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dimanche 8 septembre 2013

La nef Reporterre a levé l'ancre ! Soutenons-la de toutes nos forces. Et pour commencer, voici son billet de ce matin. Tout frais. Signé Hervé Kempf bien entendu.



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Le jour où Reporterre a largué les amarres

Hervé Kempf (Reporterre)
dimanche 8 septembre 2013

Le récit relatant les raisons qui m’ont poussé à quitter le quotidien du soir où je travaillais depuis 1998 a rencontré un intérêt inattendu : Adieu Le Monde, vive Reporterre a été lu plus de 60 000 fois sur le site du "quotidien de l’écologie", et de nombreuses fois, sans doute, sur les sites qui l’ont reproduit (la reprise des articles de Reporterre est libre, les sites repreneurs étant invités à respecter les règles de Creative Commons).

Il a suscité une foultitude de tweets et des centaines de courriels. Les uns et les autres exprimaient dans leur immense majorité un soutien à la démarche entreprise. Je remercie chaleureusement toutes et tous, et tâcherai de répondre directement à chaque courriel.

Le journal Le Monde a réagi à mon récit par un communiqué et par un article du médiateur du journal, Pascal Galinier, intitulé "Verts de rage".



Pour ceux qui n’auraient pas le temps de le lire, en voici un bref résumé : « … départ très médiatisé… écolo-chroniqueur vedette… petite musique dissonante, militante… rupture soigneusement mise en scène… réquisitoire… site internet écologiste militant… vraie-fausse ‘clause de conscience’… quant à la conscience… examinons les faits… ex-confrère… a été sur place en payant son voyage [là, j’adore : ‘voyage’]… complotite… insinuation délirante et infamante… vieux confrère… ses critiques… sûrement pas complètement étranger… fanatisme idéologique… bon débarras… ».

Je n’ai pas de commentaire à ajouter à cette analyse.

Je remercie Pascal Galinier de l’hommage indirect qu’il rend à mon article : il a sans doute jugé que celui-ci était parfaitement clair et informé, puisqu’il n’a pas pensé utile de me passer un coup de téléphone pour vérifier tel ou tel point, demander une précision, poser les questions que pouvait soulever telle ou telle phrase.

J’assure par ailleurs Pascal Galinier qu’il reste, malgré la différence de points de vue qui semble s’être esquissée entre nous, mon “confrère", et non mon "ex-confrère". La qualité de journaliste ne découle pas de l’appartenance à tel ou tel média, mais de la détention de la carte de journaliste. Et c’est pourquoi j’ai l’honneur, suivant l’usage qui fait tout le charme de la comédie humaine, de le saluer confraternellement, ainsi que tous les confères et consoeurs, quel que soit leur employeur, qui se sont intéressés à cet événement.

Les nombreux commentaires qui suivent le texte du "médiateur" sont instructifs. Pour ceux qui n’auraient pas le temps de les lire tous, permettez-moi d’en citer deux qui expriment les jugements opposés que peut susciter cette affaire :
Max Lombard 05/09/2013 - 23h15
« Excellente décision de sa part, il faut distinguer journalisme et militantisme sectaire, qu’il rédige de nombreuses motions chez EELV ils ne demandent que ça. Demain je fais trois fois le tour de la ville avec mon diesel à fond juste pour acheter une côte de boeuf que je dégusterai saignante avec des frites et pas du soja ou des scarabées.
 »

Eric Thuillier 07/09/2013 - 09h00
« On aime beaucoup l’argument selon lequel H K n’avait jamais été censuré. Il fait pensé à un discours du genre ’Messieurs les jurés, n’oubliez pas que ma victime a vécu pendant 55 ans, alors que je ne l’ai tué que pendant une minute…’ »

Par ailleurs, on trouvera diverses réflexions sur Internet.

Par exemple, des tweets de Véronique Maurus, journaliste au Monde pendant 37 ans, et qui en a été la "médiatrice" entre 2007 et 2011, juste avant notre confrère Pascal Galinier :



Il m’a aussi été donné de participer à une discussion très stimulante avec Eric Dupin, Jean-Marc Manach et Daniel Schneidermann, diffusée par Arrêt sur Images autour des questions : « Qu’est ce qu’un journaliste neutre ? Qu’est-ce qu’un journaliste "impavide" ? Qu’est-ce qu’un journaliste engagé ? L’objectivité existe-t-elle ? »

Les ZAD informatives
Je n’attendais pas que mon texte reçoive un tel écho. Il visait d’abord à informer les lecteurs qui suivaient la "Chronique Ecologie", les visiteurs de Reporterre, ainsi que les lecteurs de mes ouvrages. Les informer de mon départ et de la nouvelle aventure que nous entreprenions : un média sur l’écologie.

Et c’est cela qui importe aujourd’hui. Les amarres sont larguées. Le canot, construit avec des amis dans les heures de loisir, s’est préparé à la haute mer. Malgré des moyens insignifiants, il n’en est pas moins soigneusement caréné, accastillé, équipé. Il a fait des sorties modestes dans la rade, gagnant de jour en jour l’estime d’amateurs devenus souvent fidèles. Et voici qu’il franchit la jetée qui protégeait la rade de la houle et des tempêtes de l’océan. Sur le quai, une foule inattendue a crié des vivats, a fait sonner la sirène, certains ont même chanté des "oh hé, hé hisse hé ho", encourageant l’équipage et ceux qui s’y sont embarqués.


Mais c’est un bateau magique que celui-là, comme tous les canots qui tentent la traversée de l’océan parce qu’à terre, il y a trop de liens et de sujétions ligotant les marins libres. C’est un bateau qui peut grandir, qui peut embarquer en pleine mer de nouveaux passagers, qui peut gagner les îles où d’autres pirates ont créé des ZAD informatives - zones autonomes de diffusion informatives -, et naviguer de conserve dans les mers bleues de la liberté...

Connaissez-vous Hakim Bey ?

