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mardi 1 avril 2014
lundi 31 mars 2014
Municipales - Les scrutins se suivent, et doivent se ressembler
![]() | |
| inspiré du blog de Christine Tasin |
J'ai suivi les résultats sur
Médiapart, où le débat était accessible à tous. Je m'étais dit que sur les chaînes de télé (que de
toute façon je ne reçois pas) ce serait plus difficile encore à
supporter. J'avais cependant des petits doutes sur la totale
objectivité du site : ce qui s'est révélé exact.
Pas un seul instant le Front de Gauche
n'a été évoqué. Concernant Grenoble, il a bien fallu signaler que
c'est la liste EELV aidée par le PG qui l'a emporté. C'est
général, les médias refusent de prendre en compte le
FdG.
Concernant les enseignements à en tirer, il n'a pas été question non plus de revenir sur la rigueur, source de chômage et de très grandes difficultés pour les moins favorisés. Il n'a pas été question de suggérer une dénonciation de l'union européenne des banquiers, l'euro n'a pas été cité. Cette soirée aurait presque pu se passer au Monde, ce qui aurait été dans une certaine logique vu la culture du "maître des lieux", même s'il a pris de la distance vis-à-vis de son ancien employeur.
Concernant les enseignements à en tirer, il n'a pas été question non plus de revenir sur la rigueur, source de chômage et de très grandes difficultés pour les moins favorisés. Il n'a pas été question de suggérer une dénonciation de l'union européenne des banquiers, l'euro n'a pas été cité. Cette soirée aurait presque pu se passer au Monde, ce qui aurait été dans une certaine logique vu la culture du "maître des lieux", même s'il a pris de la distance vis-à-vis de son ancien employeur.
Il découle de ces résultats que dans deux mois, nous
avons à nouveau une échéance électorale, où le désaveu doit
être encore plus cinglant. Cette fois, le meilleur signal à donner
doit être une abstention massive et militante, clamée partout afin
de donner un signal très fort : " Votre pseudo-Europe,
celle des capitalistes-rapaces, nous n'en voulons pas, et si vous ne
changez pas, c'est nous qui vous changerons ! ". Il est
indispensable de donner un gros coup de semonce AVANT la finalisation
des catastrophiques accords en vue pour le marché de dupes
transatlantique. Il est même éminemment souhaitable que ce désaveu
s'étende à nos voisins espagnols, portugais, italiens, etc... car
je pense que l'Europe du nord ne voit pas les choses de la même
façon.
Aux armes, citoyens ! Nos armes,
ce seront des bulletins de vote qui resteront sagement empilés à
l'entrée des bureaux de vote, en l'attente de vrais citoyens qui,
par civisme et sciemment, ne se présenteront pas.
Libellés :
abstention,
boycott,
élection,
europe,
scrutin,
union européenne
samedi 29 mars 2014
La France a t-elle un ennemi redoutable? (Alain Benajam)
Cet article n'est pas d'aujourd'hui, et pourtant.... En le reproduisant ici, je pense faire œuvre vraiment utile.
"La France", il ne s'agit pas de nationalisme, mais de patriotisme, c'est à dire de partage de mêmes valeurs d'égalité, de fraternité, avec tous, mais porté par un peuple qui se reconnaît dans ces valeurs.
Cap2012... et après reproduit ici une tribune d'Alain Benajam.......
Dans sa préface aux Mémoires d’Espoir, De Gaulle écrit en 1970 que
la France vient du fond des âges : « Elle vit, les siècles l’appellent.
Le côté positif de mon esprit me convainc que
la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que seules
de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de
dispersion que son peuple porte en lui-même ;
que notre pays, tel qu’il est parmi les autres, tels qu’ils sont,
doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit… Bref à
mon sens, la France ne peut être la France sans
la grandeur ».
"La France", il ne s'agit pas de nationalisme, mais de patriotisme, c'est à dire de partage de mêmes valeurs d'égalité, de fraternité, avec tous, mais porté par un peuple qui se reconnaît dans ces valeurs.
Cap2012... et après reproduit ici une tribune d'Alain Benajam.......
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Mercredi 27 juillet 2011
La France a t-elle un ennemi redoutable?
Je sais que les services de la DCRI et je l'espère de la DGSE prennent la bonne habitude de lire mes articles. Celui-ci leur est particulièrement destiné. Qu'ils réfléchissent à leur action et qu'ils se rendent compte ou sont en France les traitres et ou sont les patriotes.
"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique .
Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre
économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs
les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans
partage sur le monde.
C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort."
François Mitterrand juste avant de mourir.
(Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).
François Mitterrand président de la
république durant 14 ans de 1981 à 1995, savait ce qu'il disait, les
institutions de la Vème république qu'il avait combattu lui
donnaient de très grands pouvoirs, il les a conservé, il était aux
premières loges.
Cet aveux public, juste avant sa mort
montre à quel point, ce pouvoir étasunien pouvait être coercitif et
terrorisant pour un président de la république
française.
Sous la désignation «d'américains»
Mitterrand montrait du doigts un pouvoir occulte existant en France, en
Europe et dans le monde, pouvoir venant plus précisément
d'une élite anglo-saxonne composée par une association de pouvoirs
militaires, industriels et bancaires.
Eisenhower qui fut président des USA
de 1952 à 1961 et qui a bien connu ce pouvoir occulte a inventé un terme
pour le qualifier: complexe «militaro-industriel».
Cependant, c'est bien par l'état des USA et surtout de ses moyens
régaliens que ce pouvoir occulte s'exprime et opprime. Mitterrand sous
le vocable « d'américains », c'est à dire
désignant cet état, ne se trompait pas de cible. Aucun pouvoir ne
peut exister sans armée, police, justice, services secrets et ces
pouvoirs là ne peuvent fonctionner sans état, en l'occurrence il s'agit bien de l'état des USA.
Ce pouvoir « américain » est
profondément anglo-saxon c'est à dire profondément attaché à ce qui fit
l'empire britannique, à son idéologie biblique et
messianique et surtout à sa conception de l'organisation du monde
fondée sur le libre échange, (free trade) avec le moins de règles
explicites possibles. Dieu a créé les anglo-saxons et
«l'Amérique» pour dominer le monde, la bible dans une main et le
fusil dans l'autre. Dieu étant la justification du pouvoir, nulles lois
humaines ne peuvent s'opposer à Lui.
Les anglo-saxons n'aiment pas la
France, il s'agit d'une haine parfois sourde et rampante et qui peut
soudainement éclater avec la plus grande violence. Rappelez
vous la presse anglo-saxonne déchaînée contre Chirac et les français
avec le refus de participer à la guerre impérialiste d'Irak. L'Afrique
commence à Calais dit on populairement outre Manche
avec tout le mépris que cette phrase sous entend. Les «froggies»
toujours représentés dans le cinéma hollywoodiens en petits gros à
moustaches ridicules sujets de haine populaire. Haine d'autant
plus vive qu'elle se double d'un fort complexe d'infériorité
culturelle.
Sur une caricature récente nous voyons un révolutionnaire avec
bonnet phrygien sur lequel est inscrit: "comportement de cochon" . La
légende se moque "Révolution française et les droits de
l'homme". Ici est montrée une image traditionnelle et méprisable de
la France
Qui n'a pas vécu aux USA et en
Angleterre n'a pu ressentir profondément ce mélange de haine,
d'admiration et de jalousie. Les étasuniens du peuple ne savent
reconnaître beaucoup de nations, ils confondent facilement les uns
et les autres et prennent l'habitude de mettre tous les européens dans
le même sac. Cependant ils ont tous une idée bien arrêtée
sur la France et les français.
Cette haine populaire spontanée est
sous tendue par une haine politique réfléchie, l'idéologie française est
bien le contraire de l'idéologie anglo-saxonne.
J'ai de nombreuses fois décrit ce qu'est l'idéologie française que je rappelle en peu de termes. L'idéologie française est celle qui a commencé à s'imposer avec Montesquieu et son maître ouvrage « De l'Esprit des
Lois », la France
du 18ème siècle a inventé la légalité, invention révolutionnaire dont
on a pas fini d'en voir tous les
effets politiques et les enjeux. Puis vient Rousseau avec la
souveraineté du peuple, le contrat social et la composition d'un intérêt
général. Pour les français la loi protège les faibles et est
la garante de la liberté, c'est le libéralisme politique.
