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vendredi 5 août 2011

Choc de civilisations ?

Le 5 août 2011, 10h30

Les médias nous abreuvent de violence, d'attentats, de haine, au point d'avoir "inventé" une enseigne fourre-tout nommée Al Qaeda. Dès qu'arrive un massacre, qu'explose une bombe, c'est cet étendard vert qui est agité par nos gouvernants, et les gratte-papiers zélés qui les secondent. Cela permet d'entretenir dans la peur les citoyens, qui se raccrochent aux édiles et à leurs armées pour les défendre. Une telle organisation internationale, pourtant, n'existe pas. De nombreuses études l'ont démontré. Ce n'est qu'un panneau publicitaire commode, que n'importe qui peut brandir pour accomplir en cachette ses forfaits.

 
On peut donc en conclure que cet épouvantail commode n'existe pas, que la mise en avant de cas isolés et souvent bien spécifiques n'est qu'une façon de soulever les populations contre les simples observants d'une religion, le plus souvent peu assidus à en pratiquer les préceptes.

Pourtant si, il existe, ce terrorisme international. Il fait des victimes par milliers, chaque jour. Il a pris pied partout, même en Amazonie ou chez les Inuit. Il n'a pas de visage, pas de figure de proue, pas de tribun, pas de pasionaria. C'est un terrorisme honteux, qui ne revendique pas, qui donne le change sur ses intentions, ses crimes, ses réalisations.

Ce terrorisme se nomme Argent. Il sait utiliser les plus grandes armées du monde, les plus grands empires de la presse, les industries les plus polluantes et les plus dangereuses. Jusqu'à présent, il est toujours arrivé à ses fins. Il sait couvrir ses méfaits, qui font mourir de faim chaque jour des enfants. A chaque fois, ce seront des guerres tribales, armées on ne sait comment. Ou un blocus dit "de sécurité". Lui n'apparaît pas. Ses armées couvrent la terre de munitions radioactives, de phosphore, de gaz de combat. Mais non, bien sûr, nous ne sommes pas en guerre mondiale. Officiellement. Ce n'est que la guerre de ceux qui ont, à ceux qui sont. Des possédants aux simples humains.

Ce choc des civilisations, souhaitons-le : mais pas de la façon dont les nantis l'entendent. Comme je l'indiquais plus haut, c'est le conflit généralisé entre ceux qui ont, et ceux qui sont. Par une solidarité étendue à toute la planète, peut-être ceux qui sont de vrais humains, avec de vrais sentiments, finiront-ils par faire vaciller et basculer ceux qui n'ont que l'argent pour perspective, et la violence du mépris pour moyen.

jeudi 4 août 2011

Lettre à ceux qui règnent sur l'argent

avec copie à ceux qui règnent sur l’opinion


babelouest ancien employé de banque


Lettre ouverte à :*
                                                                                                             Monsieur le Directeur Général
                                                                                                             Banque X

Monsieur le Directeur,

Il y a quelques centaines d’années, les humains confiaient leurs avoirs en pièces de monnaie à des professionnels, dont le seul mobilier était le plus souvent un simple banc. C’est même pour cette raison qu’on les appelait des banquiers. Ils avançaient des sommes, soustraites aux dépôts confiés par d’autres usagers, ou les mêmes. Au même titre que les drapiers ou les maréchaux-ferrands, ils faisaient œuvre de service public.

Aujourd’hui, des institutions gigantesques comme la vôtre collectent on peut le dire de gré ou de force l’argent qui existe, et celui qui n’existe pas. Selon des conditions léoniennes, elles prêtent même aux États, à des taux scandaleux, des liquidités qui de plus en plus ne servent qu’à couvrir les intérêts d’autres emprunts antérieurs. Rappelons qu’autrefois, les États se prêtaient à eux-mêmes, à un taux zéro, les avances de trésorerie nécessaires à leurs investissements : l’utilité des réalisations payait l’effort préalable. Le tableau dressé ainsi est bien entendu schématique.

Pour résumer, au lieu de rester des instruments du bien-être de tous, vous vous servez de ces tous comme d’une source d’enrichissement, en une boulimie malsaine et inutile. Vos employés ne sont plus au service d’usagers, ils utilisent ces usagers, nommés "clients" à leur corps défendant, pour satisfaire des objectifs de "rentabilité". S’agit-il de financer des travaux utiles ? Point du tout, mais des actionnaires avides en veulent toujours plus en une sorte de frénésie à la fois grandissante et contagieuse.

