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lundi 21 octobre 2013

Le vote des adhérents du PCF : P Laurent n'a-t-il pas perdu ?

Voilà. Sur la France entière les adhérents PCF des grandes villes ont entériné à 80, 90%,  voire plus,  l'autonomie vis-à-vis du PS. Ne manque que Lyon. A Paris, toutes les sections sauf deux ont donné la même majorité, parfois largement. Seules celle du premier secrétaire fédéral et celle du secrétaire national (tiens !) ont eu un comportement inverse, et ont réussi à inverser la tendance de justesse.

Désormais, sur ce tout petit écueil, il va falloir réagir tout de suite. Tout petit écueil ? Comme le disait quelqu'un tout-à-l'heure sur FB, sur Paris il n'y a que 170 de voix de plus pour la fusion malodorante : donc , il n'a manqué que la moitié de ces 170 voix plus une, soit 86 voix. 86 voix qui sont un coup de poignard, mais qui ne sont rien à l'échelle d'un pays. 86 voix dont ne sait pas combien d'entre elles résultent de pressions qui ont incité des pro-autonomie plus timides à rester chez eux. Pierre Laurent pavoise, il a tort à mon avis. J'espère que les militants de toute la France demanderont des comptes, car ce n'est pas clair.

Il est désastreux que Jean-Luc Mélenchon n'ait pas osé rappeler tout cela,  comme si Laurent était toujours au FdG alors qu'il en a claqué la porte tout en lui faisant un appel du pied pour le second tour. En fait, vu les résultats des grandes autres ville françaises, Laurent a complètement raté son pronunciamiento.  Ses troupes l'ont lâché dans sa tentative de détournement du FdG de son but. N'est-ce pas lui qui est désespérément isolé à présent ?

Bien entendu, l'évidence reste : au second comme au premier tour pas une voix ne devra aller à une alliance comportant le PS, en chef de file ou en soutien : excepté si des candidats jusque-là encartés au PS affichent clairement leur détermination de ne plus suivre la voie du néolibéralisme mortifère et destructeur, celle que la politique de la tête de l'État encourage de façon très claire depuis son "intronisation". Si Pierre Laurent et quelques rares autres veulent y emboiter le pas, c'est leur affaire, mais qu'ils se sachent isolés, et simples suppléants des visées élyséennes.

Pierre Laurent est heureux, mais à mon avis il plastronne pour rien. Il a perdu son pari de destruction du Front de Gauche. Il suffira à une grande majorité de militants du PCF de renouveler le choix qu'ils viennent de faire en choisissant l'autonomie : quitte à ce que le PCF lui-même subisse une cassure, et que des jusqu'auboutistes pro-alliance contre nature se retrouvent seuls. Rappelons qu'à la tête du parti aussi, c'est l'autonomie qui avait prévalu, à 6 voix contre 5.

Rien n'est perdu pour le Front de Gauche, au contraire probablement, il sera plus "propre" devant les électeurs, et pourra réitérer son programme sans se retourner.

lundi 14 octobre 2013

Des cadres du PCF s'éloigneraient du FdG : une bonne nouvelle ?

Siège du PCF, place du colonel Fabien
Les élections municipales se profilent à l'horizon, avec à la clef les habituelles Grandes Manœuvres de la politique politicienne. Sur Paris, Pierre Laurent et quelques autres cadres du Parti ont donc posé une sorte d'OPA hostile, en décidant de se rallier dès le premier tour à leur adversaire présumé le parti solférineux. Mais les militants parisiens auront leur mot à dire les 17, 18, 19 octobre si au niveau des sections ne se développent pas des tactiques en vue de museler leur vote, et de soit l'empêcher, soit l'infléchir dans le sens d'une sorte de baraterie envers le Front de Gauche. Rappelons que, dans plus de cent villes maintenant, les militants du PCF se sont positionnés pour une liste autonome de la Gauche.