Toutes ces idées sont parfaitement
obscènes pour les britanniques, pour qui l'intérêt général n'est que du
totalitarisme. Les britanniques opposent à la loi
identique pour tous, le «free trade». Pour l'idéologie
anglo-saxonne, il y aurait un « droit naturel », non explicite issu du
libre commerce, alors que pour la France, le droit est
explicite et issu des lois expressions de la volonté du peuple.
Ces différences de point de vu entre
libéralisme politique à la française ou l'économie est au service de
l'intérêt général et le libéralisme économique anglo-saxon
ou nulles lois explicites de doit venir entraver un libre commerce,
détermine une opposition politique culturelle et idéologique
fondamentale
L'un, le système légal français est donc vu par l'autre, le système anglo-saxon comme une entrave et doit être éradiqué.
Si l'idéologie française est fondée sur la nation,
espace ou s'inscrit un
corpus légal issu de la volonté des citoyens, l'idéologie
anglo-saxonne est forcément mondialiste, car elle voit dans chaque
nation et son corpus légal particulier un obstacle.
Ici se situe le point fondamental
d'affrontement planétaire entre deux idéologies à vocation universelles,
l'une fondatrice d'une nation et référence pour toutes
les autres nations et l'autre non pas d'une nation mais d'un système
économique mondialiste.
Cependant, bien que l'idéologie
anglo-saxonne se veuille anti nationale et mondialiste elle reste
attachée à la domination mondiale d'une élite WASP profondément
liée aux mythes de l'ancien testament. Un monde sans frontières
certes mais un monde dominé par un peuple élu de Dieu.
Cet affrontement parfois
paroxystique, parfois éteint par la soumission des élites françaises
ayant accaparé le pouvoir, dure depuis la Révolution française.
En effet, l'idéologie républicaine
française prônant un libéralisme politique mais une économie assujettie à
l'intérêt général a trouvé moins d'attraits parmi
certaines forces économiques françaises attirées par la finance, que
l'idéologie anglo-saxonne du libéralisme économique.
Ces forces économiques françaises de
la banque et de la finance ont vu dans l'idéologie britannique du «libre
échange» une opportunité plus intéressante pour le
développement de leurs affaires, d'où un tropisme permanent de ces
élites pour l'anglo-saxon.
Ainsi, la révolution française donc
la France ne peut imposer sa politique que dans un combat permanent
contre l'idéologie anglo-saxonne et la trahison intérieure. J'ai appelé ce tropisme le syndrome de
Fachoda
L'idéologie anglo-saxonne c'est aussi l'idéologie de la domination
L’idéologie de la domination fut
définie pour les dirigeants britanniques par Sir Halford Mackinder en
1919 : « Qui gouverne l’Europe de l’Est domine le cœur
continental ; qui gouverne le cœur continental domine l’île-monde ;
qui gouverne l’île-monde domine le monde.» Ici on voit s'affirmer ce que
les anglo-saxons ont appelé le «Grand Jeu » ou
« Grand échiquier». Cette idéologie fut rapidement reprise par les
USA devenant les continuateurs et bientôt gestionnaires de l'empire
britannique dont le but ultime est la domination de ce
qu'ils appellent «l'ile du monde» c'est à dire le continent
eurasiatique pour dominer le monde dans sa totalité.
La fiction de l'occident permet de contrer l'idéologie française en la
diluant.
Afin d'entraîner les élites
politiques françaises et européennes dans leur système, les anglo-saxons
ont inventé la fiction de « l'occident ». Celle-ci
est née avec le partage du monde à Yalta en 1945 entre l'empire
soviétique et l'empire anglo-saxon. Ceux-ci ont cherché à unifier la
partie de l'Europe qui leur revenait afin de mieux imposer
leur pouvoir. Depuis 1945 de nombreux traités, depuis celui de
Bruxelles ont permis de rogner la souveraineté de la République
française sur la France. Le pacte atlantique et l'OTAN ont mis
définitivement la puissance régalienne française sous domination
anglo-saxonne.
La fiction d'un occident,
blanc, chrétien et anti communiste fortement déployé par les
anglo-saxons
sur les débris des idées nazies a cherché une unification
idéologique à l'ensemble hétéroclite européen. Cette fiction justifia
l'intégration des anciens nazis et de leurs collaborateurs des pays
occupés dans le combat colonialiste, contre les communistes et
contres les idées nationales dont bien évidemment les idées
républicaines et laïques françaises.
Le général de Gaulle met un terme (provisoire) à l'intégration de la France dans l'empire anglo-saxon.
L'indépendance accordée à l'Algérie
par de Gaulle en dépit des injonctions contraires de l'empire
anglo-saxon déclenche sa colère et le fait réagir «as usual» en
cherchant tout simplement à éliminer physiquement l'insoumi. Des
commandos formés à fort Bragg en Caroline du Nord USA, baptisés OAS
chercheront à l'assassiner par quarante tentatives.
Prenant conscience définitivement du danger auquel la France et sa personne sont confrontés il prend une décision de rupture avec l'empire.
En toute logique, le général de
Gaulle président de la république française et chef des armées soustrait
en premier lieu les forces françaises du commandement
intégré de l'OTAN, c'est à dire des USA. Il est évident que la
récupération du régalien est pour lui le premier pas dans la voie du
recouvrement de l'indépendance.
Puis il décide de créer une industrie
de défense purement française gage d'indépendance militaire donc
d'indépendance tout court. Avec ses amis industriels
gaullistes Sylvain Floirat (que j'ai eu l'honneur de servir) et
Marcel Dassault il contribue à créer une industrie aérospatiale
extrêmement performante: en missiles et satellites avec Matra, en
avions de combat avec Dassault et en électronique militaire avec
Thomson devenant Thalès. L'armement mis au point par ces industries va
rapidement dépasser en performance celui des anglo-saxons
notamment avec la catégorie de missiles dite « shoot and forget »
(tire et oublie) technologie initialement élaborée par Matra. Ce type de
missile de croisière totalement autonome guidé
par ses propres caméras est complètement indétectable contrairement
aux missiles guidés par GPS et balises des USA.
Cette outrecuidance française dans sa
volonté d'indépendance régalienne n'a jamais été du goût de l'empire
anglo-saxon qui a toujours essayé de saboter cette
industrie en en interdisant l'exportation.
Le Rafale est le seul avion de combat
de sa génération totalement opérationnel, sur terre comme sur porte
avion. L'équivalent US le « Join Strike
Fighter » pour lequel les USA ont demandé de fortes souscriptions
aux pays soumis n'a pas dépassé le stade du prototype son prix explose
et les délais de fabrication s'allongent, certains se
demandent même si cette histoire n'est pas une escroquerie. L'armée
israélienne a renoncé a l'acquérir et la RAF menace d'acheter finalement
des Rafales si ces avions ne sont pas livrés et si
elle n'a pas accès à toute la technologie ce qui leur est
actuellement refusé. Toutes les ventes possibles de Rafales ont été
finalement annulées au dernier moment que cela soit au Maroc, en
Pologne, au Brésil, ces pays préférant in fine des F16 obsolètes.
Faire échouer des ventes d'avions de
combat français est l'occupation favorite des autorités militaires US
comme ils ont fait échouer la vente de 200 Mirages 2000 à
la Chine en 2004. Et puis l'empire anglo-saxon se souvient amèrement
des pertes infligées à la marine britannique par l'Argentine équipée
d'armes françaises, plus jamais ça. On commence à
comprendre les dernières paroles de François Mitterrand.
Pour l'empire anglo-saxon il faut en finir avec l'industrie de défense de la France.
En finir également avec la présence française en Afrique.
En Afrique, les rapports entre la France et l'empire anglo-saxon sont marqués par le fameux complexe de
Fachoda: des velléités d'indépendance vites étouffées en vertu
de la fameuse solidarité occidentale et de la lutte contre le
«communisme». C'est ainsi que les forces françaises ont œuvré très
longtemps au soutient du régime d'apartheid d'Afrique du sud et ont
traqué les compagnons de Nelson Mandela au grand profit des
anglo-saxons. Les ronds de jambe faites a Mandela aujourd'hui sont
pathétiques.
Cette servilité des autorités
françaises n'a pourtant pas atténué les efforts perpétuels anglo-saxons
pour éliminer la France du jeu africain. La guerre franco
britannique du Biafra, en 1968, par Ibos et Ibibios interposés a
sans doute laissé des traces et la confiance du maître n'y est plus. Le
fameux complexe de Fachoda, on y va mais en demi mesure, à
reculons comme un enfant qui a peur de la sanction du maître fait
son œuvre comme toujours.