Plus grave encore, cette maladie, car c’est est une assurément, s’est étendue à tous les corps de métiers (assureurs, spécialistes du foncier), à tous les services publics. Nous en arrivons à cette aberration que les nuisibles, tels les spéculateurs, deviennent des modèles, alors que les utiles ou ceux qui voudraient l’être sont déconsidérés, ghettoïsés, ostracisés. Une pyramide de plus en plus lourdement inutile s’est renforcée, au risque de s’effondrer.

Réagissez ! même vous, qui êtes d’une certaine façon des esclaves aussi, pouvez pâtir d’une telle situation. Une nouvelle donne pourrait venir des plus meurtris, mais en raison de la violence actuelle de la pression du haut, cette nouvelle donne pourrait se révéler sanglante, et comme trop souvent ce sont les meilleurs, les plus lucides, ceux qui ont les solutions les plus pertinentes, qui risquent d’être les premières victimes. Ne serait-ce pas dommage ?

Veuillez agréer, Monsieur le directeur, mes salutations inquiètes.
BO


* envoyé aux directeurs généraux de cinq des principales banques françaises, et à plus de 10 quotidiens parisiens et de province
sabre au clair

samedi 30 juillet 2011

Va falloir qu'on passe à la banque

Le 30/07/2011 9h00
Les États-Unis, on le sait, sont financièrement à bout de souffle. Citons ces quelques chiffres qui doivent faire cauchemarder les économistes :
L’addition de la dette publique (Etat fédéral + administrations subfédérale) et de la dette privée non financière (ménage et entreprise) atteint 39771 Md de $ fin 2010 soit 269 % du PIB. Si l’on y ajoute la dette des GSE et la dette financière, l’endettement brut atteint les 61809 Md de $, soit 419 % du PIB.

Ces éléments proviennent d'une étude du début de cette année, pas vraiment optimiste. Et pourtant, on apprend que la Chambre des représentants, à majorité Républicaine, chipote pour oser augmenter encore le plafond d'endettement de l'État Fédéral :
La Chambre des représentants américaine, dominée par les adversaires républicains de Barack Obama, a adopté vendredi un projet de loi pour relever le plafond de la dette qui devrait être immédiatement rejeté par le Sénat.

Les élus de la Chambre ont adopté le plan par 218 voix contre 210. Mais le Sénat, où les démocrates sont majoritaires, doit voter dans la soirée pour écarter le plan du président de la Chambre, John Boehner, et tenter de trouver un compromis sur son propre plan.

Il faut se rappeler qu'à la différence des Européens, les habitants des États-Unis n'ont dans leur très grande majorité aucune épargne, et vivent à crédit de façon forcenée. Cet endettement s'ajoute partiellement à celui que les institutions ont contracté souvent à l'étranger, en particulier grâce aux fameux T-Bonds, les bons du Trésor naguère encore recherchés pour leur sûreté.

t bond


Aujourd'hui ces placements "sûrs" commencent à être revendus par des États comme la Chine, qui en a engrangé des paquets énormes. De plus en plus les BRIC tentent de s'entendre sans passer par la monnaie US, y compris pour le pétrole. Tous ces facteurs affaiblissent grandement le "maître du monde", qui de plus en plus doit s'appuyer sur sa force militaire (presque la moitié du budget mondial tout de même), plutôt que sur la persuasion du billet vert.

Les États-Unis sont donc acculés, la moitié des États sont plus ou moins en banqueroute et ne peuvent plus payer leurs fonctionnaires. Des fonds, il y en a, pourtant : il en circule bien plus encore dans le monde chaque jour, à l'occasion d'opérations spéculatives. Cependant, à plus de 90% ces pseudo-liquidités sont du vent, et ne correspondent à aucune valeur, à aucune création de richesse, à aucun élément positif même sujet à caution comme le prix des œuvres d'art. Cela signifie que d'une façon ou d'une autre, plus encore de monnaie soit créée ex nihilo. On peut juger de la valeur de celle-ci.

On l'a souligné, la seule richesse qui reste aux States est liée de près ou de loin au domaine militaire. Bien des États de l'Union survivent encore grâce aux industries de l'armement implantées sur leur sol, et dont les débouchés sont plutôt bien achalandés. Les Agences comme la CIA, la NSA et sans doute d'autres encore plus discrètes font un effort énorme partout pour entretenir la subversion, susciter les haines réciproques, qui amènent des clients.

Une telle aberration, basée sur le marché du sang versé, peut-elle durer encore longtemps ?  N'y aura-t-il pas une convergence d'intérêts des autres pays, en vue d'éradiquer ce voisin aux intérêts plus que troubles ? Livrée pieds et poings liés par ses dirigeants à l'ogre d'outre-Atlantique, l'Europe pourrait bien subir gravement les conséquences de cette inconséquence.