Face à cette tentative de "révolution de Palais" qui n’en est pas une, la meilleure stratégie de Jean-Luc Mélenchon serait, me semble-t-il, un raidissement des ambitions du FdG. Depuis quelques mois, on l’a vu vaciller un peu, sans doute sous les coups perfides de quelques Fouché de circonstance, de quelques Talleyrand en maraude : Saint-Just et Robespierre eurent eux aussi des heures difficiles avant d’être abattus par des traîtres. L’Humain d’abord a donc vu son message parfois moins clair. Avec l’arrivée (enfin) au grand soleil de Laurent et quelques autres caciques parisiens aux dents longues, Mélenchon est libéré. Il peut à nouveau affirmer sans contrainte la réalité de "l’humain d’abord", et inviter tous les militants de gauche à se rallier à celui-ci.


Un programme ne pouvant guère être immuable, une certaine radicalisation sera même certainement un gage de grande lucidité. L’Europe est décidément l’ennemi du peuple, telle qu’elle nous a été imposée. Comme je l’ai très souvent signalé, une plus grande intransigeance envers celle-ci ne peut apporter que plus de clarté dans un processus de nouvelle donne. Et on ne rappellera jamais assez que Jean-Luc n’est que le porte-parole d’un mouvement de fond, dont il a seulement contribué à préciser ses exigences, et qu’il a eu le courage d’exposer clairement devant tous avec un grand sens pédagogique.


Oui, Pierre Laurent et quelques autres ont eu une fort bonne idée (pas pour eux) en annonçant enfin la couleur sur leurs ambitions. Si le PCF a le courage de s’en désolidariser et de rappeler ses liens étroits avec le front de gauche, les deux en sortiront grandis et plus solides que jamais. Appelons ce processus de nos vœux, et que le Peuple gagne ! Il n'y a pas de "petites élections", celles-ci auront une grande importance pour la suite, et en particulier si n'est pas mise en place une Sixième République contre les souhaites des Puissants, cela peut dans l'avenir les rapports de force au sein du Sénat, au gré des renouvellements successifs par tiers.

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Et parce qu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, rappelons que bientôt, afin de clarifier les diverses voix au sein du Front de Gauche, Gauche Anticapitaliste, les Alternatifs, Convergence et Alternatives, la Fase, une partie de Gauche unitaire et des acteurs du mouvement social qui ne sont dans aucun parti envisagent de créer un mouvement commun, toujours membre du FdG : cela permettra, sans aucun doute à beaucoup de militants qui hésitaient à adhérer à l'une des composantes actuelles de faire un pas de plus.

jeudi 10 octobre 2013

Lettre ouverte à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris, par Sydné93

Sydné93 est un homme de gauche. Comme tous les gens de gauche, actuellement, il est abasourdi par les manœuvres de certaines personnes place du Colonel Fabien, et il le dit haut et fort. Il est un devoir pour tous, de lire ces lignes d'indignation et de les répercuter.


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Le 10 octobre 2013


Cher Pierre, cher camarade.
Nous nous connaissons. Tu nous a accordé une interview lors du dernier congrès du Parti Communiste Français auquel j’ai été invité en qualité de camarade du Front de Gauche et responsable de ce blog, A gauche pour de vrai! Tes réponses à mes questions, l’ambiance d’unité qui y régnait me remplissaient d’un incroyable espoir. Tu entendais, à l’époque, t’opposer par tous les moyens au gouvernement afin qu’il ne mette pas en place l’Accord National interprofessionnel. Tu déclarais, et avec toi tous les camarades présents, faire du Front de Gauche cette force de rassemblement du progrès et de la justice sociale, cette force d’opposition au libéralisme et au capitalisme financier, cette force qui donnerait l’espoir et affirmerait qu’une autre politique est possible, qu’une autre politique est désormais indispensable que celle menée depuis plus de 11 ans maintenant. De tout cela il n’y a même pas quelques mois, 8 pour être tout à fait précis. Mais nous étions, alors, encore loin des élection municipales. Nous sentions bien, tous, au sein du Front de Gauche, qu’elles constitueraient une épreuve de taille pour notre jeune rassemblement politique. Nous pensions même pouvoir les enjamber, pour ne pas dire les ignorer, afin de vite, très vite, passer aux élections européennes sans encombre et dans l’unité. Seulement voilà. La réalité politique, économique et sociale de ces derniers mois nous a ramenés sur terre, nous a rappelé le principe de réalité.