Quelques faits récents démontrant des complots ourdis contre la France en Afrique.
Côte d'Ivoire le 9 novembre 2004,
Ce jour la, une foule nombreuse
d'ivoiriens se trouve entre le palais présidentiel de Côte d'Ivoire à
Abidjan et l'hôtel Ivoire dont une tour domine la
manifestation. Les manifestants voulaient selon eux protéger le
président Laurent Gbagbo contre une destitution.
Des troupes françaises sont en
position devant l'hôtel en protection contre d'éventuelles agressions
pouvant viser des ressortissants étrangers.
Soudain des tirs partent du côté des
troupes françaises, plusieurs morts s'affaissent. Les manifestants
accusent les soldats français d'avoir fait usage de leurs
armes.
Certains ivoiriens s'en prennent aux
français établis à Abidjan. Des véhicules apparemment de l'armée
française parcourent les rues des quartiers français de la
ville et des hauts parleurs enjoignent aux français de rapidement
quitter les lieux. Dans la panique beaucoup partent, puis les écoles
françaises sont incendiées pour empêcher tout retour.
Pourtant, les balles extraites des
corps ne sont pas celles de petit calibre des FAMAS de l'armée mais des
balles de fusils type «sniper».
Curieusement, le commandant des
troupes françaises disposées devant l'hôtel Ivoire ne savait pas qui a
engagé le tir et d'où provenaient ces tirs, il n'a pas donné
d'ordres. Il ne savait pas que des « snipers » étaient disposés dans
la tour.
Les autorités ivoiriennes on vite
trouvé l'origine des tirs ce seraient des soldats français qui auraient
fort opportunément laissé leurs papiers sur place
permettant de les identifier, piètres professionnels.
Les services israéliens étaient
présents sur les lieux un officier du MOSSAD fort connu, de nationalité
française était présent dans l'hôtel enregistré comme
ingénieur agronome.
Il s'agissait d'une provocation ayant
pour but de déclencher la colère ivoirienne et pourquoi pas un bain de
sang des deux côtés. Cette provocation a bien
fonctionné puisqu'un grand nombre de français sont partis
définitivement de Côte d'ivoire.
L'incendie systématique des écoles françaises indique une planification et une méthode israélienne.
Nous savons que les services
israéliens sont très présents en Afrique de l'Ouest recrutant parmi la
nombreuse population libanaise chrétienne issue du sud Liban.
Nous savons également que les USA sous traitent leurs activités de
services secrets en Afrique de l'Ouest aux israéliens.
A cette époque, le président de la
république française, Jacques Chirac, ayant refusé d'envoyer nos armées
en Irak se trouve en conflit ouvert avec les USA.
Tchad octobre 2007 l'Arche de Zoe.
Une bande de pieds nickelés
hurluberlus, s'en vont au Tchad, voulant se rendre au Darfour, au Soudan
dont Bernard Henri Lévy se répandant dans tous les médias
prétend qu'il s'y passe un génocide. Ces hurluberlus ont une
association nouvellement créée, l'Arche de Zoé.
Une opération très médiatisée est
montée pour suivre cette action éminemment humanitaire encouragée par
notre intellectuel favori des USA et d'Israël.
Se croyant au Darfour mais étant
toujours au Tchad, nos zozos médiatisés emmènent des enfants dont des
bonnes âmes leur ont dit qu'ils étaient orphelins. Mais leur
dit-« on », il faudrait pour les emmener au Tchad puis en France
dire qu'ils sont blessés. Comme ces enfants semblent en bonne santé
« on » leur suggère de les maquiller en
blessés. Aussitôt dit aussitôt fait, sous les caméras opportunes de
l'agence Kapa, de grossiers maquillages sont réalisés.
Par la suite une dénonciation
toujours fort opportune parvient aux autorités tchadiennes disant que La
France cherche à enlever des enfants tchadiens de leurs
familles pour les faire adopter par des couples français.
Scandale, des manifestations bien
préparées contre la France surgissent, les autorités françaises tombent
de haut (comme toujours, apparemment la DGSE n'a rien vu
ou rien voulu voire). Des exactions contre les français sont à
craindre certains français partent.
Le Tchad est riche en pétrole et la France devrait dégager les lieux pour laisser la place à l'empire anglo-saxon.
Centre Afrique aout 2006
Je cite ici Michel Nesterenko analyste du Centre Français de Recherche sur le Renseignement
http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/le-tribunal-penal-international-et-la-guerre-en-afrique-3.php*
L'offensive contre la République centrafricaine (RCA)
Le 12 août 2006, le vice-président
d'une entreprise du Texas, travaillant notamment pour le Pentagone,
spécialisée dans les services de sécurité et la
fourniture de mercenaires (Irak et Afghanistan), a donné une
interview à Reuters pendant son séjour à Juba, au Sud-Soudan, à la
frontière de l'Ouganda et du Congo RDC. Ce vice-président affirme
avoir reçu mandat et les financements nécessaires pour former une
véritable armée de 50 000 hommes avec les anciens rebelles du Sud
Soudan. Cette même entreprise américaine dispose d'une solide
expérience de services de logistique aéroportée. On peut se poser la
question : à quoi va servir cette nouvelle armée de mercenaires dans
une zone déjà turbulente ? Comment le gouvernement
islamiste soudanais, qui possède sa propre armée, peut-il tolérer la
formation d'une armée dirigée par des mercenaires américains chrétiens,
et formée de rebelles qui se battaient contre lui
quelques mois auparavant ? L'enjeu central est la stratégie
américaine de contrôle de l'arc des zones pétrolières qui couvre le
Sud-Soudan, l'Ouganda, le Congo RDC, la République
centrafricaine, le Tchad et le Darfour.
En novembre 2006, un groupe de
rebelles venant du Sud Soudan s'est emparé du chef-lieu de Birao au
Nord-Est de la RCA. Cette prise de la ville s'est accomplie
après quelques opérations-tests sur des aéroports de la région. Ces
tests ayant démontré l'incapacité de riposte de l'armée de RCA, la ville
de Birao et son aéroport furent pris sans grande
résistance. Cette ville se trouve dans le prolongement de champs
pétrolifères du Sud-Soudan qui vont être prochainement ouverts à
l'exploitation. Les rebelles ont clamés être les représentants de
l'opposition politique au président de la RCA récemment et
démocratiquement élu. Quelques mois plus tard, un des commandants
rebelles confirmera à un journaliste de Reuters, que cela n'était pas
exact, les rebelles n'étaient pas tous des Centrafricains. De qui
s'agissait-il alors ? Des milices du Sud-Soudan nouvellement entraînées
et armées ?
Après la prise de Birao les rebelles
ont fait mouvement vers le sud en suivant une route menant vers les
secteurs miniers stratégiques (uranium et diamant). Cette
région dispose de nombreux aérodromes qui permettent de ravitailler
des troupes en mouvement. On peut se poser la question : qui a fourni le
support aéroporté aux rebelles ?
Suite à l'intervention des chasseurs
de l'armée de l'air française, interdisant toute utilisation des
aérodromes, les rebelles se sont évaporés dans la brousse
avant même l'arrivée des troupes au sol.
On voit ici les manœuvres
étasuniennes contre la France présente en centre Afrique utilisant des
mercenaires portant divers uniformes et instrumentalisant un TPI
qui est de leur pure fabrication. On voit également la prompt
réaction de Michèle Alliot-Marie ministre de la défense qui n'a pas du
faire plaisir aux USA.
Tunisie 14 janvier 2011, Michèle Alliot-Marie et la France piégées.
En Tunisie de Ben Ali les forces
armées tunisiennes sont depuis longtemps sous commandement étasunien,
les USA disposent à Tunis, mieux qu'une ambassade, une
véritable base militaire.
Des révoltes débutent dés le 17
décembre 2010 par l'immolation par le feu d'un étudiant, Mohammed
Bouazizi, cherchant à survivre en vendant à la sauvette quelques
marchandises, celles-ci sont confisquées par la police. Les
tunisiens excédés par les abus de pouvoir de la famille Ben Ali Trabelsi
sortent en masse dans les rues et manifestent pratiquement un
mois durant et journellement.