Un auteur mystérieux - il est même possible qu’il n’existe pas - qui a publié naguère un texte passionnant, Zone autonome temporaire dont voici le début :
« Au XVIIIe siècle, les pirates et les corsaires créèrent un ’réseau d’information’ à l’échelle du globe : bien que primitif et conçu essentiellement pour le commerce, ce réseau fonctionna toutefois admirablement. Il était constellé d’îles et de caches lointaines où les bateaux pouvaient s’approvisionner en eau et nourriture et échanger leur butin contre des produits de luxe ou de première nécessité. Certaines de ces îles abritaient des ’communautés intentionnelles’, des micro-sociétés vivant délibérément hors-la-loi et bien déterminées à le rester, ne fût-ce que pour une vie brève, mais joyeuse. »


Hakim Bey comprend le net comme l’espace privilégié où peuvent apparaître et disparaître les zones d’autonomie temporaire qui sont selon lui le nouveau mode de mise en oeuvre des rébellions actuelles. A vrai dire, le projet de Reporterre se sépare de cette vision, parce qu’il espère bien ne pas être temporaire, afin de contribuer à dissoudre les sujétions paralysantes qui dominent sur le continent. Mais l’image du réseau pirate convient assez bien à ce que l’on pourrait imaginer à l’avenir : que des sites autonomes par rapport au système médiatique oligarchique parviennent, en coopérant, à reproposer aux citoyens une vision cohérente de cet autre monde possible, celui du post-capitalisme.

Mais je m’arrête ici. Nous sommes dans notre petit canot, et pour l’instant, il nous faut seulement assurer notre survie sur l’océan immense. Voici les outils qui vont permettre notre navigation.

Règles de navigation pour survivre dans l’océan médiatique
Le premier outil, c’est une boussole toute simple : Reporterre est un instrument d’information. S’il produit et diffuse de l’information nouvelle et utile, il restera à flot et poursuivra sa route. Sinon, il coulera.

Le cap est fixé : rendre compte de la crise écologique et de ses causes, par les informations et par les réflexions. Le drapeau est déployé visiblement : nous pensons que la crise écologique est le facteur dominant l’époque, autour duquel doivent se réorganiser les activités humaines, qu’elles soient culturelles, politiques, ou économiques.
Mais la seule façon pour en convaincre et être utile, c’est de produire des informations exactes et des idées pertinentes.

Ces informations, nous les organisons en cinq volets :
- Infos proprement dites. Elles sont de deux catégories : produites par nous ou à notre demande (et alors Reporterre est indiqué après le nom de l’auteur, ou envoyée par des associations ou des organismes et que nous reprenons parce qu’elle apporte une nouvelle originale - même si on y trouve un point de vue marqué : la mention Reporterre ne figure alors pas dans la ligne indiquant, sous le titre, quel est l’auteur. Titres et chapô sont de nous, et il arrive que l’on corrige l’orthographe du texte.
- Tribunes. Elles développent une analyse ou une réflexion originale et stimulante. Elles expriment l’opinion de son signataire, et cet espace accueille des points de vue qui peuvent être contradictoires : c’est un lieu de débat, une plate-forme de réflexion sur les thèmes écologiques.
- Alternatives. Il s’agit d’informations, mais qui expriment une initiative, une solution ou une innovation sociale ou technique. Parce qu’on ne peut pas seulement, même si c’est indispensable, relater la dégradation de l’environnement et enquêter sur ses agents, mais qu’il faut aussi montrer la créativité et l’énergie que déploie la société pour vivre sans saccager la planète.
- A découvrir. Livres, films ou spectacles intéressants pour la réflexion écologique, et événements activistes ou de discussion collective. Ils entrent en mémoire dans La bibliothèque de Reporterre et dans Les événements de Reporterre.
- Une minute, une question. Des interviews courtes, réalisées à la volée, à écouter.

Cette rubrique vient de susciter deux réactions : « S’il vous plait, pouvez-vous arrêter de mettre systématiquement la photo de l’auteur de l’article : on se fait un avis sur l’allure qu’elle (il) a / avant de lire, alors que tout dépend de la photo / et qu’il vaudrait mieux que tout dépende des arguments de l’article ! », écrit B.B. Bon, on va discuter de cette idée en rédaction.

Deuxième réaction : l’interview de Luc Guyau, ancien président de la FNSEA, suscite le courroux de M.P. : « Une agriculture ’qui nourrirait le monde’ ne sera pas avec lui biologique. Tout au plus pourra-t-elle selon lui s’en inspirer. Ben voyons ! Depuis plus de quarante ans que l’on nous bassine, malgré de nombreuses études, avec ce mensonge pour faire la belle vie à l’agroindustrie, aux Pharmalobbies (qui se rèjouissent de nos maladies) et aux complexes militaro-industriels ! Bien dommage que voulant faire de l’info vous vous fassiez mine de rien ( et inconsciemment j’espère) le relais de telles mafias criminelles ».

Ceci nous permet de redire que vont s’exprimer sur Reporterre beaucoup de gens qui ne partagent pas notre analyse de la situation, mais qu’il est quand même intéressant d’entendre, ne serait-ce que parce que leurs idées évoluent. Et quand les choses ne sont pas claires, comme en 2010 à propos du gaz de schiste, eh bien on recueille les différents points de vue, tel que celui-ci en faveur de l’exploitation de ce combustible. Sur plein de sujets, on accueillera les points de vue divergents, et sur d’autres, où la pensée dominante a plein de lieux pour s’exprimer, on ne se sentira pas obligé de lui faire une place.

Pas de règle absolue, on écoutera ce que vous nous direz sur planete (arobase) reporterre.net, on en discutera en rédaction, et la qualité de l’information finale étant le critère principal.

Ainsi, nous entamons aujourd’hui même, en public, sous vos yeux, la négociation avec M. Ayrault pour qu’il vienne faire son coming out sur Reporterre : "Oh oui, désolé, c’était trop bête, cette idée d’aéroport, je vire écolo pour la France de 2025". Bienvenue sur Reporterre, Monsieur Ayrault...


La métaphore du boulanger
Au fait, pas de forum, sur Reporterre. On ne sait pas s’il y en aura un jour, mais ce qui est certain, c’est que c’est aujourd’hui impossible. Pourquoi ? Parce que cela requiert du temps à gérer, lire, modérer, etc. Et le temps disponible, on veut le consacrer à la recherche d’informations et à sa présentation. Nous sommes une bande de personnes de bonne volonté. Moi, d’abord, nouveau chômeur, et Thierry, Joseph, Pascale, Véronique, Olivier, Barnabé, qui ont des boulots ailleurs, et ne peuvent consacrer que peu de temps au site.