chassaigneLa république est une et indivisible, quels que soient ces étages d’organisations. Il n’y a pas d’un côté l’état et l’assemblée nationale et de l’autre la commune et son conseil municipal. Il y a la république qui s’interpénètre en permanence, souvent dans une respiration haletante. Un ministre de l’intérieur, du sommet de l’état, déclare qu’une population est impossible à intégrer sur notre territoire national et aussitôt des maires font part de leurs expériences et initiatives locales. Ici pour expliquer comment ils chassent ou entendent chasser cette population, là pour expliquer qu’il est possible de les intégrer à la république. A l’assemblée, les députés socialistes seuls, absolument seuls, décident de rallonger la durée de cotisation des retraites. Les députés communistes votent contre ce dispositif qui vise en réalité à faire reculer « mécaniquement » l’âge de départ à la retraite et donc à faire baisser le niveau des pensions. Et tu sais que cette misère programmée arrivera dans le bureau des maires, fera l’assaut des permanences des conseillers municipaux pour demander aide et secours. Tout comme tu vois chaque jour comment la politique de rigueur et d’austérité, maintenant inscrite au sommet de notre constitution sous la forme d’une loi organique et qui se nomme la règle d’or budgétaire, empêche l’état et ses ministres d’agir contre le saccage de notre industrie, saccage orchestré de toute pièce par un libéralisme financier qui fait la loi aussi bien à Paris qu’à Bruxelles, siège du parlement européen dont tu es le président du PGE. Et tu vois alors comment à Aulnay sous Bois comme dans tant d’autres villes ou villages, les maires et les conseillers municipaux se prennent en pleine figure le désastre des plans sociaux, et se retrouvent à l’arrivée seuls pour les gérer, seuls à tenter de canaliser une colère proportionnelle à la misère engendrée par ce libéralisme de l’offre. Tout comme tu te souviens avec quelle mépris François Hollande, Président de la république d’aujourd’hui, premier secrétaire du parti socialiste d’hier, a repoussé d’un revers de main cette loi d’amnistie des syndicalistes qui ont lutté pour leur survie dans le monde du travail. Voilà donc quelques principes de réalité qui nous ont rappelé à toutes et tous que l’on n’enjambe pas une élection municipale aussi facilement que cela, par simple commodité. Car la République est une et indivisible.

Oui, il est indispensable d’avoir des élus en République. Mais le moteur d’une élection ne peut pas être le conservatisme, y compris de ses positions. Le moteur d’une élection ne peut être que et uniquement la recherche du progrès, de la nouveauté. Or, à gauche, le progrès et la nouveauté se situent au Front de Gauche, pas au parti socialiste. Le parti socialiste a des pratiques électorales d’un autre âge. Des pratiques qui empêchent le renouvellement, qui favorisent le cumul des mandats, qui ambitionnent la disparition du Front de Gauche et du Parti Communiste Français. Je ne prendrais qu’un seul exemple. Un exemple que je connais trop bien, celui de la Seine Saint Denis, pour y vivre et pour avoir, un temps significatif, milité au sein du PS local. A Saint Denis, un jeune député, Mathieu Hanotin, aussi vice président du conseil général, veut devenir également maire. Et pour y parvenir il n’hésite à dire que « les communistes ont fait leur temps« . Dans tout le département les socialistes lancent l’offensive contre le Front de Gauche et le Parti Communiste. En réalité, le PS, y compris à Paris, lorsqu’il cherche une alliance avec le Parti Communiste, il cherche une caution sociale, une caution de gauche. Déjà ils sont nombreux, du côté de Solférino, à faire la publicité d’une telle alliance à faire rougir un rose en berne. Et ce même PS parisien approuve le « Grand Paris » car il sait, qu’à termes, il lui donnera toutes les cartes du jeu politique de la région parisienne. Le PS joue avec les élections et les instrumentalise, mais le PS ne fait plus de politique et encore moins à gauche.