Pour les USA peu importe, ils ont
déjà préparé les remplaçants et possèdent leurs hommes parmi les
manifestants. Les USA décident de licencier le vieux dictateur et
sa famille. Un ordre donné à l'armée et celui-ci est poussé
manu-militari vers la sortie. Un avion l'attend en partance pour Paris
il s'envole. Les USA n'ont pas cru devoir tenir au courant la
France de ce licenciement, elle s'apprête à accueillir le dictateur
encombrant. Au même instant, un chargement de grenades lacrymogènes est
prêt à partir en Tunisie démontrant la prise de court
de la France. Au dernier instant les autorités françaises en
craignant à juste titre de forts désordres à l'accueil du dictateur
déchu se ravisent et renvoient la « patate chaude » US
en Arabie Saoudite.
Dans le même temps Michèle
Alliot-Marie alors ministre des affaires étrangères, peu au courant du
dossier, tombe dans le piège. Elle fait une déclaration le 12
janvier à l'Assemblée nationale en proposant le savoir-faire
français à la police tunisienne pour "régler les situations sécuritaires" ?
Prise dans l'affaire d'un voyage en jet privé d'un proche de Ben Ali, la ministre sort définitivement du gouvernement français.
La France piégée sort déconsidérée de
cette affaire, son image est définitivement brouillée pour les
tunisiens. Les USA ont fait une double bonne affaire en se
débarrassant également d'une ministre qui leur fut peu docile.
Niger le 16 septembre 2010
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a
revendiqué l'enlèvement au Niger de sept expatriés étrangers, dont cinq
Français, dans un message audio de son porte-parole
diffusé par la télévision Al-Jazira, du Qatar. "Al-Qaida au Maghreb islamique a revendiqué l'enlèvement de cinq Français au Niger il y a quelques
jours", a indiqué la chaîne.
Niger le 8janvier 2011
Deux français sont enlevés toujours par le dit Al-Qaida dont l'un est tué.
Au delà de la dénomination purement
médiatique et extrêmement floue de Al-Qaida, création des USA dans sa
lutte contre les soviétiques en Afghanistan et marionnette
commode dans de nombreuses actions de déstabilisation, AQMI possède
une origine bien connue, les services secrets algériens, la DRS.
L'Algérie et son armée sont depuis très longtemps sous grande
influence US pour le moins et sa DRS bonne collaboratrice de la CIA.
Face à une « insécurité »
grandissante au Niger, contraindre les entreprises françaises à
abandonner l'exploitation des mines d'uranium nécessaires à
l'indépendance énergétique de la France, serait une merveilleuse
affaire pour les USA.
Ici ce n'est que le côté émergé de
l'iceberg qui est décrit, on peut ajouter que, l'ambassade US à Paris
est un nid ou fourmillent complots et comploteurs contre la
France.
Par exemple les USA ont un grand intérêt pour les banlieues françaises et l'islam de France.
Que vont ils y chercher?
En 2005 des émeutes éclatent dans les banlieues françaises partant des points de vente de cannabis et autres drogues.
Jacques Chirac venait à s'opposer gravement aux USA à propos de l'Irak.
Libye, un coup mortel porté par les USA aux intérêts de la France en Afrique
Nicolas Sarkozy, dés 2006, au cours
de sa campagne présidentielle, promet aux familles des infirmières
bulgares incarcérées en Libye, de s'occuper personnellement
de leur libération.
A ce moment Nicolas Sarkozy est il en contact avec les autorités libyennes lui permettant de faire cette promesse?
Pour les libyens oui, qui prétendent avoir financé ses frais de campagne.
Rapidement, dés le début de son
mandat sa promesse est tenue, Cécilia Sarkozy son épouse et Claude
Guéant négocient facilement avec le colonel Kadhafi et ramènent
dans leur avion les infirmières le 27 juillet 2007 résolvant ainsi
en un éclaire une crise qui durait depuis 1998.
Le colonel est invité en France et
arrive pour une visite d'état de trois jours le 10 décembre 2007. Cette
visite est l'occasion d'un spectaculaire rapprochement
entre la France et la Libye ayant pour toile de fond d'importants
contrats commerciaux à signer entre les deux pays. On parle de contrats
fabuleux d'un montant de 10 milliards d'Euros. Dans ces
contrats, outre des équipements classiques, il y a une centrale
nucléaire pour la désalinisation de l'eau de mer, 21 Airbus et un gros
contrat d'équipements militaires comprenant des blindés,et
...14 avions chasseurs bombardiers Rafales. On parle de 30 000
emplois supplémentaires pour l'industrie française.
Le colonel Kadhafi est fort satisfait de sa visite et de ces contrats commerciaux.
Les deux parties la France et la Libye ne peuvent être que satisfaites de ces accords mutuellement avantageux.
Que peuvent en penser les USA?
Les USA ont un plan pour la Libye
définis dés 2002 dans leurs prévisions de ce qu'ils appellent la
réorganisation du « Grand Moyen-Orient » ce plan
intègre la Libye et une attaque contre ce pays est déjà prévue.
Dans cette interview le général US Westley Clark l'explique.
Une rupture dans la politique étrangère traditionnelle de la France.
Le 4 avril 2009 Nicolas Sarkozy a
fait rejoindre l'armée française dans le commandement intégré de l'OTAN
annulant une décision du général de Gaulle de 1966.
Pourquoi cette rupture, quelle impérieuse nécessité pousse Nicolas
Sarkozy à briser un tabou vieux de 43 ans?
De Gaulle avait soustrait nos armées
de ce commandement US en pleine guerre froide, rien, aucune menace plus
grande que la menace soviétique d'alors n'est venue
pour justifier, en regard des intérêts de la France, une telle
décision.
Alors il paraît raisonnable
de penser que cette décision fut prise sous pression étasunienne dans un
plan bien précis qui serait d'intégrer les forces
françaises dans des projets militaires futurs de l'empire
anglo-saxon. La suite des évènements ne peuvent que confirmer cette
hypothèse.
Nicolas Sarkozy, plus que tous autres présidents français est proche, très proche des USA.
Dés son élection à la présidence de
la république Nicolas Sarkozy se précipite aux USA pour, dit-il, passer
des vacances, curieuse destination vacancière pour un
président fraîchement élu, ne va t-il pas prendre les ordres d'une
feuille de route qui lui est assigné.
Thierry Meyssan brosse dans cet
article le tableau d'un homme et de sa famille totalement inféodés et
depuis toujours aux intérêts israéliens et étasuniens. Son
demi-frère Olivier, Oliver pour les intimes, ne possède il pas une
fonction considérable dans un dispositif important du fameux complexe
militaro-industriel étasunien, le groupe Carlyle
proche, très proche de la CIA des familles Bush et Ben Laden?
L'intégration subite, sans
justification des forces armées françaises dans le commandement de
l'OTAN ne contredit aucunement les assertions de Thierry
Meyssan.
Revenons à l'accord commercial avec
la Libye de décembre 2007, dans cet accord il est prévu de vendre à
l'armée de l'air libyenne 14 avions Rafales. On a vu qu'en
dépit des très hautes performances de cet avion, aucun n'a pu être
vendu hors de France à chaque fois les USA ont fait échouer la vente. On
voit mal en plus, les USA pouvoir accepter une telle
livraison à un pays à qui ils prévoient de faire la guerre.
Suprême perversion, c'est à Nicolas
Sarkozy lui même que va revenir la responsabilité de briser l'accord
commercial juteux qu'il a conclu plus tôt avec l'état
Libyen. Les USA ne sont pas tendre avec leur personnel!
En effet les USA ont décidé de mettre
en application leur plan et de renverser le guide de la révolution
libyenne, plan intégré dans leur projet de remodelage du
Moyen-Orient. L'ordre est donné à Nicolas Sarkozy d'appliquer ce
plan, il doit lui en couter mais la pression doit être suffisamment
convaincante pour qu'il s'exécute.
Dés novembre 2010, (peut être avant ) le plan de renversement de Kadhafi est mis en œuvre par les services français.
Ces révélations dans cet article du
journaliste italien Franco Bechis ont été fortement encouragées par les
services secrets italiens. Le renversement de Kadhafi,
n'arrangeait pas non plus les intérêts de l'Italie qui venait aussi
de se réconcilier avec le colonel et conclure de juteux contrats
pétroliers.
La Libye se doute de quelque chose
avec le départ précipité en décembre pour Tunis de la famille de
l'ambassadeur de France à Tripoli
Cependant les révoltes en Tunisie
puis en Égypte sont venues perturber ce plan et en changer les modalités
prévues, qui étaient celles d'un coup d'état
militaire.