Si les mêmes, ou leurs alter ego, continuent à avoir la mainmise sur les citoyens, à la manière de ce qui se passe en Grèce, une question de plus en plus lancinante va se poser : qui va payer, et comment ?

liberte peuple delacroix


Si nous, qui sommes là, ne faisons rien, que ne pourront manquer de nous reprocher nos enfants !  Les maîtres du monde s'en désintéressent complètement, parce que c'est dans leur nature. Serons-nous complices, par lâcheté ?



mercredi 27 juillet 2011

Corne d'Afrique suite et faim...


Par Babelouest


En deux commentaires, l'ami Babelouest a résumé la réflexion sur la dramatique situation dans la Corne d'Afrique. C'est tout naturellement que j'ai pris l'initiative de les mettre en lumière en prolongeant le débat.
(publié d'abord sur Ruminances)

J'oserai rebondir sur le billet de Seb Fontenelle, toujours brûlant. Soyons provoc !

Oui, les races existent ! Oui elles ne sont que deux ! Oui, l'une écrase l'autre, la couvrant de tous les maux !

Il y a la race des saigneurs, et la race des saignés. Cela n'a aucun rapport avec la longueur des bras, des nez, des jambes, des zizis, la nuance de peau, la forme des yeux. "La musique est un cri qui vient de l'intérieur", et l'esclavagisme est un crime qui reste à l'intérieur. Le saigneur est beau ou laid, doucereux ou sévère, beau parleur ou minable plagiaire, baraqué ou freluquet, c'est à la longue qu'on le reconnaît.

Le saigneur a une volonté de fer. S'il plie, c'est pour rebondir plus haut, comme une lame d'acier. S'il paraît perdre du terrain, c'est qu'il a une solution de rechange encore meilleure pour parvenir à ses fins. Totalement égotiste, il ne voit son entourage que comme une collections d'objets, d'outils à utiliser à sa guise, puis à jeter s'ils ne donnent pas satisfaction rapidement. Il n'est pas cruel, il ignore au tréfonds de lui la signification de ce mot. Il se contente d'œuvrer à sa plus grande gloire, même si ses pairs le trouvent ridicule. Il n'en a cure. Ses desseins sont impénétrables. Là où il passe, l'humanité, la chaleur de la convivialité, la solidarité des vivants trépassent.

C'est pourquoi les accusés qui sont présentés au TPI ne comprennent même pas ce qu'ils font là. Et ceux qui, protégés par le statut privilégié de leur gouvernement, ne risquent pas de subir cette citation devant la Justice, ceux-là continuent leur besogne de haine. Tout absorbés par leur auto-promotion, ils n'ont même pas non plus de notion de haine. Tout au plus une réaction épidermique et instantanée, un réflexe quand ils sont importunés.

Et puis il y a les saignés. Ce sont tous les autres, y compris ceux, qui, subjugués par les saigneurs, sont les instruments, parfois de mort, de ceux-ci. Comme les enfants-soldats encore trop nombreux en Afrique en particulier. Les victimes sont immensément plus nombreuses, pourtant ce sont les autres qui gagnent grâce à leurs talents et leur totale absence de sensibilité et de scrupules.

Les oligarques soucieux de leur bedaine, quelques millions de gosses qui meurent en silence ? Ils ne rapportent rien, et leur sec territoire est un si bon terrain d'essai pour des expériences de malthusianisme à plus grande échelle encore !

Pour donner un petit financement afin de limiter les dégâts, sous la pression tout de même trop forte de l'opinion, le plus compliqué sera de justifier comptablement la "levée" des troupes.... pardon, des dollars nécessaires. Financer des assassins blonds est plus facile, grâce aux fonds secrets qui ne seront inscrits nulle part.

On ne peut être guère optimistes.
... 

Ce qui est grave, c'est que les membre Républicains du Congrès ne veulent pas d'État. C'est bien pourquoi ils poussent le gouvernement fédéral à la faute. Ils veulent gérer leurs petits budgets locaux, mais le parapluie de Washington ne les intéresse pas. Penser local, agir local : ils n'iront pas loin ainsi. Ils veulent s'arranger avec les industries implantées sur leur territoire de référence (industries de l'armement la plupart du temps) et oublier le Trésor.