Donc, tout le temps disponible, on le consacre à l’information. On lira vos courriels, on essaiera d’y répondre, mais si vous voulez vous exprimer sur Reporterre, le mieux est d’écrire des textes réfléchis et soupesés que l’on sera ravis de publier en Tribunes...

Et l’on voudrait étendre ce temps disponible, embaucher un jeune journaliste à mi-temps pour quatre mois (tout prochainement, c’est quasi bouclé), publier les camarades journalistes qui nous proposent avec enthousiasme des bons sujets, embaucher telle autre journaliste expérimentée, embaucher le rédacteur en chef - votre serviteur -, etc. Sans compter qu’il faut payer le téléphone, les billets de train pour les reportages (ah non, pardon, les "voyages"), les cartouches d’imprimantes, des locaux... On fait tout dans la sobriété heureuse, mais sobriété ne veut pas dire "air du temps".


Autrement dit, pour produire de l’information, il faut du travail, et le travail, il faut le payer. Il est normal de payer son pain parce que le boulanger a travaillé pour le faire et a acheté de la farine ; de même, il est normal de payer l’information parce que les journalistes ont travaillé pour la produire. Nous faisons le pari qu’une large part de nos recettes viendra du soutien des gens qui enverront autant d’euros qu’ils l’estimeront juste, car ils comprendront que c’est utile. A nous de produire l’information, à vous de lui permettre d’être libre.



Pour les modalités de dons, merci d'aller sur le site de Reporterre.

samedi 4 mai 2013

La #chaîne humaine à #Notre_Dame_des_Landes , c'est samedi 11 mai : rappel

Il faut une grande piqûre de rappel.

Le 11 mai autour de la ZAD la France entière, tous les citoyens du monde, sont invités à participer à la chaîne humaine autour de la ZAD.

Il ne s'agira pas seulement de réaffirmer un NON catégorique à un aéroport aberrant dans son idée, dans sa conception, dans sa qualité de doublon inutile, dans sa grande perversité écolo-hydrologique, dans sa négation d'une agriculture respectueuse de la Terre, dans son opposition à l'Humain d'abord, dans son coût aberrant, dans son inutilité en tant que dispensatrice d'emplois (simple transfert de ceux-ci), dans le grand mépris de ses défenseurs envers ceux qui avaient des objections à formuler.

Il s'agira aussi d'appeler à une réflexion de fond à propos de cet aéroport et tous son monde, un monde de l'argent, un monde où la solidarité est soigneusement bannie, un monde du chacun pour soi à l'anglo-saxonne, un monde qui piétine les précautions écologiques les plus élémentaires, un monde où n'ont droit de cité que les fous du PROFIT, un monde qui ne se préoccupe aucunement de ses descendants, un monde qui aujourd'hui encore est capable perversement de jeter à la rue des humains même si ses tenants se réclament de vues écologiques, un monde qui inverse avec art le sens des mots pour en faire des armes, un monde d'exclusion, de domination et de coercition qui n'hésite pas à utiliser la loi du peuple contre le peuple au bénéfice de quelques Grands et de leurs satrapes.

Oui, les deux volets sont liés et appellent à réfléchir à ce projet d'aéroport, et à tout ce qu'il implique dans le contexte actuel. Nous y serons tous, pour préparer l'avenir, celui que nous ne connaîtront pas, mais nos enfants, si. Le 11 mai, c'est avec ferveur que le bocage de Notre Dame des Landes sera protégé par tous les citoyens, dans une embrassade fraternelle et constructive.

Pour venir : tout est expliqué sur le site spécial mis en place à l'occasion.


lundi 10 décembre 2012

une utopie exigeante et enrichissante à la fois : anarchie ? ou...

(mise à jour d'un billet du 28/05/2012)

La nouvelle donne politique : Qui décide ? 
Le citoyen
Puisque la nouvelle donne est le défi qui se lance ici, tentons de partir de la base. Ce sont les citoyens qui vont former l'ossature d'une société nouvelle. Entendons-nous bien, une fois pour toutes : le citoyen est le terme neutre désignant indifféremment les hommes et les femmes, tous égaux en droit, tous différents en fait. N'est pas citoyen le jeune enfant, à qui l'apprentissage de sa citoyenneté prendra de seize à dix-huit ans, selon des choix à définir. Il était bon de définir immédiatement ces prémisses, afin d'éviter de les ressortir plus tard. De plein droit le citoyen peut se vêtir, se nourrir, se faire soigner, éduquer, loger, et apporter sa voix, ses avis et sa co-décision à l'assemblée.

Toute personne qui, pour des raisons diverses, est nouvelle dans une communauté, en est citoyenne dès qu'elle a fait connaître à l'assemblée suivant son arrivée sa présence pérenne.

L'assemblée
Le citoyen est membre de droit d'une assemblée, correspondant à un nombre relativement peu élevé de citoyens, soit une trentaine à une cinquantaine de membres. En-deçà, si les circonstances s'y prêtent, cela ne pose pas d'inconvénients. Au-delà en revanche, certains auraient tendance à rester toujours en retrait, et à ne jouer aucun rôle. Il est important que tous se connaissent, ou apprennent à se connaître si arrivent de nouveaux membres pour diverses raisons. Dans cette assemblée, dont la meilleure disposition est le cercle, nul n'est le président de séance attitré, chacun le devient à tour de rôle pour lancer les débats concernant les défis grands et petits de la communauté. De même le secrétariat de séance sera dévolu par consensus à une personne nouvelle à chaque fois, pour conserver toujours le principe d'égalité. Assez vite ce processus deviendra naturel.

La grande assemblée
Assez fréquemment les questions soulevées concerneront des cercles voisins également. Quand arrivera ce cas de figure, l'un des citoyens sera nommé pour porter la décision du cercle à une Grande Assemblée constituée d'un nombre de délégués qui, pour des raisons d'efficience, ne saurait dépasser vingt à trente personnes. Cette Grande Assemblée débattra à son tour et s'efforcera de réaliser une synthèse des décisions des assemblées de base. En cas de vrai dilemme où des contraintes seraient antagonistes et irréconciliables, les délégués seront obligés de revenir rendre compte aux cercles de base, afin qu'ils définissent une nouvelle approche de la question en suspens. Ceci fait, ils pourront retourner discuter de cette nouvelle approche. A noter que ces délégués ne seront pas choisis pour de nouvelles questions à régler avant que ne revienne leur tour à la base, pour éviter qu'ils ne prennent l'habitude de l'exercice. Si les blocages persistent, l'assemblée de base sera probablement amenée à nommer un nouveau délégué, sans pour autant incriminer spécifiquement celui qui a tenté de négocier.

