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vendredi 13 mai 2016

Ethique et parti socialiste : sanctionner les vrais fautifs

On apprend par une dépêche de l'AFP que Jean-Christophe Cambalélis, actuel secrétaire du parti dit "socialiste", aurait saisi la Haute autorité du parti, à propos des vingt-quatre députés élus sous cette étiquette qui ont organisé la motion de censure "de gauche".  En fait, qui ont fait leur boulot. Pour rappel, il fallait 58 signatures, ils n'ont pu en obtenir que 56. Cette motion ne put donc pas être officiellement présentée.

Nous le peuple, devons traîner les non-dissidents devant le Tribunal du Peuple, pour avoir jeté dans la boue le mot "socialiste" fièrement porté par Jaurès et d'autres grandes figures. Ce sont les parlementaires inféodés au gouvernement et aux pressions de leur hiérarchie, elle-même prisonnière de...  qui sans aucun doute sont la cause de tous nos maux, à égalité totale avec leurs pendants de la droite assumée.

Ce sont donc ceux-là, tous les autres, qu'il convient de "vider", pour avoir failli à leurs devoirs de socialistes. Ne pas se tromper d'adversaires, surtout. En particulier, notre adversaire est aussi l'article 27 de la constitution de 1958 : celui-là n'a jamais été modifié, tiens donc !

Article 27
Tout mandat impératif est nul.
Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.
La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d'un mandat.

Il va donc falloir continuer à se battre, pour que les vrais COUPABLES reçoivent leur châtiment.

Il va donc falloir continuer à se battre pour créer une nouvelle Constitution, donc d'abord une nouvelle Constituante issue cette fois du peuple. Une Constitution où l'équivalent de l'article 27 alinéa UN n'existera pas, ce qui permettra par simple pétition d'évincer un représentant qui a fauté dans l'exercice de son mandat.

Il va donc falloir continuer à créer les conditions pour que le Peuple Souverain expulse l'union européenne et l'otan du processus de décision nous concernant tous. Sortie de ces organes tentaculaires ET Constituante sont un même vœu, car le Peuple ne pourra pas écrire via ses représentants à l'assemblée constituante une Constitution libre sans la sortie.  Il faut que ce soit bien clair. Cela veut dire bien entendu bâillonner les patrons des organes de presse et d'information, figures éminentes du Capitalisme Mondialiste. C'est ce que n'ont pas fait Maduro et Rousseff, pour leur plus grand désagrément.



mercredi 20 août 2014

Sans "riches" pas de salut ! (Le Grand Soir, Michel Taupin)

Vous connaissez Cuba ? S'il y a un pays que j'aimerais rencontrer, c'est bien celui-là. Malheureusement c'est loin, et mon espagnol tiendrait sur une rondelle de pain de mie.

Heureusement, grâce au Grand Soir nous en aurons une bonne idée en lisant cet article d'un de ses lecteurs, Michel Taupin. Et que tombe le Grand Méchant Vautour qui s'acharne sur la perle des Caraïbes, en vain.



Sans "riches" pas de salut !

Sans "riches" pas de salut ! Ou la cupidité comme moteur de l'économie. Dans l'Express Christine Kerdellant compare la France à Cuba !

L’Express avec Cuba, c’est comme le Klu Klux Klan avec les Noirs américains : une haine viscérale qui voue aux gémonies tout ceux et tout ce qui les dérangent, avec un mépris profond pour les êtres ou les politiques qui s’opposent à eux. Comme le Klu Klux Klan qui revendique la suprématie blanche, l’Express lui revendique la suprématie du capitaliste ultralibéral. Alors on se permet le pire ! Avec l’Express, c’est le lynchage médiatique systématique de Cuba !
En août, c’est la chroniqueuse Christine Kerdellant, journaliste, ancienne directrice du Figaro Magazine, qui s’y colle. Avec un texte intitulé "La France victime du syndrome de Cuba" on peut être sûr que son seul but est de flétrir à la fois la France et Cuba. L’idée de sa chronique est de taxer la France du même immobilisme dans lequel "l’île des Castro" (sic) s’est figée depuis 50 ans. Bref, comme Cuba, "la France est à l’arrêt", "la croissance est en berne", la France ne cesse de dévisser". Comme elle le dit elle-même, "le parallèle est osé". Mais il est bien plus qu’osé, il est imbécile, malhonnête, arrogant, mensonger, crapuleux et indécent.