Si les T-Bonds, les bons du Trésor US, ne valent plus tripette, gageons cependant qu'eux-mêmes en sentiront très vite les conséquences. Les électeurs américains ne pourront plus acheter, faute de crédits, puisque les banques ne pourront plus s'appuyer sur des garanties. Il risque d'y avoir des réactions très violentes, liées à des situations encore pires qu'à l'occasion de la crise des Subprimes. De grandes villes US sont d'ores et déjà presque vides d'habitants. Le processus va s'accélérer. Ce sera "Les Raisins de la Colère", en pire.

Il ne restera qu'une solution. Soyons sûrs que les politiciens y ont déjà pensé, et qu'ils la préparent depuis longtemps.
LA GUERRE.

samedi 23 juillet 2011

L'aéroport néolibéral ne passera pas

Le 23/07/2011  17H20
aeroport nonJ'arrive de quelque part au nord de Nantes. C'est un paysage bocagé magnifique, avec des frondaisons luxuriantes, de petits chemins qui donnent envie de s'y promener à plusieurs, ou même seul au petit matin. C'est un univers de paix, d'oiseaux, de vert, de bonheur tout simple.
Et puis, de place en place, à l'occasion d'un panneau routier détourné de sa fonction première, ou d'une pancarte un peu improvisée, des cris s'affichent comme ils le peuvent.
 .                                          . 
    NON A L'AEROPORT   
 .                                          . 


Des élus locaux et régionaux veulent tout démolir, tout raser, au mépris d'un écosystème humide et verdoyant, au risque d'avoir plus tard des ennuis d'érosion, d'inondation ou autres inconvénients. Quid des riverains ? Aucune importance. Et cela afin de mettre en place un ensemble hyperpolluant en pétrole, en bruit, alors que l'avion est déjà un contexte dépassé, condamné par l'épuisement des ressources de la planète tout entière. On se doutera bien que, parmi les plus accrochés à se projet, figurent en bonne place des pontes du parti socialiste. C'est l'une des évidences qui font rire de ceux qui placent le PS à gauche.

Face à eux, des militants de tout le pays se sont rassemblés et ont fondé dans un champ un village de résistants. Ils vivent écologiquement, ils ont une armée de vélos, des toilettes sèches, une cuisine commune, un tipi, une yourte, un chapiteau, et un cœur gros comme çà. Eux qui ne subiront pas les nuisances de CET aéroport-là, quoi qu'il advienne, se battent pour les gens de toute une mini-région, et aussi pour la santé de la planète tout entière.

B R A V O.
BO
sabre au clair

mercredi 20 juillet 2011

Les USA sont nés sur les bords du Clain

20 juillet 2011 08H47 
bataille poitiersPoitiers, samedi 25 octobre 732. On ne le saura jamais, mais peut-être ce jour-là fut-il le plus funeste pour le devenir de l'humanité. 

Victorieuse, l'Église Romaine, cette "secte qui a réussi" a considérablement pris le pas sur tout le séculier, sur la politique, sur l'éducation, sur la santé et le droit de faire ou ne pas faire tel ou tel soin. Malgré ses divisions, c'est elle qui a guidé de différentes façons l'invasion de toute l'Amérique, et l'extinction de centaines de civilisations, quand il ne s'agissait pas de génocides. C'est elle qui a pris pied en Afrique, pour faire passer "par la douceur" la colonisation, l'exploitation, l'extirpation de sagesses séculaires au nom de ses dogmes. C'est elle qui a continué en Extrême-Orient, avec plus ou moins de bonheur (Philippines, Australie).



On ne saura jamais de quelle façon, non, mais tout aurait été différent dans le monde, et la domination WASP, orgueilleuse et insensible, n'aurait certainement jamais eu lieu.



Je rappelle à ceux qui ne s'en souviennent plus qu'autrefois, avant l'invasion des Celtes, les habitants de notre pays étaient assez logiquement les frères de ceux du Maghreb actuel, avec une langue quasi identique. L'isthme de Tanger existait toujours, on allait à pied sec de part et d'autres. Le détroit de Djebel al Tariq, c'est tout récent en fait.



Pourrai-je conseiller à ceux qui veulent approfondir la question, cet ouvrage sorti en avril 2010 chez Perrin, "Abd er-Rahman contre Charles Martel" de Salah Guemriche....

mardi 19 juillet 2011

Gaza et les Maîtres du Monde

Le 19/07/2011 15H07 
Dignite al karamaRescapé de la Flotille de la Liberté 2, le "Dignité Al Karama", battant pavillon français, a été arraisonné dans les eaux internationales par plusieurs navires de guerre israéliens. Il a été conduit à Ashdod, port israélien, contre la volonté des passagers du bateau. Son seul crime : vouloir forcer un blocus décrété unilatéralement par les autorités israéliennes, contre la législation internationale, blocus qui transforme une simple ville en prison à ciel ouvert (mais seuls les oiseaux peuvent la quitter par la voie des airs).