Pour des questions encore plus vastes, la Grande Assemblée nommera à son tour un délégué dans les mêmes conditions. Ce processus, en théorie, pourrait ainsi de proche en proche finir par concerner l'Humanité tout entière. C'est ainsi que serait en place une vraie démocratie où nul n'est le chef de qui que ce soit. Ce seront toujours, en fait, les citoyens, tous les citoyens concernés qui décideront collectivement de leur sort concernant toutes les questions nouvelles appelant à un débat et à la résolution de celui-ci.

Bien entendu, mais cela va mieux en le disant, un citoyen pourra éventuellement se faire représenter si, exceptionnellement, il ne peut pas être présent physiquement, pour des raisons diverses.


La Nouvelle Donne économique - Qui fait quoi ?

La propriété
Ces citoyens sont-ils propriétaires ? Entendons-nous sur le terme propriétaire. Ils auront le droit à un logement, dont ils ne pourront partir que volontairement, par exemple en raison d'un nombre d'enfants qui grandit, ou au contraire parce que ces enfants étant sortis du cercle familial pour devenir citoyens à leur tour, le logement devient soudain trop grand. Le logement ne sera pas nécessairement "standard", sa grandeur sera fonction du nombre d'habitants, ni trop petit, ni trop grand, avec une certaine souplesse pour éviter le phénomène "cabanes à lapins". Ce type de possession est donc, selon les termes juridiques, non en "abusus", non en "usus", mais en "fructus".

La communauté aura construit ces maisons, elle en aura "l'usus", en aucun cas "l'abusus", elle ne pourra bien entendu ni les vendre, ni les détruire. Par moments, certains de ces logements seront vides, au gré des besoins liés au nombre d'habitants par famille.  Ou au contraire, une construction nouvelle devra être envisagée et débattue. Il faut se souvenir qu'une communauté, du fait du cercle qui lui est assujetti, ne pourrait dépasser une bonne centaine de personnes.

La communauté possède, par ce fait, les moyens de base pour entretenir les logements. Pour les construire, le plus souvent il lui faudra recourir à des talents extérieurs pour une partie des travaux, correspondant aux compétences que ses membres peuvent ne pas avoir. A charge de revanche à une autre communauté bien entendu.

Les besoins
Cela nous amène à cette question : quels seront les besoins des citoyens ? Ceux que l'état naturel recommande. Le logement, donc, la nourriture, la vêture, l'éducation, la santé. Ces besoins seront couverts par la communauté pour l'essentiel, et par des échanges de bons procédés avec d'autres communautés pour les cas particuliers. Car c'était implicite jusque-là, mais nous le précisons  : la monnaie n'est plus nécessaire. Nul calcul plus ou moins mesquin, nulle tentation de vouloir plus parce qu'on aura pensé donner plus, ou pensé valoir plus.

Les tâches citoyennes
Chacun aura donc chaque jour un certain nombre de tâches variées à accomplir, correspondant à sa contribution à la vie commune. L'une d'elles, importante, ne sera pas pour autant journalière, c'est la participation aux assemblées de décision. Quand on dit participation, c'est dans le sens où chacun pourra apporter un sujet à débattre, quitte éventuellement à se concerter rapidement avant la réunion avec les autres porteurs de suggestions afin de sérier les points de discussion qui peuvent se compléter ou faire double emploi.

Il sera possible d'être exempt de présence, si c'est pour un motif non futile (maladie, déplacement qui ne peut être reporté par exemple). Le citoyen absent se fera représenter par le citoyen de son choix. Si la question, par son importance, doit se traiter selon le vœu de l'assemblée à la Grande Assemblée, le citoyen choisi par la communauté ira, porteur de la délégation unique, jusqu'au lieu de rassemblement prévu dans ces cas-là. Ce sera un honneur pour lui bien entendu. Ce le sera d'autant plus, s'il est à nouveau choisi par la Grande Assemblée pour aller discuter à un cercle plus général encore. Mais la règle sera toujours appliquée : ce dossier réglé, il n'aura le droit d'être à nouveau délégué qu'après tous les autres citoyens. Pas de "professionnel".

Une autre tâche citoyenne, tout aussi importante, sera de contribuer au bon état des parties communes, rues et bâtiments communs comme le cercle de discussion, s'il est couvert, ou la buanderie commune par exemple. Il faudra bien se mettre dans la tête que toutes les tâches, si elles doivent se faire, sont importantes. Plus ou moins difficiles, plus ou moins attrayantes, requérant plus ou moins de savoir ou de savoir-faire, elles n'en restent pas moins toutes aussi essentielles à la vie en commun.
La production
Dans tout système économique, même exempt de monnaie, d'esprit de lucre, de tendance au productivisme, une place sera malgré tout prise par la conception, la production d'objets nouveaux parce que devenus nécessaires, donc l'extraction éventuelle des éléments de base à la finalisation de ceux-ci. Comme la propriété privée est abolie, celui qui invente un nouveau concept en est à jamais le propriétaire intellectuel comme l'attestera l'assemblée, sans pouvoir prétendre pour autant à en retirer des subsides. Cela signifie que si quelqu'un, par ses qualifications, peut être amené à avoir pour tâche de concevoir une chose nouvelle, rien n'empêche son voisin de lui apporter une idée qui peut lui manquer. La tâche n'en sera pas abolie pour autant, c'est toujours celui à qui elle aura été confiée qui en assurera jusqu'au bout la finalisation. Ceci afin de garder une cohérence au projet. Celui-ci, facteur important, devra toujours être réparable par sa conception même. Il sera donc fourni avec les éléments expliquant comment le maintenir en bon état.

La conception terminée, approuvée par la communauté, viendra la phase d'extraction des éléments nécessaires à la construction dudit objet. Par sa situation géographique, une autre communauté sera probablement sollicitée pour fournir bois, métal ou autre matériau de base : elle bénéficiera en retour du produit fini si elle en manifeste le besoin. Les autres communautés pourront également en avoir le bénéfice d'usage, à charge de revanche.