La technique de ce renversement devra
se fondre maintenant derrière ce que les médias appellent le «printemps
arabe», c'est à dire commencer comme une «révolution
colorée» dont les USA connaissent bien les mécanismes éprouvés en
Serbie, en Ukraine et ailleurs.
Ce qu'il y aura en plus, intégrés dés
le début aux manifestants, ce seront des éléments armés provocateurs
destinés à radicaliser la réponse libyenne et justifier
une intervention «humanitaire» des USA par serviteurs interposés.
Bernard Henri Lévy, agent
israélo-étasunien fort connu, que l'on avait pas entendu dans les
révoltes arabes précédentes est mobilisé derechef pour faire sonner les
médias et réclamer à hauts cris cette intervention.
Puis des ralliements de personnalités
libyennes, déjà préparées ou menacées de TPI devait parfaire le
dispositif et lui donner l'allure d'une révolution populaire
victorieuse, l'armée devant finalement suivre.
Finalement, ce ne sont plus des
manifestations de rue généralisées comme en Tunisie ou en Égypte mais
une guerre civile qui s'engage. Évidemment l'armée libyenne
est en mesure d'écraser les « rebelles ». Il fallait réagir.
En dépit d'un apparent et trompeur
recule les USA arrivent avec sans doute beaucoup de persuasion à
convaincre la Russie et la Chine de ne pas s'opposer à la
résolution de l'ONU 1973 qu'ils présentent. Cette résolution 1973,
qui s'ajoute à la 1970, permet, en l'interprétant, ce qui n'est pas du
goût de la Russie, de bombarder les parties de la Libye
ne voulant pas accepter le coup d'état anglo-saxon.
On connait la suite, le peuple libyen non seulement ne s'est pas révolté mais l'armée libyenne est restée fidèle au guide.
Ce qui est étonnant et remarquable
c'est qu'a aucun moment la Sarkosie, ne coupe le contact avec les
autorités libyennes, une négociation permanente se met en
place. Un émissaire choisi par les deux parties fait l'aller retour
apportant propositions et contres propositions. Un accord semble pouvoir
intervenir, la Libye proposant contrats mirifiques,
achats cash de Rafales, même s'il ne sont pas utilisés, quantité
importante d'argent etc. Juste avant la signature de cet accord les
autorités françaises en bon vassal vont quand même demander
l'autorisation des USA.
Cette naïveté est risible, on en
reste ébahi, les USA bien entendu refusent cet accord comment pouvait on
penser à l'Élysée qu'il en puisse être autrement.
Les bombardements de l'OTAN
redoublent on essaye d'assassiner Kadhafi, sa famille, les proches, on
tue des enfants, des crimes horribles sont perpétrés comme le
massacre de Sorman. Ici la famille d'un responsable d'une ONG
libyenne pour l'Afrique est massacrée.
On sort les hélicoptères de combat, pas longtemps, 4 sont abattus rapidement, c'était couru d'avance.
Tout ça est brouillon, mal analysé,
mal préparé, l'armée rechigne face à ce qui va bientôt être un désastre.
Le général Vincent Desportes ex Commandant de l'École
de Guerre, spécialiste de stratégie militaire s'exprime ici sans
ambages. Déjà sanctionné pour avoir critiqué la participation de l'armée
française à l'aventure anglo-saxonne en Afghanistan, il
ne risque plus rien.
L'Armée est à genoux au bout de ses
possibilités stratégiques, L'amiral Pierre-François Forestier, chef
d'état-major de la Marine exprime ses doutes.
Non seulement le peuple libyen ne se
révolte pas mais se soude autour de son leader qui devient de plus en
plus populaire face aux bombardements de terreur qui
affectent les civiles.
Le 1er juillet 2011, c'est un
tournant, une manifestation de 1,7million de libyens se rassemble à
Tripoli, sur 6,5 millions d'habitant pour l'ensemble de la
Libye.
Depuis chaque vendredi verra une
manifestation dans une ville différente. Maintenant 5 millions de
libyens ont manifesté contre l'OTAN.
Ici discours du Colonel Kadhafi à Syrte le 24 juillet devant une foule enthousiaste.
Les libyens ont votés avec leurs pieds
Dans une ultime action l'OTAN, c'est à
dire les USA vont livrer des armes à une tribu berbère au sud de
Tripoli, c'est la France qui porte le chapeau, Alain Juppé,
sous ministre des affaires qui lui sont étrangères est humilié en
Russie.
La Russie regrette maintenant de s'être trop avancée avec les résolution 1970,1973, car dit M. Lavrov, celles-ci «permet à
n'importe qui de faire n'importe quoi n'importe quand» .
Des « rebelles » du sud armés par la
France sur ordre des USA sont écrasés par l'armée libyenne. Une
offensive à l'est sur le port pétrolier de Brega
tourne court également en dépit de quelques rodomontades de BHL
véritable ministre des affaires étrangères et mentor de Nicolas Sarkozy.
On voit ici un journaliste de la TV
libyenne se promener dans les installations portuaires de Brega au
moment même des annonces triomphantes des médias
français.
Dernier acte, Nicolas Sarkosy et la France piégés et humiliés, une bonne affaire pour les USA.
Les USA ne se sont guère avancés dans
cette affaire, restant dans l'ombre, tirant les ficelles et laissant
leurs vassaux français et britanniques supporter
militairement l'affaire et se discréditer aux yeux du monde, du
monde arabe et du monde africain.
La France apparaît maintenant comme
un état voulant renouer avec la colonisation en Afrique, mais n'en ayant
plus les moyens militaires, une France rejetant
l'héritage gaulliste, d'indépendance nationale, de décolonisation et
d'amitiés avec le monde arabe.
Les contacts permanents entre la
Sarkosie et les autorités libyennes ont été coupés suite aux livraisons
d'armes dont seule la France porte le chapeau, plus
d'espoirs de sortir de cette affaire avec des contrats mirifiques
plus rien à espérer.
Mais, mais, c'est à ce moment même que les USA choisissent de prendre le relai de la négociation.
Humiliation de plus les négociations
se déroulent à Tunis. La délégation US est conduite par l’assistant de
la secrétaire d’État pour le Proche-Orient, Jeffrey
Feltman.
Le fourvoiement de la France sarkosienne dans l'affaire libyenne montre clairement qu'il ne fut pas demandé d'avis à des analystes français
sérieux, ces analystes auraient pu mettre en garde les autorités françaises sur la réalité libyenne résumée dans cet article.
Le peuple libyen qui possède un
niveau de vie très élevé et bénéficie de la manne pétrolière n'était pas
prêt à se jeter dans les bras d'aventuriers visiblement
manipulés et surtout dans ceux de fondamentalistes islamiques
pilotés par Londres et qui se sont rendus coupables des pires atrocités.
Des analystes sérieux
auraient pu également avertir les autorités françaises de l'impact
éminemment positif de la Libye en Afrique et de la
conscience que possèdent les africains de cet impact. La France
apparaissant dans cette affaire lourdement colonialiste va perdre encore
la un peu plus de son influence.
Cet apparent bricolage de la
France se laissant intoxiquer par les gesticulations et les mensonges
d'un Bernard-Henri Lévy, agent de l'étranger, montre à
quel point la France est subvertie, dominée par des intérêts qui ne
sont pas les siens.
Les USA, les anglo-saxons ont poussé
la France dans cette aventure, ont caché leurs desseins et s'apprêtent à
rejeter la responsabilité du désastre annoncé sur la
France tout en essayant comme ils le font actuellement à Tunis de
tirer pour eux quelques marrons du feu.
Aujourd'hui une victoire politique et
militaire sur la Libye de Kadhafi est impossible, chaque bombardement
rapproche encore un peu plus le peuple libyen de son
leader.
Comment
sortir de cette affaire, et sauver les meubles en urgence. La seule
solution serait de dire la vérité et de proclamer que la France
a été trompée et menée là par mensonge et subversion.
Ce serait son honneur et la marque de sa grandeur !
vendredi 28 mars 2014
De l'abstention au boycott, du boycott à la colère
Il s'est vraiment passé quelque chose au premier tour des élections municipales 2014. Une part importante des citoyens a refusé de cautionner certaines dispositions prises quelque part au sommet des partis. C'est bon signe pour la suite.