Sa marotte électorale, au Parti Socialiste, depuis le 21 avril 2002 pour gagner le jeu, tu la connais aussi bien que moi. Faire barrage à l’extrême droite. Comme tu peux le voir, cela fonctionne admirablement, n’est-ce pas? La gauche a passé 10 ans dans l’opposition, puis, une fois les socialistes à la tête de l’état, de l’assemblée nationale, du Sénat, des régions, de la plupart des départements, de la plupart des grandes villes, très souvent au détriment et en affrontant le Front de Gauche et le Parti Communiste, les électeurs de gauche le fuient comme il fuient toutes celles et ceux qui s’y sont collés. Mécaniquement l’abstention progresse en même temps que progresse le désespoir, en même temps qu’augmente le pourcentage électoral du Front National. Cela s’appelle jouer avec le feu et à la fin, celles et ceux qui auront joué se brûleront, peut-être même à en mourir politiquement. Car le seul moyen de lutter contre le Front National n’est pas de faire des règles d’or, de pousser à l’ANI qui fabrique du chômeur sans droit de défense ou encore de vidéo surveiller les populations à l’initiative des maires, autant d’actes et de décisions qui valident le discours d’un F Haine d’extrême droite.

Avec le Front de Gauche, il est temps de siffler la fin de la parti. Mettre fin à ce jeu du PS qui ne poursuit qu’un seul objectif: vendre des postes pour détruire toute opposition à la politique libérale de l’offre et ses déclinaisons locales. Comment savoir de quel côté du jeu tu souhaites véritablement être? En répondant à quelques questions simples:
  • es-tu pour ou contre le désengagement de l’état dans le financement des collectivités locales? Si oui allie toi avec le PS, si non préserve ce diamant précieux qu’est le Front de Gauche.
  • Es-tu pour ou contre la gestion publique des services publics ou préfères tu la généralisation des délégations inhérentes à l’austérité et aux baisses des dotations? Si tu penches pour la première solution préserve ce diamant qu’est le Front de Gauche. Si tu optes pour la seconde, ce dont je doute te connaissant, fais alliance avec le PS,
  • Es-tu pour l’affirmation, à l’échelle européenne, d’un Front de Gauche uni et rassemblé au sein de la capitale de notre pays afin de mieux préparer les élections européennes si importantes, ou préfères tu envoyer, en leader du Parti de la Gauche Européenne que tu es un message flou, mou, supposant un tas de loups et d’assumer dans la foulée un désastre à ces élections? Je ne doute pas que tu veuilles éviter un désastre. Alors préserve, s’il te plait, ce diamant qu’est le Front de Gauche.
pierre_laurent_villeurbanneMais peut-être que la stratégie d’alliance à géométrie variable que tu sembles préconiser dissimule un problème autrement plus sérieux. A gauche pour de vrai! je n’ai pas pour habitude d’éluder la moindre question, la moindre suspicion. Oui Jean-Luc Mélenchon parle fort, avec fougue et passion. Oui, il a du caractère. Et oui tu as du caractère. Mais cela dit, entre toi et moi, entre vous deux et nous tous, n’est-il pas préférable d’avoir deux grands caractères, et pourquoi pas trois, quatre ou même cinq pour porter la voix de celles et ceux qui n’en ont pas? A moins que cette stratégie d’alliance à géométrie variable que tu préconises ne dissimule autre chose de bien plus sérieux et de bien plus grave en réalité, et cela malgré toi. Les conseillers municipaux sont les « hauts électeurs » de la Ve République. Le Sénat est l’autre chambre parlementaire de la Ve République. Et tu es sénateur depuis 2010. Et si la véritable cause de la stratégie d’alliance, à géométrie trop variable pour être comprise du citoyen de base, que tu préconises n’était ni le barrage à l’extrême droite, ni même le renforcement d’une gauche alibi dans les exécutifs locaux. Et si la cause était tout simplement cette Ve République, véritable fabrique à élus, cette république pousse au crime de la manœuvre tactique? A Evry, la ville de Valls, les militants communistes se sont prononcés et ils ont choisi l’unité du Front de Gauche. Alors vite, la 6e République sociale, écologique et solidaire, qu’on en finisse avec le désespoir et que les citoyens reprennent le pouvoir!