La communauté où un nouvel objet devenu nécessaire aura été conçu sera logiquement prioritaire pour en assurer la fabrication et l'élaboration, puisque le concepteur en sera membre. D'autres membres seront donc déchargés de certaines tâches, pour se consacrer en priorité à ce processus, sous le pilotage du concepteur.

La distribution sera assurée, le plus souvent, par les mêmes qui auront amené les éléments de base, et auront reçu d'autres communautés des demandes. Ne seront fabriqués que les objets demandés, sans constitution de stocks de produits finis, mais avec un certain volant de pièces élaborées entrant dans le produit fini, en vue de la réparation et la maintenance de celui-ci éventuellement. Cette réparation pourra fort bien être effectuée dans la communauté qui aura acquis le produit, quitte à demander au concepteur les pièces un peu complexes qu'il aura stockées, et qui seront malaisées à reconstituer par les acquéreurs.

Les tâches sociales
Une famille est constituée de deux parents, et d'un certain nombre d'enfants dont ces parents sont volontairement ou par le sang responsables. Sont considérés comme des enfants les personnes dont le développement psychique reste indéfiniment embryonnaire.
L'éducation sera bien entendu la première des tâches sociales. Une partie en sera logiquement assurée par les parents, par définition les personnes les plus proches des enfants dès leur naissance. Ces tâches implicites "iront de soi" à partir du moment où deux jeunes auront mis au monde des enfants. Cela fera partie de leur contribution à la communauté.

Bien entendu, des éducateurs auront assez vite la tâche de prendre en main ces enfants, pendant que leurs parents reprendront leurs tâches habituelles. Les parents détermineront à quel moment ils confieront leurs enfants à d'autres, en concertation avec les éducateurs spécialisés mais sans y être contraints, du moins en-dessous d'un âge raisonnable.

Les années d'éducation auront une durée minimale, mais pas vraiment de durée maximale. Les plus doués dans une certaine direction pourront demander à poursuivre leurs études dans celle-ci, et pourront être sollicités de plus en plus au fur et à mesure des années à faire bénéficier la communauté ou ses voisines de leurs connaissances et de leur expérience nouvelles. Pendant ce temps-là, à la différence d'autres, qui auront eu des études plus courtes, ils n'auront pas pour charge dans leurs tâches d'assurer la confection de leur nourriture ou de participer avec autant d'acuité aux tâches communautaires comme l'entretien et le nettoyage des locaux communs. Ces avantages pourront durer ainsi une dizaine d'années supplémentaires, voire plus dans des cas exceptionnels, en contrepartie de leur engagement à être compétents en ingéniérie, en médecine, en pharmacie au service de tous.

Assurés de leur capacité à soigner les autres, sous le pilotage de plus anciens, les nouveaux médecins par exemple deviendront les gardiens de la santé de tous. Responsables de la stricte propreté des locaux où ils seront amenés à officier, ils seront exonérés d'assurer celle des ateliers, voiries, etc... sachant qu'en contrepartie ils seront amenés à être sollicités à n'importe quelle heure en cas d'urgence, donc bien plus souvent que par exemple ceux qui devront dégager des voies d'accès obstruées par des arbres tombés. Ils seront secondés par des infirmiers, aux compétences moins lourdes, mais surtout complémentaires des leurs.

D'autres, plus versatiles dans leur parcours, seront amenés à assurer la convivialité de la communauté, en élaborant des manifestations amenant des personnes plus repliées sur elles-mêmes à mieux participer à la vie commune. Cet aspect de la vie ne sera pas spécifiquement assuré par une "profession" particulière, chacun pouvant fort bien avoir plusieurs "casquettes" en fonction du moment, des circonstances et de la personnalité des intervenants.

D'autres tâches, dites artistiques, seront un "plus" qui sera plus ou moins lié à l'éducation, sachant que certains aspect de l'art demandent une formation spécifique. Mais pas plus qu'il n'y aura de "politiciens professionnels", il n'y aura "d'artistes professionnels". Ceci pour éviter que certains ne se prennent pour des surdoués.

Restent les tâches d'entretien des parties communes. A part celles, bien spécifiques, des locaux liés directement à la santé, de la responsabilité des compétents en cette matière, tout le reste sera assuré par tous les autres citoyens. Un bon moyen pour que personne ne jette inconsidérément quelque chose par terre, puisqu'il sera amené, ensuite, à le ramasser. Les éventuelles réparations seront l'affaire de tous, dans la mesure de leurs moyens physiques. Certains seront amenés, d'ailleurs, à être provisoirement les coordinateurs de ce genre de tâches. Provisoirement, pour que ne se développe pas la mentalité de "petits chefs". Et sachant que, pendant qu'ils assureront cela, ils seront moins sollicités physiquement que d'autres.

Une question pourra se poser : et que feront les plus anciens ? Toujours citoyens bien entendu, ils assumeront jusqu'au bout les tâches qu'ils pourront accomplir, ni plus, ni moins, c'est-à-dire pas nécessairement  celles qui étaient leur lot des années auparavant. Transmettre leur savoir, leur savoir-faire, leurs trucs, sera important. Accueillir des enfants, jouer avec eux, permettra à la communauté d'être plus unie. Ils ne seront pas parqués ensemble dans des mouroirs trop commodes. Ils continueront à avoir leur place dans les cercles de décision, et d'être éventuellement présidents ou secrétaires de séances, voire délégués quand ce sera leur tour. Et le jour où ils ne pourront plus, une tâche importante sera de fait de venir les assister chaque jour dans des demeures bien centrales, au milieu de tous. Terminés, les lits anonymes d'hôpital où la vie finit au milieu d'une barbarie de tubes et de personnel harassé.


La nouvelle donne sociale : droits et devoirs

La famille
Quand des jeunes deviennent suffisamment autonomes, il peuvent demander à bénéficier d'un logement séparé de celui de leurs parents. Cela est particulièrement vrai, s'ils veulent se mettre à deux pour constituer une nouvelle cellule familiale. Il ne s'agit pas de mariage : il n'a plus de sens, à partir du moment où il ne s'agit plus de considérer le logement comme un lieu définitif. Il n'y a plus à craindre l'expulsion, ni le chômage. C'est simplement une nouvelle vie communautaire qui commence. Ce n'en est pas moins exigeant, bien que sur le mode implicite. Chacun doit aux autres respect, assistance, dès le départ.