Il est clair que le lâchage de quelques opportunistes, au PCF en particulier, a fait un mal terrible à l'ensemble de la Gauche. Je ne parle bien entendu pas du PS, irrécupérable et passé dans le libéralisme pur et dur, voire à l'extrême droite quand on admire les forfaits de la place Beauvau.
"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés".
"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés".
Toutes les communes de France, à part les plus petites, ont pu constater combien tractations, compromis, voire compromissions ont rendu toujours plus inaudible le fait communal. L'ajout presque implicite de ces aberration que sont les communautés de communes, et pire, les métropoles, sans l'assentiment des citoyens, éloigne encore les décideurs de ceux-ci.
Je n'ose imaginer l'état d'hébétude dans lequel doivent se retrouver aujourd'hui les plus malheureux, chômeurs sans espoir, précaires sans avenir en raison de choix opérés par des amis de "nos dirigeants", qui se contentent de diriger la bonne soupe dans la poche de rares privilégiés.
L'avenir est très sombre, et certainement plus encore si nous ne réussissons pas à claquer la porte de cette pseudo-Europe, de cette union européenne et mondiale des banquiers. A l'aune de ce défi, que valent les autres dossiers ? Ils sont tous conditionnés par celui-là. Ne pas se tromper de priorité. Pour le salut de tous, il va falloir au plus tôt dire NON à l'union européenne, et déjà commencer par un non-vote explicite, généralisé et en forme de boycott au parlement censé avoir une utilité vis-à-vis de Bruxelles. Quel gaspillage !
Je n'ose imaginer l'état d'hébétude dans lequel doivent se retrouver aujourd'hui les plus malheureux, chômeurs sans espoir, précaires sans avenir en raison de choix opérés par des amis de "nos dirigeants", qui se contentent de diriger la bonne soupe dans la poche de rares privilégiés.
L'avenir est très sombre, et certainement plus encore si nous ne réussissons pas à claquer la porte de cette pseudo-Europe, de cette union européenne et mondiale des banquiers. A l'aune de ce défi, que valent les autres dossiers ? Ils sont tous conditionnés par celui-là. Ne pas se tromper de priorité. Pour le salut de tous, il va falloir au plus tôt dire NON à l'union européenne, et déjà commencer par un non-vote explicite, généralisé et en forme de boycott au parlement censé avoir une utilité vis-à-vis de Bruxelles. Quel gaspillage !
Citoyens, soyons certains que nous avons un avenir. Soyons certains qu'il ne dépend aucunement des urnes, puisque le seul vote utile est le référendum, et que celui-là nous est désormais interdit, ou bafoué.
samedi 15 mars 2014
Le Grand Marché Transatlantique (GMT) et les municipalités (Raoul Marc Jennar via Le Grand Soir)
Un rappel essentiel nous est donné par Marc Jennar, d'où l'énorme impact de CES municipales-LÀ. Merci au Grand Soir, pour avoir apporté ce texte à notre connaissance.
Il ressort de cela que toutes les composantes LIBÉRALES, FN, UMP, PS, sont pour l'instauration de ce pendant transatlantique de l'ALENA que subissent douloureusement mexicains et canadiens.
Il faudra s'en souvenir, au premier tour des municipales. Elles conditionneront TOUT le RESTE .
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Le Grand Marché Transatlantique (GMT) et les municipalités
Raoul Marc JENNAR
Ce
qui suit est tiré du mandat conféré par les 28 gouvernements de l’UE à
la Commission européenne pour négocier avec les USA un grand marché
transatlantique. Pour le texte complet du mandat, voir mon livre « Le
grand marché transatlantique. La menace sur les peuples d’Europe. »
Perpignan, Cap Bear Editions, 2014.
Dès l’article 4 du mandat, il est précisé :
« 4. Les obligations de l’Accord engageront tous les niveaux de gouvernement. »
Ce qui signifie, si l’Accord est adopté dans les termes du mandat européen de négociation, qu’il s’appliquera non seulement aux Etats de l’UE, mais également à toutes les composantes de ces Etats : en France, les Régions, les Départements, les Communes ; en Belgique, les Communautés, les Régions, les Provinces, les Communes ; en Allemagne, les Lander et les Communes, …
Les réglementations prises au niveau municipal sont directement visée par ce projet dès lors qu’elles produisent des normes considérées par les firmes privées comme des « obstacles inutiles à la concurrence » ou « plus rigoureuses qu’il est nécessaire ».
Ce principe est rappelé avec plus de précisions encore dans d’autres articles du mandat :
a) l’article 23, qui traite de la libéralisation (supprimer toutes les législations et réglementations restrictives) et de la protection (supprimer toute forme de taxation ou de contraintes sur les bénéfices) des investissements et qui enlève aux juridictions officielles au profit d’instances privées d’arbitrage le pouvoir de trancher un différend entre firmes privées et pouvoirs publics lorsqu’une firme privée estime qu’une législation ou une réglementation va à l’encontre de la libéralisation et de la protection des investissements, précise que « Toutes les autorités et entités infranationales (comme les États ou les municipalités) devraient se conformer efficacement aux dispositions du chapitre de protection des investissements du présent Accord. »
Ceci signifie qu’une réglementation municipale pourra être attaquée devant un groupe d’arbitrage privé si elle est perçue par un investisseur américain comme une limitation à son « droit d’investir ce qu’il veut, où il veut, quand il veut, comme il veut et d’en retirer le bénéfice qu’il veut » (définition de l’investissement par les lobbies US).
b) les Communes sont aussi visées par l’article 24 relatif aux marchés publics
24. L’Accord devra viser à compléter avec la plus grande ambition, en complément du résultat des négociations sur l’Accord sur les marchés publics, en ce qui concerne la couverture (les entités de passation des marchés publics, les secteurs, les seuils et les contrats de services, en ce compris en particulier dans la construction publique). L’Accord visera à accroître l’accès mutuel aux marchés publics à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), et dans le secteur des services publics, couvrant les opérations pertinentes d’entreprises opérant dans ce domaine et assurant un traitement non moins favorable que celui accordé aux fournisseurs établis localement. L’Accord doit également inclure des règles et disciplines pour surmonter les obstacles ayant un impact négatif sur les marchés publics de chacun, y compris les exigences de localisation et les exigences de production locale, (…) et celles qui s’appliquent aux procédures d’appel d’offres, aux spécifications techniques, aux procédures de recours et aux exclusions existantes, y compris pour les petites et moyennes entreprises, en vue d’accroître l’accès au marché, et chaque fois que c’est approprié, de rationaliser, de simplifier et d’améliorer la transparence des procédures.
On le constate, tous les aspects d’un appel d’offre sont visés. Des exigences de localisation (ex : exiger qu’un fournisseur d’un service comme l’approvisionnement des cantines scolaires soit localisé sur le territoire de la Commune et qu’il s’approvisionne chez des producteurs locaux) seront considérées comme ayant « un impact négatif » sur les marchés publics. L’accès des marchés publics locaux sera ouvert aux entreprises et firmes américaines au détriment des entreprises et firmes d’Europe ou de France, et à fortiori de la commune ou de la région. Les traités européens ont bien préparé le terrain de ce point de vue puisque des exigences de localisation ne peuvent déjà plus être imposées à des entreprises européennes.
c) Enfin, l’article 45 étend à l’ensemble des dispositions de l’Accord le mécanisme prévu à l’article 23 dans le seul domaine de l’investissement (ainsi qu’à l’article 32 en ce qui concerne les normes sociales et environnementales) :
« 45. Règlement des différends
L’Accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les Parties respectent les règles convenues. L’Accord devrait inclure des dispositions pour le règlement le plus indiqué des problèmes, comme un mécanisme de médiation flexible. »
Ce qui signifie que toute espère de norme – sociale, sanitaire, alimentaire, environnementale ou technique - adoptée par une municipalité, dès lors qu’elle contrarie une firme privée, pourra être attaquée devant un mécanisme d’arbitrage privé.
Il faut rappeler que le gouvernement PS approuve et soutient le mandat de négociation et que le Président PS de la République a même souhaité, lors de sa récente visite à Washington, que les négociations soient accélérées. Avec les coupes sombres décidées par ce gouvernement qui vont affecter encore plus le financement des collectivités locales, le grand marché transatlantique constitue une autre menace grave pour nos municipalités : celle de les mettre sous la coupe des firmes américaines qui feront la loi dans nos communes.
