Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est déchets. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est déchets. Afficher tous les articles

jeudi 25 avril 2013

Tous concernés par le nucléaire, de la mine aux déchets

Je relaie Pierre Fétet, le talentueux tenancier du blog Fukushima. Il nous propose aujourd'hui une vidéo très simple à comprendre, mais qui fait mal si on prend la peine d'y réfléchir un peu.

Voici ce document.




Vous voyez ? Le nucléaire, nous somme tous concernés par lui, de la mine aux déchets, le plus souvent sans le savoir. Espérons que ces quelques images auront ouvert quelques yeux. Il s'agit du très long terme. 

Pour rappeler quelques faits : avec 58 réacteurs, nous sommes les plus nucléarisés au monde. Le Japon en a 54, dont 2 en fonctionnement seulement aujourd'hui. Les États-Unis en ont 104, dans un pays beaucoup plus vaste, et plus peuplé. Chez nous le nucléaire, c'est environ 80% de notre production électrique, alors qu'il s'avère plus cher que les autres moyens de production si l'on prend soin de tenir compte de tous les coûts.  Les risques, beaucoup plus grands, se paient. La pollution, indécelable, se paie dans les risques aggravés de santé. Le démantèlement des centrales obsolètes et tout simplement usées par le bombardement des particules radio-actives risque d'entraîner lui aussi des coûts très importants, que l'on ne sait pas encore vraiment chiffrer, puisqu'une centrale très peu importante (70 MWe) comme celle des monts d'Arrée, à Brennilis, n'a toujours pas été extirpée depuis la décision et le début des travaux de 1985. En 2005 la facture a été estimée à 485 millions d'euros, soit 20 fois plus que celle estimée au départ.

Civaux, le 26-04-2013
Pour comparer, la centrale la plus récente en service, celle de Civaux, comporte deux réacteurs de 1450 MWe chacun. Le nécessaire démantèlement de cette structure risque d'être encore bien plus compliqué, vu le saut en puissance, donc en quantité de combustibles à "retraiter" d'une façon ou d'une autre, et de matériaux irradiés à neutraliser plus ou moins. Il suffit de penser à ce qui se passe actuellement à Fukushima, avec des monceaux de déchets divers stockés de façon plus ou moins orthodoxe.

Pour compliquer le scénario, le nouveau réacteur de type EPR de Flamanville, toujours pas en service à la suite d'une cascade de retards, donc de coûts supplémentaires, aura une puissance électrique de 1650 MWe. Imaginons le coût réel du KWh fourni par cet ouvrage : c'est encore bien plus que ce que nous français payons actuellement. Sans le puissant lobby nucléaire constitué par une armée de polytechniciens tous formatés pour adorer le nucléaire, ce genre de projet aurait été abandonné depuis longtemps.

En contrepartie, les autres sources électriques commencent seulement à se développer, freinées par ceux qui croient toujours au nucléaire quitte à désinformer massivement le public. Il est important que nous soyons tous en mesure de savoir ce qu'il en est exactement de notre sujétion délibérée au nucléaire.

jeudi 29 novembre 2012

Japon - les municipalités sont mobilisées à propos des carburants nucléaires usagés (NHK)

NHK, le 28 novembre à 4h11 TU (13h11 au Japon) soit 5h11 en France

Selon un tour d'horizon de la NHK, presque la moitié des municipalités au Japon hébergeant une centrale nucléaire ou des stockages de carburant usagé déplorent que les mesures de sécurité soient inadéquates. Ce tour d'horizon en octobre a visé 34 municipalités. Les inquiétudes à propos de fuites potentielles de radiations ont augmenté depuis que le désastre de mars 2011 a endommagé les piscines de stockage des barres usées à la centrale de Fukushima Daiichi.

Quinze municipalités concernées ont assuré que les mesures actuelles de sécurité sont inadéquates. Elles assurent avoir demandé que les opérateurs des installations  de production et des sites de stockage prennent de nouvelle mesures pour les protéger des tremblements de terre et renforcer les systèmes de refroidissement.

Dix municipalités ont demandé à voir retirés les sites de stockage de matériaux usés de leurs juridictions. Onze autres ont convenu que le stockage pendant un certain temps était inévitable. Treize municipalités ont déclaré qu'elles ne pouvaient pas répondre de la surveillance. L'une d'elles a demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités. Une autre a poussé pour que les discussions comprennent les municipalités qui utilisent l'électricité liée au nucléaire.

Les matériaux nucléaires usés sont stockés à travers le pays sous un programme gouvernemental de recyclage. Tous ces déchets sont repris dans une centrale à Rokkasho, dans la préfecture Aomori, au nord-est du Japon, pour un retraitement. Mais la centrale ne fonctionne pas à pleine capacité. Il en résulte que 14400 tonnes sur les plus de 17000 tonnes de déchets actuellement en stock restent dans les piscines de toutes les centrales sur le territoire national. Ces centrales sont actuellement à 70% de leur capacité de stockage.

De nouvelles mesures concernant l'énergie annoncées en septembre par le gouvernement promettent de diminuer la dépendance du pays à l'énergie nucléaire dans le futur, tout en conservant le recyclage des déchets radioactifs.

A la préfecture de Fukui, au centre du Japon, le maire de la ville de Tsuruga, Kazuharu Kawase, exige la construction immédiate de centres de confinement temporaire et de traitement des déchets. Dans la préfecture d'Ibaraki, au nord de Tokyo, le chef du village de Tokai, Tatsuya Murakami, constate qu'en dépit des prévisions, en cinquante ans le traitement des déchets radioactifs n'a vu aucun progrès.  Il ajoute qu'il est mal de s'accrocher à des mesures inapplicables. Pour lui, le plan actuel consistant à déplacer tous les déchets dans la préfecture d'Aomori n'est pas réaliste. Il considère qu'il est plus pratique de conserver les déchets dans les centrales qui les ont utilisés.


(traduction personnelle, avec les coquilles et approximations habituelles)