Amitiés d’un militant du Front de Gauche. Mais pour combien de temps encore…
Sydne93

samedi 5 octobre 2013

Lettre ouverte d'un militant du Front de Gauche Aux communistes Maubeugeois

Un ami "fait passer" un message. Je retransmets à mon tour. Merci Micmousse.


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Lettre ouverte d'un militant du Front de Gauche Aux communistes Maubeugeois

Le 26 septembre 2013, les communistes de Maubeuge annonçaient par voie de presse, une liste pour les municipales 2014, rompant donc avec la liste d'Union PS/PC. Les militants favorables aux listes Front De Gauche se réjouissaient de cette décision. Ceci d'autant plus qu'une liste commune avec le très Solférinien Député Maire de Maubeuge, Rémi Pauvros, aurait-été contraire aux luttes menées contre le TSCG, l'ANI et la politique libérale du Gouvernement Ayrault. En effet comment s'allier avec ceux que nous combattons politiquement dans la rue chaque jour, sans perdre toute lisibilité auprès des électeurs.
Si la cellule Communiste de Maubeuge excelle dans la stratégie, en revanche elle ne brille pas par sa discrétion ! C'est ainsi que contents d'eux, les principaux responsables se sont épanchés auprès de militants du Front de Gauche du bon coup médiatique qu'il venait de réaliser.
Vous vous demander de quoi je parle ? Et bien sachez que cette information de la Voix du Nord n'est pas une information mais une manipulation.
En quoi consiste cette manipulation, l'intention des dirigeants communistes n'est nullement de présenter une liste FDG au 1er tour comme annoncé, mais de tenter un coup de bluff afin de faire pression sur le Parti Socialiste Maubeugeois pour obtenir plus de places sur une liste commune dès le 1er tour !
Nous touchons ici le degré zéro de la politique, ce qu'elle a de pire, puisque ce ne sont plus les idées qui comptent, le programme, mais la préservation ou l'obtention de quelques places au mépris des militants et des électeurs !
Je fais partie des militants attachés à la stratégie d'union du FDG et pour des listes indépendantes du PS social-libéral. D'autres pensent qu'il faut faire Union avec le PS et affichent leurs convictions. Si je pense comme beaucoup que c'est une erreur, le débat et respectable et doit être tranché par les militants !
Mais là nous sommes dans un autre cas de figure, nous sommes dans le mensonge politique, dans la manipulation de l'opinion et dans la tromperie des militants ! Les mots sont durs mais le procédé est ignoble, il fait fît des idées pour favoriser la politique politicienne qui est exécrée par la majorité des électeurs !
Fallait-il dénoncé ou se taire, la question, je me la suis posée ! La réponse est venue de ma conscience politique et de mes convictions. Nous, les militants d'une gauche radicale favorable à la moralisation de la vie politique, à une 6ème république plus démocratique nous ne pouvons accepter qu'au sein même des nôtres, pour des raisons bassement politiques nous nous conduisions de la même façon que ceux que nous dénonçons !
Au delà du procédé, ces « grands stratèges » font une erreur fondamentale, militants et électeurs quand ils découvriront la supercherie ne pourront le pardonner !
A juste titre, nous dénonçons une politique qui conduit de plus en plus de monde à la précarité et à la misère, cette politique est menée par un parti qui s'est fait élire sous une étiquette de gauche et qui trahit les électeurs, jetant le discrédit sur toute la gauche !
Si nous voulons un jour représenter une véritable alternative à gauche il nous faut être clair et ne pas se compromettre, quitte à perdre quelques places aux municipales !
La construction d'une force politique alternative passe par le débat, il nous faut convaincre que nos idées sont celles d'une justice sociale, de l'humain d'abord !
La construction d'une Force Alternative demande du temps et de la conviction. Des échéances politiques arriveront après les municipales, ce n'est pas dans une bouillabaisse politico-politicienne que nous la construirons mais en se démarquant clairement de ce Parti Solfériniens !
Messieurs, mesdames, vous pourrez nier mes propos, les fustiger mais j'espère sincèrement que cette lettre d'un modeste militant fasse échec à cette pitoyable stratégie ou que vous y renonciez pour en revenir au débat politique et au programme de l'humain d'abord !