Pourquoi faut-il que, pour des raisons dont on a beaucoup de mal à définir si elles sont religieuses ou "raciales", un pays se soit créé ainsi dans une intransigeance totale ? La "déclaration Balfour" ne fut bien entendu qu'un prétexte, une étape, une tentative de justification officielle d'un processus bien plus long, et à la fois tortueux et réglé en sous-main.

Plus probablement cette mise en place plutôt hors nature est-elle le moyen politique de disposer d'une tête de pont de l'Occident dans ce moyen-orient qu'il comprend et contrôle mal. Cela explique les énormes moyens mis à la disposition de ce minuscule pays, désert sur la moitié de sa surface, pour s'ancrer là. Il lui aura pour cela fallu mettre dehors les vrais Israéliens, descendants de ceux qui vivaient là il y a deux mille ans ou plus, mais dont une majorité avaient changé de religion au fil des siècles et des circonstances. Il aura aussi fallu chauffer à blanc les nouveaux arrivants, pour que d'envahisseurs ils se transforment dans leur tête en occupants légitimes du sol.

Il semble d'ailleurs que cette propagande soit de plus en plus prégnante, au point de transformer des gens en tortionnaires sans qu'ils s'en soient aperçus, sans qu'ils l'aient voulu. Le mécanisme de la psychologie fera ensuite que, déjà impliqués, ils refoulent toute honte, et la transforment en haine pour ne pas devenir fous de contradictions internes.

La source des ennuis de tous, elle se situe dans ces cercles de pensées, les Think Tanks (avec cette connotation de brutalité contenue dans ce mot) qui fleurissent en particulier sur la côte des USA, à Washington surtout. Ils ont dû peaufiner ce cheminement des évènements depuis des dizaines d'années, peut-être même déjà depuis plus d'un siècle. Bien qu'il eu un rôle, important, le pétrole n'est pas la seule raison de la création ex nihilo de cet Etat artificiel.

Et les rescapés de la "Shoah" ? Ils ne furent qu'un prétexte de plus, un pauvre prétexte. Un jour, une équipe de télévision avait réussi à en retrouver un certain nombre, à Tel Aviv : loin d'avoir été accueillis comme des victimes que l'on réconforte et que l'on aide à revivre, ils étaient pour la plupart clochards, oubliés, presque ostracisés. D'ailleurs, quel pays, quelle organisation ont levé le petit doigt pour aider les Roms, proportionnellement plus touchés encore (la moitié de la population d'avant-guerre a disparu dans les camps) ? On se contente, au contraire, de continuer à traiter partout leurs descendants comme des pestiférés.

Une pseudo-élite, WASP en majorité, continue ainsi à vouloir tirer les ficelles du monde. Curieusement, il semble que la pauvre ville de Gaza, avec l'étendue de sable qui l'entoure, soit la pierre d'achoppement de ce système : c'est pourquoi de telles violences se déchaînent à son encontre, et à celle des citoyens du monde qui veulent lui venir en aide.
sabre au clair

dimanche 17 juillet 2011

QUATRE MOIS PLUS TARD, FUKUSHIMA : UN PREMIER BILAN ?

Le 16/07/2011 à 10H37




tsunamiRappel des faits. Le 11 mars 2011, un déplacement de plus d'un mètre de la plaque supportant le Japon, sur une largeur de 400 kilomètres, a provoqué à la fois le séisme le plus violent de l'histoire du Japon (au moins 9 de magnitude), et un très violent tsunami atteignant parfois 14 mètres de hauteur, et ravageant les terres du nord-est sur une profondeur de plusieurs dizaines de kilomètres.

Un autre séisme moins violent, le 9 mars, avait déjà fragilisé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le 11 mars les défenses automatiques ont très mal fonctionné, et envahies par l'eau de mer n'ont plus permis de refroidir les réacteurs 1 à 3. Dans ceux-ci, en raison de la rapide élévation de température les barres contenant les pastilles de carburant nucléaire se sont mises à fondre complètement, constituant un corium qui s'est accumulé au fond des cuves. On ne sait pas exactement quel est l'état de ce corium, ni combien de barrières il a réussi à traverser, ni ce qui advient du plutonium qu'il contient nécessairement. 