Le fait de se mettre en couple, là aussi implicitement, rend probable l'arrivée d'enfants. A ceux-ci, il faudra naturellement assurer nourriture, entretien de la santé, éducation, vêture, et bien entendu le gîte sous le même toit. Réciproquement, les enfants doivent à leur parents respect, aide quand ils sont assez grands, obéissance parce qu'ils n'ont pas encore les éléments de jugement. Rien n'est écrit, tout est implicite, ce qui n'enlève rien à la nécessaire impérativité de ces éléments de vie en commun.

La communauté
Sur le même modèle que la famille, la communauté est le lieu où chacun respecte les autres, et en est respecté. Chacun doit à la communauté l'accomplissement des tâches qui lui auront été assignées de façon plus ou moins explicite selon les circonstances. Il peut s'agir de tâches communautaires habituelles et assumées par tous, de ce qui a été convenu en commun en fonction des talents de chacun, ou de tâches plus spécifiques que le coordinateur du jour aura assignées. En retour, chacun peut attendre de la communauté la sécurité du gîte, de la vêture, de la nourriture. La communauté est une famille élargie, sans les liens du sang.
La Grande Communauté
Il s'agit d'un concept beaucoup plus vaste. Il est lié aux cercles concentriques de décision. De cercle en cercle, pour des question bien plus générales, et vitales pour tous, le plus grand cercle peut être amené à recouvrir la Terre entière. Chacun y est relié dans les mêmes proportions que dans des cercles plus restreints. Tous étant égaux, tous étant subtilement différents, chacun apporte sa richesse propre à l'ensemble, sans aucune discrimination, y compris ceux dont l'intelligence est apparemment moins développée que chez d'autres.

Ne seront exclus, par conséquence à leur volonté propre, que ceux qui rejettent les règles communes : les règles communes les rejetteront à leur tour. Ils seront réintégrés s'ils acceptent enfin de partager les avantages et les inconvénients de tous. Toute vie commune a ses avantages et ses inconvénients. Toute vie en marge également.


La nouvelle donne écologique : chacun est un Terrien

La production
Ne sont désormais utilisées que les matières premières dont les communautés ont besoin. En utilisant intelligemment les énergies renouvelables, en évitant de les gaspiller par un transport au loin, des communautés qui retrouvent une vie plus saine et moins dispendieuse de ressources n'ont pas besoin de beaucoup. Les outils, machines, ustensiles, tous réparables, grèvent peu les ressources naturelles. Pas de stocks inutiles de "machins" que l'on produit d'abord, et que l'on tente d'écouler presque de force ensuite.

Les déchets
Les déchets, dans ce nouveau contexte, sont considérablement moins importants. Peu d'émanations nocives, peu de rejets à effet de serre, finis les inutiles emballages multiples, quand on ne peut faire autrement sont totalement privilégiés carton et verre, bois éventuellement. Les eaux usées ne sont le plus souvent que des eaux ménagères, les eaux industrielles entrant pour beaucoup moins dans la pollution générale.

Les transports
Dans un contexte où il n'y aura plus de grands conglomérats financiers et industriels, les transports seront pour l'essentiel générés par le nécessaire déplacements de certains objets élaborés ici, et demandés là. Il suffira de quelques camions et de chemins de fer reconvertis pour l'essentiel au fret. Et aussi de quelques transports en commun. Quant au transport d'énergie, il sera réduit au minimum par l'utilisation de solutions locales, coûtant bien moins par déperdition sur longues distances.

La réparation des dommages antérieurs
C'est sans doute le poste le plus difficile. Beaucoup de friches industrielles, de décharges plus ou moins sauvages devront petit à petit être reprises et retraitées dans le respect de la politique générale de respect de la nature. Cela demandera beaucoup en temps-homme pour y parvenir, des centaines d'années peut-être. Le plus difficile, et de loin, proviendra des anciennes centrales nucléaires pour lesquelles il n'y a pas de vraies bonnes solutions. La création par l'humain de déchets à longue demi-vie et à nocivité extrême (plutonium par exemple) a un côté irrémédiable, avec des projets qui ne seront que de pâles pis-allers (décharges en galeries profondes, de containers les plus solides et pérennes possibles).


La nouvelle donne juste : quand Thémis retrouve la sérénité

Les fautes dans le cadre familial
En famille, tout se règle dans le consensus. Parce qu'ils n'ont pas tous les éléments pour juger d'une situation où ils ont fait plus ou moins volontairement "des bêtises", les enfants devront se plier à la décision finale des parents. En revanche, il sera nécessaire que les parents prennent le temps d'écouter les remarques des enfants, pour leur éviter la frustration du châtiment apporté sans discussion, et sans compréhension de ses vraies causes. Expliquer, expliquer, même aux enfants tout petits qui ne comprennent pas encore très bien les mots des adultes. Expliquer, mais ne pas lâcher. Ce sera probablement plus facile, si les parents ont par avance une vie sereine, sur laquelle ne planent plus les risques de chômage, de stress, d'ennuis financiers.

Les fautes envers la communauté
A quelqu'un qui aura délibérément désobéi aux règles de la communauté, devra être apportée une réponse adaptée. Cela occasionnera probablement de devoir réunir le cercle de décision, qui statuera non selon des codes rigides, mais au cas par cas. Si la faute est vraiment grave, elle obligera peut-être à mandater dans certains cas un délégué à un cercle plus large, afin de rendre réellement publique la décision finale. S'il s'agit d'un rejet communautaire, la "publicité" apportée à celui-ci est nécessaire. Dans un monde où n'existent plus l'argent et le profit, certaines tentations n'existent plus. Restent la passion et la colère par incompréhension ou abus d'excitants.

Les fautes envers la Grande Communauté
Selon la gravité des faits, le jugement pourra se trouver énoncé par un cercle déjà important, voire la communauté humaine tout entière. L'ostracisme sera alors total, et équivaudra à une condamnation à mort. Le ou les coupables seront déposés sur une île déserte, d'où ils ne pourront pas sortir. Une telle sanction ne peut bien entendu être que particulièrement exceptionnelle.