Imbécile en effet, quand vous comparez Cuba, un pays pauvre des Caraïbes, à la France, pays riche d’Europe. La Banque Mondiale s’y refuse évidemment tant les ressources, les infrastructures et les disparités géographique, historique, culturelle, démographique et économique sont différentes et le pays étranglé par le blocus étatsunien.

Malhonnête, car vous cachez volontairement à vos lecteurs le blocus criminel que les EU infligent à Cuba depuis 53 ans et qui lui a été (et lui est encore) terriblement dommageable au plan de son développement économique puisque cette vengeance anachronique lui a déjà fait perdre 1100 milliards de dollars, sachant que le PIB annuel de Cuba sous blocus s’élève aujourd’hui à environ 80 milliards de dollars. A quoi il faut ajouter la part de budget importante que Cuba doit consacrer à sa défense pour se préserver des attentats et agressions multiples que le pays subit toujours de la part de l’Empire. N’en parler jamais est à la fois une faute journalistique inexcusable et une véritable escroquerie.

Arrogant, lorsque vous jetez sur Cuba ce regard méprisant et condescendant qu’ont les nantis, installés bien au chaud dans leur appartement cossu du 16ème et que vous jugez, péremptoire, que les cubains n’inventent plus parce qu’on "ne leur permet pas de devenir riches". Pour vous et votre dogme néolibéral, le moteur de l’activité économique ne saurait être autre chose que la cupidité ! Mais Madame Kerdellant, comment faire fortune sinon au détriment de la majorité, par le vol et l’exploitation d’autrui ? Citez moi une autre manière de s’enrichir qui ne fasse pas appel à ces deux là ?

Mensonger puisque vous affirmez que la croissance cubaine est au point mort. Or c’est tout le contraire, jugez plutôt : la croissance annuelle moyenne du PIB de Cuba a été entre 1971 à 2010 de 3,2% (malgré une chute vertigineuse entre 1988 (3,8%) et 1993 (-15%) due à l’écroulement des échanges commerciaux avec les Pays de l’Est). Elle est remontée dès 1994 pour atteindre 8% en 1996 et, jusqu’en 2012 (derniers chiffres enregistrés par la BM), en net redressement, elle a connu une moyenne de 4,8%. Or, si la croissance moyenne du PIB de la France entre 1961 et 2012 est la même que Cuba (3,2%), de 1996 à 2012, elle n’a été que de 1,57% avec une chute importante en 2008 et 2009... qui continue. Cela signifie que Cuba n’est pas, comme vous l’affirmez, immobile, mais au contraire de la France, un pays qui cherche en permanence à faire évoluer sa démarche révolutionnaire socialiste vers plus d’initiative, d’efficience, d’équité et de bien-être dans la mesure de ses moyens.

Crapuleux, quand vous moquez les transports, effectivement difficiles à Cuba, en ne donnant comme raison à ces difficultés que le fait suivant : "les malheureux cubains ne peuvent s’acheter de voitures individuelles bien trop chères" ! Or la politique éco-socialiste cubaine est tout le contraire de l’individualisme forcené et du consumérisme ravageur qui sont deux des raisons de l’appauvrissement intellectuel et de la dépendance d’un peuple. La priorité du gouvernement cubain est le développement des transports publics accessibles à tous et la préservation de l’environnement. Mais comme vous le savez, elle se heurte au blocus étatsunien et à l’extra-territorialité des lois américaines qui le régissent (crédits bancaires impossibles, paiements comptant obligatoires et prix très élevés), et les empêchent de développer les infrastructures lourdes et d’acheter des véhicules et les pièces de rechange nécessaires à leur entretien.

Et les vieilles voitures américaines qui roulent nombreuses à Cuba et qui font frémir votre petit cœur de VRP du capitalisme (elles font désormais partie du patrimoine culturel cubain), subissent le même sort puisque leurs propriétaires ne peuvent se procurer de pièces de rechange. L’entretien de ces monuments historiques est bien le seul domaine d’ailleurs où vous reconnaissez aux cubains de l’imagination et de l’inventivité ! Quant au prix des voitures importées, vous êtes aussi sérieuse qu’un clown dans un cirque : Cuba importe ses véhicules au prix fort (tarif moyen appliqué en local) et les taxes que Cuba prélève, servent à développer et moderniser les transports en commun. Il est évident que le revenu moyen des cubains ne peut leur permettre de se payer des voitures individuelles neuves. Et la frustration des cubains n’est pas tant comme vous l’affirmez, l’impossibilité de s’offrir une bagnole (même si cela flatte l’égo) mais dans le fait que Cuba est empêché par l’Empire de développer et moderniser son réseau de Transports Publics. Ce que vous n’arrivez pas à rentrer dans votre petite tête préformatée d’HEC, c’est que Cuba est socialiste et préfère le partage à l’égoïsme destructeur d’une consommation insatiable.