Le plutonium est un sous-produit de la transmutation de l'uranium initial, quand il n'est pas comme dans le réacteur N°3 de Fukushima Daiichi un des constituants du carburant initial. Ce réacteur avait été chargé en MOX, mélange d'uranium pauvre pour 93% et de plutonium pour le reste. Ce mélange particulier est fabriqué en France, par le recyclage de barres usagées provenant du monde entier. Les autres réacteurs utilisent de l'uranium enrichi.

L'inconvénient du plutonium, outre sa toxicité énorme, est la faiblesse de sa masse critique. Cela signifie que, dans le corium encore chaud, si les diverses particules de plutonium réussissent à se constituer en une masse commune suffisante (six kilogrammes seulement, soit en raison de sa masse très élevée - pratiquement 20 Kg pour un litre - une petite motte), une réaction nucléaire se produira spontanément. On peut essayer d'en imaginer les conséquences.

Ce matin, la société TEPCO, opérateur de cette centrale, et le gouvernement japonais se sont félicités de maîtriser la situation : les trois réacteurs incriminés seraient enfin dans un état d'arrêt à froid. En revanche, sur les eaux de refroidissement et leur "nettoyage" des difficultés continuent à se faire jour, avec sans doute un risque de débordement de produits radioactifs dans la terre environnante.

Ce n'est pas tout. La piscine où sont entreposés les déchets du réacteur N°4 est-elle entièrement sécurisée ? Rappelons qu'en raison de l'hydrogène qui s'était accumulé au-dessus, provenant des autres réacteurs, son plafond avait volé en éclats, et les barres usagées avaient manqué d'eau puisque les pompes de refroidissement ne fonctionnaient plus, et que l'eau de la piscine s'était en partie évaporée à force de bouillir.
On notera que pendant tout ce travail des particules de césium, d'iode, et d'autres produits plus lourds ont été transportées par le vent un peu partout, en particulier jusqu'à Tokyo et au-delà. Les quantités n'étant pas très importantes, les effets ne se feront pas sentir tout de suite, mais dans plusieurs années. Déjà, les plantes, les animaux sont radioactifs : on l'a découvert pour le thé, jusqu'à 200 Km de la centrale. C'est aussi vrai pour les champignons, et pour plein d'autres légumes. Bien entendu, les animaux qui ont brouté l'herbe, ou le foin pas encore mis à l'abri, présentent eux aussi des signe de contamination. On ne parle pas des poissons et coquillages, puisque des quantités importantes d'eau très radioactive se sont déversées dans l'océan avant qu'on puisse maîtriser ce facteur.

Jusqu'à présent, n'a été abordé que le volet nucléaire du désastre (qui amène d'ailleurs les Japonais à manquer d'électricité pour cet été). C'est pourquoi le premier ministre a poussé à désormais diversifier la production, en se lançant dans les énergies renouvelables.

Pour ce qui est des dégâts matériels du Japon du nord-est, ils sont considérables. Le chiffre de 165 milliards d'euros a été avancé. Tout est à reprendre, infrastructures, routes, distribution électrique et d'eau potable, bâtiments publics et privés. La masse des gravats et détritus divers devra être évacuée d'une façon ou une autre. Sans compter qu'il faudra veiller à ce que les sols, déjà touchés par le sel apporté par la vague, ne soient pas aussi radioactifs. De plus, même les balises géodésiques sont à recaler une à une pour reconstituer les bornages des propriétés, puisque tout a été décalé de façon variable allant jusqu'à plusieurs mètres.

Comment la reconstruction pourra-t-elle se faire ? Très lentement sans doute, puisqu'il faut reprendre plus qu'à zéro, nettoyer, recadastrer, reconstituer des archives dont certaines sont forcément inutilisables en raison de l'envahissement par l'eau, définir les priorités, aider les habitants à reprendre espoir, à repartir sur de nouvelles bases. Il va falloir compter sans doute en dizaines d'années, mais rien ne sera plus comme avant. On compte plus de vingt-trois mille morts et disparus, cela va changer beaucoup de choses. Des familles entières sont manquantes.


Il y aura un Japon d'après le 11 mars, ce sera bien pire qu'un certain 11 septembre à New York. Grosse différence, il peut être considéré comme acquis que dans ce cas-là, une grossière propagande ne va pas transformer le pays en camp retranché, car c'est cela, et rien que cela, l'important du nine-eleven. Le Japon doit vivre, réussira-t-il à surmonter toutes ses difficultés ? Nos descendants le sauront sans doute. Ou pas, si notre monde s'écroule entre-temps sous les coups de boutoir de la grande finance et de ses fous furieux.