Les litiges
Comme il peut y avoir des points litigieux entre membres de la communauté, c'est elle qui tranchera par discussion, et dans un pareil cas elle ne pourra se séparer aussi longtemps qu'au moins les deux tiers ne seront pas d'accord sur la solution à apporter. Cela évitera toute contestation ultérieure, et évitera de perdre du temps en appels successifs.


CONCLUSION

Il s'agit là d'une tentative de "mettre à plat" une nouvelle façon de vivre ensemble. Ce n'est bien entendu qu'une ébauche, perfectible et nécessairement incomplète. Pareille Utopie est indispensable, pour permettre à toute l'humanité de progresser. Elle oblige chacun à être très responsable. Ce n'est pas une vie facile qui est ainsi présentée, mais une vie ensemble qui veut être juste. Une vie où ne sont exclus que ceux qui le veulent.

samedi 17 novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes: Hollande donne de la voix contre les opposants

AFP  le 16-11-2012 à 18h50 - Mis à jour à 20h32

projets poubelles, contestés
PARIS (AFP) - François Hollande a mis en garde vendredi les opposants à la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), en insistant sur "la force du droit" dans ce dossier, à la veille d'une grande manifestation contre ce projet cher au Premier ministre et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault.
Le chef de l'Etat ne s'était pas exprimé sur ce sujet depuis que des actions de blocages, accompagnées parfois de violences, sont menées par les opposants au projet rebaptisé "Ayraultport".
En marge d'un déplacement en Pologne, François Hollande est sorti de sa réserve pour défendre le projet et par là même son Premier ministre, qui en est le premier promoteur.




Précisément, Monsieur Hollande, il y a une vraie contestation à cette déclaration d'utilité publique qui, selon ceux qui l'ont subie et connaissent bien le dossier, s'est déroulée au mépris des concertations, des discussions et des dialogues. Ce fut le genre "Mais le dossier n'est pas ouvert", puis presque aussitôt "Trop tard, c'est déjà refermé".  Celui qui était alors maire de Nantes a refusé de s'asseoir à une table calmement et pour un dialogue ouvert avec les contestataires, alors qu'il aurait été de l'intérêt de tous qu'il accepte ce défi pour démonter les critiques.

Il est logique dans ce cas-là que le bon droit se retrouve non du côté des autorités plus ou moins autoproclamées, mais de ceux qui apportent arguments et preuves démontrées des failles du dossier. La force n'apporte pas le droit.

Pour donner du poing sur la table, le président de la république aurait-il soudain peur ? Peur de voir au grand jour démonté un système peu clair qui mettrait terriblement en porte-à-faux son premier ministre ? Bien des projets où sont impliqués les grands du BTP manquent cruellement de clarté. Cela aussi, il faut que cela cesse.

La manifestation-reconstruction d'aujourd'hui montrera à un Pouvoir fatigué, non dans les personnes, mais dans sa structure même, que le Peuple a encore et toujours son mot à dire. Qu'on le veuille ou non, c'est toujours lui, le Patron.

"Bon appétit, Messieurs !"

mercredi 31 octobre 2012

Dissolution de l'Assemblée, démission du président, création d'un Constituante - NDDL le scandale de trop


Notre-Dame des Landes : l'hôte de Matignon a perdu son pari. Malgré de grandes violences encore aujourd'hui, des points d'appui résistent encore, quand ils ne se reconstituent pas dès que les forces de la force ont le dos tourné. Et nous sommes le 31 octobre au soir, début de la trève hivernale. Oui, c'est raté, Monsieur l'ancien maire de Nantes.
C'est d'autant plus raté que, comme vous le savez sans vous en vanter, la conformité de votre projet avec la loi sur l'eau a reçu un précautionneux feu vert, assorti d'obligations impératives de mise en conformité avant tous travaux qui seront chères, très chères, si vous réussissez à vous y conformer.
De jour en jour l'opposition grandit, grandit. De jour en jour de nouvelles personnalités, de nouvelles associations se joignent au mouvement de protestation. Votre petit balayage de quelques geignards (comme vous pensiez qu'il en était ainsi) a déjà dépassé les deux semaines, et l'opposition déterminée est toujours là. La relève des blessés, des trop fatigués a été assurée. Radios, voire télévisions timidement rendent compte de plus en plus de vos déconvenues quotidiennes.
Ajouté à vos débuts difficiles en politique nationale - un pas en avant - deux pas en arrière - on recommence - changez de cavalière - et une - et deux - ce dossier va plomber très lourdement tout l'avenir de votre "gouvernance" comme aime à dire la novlangue.
La dernière dissolution de l'Assemblée date du 21 avril 1997, quand Jacques Chirac renvoya devant les électeurs une majorité importante de droite qui ne le soutenait pas. Ne serait-il pas temps que le président élu sans panache, malgré un report républicain des voix de la vraie gauche, remette à zéro les compteurs à l'Assemblée Nationale, et démissionne dans la foulée ? Ainsi il serait possible de mettre sur pied une Assemblée Constituante issue uniquement de la société civile (tous les politiciens hors course) qui écrive un texte nouveau débarrassé des scories d'un régime à bout de course, empêtré dans les scandales, les compromissions, la dictature d'une ENArchie obsolète, les courbettes devant les dictateurs de Bruxelles, Francfort et Berlin (sans compter New York et la City).
La Cinquième République s'écroule ! La Cinquième République est morte !

(ci-joint des témoignages, par des volontaires venus de partout en Europe pour défendre NOTRE Terre - ce qui explique parfois leur français imparfait)

Appel a la résistance massive contre l’Etat térroriste ! Témoignage d’un-e résistant-e sur la ZAD à propos de la terreur d’état du 30 octobre à NDDL


La haine , que de la haine.



Aujourd’hui mardi 30 octobre 2012 des terroristes (le terme térrorisme est apparu alors que l’état térrorisait les populations) nous ont assiégés. Armés de flashball , de grenades asourdissantes et de désencerclement , de tazers, de flingues , de matraques de tout l’équipement qui puent les morts tombés sous leur joug. Ils ont encerclés et après des affrontements où l’on entendait les détonations des grenades, les bulldozers sont arrivés. Ces engins de déstructions étaient venus pour effacer un espace où des individu-e avaient repris en main leur vie de leur manière , où illes défendaient ce qui permet a tou-te-s de vivre. Parce que « quand le dernier arbre sera abattu , la dernière rivière empoisonnée , le dernier poisson capturé , alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ».