Indécent, quand vous affirmez que les forces vives d’un pays, ce sont "les riches" qui, seuls selon vous, inventent, innovent. Sans les riches dites-vous, point de salut. Par conséquent, les pauvres sont responsables de leur propre indigence puisqu’ils n’ont aucune imagination et n’osent prendre aucun risque. Puis, sentencieuse, vous assénez : "Un pays qui refuse la logique de l’économie de marché, est un pays mort-vivant". Une logique dévastatrice qui plonge une part toujours plus grande de la population française non seulement dans la pauvreté (9 millions) mais de plus en plus dans la misère (2,5 millions) avec parallèlement un nombre de super-riches qui s’accroît, affichant des fortunes indécentes. D’un côté donc une concentration accrue des richesses, de l’autre une explosion de la pauvreté ! Robespierre disait en son temps : "Le fléau des peuples ce sont les riches. L’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier". Rien n’a changé, seules les féodalités sont passées dans d’autres mains. Des féodalités qui nous enfoncent dans l’obscurantisme du Moyen-âge. C’est un dessein inhumain et mortifère.

A Cuba, depuis la Révolution, c’est une projet de société autrement plus vivant et humaniste qui est proposé. Une toute autre logique est en œuvre à Cuba, malgré ses faibles ressources et les obstacles mis sur sa route, c’est la logique du partage ! Après le triomphe de la Révolution, les riches capitalistes cubains n’ont jamais voulu partager avec le peuple. Il s’en suivit une série de nationalisations dont les profits ont été enfin redistribués au peuple lui-même. Le socialisme cubain était en marche soutenu par l’une des formes de démocratie les plus avancées, la démocratie participative. Et, comme vous le dites peu et mal, il a permis au pays d’éradiquer la misère et la discrimination raciale, d’éduquer, de soigner, de loger, de cultiver toute la population sans exception.

Cette logique que vous exécrez tant, a ouvert des droits nouveaux, inconnus jusqu’alors, comme l’égalité des droits hommes-femmes, l’interdiction du travail des enfants, la prise en charge des anciens, le respect de la diversité sexuelle et la défense de l’environnement pour n’en citer que quelques uns.

Cette logique que vous haïssez tant, a permis au peuple cubain de retrouver sa dignité, sa fierté et sa joie de vivre, et a fait de Cuba un pays phare détesté par les cupides mais aimé par tous les humanistes. Imaginez un petit instant, Mme la chroniqueuse, que Cuba ait disposé depuis 1960 de toute sa liberté, de sa souveraineté pleine et entière et de tous les moyens financiers dont les USA l’ont privé depuis 50 ans, imaginez alors ce qu’aurait pu être Cuba aujourd’hui !

C’est la peur de voir le modèle capitaliste KO qui fait que l’Empire refuse de voir cette expérience se développer sans entrave. Cuba résiste parce que son peuple sait depuis longtemps que le système que vous proposez est un leurre et que si le socialisme cubain est perfectible, le peuple dans son immense majorité lui est acquis et ne voudra jamais revenir aux temps d’avant la Révolution. Alors vous enragez.

Vous auriez dit : "Seuls souffrent de l’horreur du monde ceux qui en ont vu la beauté." Je partage cet aphorisme en le précisant : "Voyez la beauté de Cuba et vous souffrirez sans doute plus encore des horreurs de votre monde".

Michel TAUPIN
URL de cet article 26689

lundi 3 mars 2014

Haro* sur le Parti Socialiste

Il est clair que le parti dit "socialiste" doit être DÉTRUIT. Il entretient une ambiguïté terrible, en ce sens que depuis le départ il est DANS le système. Il ne compte absolument pas en sortir, se contentant de promouvoir "à la marge" des modifications sociétales pas souvent heureuses. Il ne s'y investit qu'afin de couvrir son engagement zéro à une vraie remise en cause de la mainmise bourgeoise, puis financière auxquelles il a consciencieusement donné sa caution. Soit en l'approuvant, soit, ô perversité, en se contentant de paraître rester neutre dans une question vraiment cruciale comme le traité de Lisbonne.

La droite triomphante (c'est son style aujourd'hui) et la droite honteuse pourront ainsi fusionner, afin de donner.... rien de plus qu'avant, si ce n'est une vraie clarification. Finie, la fausse alternance. Ce sera OU le libéralisme assumé, OU la lutte sans merci contre celui-ci, décidément irréductible et opposée au $¥$T€M€. Les autres positions sur tel ou tel dossier ne sont que la poudre aux yeux jetée afin de voiler l'essentiel.