J'ai juste enlevé la signature car j'ai reçu cette lettre en MP sur FB mais elle correspond bien au dégoût  que les magouilles PCF inspirent

mardi 19 février 2013

Droite, Gauche : des mots

Des polémiques se développent à propos des politiques de l'ancienne équipe, celle d'avant  mai 2012, et celle qui sévit maintenant. Volent encore des mots, rien que des mots, comme "Droite-Gauche", qui dans ce contexte n'ont qu'une signification très marginale.

En fait j'ai constaté quelque chose d'assez remarquable, me semble-t-il.

Le sarkozisme, s'il avait persisté, aurait largement continué à détruire choses et gens dans le brouhaha, l'incohérence et la très courte vue.

Le hollandisme sait détruire méthodiquement, tranquillement, implacablement, avec semble-t-il une certaine vision de l'avenir - qui n'est pas la nôtre bien entendu.

Il s'agit bien entendu de deux options irrecevables dont la finalité voulue ou inéluctable est la construction d'un chaos, où même la finance finira par s'engloutir après y avoir précipité le monde entier. Se valent-elles ? Après, il s'agit de la sensibilité de l'observateur qui détestera  davantage l'une ou l'autre, sur des détails comme les histoires de mariage pour tous ou l'aide à choisir sa fin. Ces détails sont désormais tout ce qui, dans l'appréhension des évènements, des polémiques, des projets de lois, marque encore la différence aux yeux de la Presse et des médias en général entre la Droite et la Gauche. Le reste ? Eh bien, le reste elle n'en parle pas. La droite, la gauche, cela avait une signification en 1789, une signification géographique à l'Assemblée Constituante.

Un exemple : il a été évoqué au temps de Sarkozy une concentration libérale et sauvage des labos d'analyse médicale  (ordonnance du 13 janvier 2010). A-t-on entendu parler d'un infléchissement à ce propos, de la part du nouveau staff (il aurait pu simplement dire : le projet est annulé, par une nouvelle ordonnance) ? Rien du tout. Ou voit-on un changement de politique vis-à-vis des établissements privés d'éducation, privilégiés dans leurs financements depuis un certain temps déjà ? Que nenni. Ou encore, quid des mesures prises envers les Rroms, en-dehors du fait que cette affaire-là est désormais bien moins médiatisée ? Circulez, il n'y a plus rien à voir alors que la continuité se déroule sans le moindre seuil. Les banques d'affaires seront-elles séparées des banques de dépôt ? D'une façon si marginale qu'elles-mêmes ne crient même pas. Et ainsi de suite. Le TSCG est passé comme une lettre à la poste. Les opposants continuent à être criminalisés "par la bande".

