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lundi 27 février 2012

Maurice André, ou la trompette

J'avais appris la triste nouvelle hier matin très tôt.  Un grand homme de la musique s'était éteint.  C'est sa sensibilité musicale, son souffle à la fois ardent et contenu, qui m'avait ouvert très tôt aux arcanes pourtant vastes de la musique classique. Au point qu'à l'âge où mes camarades se déchaînaient sur le yéyé, je me réfugiais dans les subtilités classiques et baroques.
trompette piccolo

Oui, Maurice André est décédé il y a un peu plus de vingt-quatre heures maintenant, dans ce pays basque qu'il avait choisi pour vivre. Né il y a 78 ans près d'Alès, il avait commencé à travailler, comme beaucoup dans sa région, à la mine. C'est un peu plus tard qu'il avait commencé à s'initier à cet instrument difficile qu'est la trompette. Difficile, et ingrat, car trop souvent on a tendance à associer cet instrument aux marches militaires, aux flons-flons de fêtes foraines. Il avait, par son art sensible, su tirer ce magnifique outil d'interprétation d'une sorte de ghetto, pour le propulser au premier rang des plus grands orchestres du monde.

Je l'ai donc découvert très jeune, ce fut un enchantement qui certainement a bouleversé ma vie. C'est au point que, là où mes amis pensent, parlent, débattent, s'immergent ensemble dans le jazz, je préfère les nuances des grands concertos, assez rares. De là j'ai découvert tout le reste de la musique ancienne, avec ses instrument souvent peu connus.  Un autre monde, à n'en point douter.


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