A dix jours des élections municipales, voter pour des candidats se réclamant du PS ou alliés à celui-ci, c’est voter pour la colonisation de nos villes et de nos villages par les firmes américaines, c’est voter pour la disparition de notre artisanat, de nos petits viticulteurs, de nos petits agriculteurs, de nos petites et moyennes entreprises qui vont être broyés par les géants américains. Pensons-y le 23 mars. Et souvenons-nous que l’UMP soutient aussi ce projet et que le FN a voté contre une résolution proposant de faire de la Région PACA une « zone hors GMT ».
Raoul Marc JENNAR, le 13 mars 2014.
« 4. Les obligations de l’Accord engageront tous les niveaux de gouvernement. »
Ce qui signifie, si l’Accord est adopté dans les termes du mandat européen de négociation, qu’il s’appliquera non seulement aux Etats de l’UE, mais également à toutes les composantes de ces Etats : en France, les Régions, les Départements, les Communes ; en Belgique, les Communautés, les Régions, les Provinces, les Communes ; en Allemagne, les Lander et les Communes, …
Les réglementations prises au niveau municipal sont directement visée par ce projet dès lors qu’elles produisent des normes considérées par les firmes privées comme des « obstacles inutiles à la concurrence » ou « plus rigoureuses qu’il est nécessaire ».
Ce principe est rappelé avec plus de précisions encore dans d’autres articles du mandat :
a) l’article 23, qui traite de la libéralisation (supprimer toutes les législations et réglementations restrictives) et de la protection (supprimer toute forme de taxation ou de contraintes sur les bénéfices) des investissements et qui enlève aux juridictions officielles au profit d’instances privées d’arbitrage le pouvoir de trancher un différend entre firmes privées et pouvoirs publics lorsqu’une firme privée estime qu’une législation ou une réglementation va à l’encontre de la libéralisation et de la protection des investissements, précise que « Toutes les autorités et entités infranationales (comme les États ou les municipalités) devraient se conformer efficacement aux dispositions du chapitre de protection des investissements du présent Accord. »
Ceci signifie qu’une réglementation municipale pourra être attaquée devant un groupe d’arbitrage privé si elle est perçue par un investisseur américain comme une limitation à son « droit d’investir ce qu’il veut, où il veut, quand il veut, comme il veut et d’en retirer le bénéfice qu’il veut » (définition de l’investissement par les lobbies US).
b) les Communes sont aussi visées par l’article 24 relatif aux marchés publics
24. L’Accord devra viser à compléter avec la plus grande ambition, en complément du résultat des négociations sur l’Accord sur les marchés publics, en ce qui concerne la couverture (les entités de passation des marchés publics, les secteurs, les seuils et les contrats de services, en ce compris en particulier dans la construction publique). L’Accord visera à accroître l’accès mutuel aux marchés publics à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), et dans le secteur des services publics, couvrant les opérations pertinentes d’entreprises opérant dans ce domaine et assurant un traitement non moins favorable que celui accordé aux fournisseurs établis localement. L’Accord doit également inclure des règles et disciplines pour surmonter les obstacles ayant un impact négatif sur les marchés publics de chacun, y compris les exigences de localisation et les exigences de production locale, (…) et celles qui s’appliquent aux procédures d’appel d’offres, aux spécifications techniques, aux procédures de recours et aux exclusions existantes, y compris pour les petites et moyennes entreprises, en vue d’accroître l’accès au marché, et chaque fois que c’est approprié, de rationaliser, de simplifier et d’améliorer la transparence des procédures.
On le constate, tous les aspects d’un appel d’offre sont visés. Des exigences de localisation (ex : exiger qu’un fournisseur d’un service comme l’approvisionnement des cantines scolaires soit localisé sur le territoire de la Commune et qu’il s’approvisionne chez des producteurs locaux) seront considérées comme ayant « un impact négatif » sur les marchés publics. L’accès des marchés publics locaux sera ouvert aux entreprises et firmes américaines au détriment des entreprises et firmes d’Europe ou de France, et à fortiori de la commune ou de la région. Les traités européens ont bien préparé le terrain de ce point de vue puisque des exigences de localisation ne peuvent déjà plus être imposées à des entreprises européennes.
c) Enfin, l’article 45 étend à l’ensemble des dispositions de l’Accord le mécanisme prévu à l’article 23 dans le seul domaine de l’investissement (ainsi qu’à l’article 32 en ce qui concerne les normes sociales et environnementales) :
« 45. Règlement des différends
L’Accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les Parties respectent les règles convenues. L’Accord devrait inclure des dispositions pour le règlement le plus indiqué des problèmes, comme un mécanisme de médiation flexible. »
Ce qui signifie que toute espère de norme – sociale, sanitaire, alimentaire, environnementale ou technique - adoptée par une municipalité, dès lors qu’elle contrarie une firme privée, pourra être attaquée devant un mécanisme d’arbitrage privé.
Il faut rappeler que le gouvernement PS approuve et soutient le mandat de négociation et que le Président PS de la République a même souhaité, lors de sa récente visite à Washington, que les négociations soient accélérées. Avec les coupes sombres décidées par ce gouvernement qui vont affecter encore plus le financement des collectivités locales, le grand marché transatlantique constitue une autre menace grave pour nos municipalités : celle de les mettre sous la coupe des firmes américaines qui feront la loi dans nos communes.
A dix jours des élections municipales, voter pour des candidats se réclamant du PS ou alliés à celui-ci, c’est voter pour la colonisation de nos villes et de nos villages par les firmes américaines, c’est voter pour la disparition de notre artisanat, de nos petits viticulteurs, de nos petits agriculteurs, de nos petites et moyennes entreprises qui vont être broyés par les géants américains. Pensons-y le 23 mars. Et souvenons-nous que l’UMP soutient aussi ce projet et que le FN a voté contre une résolution proposant de faire de la Région PACA une « zone hors GMT ».
Raoul Marc JENNAR, le 13 mars 2014.
URL de cet article 24802
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mardi 11 mars 2014
Fukushima Daiichi : le décompte de la fin de l'Humanité a commencé
Il est 5 heures 46 minutes 23 secondes, le 11 mars 2011, temps universel (heure de Greenwich), soit 14 h 46 min 23 s au Japon, ou 6h 46 min 26 s en France. Une date dont il faudra se souvenir.
Sur un front de 400 kilomètres, au large de la côte pacifique du Japon, une faille se décale de 10 mètres en quelques secondes. Elle occasionne à la fois un tremblement de terre de magnitude 9, d'une violence rare, sur la côte du Tohoku ; et un raz de marée d'une hauteur exceptionnelle.
La centrale Fukushima Daiichi, plus au nord que sa compagne Fukushima Daini, reçoit de plein fouet le choc du séisme, qui bouscule les installations, coupe des câbles, plonge en état de choc les employés. Déjà l'installation est pratiquement ingouvernable. Un peu plus tard, la monstrueuse masse d'eau (14 mètres de haut, alors que les protections ne dépassent pas 4 mètres) vient noyer les moteurs déjà endommagés, créer des courts-circuits....
Les réacteurs 1 à 4 sont de loin les plus touchés. Le numéro 4 est en maintenance, donc un arrêt de refroidissement du confinement n'a pas de conséquences dramatiques. En revanche le combustible est alors dans la piscine de service, à 30 mètres de haut. Une fissuration de celle-ci serait catastrophique. Les choses sont encore en l'état aujourd'hui, même si des barres neuves ont commencé à être évacuées. C'est un processus très long.
Pour les réacteurs 1 à 3, en revanche, c'est la débâcle. Plus de refroidissement du cœur, donc celui-ci s'échauffe. L'eau de refroidissement est décomposée, de l'hydrogène s'accumule. Le 11, le 12, le 15, d'énormes détonations confirment que le gaz a explosé. Pire, le 15 c'est la machine numéro trois qui saute à son tour. Elle est chargée au MOX, ce mélange d'uranium ordinaire, et de plutonium à 7%. Instable et terriblement délétère, ce métal diabolique entre en masse critique et provoque une explosion nucléaire spontanée. La vidéo montre très nettement, juste après un éclair, la montée très haut d'un mélange de gaz et de matériaux pulvérisés. Les plus lourds retombent sur le site. Pour les autres, on a appris tout récemment que les masses de poussières noires retrouvées assez loin du site, proviennent de cette explosion. Empoisonnement garanti, pour tout organisme ayant été en contact avec les résidus.