Que nous, Européens, ne considérions pas cette affaire comme négligeable. La quantité de nucléides radioactifs divers qui s'est répandue dans l'atmosphère va essaimer sur le monde entier, de façon moins importante à court terme que Tchernobyl pour nous Européens, mais...


Mais les océans vont TOUS supporter un accroissement de radioactivité, plus ou moins stockée par le plancton, puis par les poissons... je vous laisse deviner la suite. Les prairies de partout seront plus radioactives... un peu, qui s'ajoutera à ce qui advient d'un Tchernobyl "qui s'est arrêté à nos frontières", ben voyons !


Les retraites, que nos chers UMPSistes ont sabrées, sous le prétexte de l'augmentation de "l'espérance de vie" des contribuables, vont baisser, alors que presque tout le monde sera touché par des cancers dont l'éradication précoce permettra la survie en attendant le suivant. Vous savez ce qu'est la chimio ? Ou la radiothérapie ? On va rire.oops



Voulez-vous que je vous dise ? L'humanité est foutue. tete_mort . Mais du moment que les accros au fric s'y retrouvent dans les secondes qui suivent leurs calculs, quelle importance ?

samedi 2 juillet 2011

Europe Imprécations

Le 18/03/2010, 18h04

Europe, inique objet de mon ressentiment !Europe voeux 2009
Europe, toi dont tous les partis sont amants !
Europe, où jouissent les adorateurs d'Or !
Europe, Éden honni car tu fermes tes ports !
Puissent tes citoyens ensemble conjurés
Saper tes fondements encor mal assurés !
Et si ce n'est assez de tous les sans patrie,
Que tout le Nord marri joigne l'Occitanie ;
Que les peuples aux peuples prêtent main et colère,
Afin de mettre à bas ta morgue délétère !
Que Commission vénale et Conseil sans entrailles
Soient investis de force au nom de la « Racaille »!
Que tous les opprimés viennent et boutent le feu
A ce carcan cynique qui dénie tous leurs vœux !
Que les cendres de ces palais réduits en poudre
Servent à bonifier les nouveaux grains à moudre !
Que le vieux promontoire asiatique en délire
Dresse vers l'occident son doigt, nouveau menhir !
BO


Inspiré de Pierre Corneille, Horace, IV, 6


sabre au clair

Une nouvelle donne politique

Le 08/04/2010, 19h00

banqueBanque d'affaires : organisme privé disposant de liquidités déposées par de gros porteurs, et spéculant avec ces sommes en en faisant bénéficier ses déposants (y compris pour les pertes), Pour exemple voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathan_Mayer_Rothschild_%281777-1836%29

Banque de dépôt : organisme public ou privé recueillant les avoirs de montant modeste, de la plus grande partie de la population, Ces fonds sont prêtés à d'autres déposants, pour les aider à acquérir, construire, réparer un logement, ou des biens de consommation comme les véhicules ou l'ameublement.

Société de crédit : organisme privé qui prête des sommes souvent assez faibles, pour l'acquisition de biens de consommation allant de voitures à des appareils électroménagers, Il obtient les fonds nécessaires auprès de banques de dépôt, ou du marché monétaire.

Aujourd'hui, la plupart du temps ces trois types d'établissements ont pratiquement fusionné, c'est la source du désordre actuel car des fonds à risque élevé se retrouvent au financement d'immeubles, par exemple, Ou au contraire, des achats mal garantis d'immeubles, avec les prêts qui s'y rattachent, servent à créer une fausse richesse de remboursements futurs et plus ou moins aléatoires, utilisés pour garantir des titres vendus sur le marché comme aussi sûrs que les autres, Un pareil système a mis à la rue des centaines de milliers d'américains.

Cela ne peut plus durer, Puisque le monde de l'argent ne veut pas se maîtriser, il va falloir que les citoyens le fassent à sa place.

