotisation, pour tous.
_______________2 ) L'âge butoir maximal de départ à la retraite est 65 ans, l'âge moyen prévu étant 60 ans. Une liste de métiers particulièrement pénibles est créée, donnant le droit à la retraite à 55 ans sans minoration. Soit dit en passant, cela oblige nos vieux politiciens à quitter tout mandat avant 65 ans : bonjour, la soupe à la grimace !

Ah,  un petit oubli :  On me dira : et ceux qui traitaient ces dossiers de retraites complémentaires ? Il en faudra justement plus dans le régime unique, les autres bénéficieront exceptionnellement d'une retraite anticipée selon les nouvelles mesures s'ils ont plus de 50 ans. Les plus payés (jeunes cadres) seront au chômage.

samedi 2 juillet 2011

Quand c'est devenu la seule solution, une suggestion pour l'aide à mourir



Le 15/07/2010, 11h01

crematorium Niort 
Il y a des années que je réfléchis à ce dilemme. Chacun peut se suicider, et parfois se rater. Ce n’est pas un droit, mais une liberté fondamentale. En revanche, si la personne, consciente mais physiquement incapable, veut s’appliquer cette liberté, la loi interdit de l’aider parce qu’elle considère cela comme un meurtre. En l’occurrence, j’accuse la loi du qualificatif de tortionnaire. La seule solution est bien l’aide externe. En revanche, ce n’est pas au médecin de l’appliquer, en aucun cas. Il peut guider, expliquer, témoigner, mais son rôle s’arrête là.

Je reprends ce que j’avais déjà énoncé de nombreuses fois, et que je considère comme la "bonne" procédure. Celle que ne veut à aucun prix le député Jean Léonetti. Le malade demande de façons réitérées, par écrit s’il le peut, par oral devant plusieurs témoins médicaux et non-médicaux s’il ne peut plus, à en finir avec la vie en raison de son état. L’un des témoins en prend acte (ce peut être un huissier de justice, pour éviter toute équivoque) par un compte-rendu. Le corps médical apporte le nécessaire, et c’est un témoin non-médical, de la famille ou non, qui administre le produit. Le compte-rendu de toute l’opération terminé, tous les témoins signent, afin d’attester que la personne qui a accompli l’acte n’a été que le bras du patient. Si le patient est mineur, les parents de celui-ci doivent être présents, mais ne pas s’opposer à la volonté de celui-ci, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Je l’admets, c’est une procédure un peu lourde, mais qui a le mérite de la clarté. Elle ne peut concerner qu’un nombre de personnes assez réduit par an, cependant cela peut éviter des aberrations comme le cas Humbert. Compte tenu de son aspect compliqué et procédurier, elle ne peut qu’éviter des dérives.

Mesdames, Messieurs les parlementaires, à vous maintenant.
sabre au clair