Pendant ce temps-là, les cœurs de plus en plus chauds s'enfoncent dans le sol, fondant les matériaux et le sol rencontrés, risquant à tout moment de déclencher de nouvelles explosions par contact avec les nappes phréatiques. Trois ans plus tard, personne ne sait exactement où sont ces cœurs, ni s'ils ne vont pas avoir un retour de criticité occasionnant de nouvelles explosions plus profondes.
Pendant ce temps-là, les cœurs de plus en plus chauds s'enfoncent dans le sol, fondant les matériaux et le sol rencontrés, risquant à tout moment de déclencher de nouvelles explosions par contact avec les nappes phréatiques. Trois ans plus tard, personne ne sait exactement où sont ces cœurs, ni s'ils ne vont pas avoir un retour de criticité occasionnant de nouvelles explosions plus profondes.
Les hommes de la centrales ne peuvent qu'arroser comme ils peuvent, avec de l'eau douce, mais très vite de l'eau de mer aussi, pour parer au plus pressé et refroidir comme ils le peuvent le désastre. Le mélange de ces eaux de refroidissement, des eaux de pluie qui tombent sur les réacteurs torturés, de la nappe phréatique partout présente, est stocké en masse sur le site. Les réservoirs, les canalisations, les réacteurs fuient : une proportion importante de cette eau, malgré tous les efforts, s'en va jusqu'à la mer. Les poissons en sont très affectés, de plus en plus loin de la centrale.
Les courants, en trois ans, ont déjà réussi à transporter une partie de cette eau jusque sur les côtes pacifiques du continent américain. Déjà les saumons pêchés sur la Côte Ouest présentent un taux de radioactivité suspect. Cela s'ajoute encore aux effluents provenant des installations nucléaires US de l'Arizona ou de l'Utah. Il ne faut pas oublier, bien entendu, les poussières soulevées par les explosions, qui si elles sont assez légères ne se gênent pas pour faire en altitude le tour de la Terre.
Trois ans plus tard, quel est le bilan ? Déjà, malgré le manifeste blocage d'information par les autorités japonaises, il est évident que " l'addition " est lourde. Fukushima a déjà expédié trois fois plus de débris dangereux que Tchernobyl, et cela continue, jour après jour. En quelles quantités ? Les chiffres sont incertains, mais très élevés. Les enfants de la région commencent à présenter des cancers, déjà. Dans cinq ans, ce sera bien entendu beaucoup plus lourd. La pollution, loin d'être stoppée, se sera étendue en quantité et en superficie. Rien ni personne ne peut la stopper désormais.
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| Naoto Matsumura |
Le Japon possède 54 réacteurs. Ils sont à l'arrêt, mais certains supplémentaires sont en construction, comme à Oma tout au nord de l'île principale de Honshü, à 25 kilomètres de la ville de Hakodate, principal port de l'île de Hokkaido. Pire, il est prévu de charger le réacteur.... au MOX ! Le maire de la ville de Hakodate, soutenu par ceux des cités environnantes, bataille pour faire interdire une pareille menace si près de sa ville de 300 000 habitants. Les profiteurs n'ont-ils toujours pas compris ?
Ce 11 mars 2014, pour le troisième anniversaire du début de la catastrophe, le dernier homme ayant refusé de quitter la zone dangereuse de Fukushima (il continue à y soigner les animaux qui restent dans le région) va être accueilli au Parlement de Strasbourg, afin de témoigner. Naoto Matsumura a bénéficié d'une solidarité internationale pour venir ainsi expliquer les dangers immenses du nucléaire. Souhaitons-lui d'être entendu ! Lui, sait qu'à moyen terme il est condamné. Mais à 54 ans il sait avoir l'essentiel de sa vie derrière lui. Au contraire, ce sont les plus jeunes, qui risquent de payer le prix fort les premiers.
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Précisions : sur la carte, la centrale est située sur les communes d'Okuma et Fubata. Naoto Matsumura est originaire de Tomioka, juste au sud de ces villages.
Explosion du réacteur N°3
samedi 8 mars 2014
Brisons les tabous, mettons à plat les polémiques avant la conclusion d'un procès pour qualification de fasciste
Nous avons appris que Jean-Luc
Mélenchon, coprésident du Front de Gauche, a ès qualités qualifié
Madame Le Pen de "fasciste", comme le rapportent les quotidiens. Un procés est en cours de délibéré à ce propos.
Un blogueur a là-dessus déposé un billet, que nous allons tenter de décortiquer.
Je tiens beaucoup à la signification
sans équivoque des mots, c'est en ayant un contenu différent (dans
leur tête) de leur sens que des interlocuteurs peuvent partir dans
des conversations surréalistes.
Tentons donc, sans prétention à avoir totalement raison, ni à avoir cerné tous les aspects de positions politiques et historiques, de définir tout cela.
Nationaliste sans être nécessairement patriote,
S'en prenant aux étrangers supposés à
une population donnée afin de circonvenir celle-ci,
tout en ne fustigeant pas d'autres, vrais étrangers cette fois, qui apportent des fonds à soi utiles,
tout en ne fustigeant pas d'autres, vrais étrangers cette fois, qui apportent des fonds à soi utiles,
Ayant une vision supposée basée sur
un passé glorieux, ou donné comme tel, mais pas sur
l'avenir,
Embrigadant de façon plus ou moins coercitive des
factions plus ou moins de choc,
Portant cet effort de recrutement
surtout chez des (très) jeunes,
S'entourant de tout un cérémonial à
base massive de drapeaux, oriflammes, et autres "accessoires",
voilà ce qui me paraît fasciste.
Concernant les personnes en question, il manque semble-t-il la dernière proposition à propos de jeunes.
Concernant la période italienne, je
pense que Benito était à la fois nationaliste et patriote.
Concernant les Allemands visés ici et
leurs "amis", ils avaient à la fois une base du passé sur
laquelle s'appuyer, et un avenir grandiose en perspective lointaine.
A propos du jugement en cours, je ne sais pas si les magistrats auront la même conception. Mais il me paraissait important de définir un cadre de discussion.
A propos du jugement en cours, je ne sais pas si les magistrats auront la même conception. Mais il me paraissait important de définir un cadre de discussion.
(addendum)
Concernant les "Grands" partis, on ne pourra que noter leur allégeance à des structures supra-nationales qui ont bien des analogies aux propositions précédentes. D'où mes airs dubitatifs à l'idée de ne montrer du doigt qu'un seul parti. Ne serait-ce pas au fond le "tout ou rien" ? Loin d'être réticent à qualifier ainsi certaines personnes, au contraire c'est tout un appareil quelles que soient les étiquettes qui me paraît concerné.
Concernant les "Grands" partis, on ne pourra que noter leur allégeance à des structures supra-nationales qui ont bien des analogies aux propositions précédentes. D'où mes airs dubitatifs à l'idée de ne montrer du doigt qu'un seul parti. Ne serait-ce pas au fond le "tout ou rien" ? Loin d'être réticent à qualifier ainsi certaines personnes, au contraire c'est tout un appareil quelles que soient les étiquettes qui me paraît concerné.
La lèpre est bien plus étendue.
En revanche, concernant la loi Gayssot et les textes similaires, il me paraît terriblement contre-productif de museler le débat en le menaçant des "foudres de la loi". Il serait bien plus pertinent au contraire, d'organiser avec une certaine pompe, pour le rendre plus solennel et difficilement biaisable, un grand débat sur certains sujets "qui fâchent". S'ils fâchent, c'est qu'ils ont prêté, à tort ou à raison, le flanc à la polémique.
Eh bien, cette polémique, une bonne fois pour toute et sans ambiguïté, il faut la déposer sur la table, en prenant tout le temps nécessaire pour préparer les dossiers. Ainsi, après on n'aura plus à revenir en arrière. Même les spectateurs (le débat pourrait, ce serait je pense une bonne idée, être diffusé entre autres, sur la Chaîne Parlementaire) pourraient intervenir, pour donner des détails qui peuvent manquer aux débatteurs.
Des sujets ainsi brûlants, il ne doit pas y en avoir beaucoup. Une dizaine, peut-être. Chacun des dix serait traité dans les mêmes conditions que les autres, afin que tout ambiguïté, là encore j'y tiens, soit levée. Cela peut être aussi bien des affaires et des évènements relativement anciens, comme le rôle de Robespierre et d'autres personnages de la Révolution, comme le controversé génocide vendéen, ou des cas plus brûlants encore parce que plus proches. Il faudrait bien entendu ne reculer devant aucun tabou.
Désormais, "la parole est à la Défense".
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