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*Haro :  cette clameur en langue normande voue son objet à la vindicte publique.


samedi 5 octobre 2013

Lettre ouverte d'un militant du Front de Gauche Aux communistes Maubeugeois

Un ami "fait passer" un message. Je retransmets à mon tour. Merci Micmousse.


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Lettre ouverte d'un militant du Front de Gauche Aux communistes Maubeugeois

Le 26 septembre 2013, les communistes de Maubeuge annonçaient par voie de presse, une liste pour les municipales 2014, rompant donc avec la liste d'Union PS/PC. Les militants favorables aux listes Front De Gauche se réjouissaient de cette décision. Ceci d'autant plus qu'une liste commune avec le très Solférinien Député Maire de Maubeuge, Rémi Pauvros, aurait-été contraire aux luttes menées contre le TSCG, l'ANI et la politique libérale du Gouvernement Ayrault. En effet comment s'allier avec ceux que nous combattons politiquement dans la rue chaque jour, sans perdre toute lisibilité auprès des électeurs.
Si la cellule Communiste de Maubeuge excelle dans la stratégie, en revanche elle ne brille pas par sa discrétion ! C'est ainsi que contents d'eux, les principaux responsables se sont épanchés auprès de militants du Front de Gauche du bon coup médiatique qu'il venait de réaliser.
Vous vous demander de quoi je parle ? Et bien sachez que cette information de la Voix du Nord n'est pas une information mais une manipulation.
En quoi consiste cette manipulation, l'intention des dirigeants communistes n'est nullement de présenter une liste FDG au 1er tour comme annoncé, mais de tenter un coup de bluff afin de faire pression sur le Parti Socialiste Maubeugeois pour obtenir plus de places sur une liste commune dès le 1er tour !
Nous touchons ici le degré zéro de la politique, ce qu'elle a de pire, puisque ce ne sont plus les idées qui comptent, le programme, mais la préservation ou l'obtention de quelques places au mépris des militants et des électeurs !
Je fais partie des militants attachés à la stratégie d'union du FDG et pour des listes indépendantes du PS social-libéral. D'autres pensent qu'il faut faire Union avec le PS et affichent leurs convictions. Si je pense comme beaucoup que c'est une erreur, le débat et respectable et doit être tranché par les militants !
Mais là nous sommes dans un autre cas de figure, nous sommes dans le mensonge politique, dans la manipulation de l'opinion et dans la tromperie des militants ! Les mots sont durs mais le procédé est ignoble, il fait fît des idées pour favoriser la politique politicienne qui est exécrée par la majorité des électeurs !
Fallait-il dénoncé ou se taire, la question, je me la suis posée ! La réponse est venue de ma conscience politique et de mes convictions. Nous, les militants d'une gauche radicale favorable à la moralisation de la vie politique, à une 6ème république plus démocratique nous ne pouvons accepter qu'au sein même des nôtres, pour des raisons bassement politiques nous nous conduisions de la même façon que ceux que nous dénonçons !
Au delà du procédé, ces « grands stratèges » font une erreur fondamentale, militants et électeurs quand ils découvriront la supercherie ne pourront le pardonner !
A juste titre, nous dénonçons une politique qui conduit de plus en plus de monde à la précarité et à la misère, cette politique est menée par un parti qui s'est fait élire sous une étiquette de gauche et qui trahit les électeurs, jetant le discrédit sur toute la gauche !
Si nous voulons un jour représenter une véritable alternative à gauche il nous faut être clair et ne pas se compromettre, quitte à perdre quelques places aux municipales !
La construction d'une force politique alternative passe par le débat, il nous faut convaincre que nos idées sont celles d'une justice sociale, de l'humain d'abord !
La construction d'une Force Alternative demande du temps et de la conviction. Des échéances politiques arriveront après les municipales, ce n'est pas dans une bouillabaisse politico-politicienne que nous la construirons mais en se démarquant clairement de ce Parti Solfériniens !
Messieurs, mesdames, vous pourrez nier mes propos, les fustiger mais j'espère sincèrement que cette lettre d'un modeste militant fasse échec à cette pitoyable stratégie ou que vous y renonciez pour en revenir au débat politique et au programme de l'humain d'abord !


J'ai juste enlevé la signature car j'ai reçu cette lettre en MP sur FB mais elle correspond bien au dégoût  que les magouilles PCF inspirent