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lundi 14 octobre 2013

Des cadres du PCF s'éloigneraient du FdG : une bonne nouvelle ?

Siège du PCF, place du colonel Fabien
Les élections municipales se profilent à l'horizon, avec à la clef les habituelles Grandes Manœuvres de la politique politicienne. Sur Paris, Pierre Laurent et quelques autres cadres du Parti ont donc posé une sorte d'OPA hostile, en décidant de se rallier dès le premier tour à leur adversaire présumé le parti solférineux. Mais les militants parisiens auront leur mot à dire les 17, 18, 19 octobre si au niveau des sections ne se développent pas des tactiques en vue de museler leur vote, et de soit l'empêcher, soit l'infléchir dans le sens d'une sorte de baraterie envers le Front de Gauche. Rappelons que, dans plus de cent villes maintenant, les militants du PCF se sont positionnés pour une liste autonome de la Gauche.


Face à cette tentative de "révolution de Palais" qui n’en est pas une, la meilleure stratégie de Jean-Luc Mélenchon serait, me semble-t-il, un raidissement des ambitions du FdG. Depuis quelques mois, on l’a vu vaciller un peu, sans doute sous les coups perfides de quelques Fouché de circonstance, de quelques Talleyrand en maraude : Saint-Just et Robespierre eurent eux aussi des heures difficiles avant d’être abattus par des traîtres. L’Humain d’abord a donc vu son message parfois moins clair. Avec l’arrivée (enfin) au grand soleil de Laurent et quelques autres caciques parisiens aux dents longues, Mélenchon est libéré. Il peut à nouveau affirmer sans contrainte la réalité de "l’humain d’abord", et inviter tous les militants de gauche à se rallier à celui-ci.


Un programme ne pouvant guère être immuable, une certaine radicalisation sera même certainement un gage de grande lucidité. L’Europe est décidément l’ennemi du peuple, telle qu’elle nous a été imposée. Comme je l’ai très souvent signalé, une plus grande intransigeance envers celle-ci ne peut apporter que plus de clarté dans un processus de nouvelle donne. Et on ne rappellera jamais assez que Jean-Luc n’est que le porte-parole d’un mouvement de fond, dont il a seulement contribué à préciser ses exigences, et qu’il a eu le courage d’exposer clairement devant tous avec un grand sens pédagogique.


Oui, Pierre Laurent et quelques autres ont eu une fort bonne idée (pas pour eux) en annonçant enfin la couleur sur leurs ambitions. Si le PCF a le courage de s’en désolidariser et de rappeler ses liens étroits avec le front de gauche, les deux en sortiront grandis et plus solides que jamais. Appelons ce processus de nos vœux, et que le Peuple gagne ! Il n'y a pas de "petites élections", celles-ci auront une grande importance pour la suite, et en particulier si n'est pas mise en place une Sixième République contre les souhaites des Puissants, cela peut dans l'avenir les rapports de force au sein du Sénat, au gré des renouvellements successifs par tiers.

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Et parce qu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, rappelons que bientôt, afin de clarifier les diverses voix au sein du Front de Gauche, Gauche Anticapitaliste, les Alternatifs, Convergence et Alternatives, la Fase, une partie de Gauche unitaire et des acteurs du mouvement social qui ne sont dans aucun parti envisagent de créer un mouvement commun, toujours membre du FdG : cela permettra, sans aucun doute à beaucoup de militants qui hésitaient à adhérer à l'une des composantes actuelles de faire un pas de plus.

vendredi 31 mai 2013

D'une pétition contre les hauts salaires, à une remise en cause de cet État-là

Une pétition vient d'être lancée sur le Net. Elle prétend imposer  au gouvernement (attention, c'est compliqué) de renoncer à ne pas renoncer à bloquer les salaires pharamineux, et toujours en fulgurante augmentation, des Grands Patrons français. En particulier ceux du CAC40. Ces augmentations sont d'autant plus révoltantes, que l'on peut chercher parmi eux les vrais entrepreneurs qui ont, par un travail intelligent et productif, créé ou développé leur propre outil. Non, ce ne sont que de vagues gestionnaires, arrivés là par cooptation, par nomination, au hasard, et ne sachant même pas vraiment ce que font les personnes sous leurs ordres.

On peut douer de l'efficacité de cette pétition. Il faudrait sans doute que vingt millions de personnes la signent pour que la tête de l'État s'en émeuve un peu. Les chances d'obtenir un tel succès sont infimes. D'autant que c'est sur Avaaz, le support international, que cette action a été lancée. Avaaz, qui par commodité ne prend même pas la peine de vérifier la véracité des adresses des signataires par un système de confirmation (elle n'est pas la seule, c'est vrai). Mais il y a plus ennuyeux.

Effectivement Avaaz est (indirectement bien sûr) financée par la CIA.Les indices abondent sur la Toile. Donc celle-ci peut certainement bénéficier des fichiers des signataires. Je ne comprends pas comment des pétitions peuvent encore se lancer sur ce support. D'ailleurs, QUI les lance ?

Compte tenu de tous les renoncements en cascade des projets utiles du gouvernement (ils sont pourtant rares), c'est ce gouvernement lui-même, et le président qui l'inspire, qu'il faut virer. Hollande est aussi coupable envers les citoyens, que le furent en leur temps Jean Monnet et Robert Schuman, "pères" de l'Europe sous l'égide de leur mentor... le lobby financier US. La personnalisation du régime (c'est le mot qui convient), instituée par un De Gaulle patriote et désintéressé, terriblement accentuée depuis, fait que désormais pour changer de politique, c'est le locataire du 55 rue du Faubourg qu'il faut contraindre à partir.

Eh bien qu'il parte ! Et que le plus vite possible une vraie pétition citoyenne l'y contraigne. Curieusement dans l'opposition, personne ne semble s'y être risqué encore, alors que son avance aux élections n'a été obtenue que grâce aux voix de la vraie Gauche, alors que si l'on en croit les sondages sa cote est... hum... pas terrible. On ne veut plus de lui, mais personne n'ose vraiment le dire. Pourquoi ? Il y a urgence, toujours plus d'urgence.

Une piste : la Gauche ne serait-elle pas prête pour le grand saut, et pour appliquer son programme ? Insuffisant comme je l'ai déjà souligné, il est tout de même plus bénéfique pour l'ensemble de la nation et de nos concitoyens que cette position de carpette vis-à-vis de Bruxelles, de Francfort et de Berlin, voire de Washington.


Si nous le voulons, le changement, c'est maintenant.