Dès que des conditions politiques seront réunies (quitte à les provoquer par un soulèvement généralisé), il va falloir :
- sortir de l'Union Européenne, comme le fameux traité de Lisbonne le permet
  • en même temps, bloquer les transferts monétaires et financiers, puis nationaliser toutes les banques ou succursales sur notre sol
  •  
  • déclarer les actions de sociétés comme transformées en parts avec un seul droit de vote par porteur, et avec un taux fixe de rémunération ne pouvant dépasser 4%
  •  
  • nationaliser ou renationaliser toutes les entreprises d'intérêt public, communication (autoroutes, chemin de fer), énergie (gaz, électricité), transport de flux de données (téléphone, poste), tout en préservant la liberté d'Internet
  •  
  • déclarer toutes les dettes publiques extérieures caduques (sachant que la nationalisation des banques internes annule ipso facto la dette envers elles)
  •  
  • supprimer tous les postes de hauts fonctionnaires non précisément justifiés, en envoyant les personnes correspondantes à une retraite anticipée minorée
  •  
  • dissoudre les centrales syndicales, devenues inutiles et nuisibles par leur éloignement total de la base
  •  
  • de façon logique, rétablir les postes frontières
  •  
  • déclarer l'euro monnaie non plus unique, mais commune avec les autres pays européens, tout en rétablissant le franc dans la comptabilité interne : ce franc sera établi à un sixième de l'euro le jour de l'établissement de la mesure, puis fluctuera en fonction des aléas du marché extérieur, en attendant d'autres dispositions
  •  
  • ramener la fourchette des salaires à un rapport de un à cinq, avec un SMIC majoré de 10%. Les parts de sociétés étant plafonnées à 5% d'intérêts, les entreprises pourront embaucher pour produire que ce les importations taxées ne permettront plus d'avoir à des prix de dumping (très bas, voire à perte)
  •  
  • ne seront acceptées que les sociétés à caractère mutualiste pour l'assurance aussi bien santé que véhicule ou habitation ou autres risques. Il n'y aura pas de nationalisation dans ce secteur
  •  
  • les cliniques privées seront tenues à accepter de traiter au moins les urgences, et une spécialité difficile et à risque
  •  
  • la liste n'est pas exhaustive évidemment
sabre au clair

A l'aube du dernier jour

Le 23/04/2010, mais surtout le 23/04/1965
A l'aube du dernier jourarbre mort1


La trompette a sonné dans le dernier matin.
Un murmure a couru sur la terre endormie.
Dans leurs trous les squelettes ont gémi à la fin.
Là-bas, vers l'orient, la nuée endormie
Se déchire soudain, et dans un grand fracas
arbre mort2Une main sort de terre, en soulevant un chêne,
Et un pied se fait jour dans un tas de gravats,
Et la jambe le suit, bousculant la fontaine.
La Mort épouvantée cache entre ses deux bras
Sa hideuse figure, que creusent les orbites.
Les scorpions, les crapauds, les serpents, les cobras
S'enfuient de tous côtés, loin des lieux qu'elle habite
Et le Fils de l'Homme vient.

Le monarque ne riait pas

bouffon
Guillon, Porte et Morel auront donc tous les trois été chassés de France Inter par... un ancien "humoriste". On peut raisonnablement penser qu'au-delà de ses ressentiments propres, il aura été puissamment inspiré dans sa démarche triple par les désirs impérieux de l'Imperator. Celui-ci a bien du mal à soutenir l'humour, on le voit bien dans tous ses contacts avec le "vrai public", celui qui n'est pas là par obligation.
Pour un chef d’État bien dans sa tête, se faire brocarder par les humoristes, les chansonniers, les empêcheurs de tourner en rond, relève de la très bonne santé, à la fois du pays et de celui ou ceux qui le dirigent. C’est au point qu’autrefois, au Moyen Age, la place du Fou du Roi était enviable, et enviée, tant elle avait d’importance pour l’équilibre de chacun. Quand un général romain avait droit à ce qu’on appelait “un triomphe”, une fête en l’honneur de ses hauts faits, sur son char, juste derrière lui se tenait un esclave qui lui sussurait constamment “Souviens-toi que tu es mortel”.


Fi de toutes ces précautions : autour du monarque n’ont désormais droit de cité que les courtisans les plus vils, et les “amis” pourris d’argent qui utilisent ce monarque à leurs opérations pas souvent délicates. Situation plus que dangereuse, catastrophique à court et à long terme si aucun remède n’est apporté à la situation. L'argent a remplacé toutes les valeurs, toutes les solidarités, toutes les mesures et toutes les institutions où l'égalité est la base des relations, toutes les formes de la liberté qui ne sont pas les siennes propres. Les obligations dues à sa charges, vis-à-vis de la Nation et de la République cèdent la place à des amitiés extérieures, amitiés qui sont entretenues aux dépens de la survie du pays même.


Ah si seulement la moitié des Français encore convaincus de vivre dans un pays idyllique changeaient d’avis, si seulement la moitié de ceux qui ont déjà compris étaient prêts à faire tout changer quoi qu’il en coûte ! Disons qu’au point où nous en sommes déjà, la facture de toute façon sera chère. Tout retard ne peut qu’en augmenter le montant. Je pense surtout en pertes humaines. L’argent est moins important, et de loin malgré l’opinion qu’on en a “là-haut”.


BO
sabre au clair