Une opposition officielle existe, un peu pâle sur bien des aspects : c'est le front de gauche. Brocardé par lémédia, boycotté par eux quand il pourrait démontrer sa force, il avance avec difficulté. Certes, sur de nombreux points ses positions sont proches de "l'officielle", on l'a vu en Libye où il ne s'est pas insurgé contre une invasion réelle et illégale. On l'a vu au Mali, où ses critiques manquaient de virulence. On le voit à propos de Grands Projets Inutiles Imposés, où il ne tonne pas vraiment contre l'inadmissible, et contre les répressions qui blessent les opposants. On le voit à propos de l'union européenne, dont il ne préconise pas franchement la sortie en vue d'un changement radical d'orientation politique et financière (sans cette sortie, on ne peut pratiquement rien faire). On le voit à propos d'écologie, où subsiste en son sein des dissensions importantes.

Quelqu'un va peut-être soulever ce qu'il croit être un lièvre : "Et le Front National, n'est-il pas une force d'opposition ?" On notera que celui-ci n'est jamais bousculé par lémédia, afin de dévoiler son programme et de se le faire critiquer. C'est qu'à part faire porter sur quelques nécessaires immigrés que "nos" employeurs sont bien heureux de trouver, le poids de tous les maux comme le chômage ou la dette, la politique de ce mouvement-là est exactement celle des deux "frères ennemis" cités plus haut. Le FN n'a rien contre l'Europe financière, pourtant la cause essentielle des ennuis hexagonaux. Donc objectivement il fait partie de la majorité actuelle, d'autant que le ministre de l'Intérieur ne le désavouera pas. J'en vois qui vont sauter sur leur siège. C'est pourtant un fait.

Restent ceux qui, oubliés, proposent une nouvelle voie plus radicale, bien que non-violente. Leur vitrine actuelle incontestable est la ZAD de Notre-Dame des Landes, où s'autogèrent des militants de tous milieux, mais souvent diplômés. Pas de chefs, pas de grandes structures verticales. Le principe "de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins" est appliqué, car toutes les tâches se valent quand elles sont nécessaires.  Un ami a récemment écrit un essai sur la question. La diffusion est pour le moment confidentielle, en attendant un vrai éditeur. Cela s'intitule "jeune Utopie et manifeste Anarchie". On ne le sait pas, généralement : l'anarchie n'est pas le désordre, à la différence souvent du libertarisme. L'anarchie est l'absence de hiérarchie, étatique, dans les tâches à accomplir, dans d'hypothétiques religions ou "partis" tous rejetés indistinctement. Ne sont acceptés que les humains, tous égaux, tous différents. A eux ensuite de décider collectivement de ce qu'ils vont faire : les anciens de la ZAD, ceux qui avaient connu d'autres luttes, d'autres contextes, ont été un peu déconcertés au départ par ce parti pris de la décision commune. Cela impose à chacun de se sentir responsable, alors qu'on le voit bien : le système actuel s'ingénie à ne faire porter la responsabilité des pires vilenies sur personne.

La voie différente sera nécessairement exigeante.  Si, comme il le serait indispensable, elle se met en place, les enfants de cette nouvelle donne accepteront bien plus facilement cette notion grande, belle, mais plus difficile, de responsabilité de chacun pour la réussite de tous.

vendredi 28 décembre 2012

"Au lieu de faire la guerre à la gauche, le Parti communiste devrait aider le Gouvernement à faire la guerre au chômage et à la crise" (Harlem Désir, "la lettre de Jaurès")



Le Parti communiste vient de dévoiler un clip vidéo qui vise de façon inacceptable le Président de la République et le Gouvernement. Ce clip est  de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche.François Hollande et la gauche qui gouverne sont la cible exclusive de ce clip qui épargne totalement la droite et l'extrême-droite.
Harlem désirsCe clip est une honte pour ses auteurs. Il ne met pas seulement en cause le Président de la République, il ignore délibérément l'action menée depuis 8 mois au service des Français: il passe sous silence les emplois d'avenir, les contrats de générations, la hausse du SMIC de 2% dès juillet 2012, l'augmentation de l'Allocation de rentrée scolaire, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, les nouveaux postes dans l'Education, la loi de séparation des activités bancaires, la loi sur le logement, la création de la Banque publique d’investissement...Plusieurs de ces lois ont d'ailleurs été votées par le Parti communiste au Parlement.
Ce clip passe aussi sous silence l’incohérence du Parti communiste qui a, pour la première fois avec la droite au Parlement, voté contre des réformes qui améliorent la vie quotidienne des Français comme le budget de la Sécurité sociale.
J'appelle le PCF à cesser de se tromper d'adversaire, à se garder d’une dérive contraire à sa tradition de responsabilité.
Ces caricatures sont insultantes et dangereuses pour l'unité de la gauche. La France n’a rien à gagner à la division de la gauche.
Au lieu de faire la guerre à la gauche, le Parti communiste devrait aider le Gouvernement à faire la guerre au chômage et à la crise.
 
Harlem Désir, premier secrétaire du PS

David Assouline : «pierre après pierre, le redressement du pays dans la justice est mis en oeuvre»


Monsieur le premier secrétaire, nous n'avons cessé de voir passer des lois et des décisions qui justement étaient on ne peut plus libérales, même si elles s'affichaient dans une démarche inverse. Exemple, celle sur une pseudo-séparation des banques de dépôt et d'affaires. Où est la différence avec "avant" ? Il n'y en a aucune. Vous êtes donc l'adversaire, avec un autre nom, comme les équipes bleue et rouge sur les sous-marins nucléaires. Comme les "autres" ne sont pas actuellement au pouvoir, pour l'instant c'est votre formation, qui je le rappelle a dans les faits tous les pouvoirs en France, qui se doit d'essuyer des critiques quand elles sont nécessaires.

N'étant pas au parti communiste français, j'ai d'autant plus de liberté pour m'exprimer. Je ne suis pas d'accord avec certaines options du PCF, celles qui précisément vont dans le sens d'un certain productivisme "passé de mode" si l'on peut dire. Ou concernant une politique extérieure qui penche dans l'atlantisme, aussi bizarre que cela puisse paraître. Non  Monsieur le premier secrétaire, on ne peut que lutter contre votre politique, plus encore que ne le fait le Front de Gauche.

vendredi 16 novembre 2012

Logement: le nouveau projet de loi enterre les réquisitions, selon le DAL (AFP)

 AFP le 15-11-2012 à 18h16

PARIS (AFP) - L'association Droit au logement (DAL) a regretté jeudi que le nouveau projet de loi sur le logement, présenté mercredi par le gouvernement, fasse "disparaître" un amendement qui "levait les obstacles à la mise en oeuvre" d'une procédure de réquisition de logement vacants.

Dans un communiqué intitulé "loi Duflot bis: vers l'enterrement de la loi de réquisition?", le DAL s'étonne que la nouvelle version du texte fasse disparaître un amendement du Front de gauche qui supprimait la possibilité qu'ont actuellement les propriétaires de se soustraire à une réquisition en présentant un devis de travaux d'aménagement du logement.



Insidieusement, ce quinquennat s'enfonce de plus en plus dans l'anti-social, malgré l'étiquette de Solférino : ne serait-elle pas totalement usurpée ? Le DAL, Jeudi Noir et les autres associations qui dénoncent les logements vacants vont devoir monter au créneau à nouveau. Quant au Front de Gauche, il aura beau jeu pour dénoncer, à raison, la dérive droitière et pro-nantis d'une majorité d'ores et déjà complètement discréditée par sa ligne de conduite.

Un de ces jours, il va bien falloir que le peuple réquisitionne des locaux devenus inutiles, voire nuisibles : le Palais Bourbon. Il y aurait sûrement de quoi loger bien des démunis !