Mais ces dangeureux terroristes souhaitaient tout détruire pour bétonner ce qui permet a tou-te-s de vivre pour l’emploi, pour la croissance, et bien sûr au nom de l’écologie. Alors c’était facile pour eux car un multinationale-etat leur permettaient de tout faire. Dans ce monde la justice est au service des véritables terroristes.


Alors Mr le préfet et sa clique, quand on attaque des gens à la grenade et au flashball…Quand on terrorise les gens par l’opression la repression, quand on détruit ce qui permet a toi et tes sbires de vivre sur cette terre et qu’en plus tu as le culot de dire que nous sommes des terroristes qui vous harcelons, permets moi de te dire que ton arrogance et ton mépris sont le reflet de ton inconscience. Alors toi le prefet , toi la république terroriste endormeuse des masses , va te jeter dans le gouffre que tu a créée.


On devrait vous condamner pour saccage , destruction du vivant , génocide indirect sur le long terme de l’espèce humaine , terrorisme contre une population , par la répression , mise en danger des chances de survie de l’humanitée , collaboration avec une mafia nommé multinationale , organisation de malfaiteurs ayant commis des dégradations en réunion,mise en danger de personnes avec des armes « non létales » participation a l’extinction d’espèces vivantes , pollution grave des sols, de l’atmosphère via le chérozène et le bétonnge , déportation de la population locale en HLM , mise en danger de la biodiversitée et des relations humaines. Mais pas pour vous enfermer dans une prison mortifère que vous avez mise au point , pas pour vous condamner à mort dans un tribunal populaire, non. Mais pour vous employer à aller dans tout les lieux radioactifs , dans tous les lieux pollués pour les décontaminer avec le matériel que vous donnez au « simple » employé de base. Pour vous mettre en face de la réalitée que vous avez créee, toi la république , toi le patron , toi la multinationale , toi le flic , toi l’état , toi le patriarcat , toi le faschiste , toi le collabo.









Je sais ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes
Je sais ce qui se passe à Notre-Dame des Landes. Et je ne l’oublierai pas, quelle que soit l’issue de cette lutte qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Malgré l’omertà des grands médias, qui réduisent le juste combat non violent des habitants des terres et des bocages contre les forces policières armées, à une brève ou à quelques images d’illisibles échauffourées quand ils ne le passe pas sous un silence complice, je sais heure par heure les destructions, ordonnées par l’État, de fermes, de cultures, de cabanes établies dans les arbres. 


Je sais l’usage des grenades lacrymogènes, des grenades explosives. Je sais les tirs de flashballs. Je n’oublierai pas. Je n’oublierai pas que le Président de la République et le Premier Ministre socialistes ne veulent pas entendre les habitants quand ces derniers sollicitent une simple écoute. Surdité absolue des sommets de l’État : on interpelle pas le Président puisque, dans notre pays, seule la police interpelle le citoyen, pour l’arrêter quand il proteste. 


Je sais maintenant que ceux qui gouvernent notre pays ne sont pas les hommes et les quelques femmes que les Français respectueux du suffrage universel ont élus, mais les capitaux investis au mépris du bien-être des individus, les multinationales insensibles à l’intérêt général et pour lesquelles le profit, sans cœur, ni âme, ni raison, est le seul moteur de l’action. L’État montre aujourd’hui que la police française est au service des bétonneurs, que la police française est l’agent fonctionnarisé des destructeurs de l’environnement pour leur unique profit. Elle n’a donc plus rien à voir avec la protection du citoyen. Doit-on dorénavant considérer la police française comme le bras armé d’une puissance d’occupation ? Dans ce cas, seule la révolte est légitime. Je n’oublierai pas l’opiniâtre résistance des gens simples qui défendent l’intégrité de ce territoire magnifique contre la voracité des profiteurs appuyée par l’État. Je sais ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, et je n’oublierai pas.
Juliette Keating, 31 octobre 2012

samedi 20 octobre 2012

Notre-Dame-des-Landes, les actions s’étendent (7seizhinfo)

Si, si, la défense de la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame des Landes n'a en rien plié, elle est toujours là, et le montre. Soyons ce matin 20 octobre nombreux avec les partis de gauche, les associations, devant la préfecture de  Nantes, ou à Quimper, à Paris.... 

Notre-Dame-des-Landes, les actions s’étendent

(Mélize, rédaction 7seizhinfo)

19 octobre 2012

Alors que les militaires ont quitté massivement le site de la ZAD (Zone à Défendre)  hier soir. Aujourd’hui, les patrouilles et points de contrôle ont repris position pour garantir la suite du dispositif des opérations de nettoyage du ministère.
Libre circulation inexistante, mais le regard extérieur peut espérer aller se rendre compte sur place de l’ampleur des opérations toujours en cours. C’est bottes au pieds et en passant à travers champs. que l’on peut constater les destruction de maisons, dégradations des jardins et autres atteintes durables à la nature. Mais aussi, le massacre de salamandres par des hordes de véhicules militaires peu attentifs aux horaires de déplacement des petits amphibiens figurants sur la liste des espèces protégées par l’arrêté du 19 novembre 2007.
Les expulsions des premiers lieux concernés continuent dans le silence assourdissant de la presse française. Une seconde vague d’expulsions est attendue très vite par les occupants et la préfecture ne s’en est d’ailleurs pas cachée.
En attendant, peu nombreuses où absentes sont les déclarations ou prises de position des politiques. Beaucoup se contentent de faire passer les occupants pour des anarchistes occupants des biens privés. C’est vite oublier que les terrains ont été rachetés par la grosse machine Vinci et que d’autres appartiennent aux collectivités locales, donc… à tous ! Tellement plus simple que de se remettre en question et de réfléchir à d’autres voies, d’autres choix de vie. La société de l’argent a créé de toutes pièces ces révoltés. Le monde moderne n’assume pas ses dérives quand ces enfants de la zone grise ne font qu’ouvrir des pistes de réflexion : quel monde pour demain ?
Notre dame d'Hollande © Dom - 7seizh.info
Notre dame d’Hollande © Dom – 7seizh.info
Aujourd’hui encore, 7seizh.info vous propose  de suivre leur fil-info. Prenez le rythme de leur vie, sous la pluie qui n’a pas cessée depuis le début des expulsions. Vivez aves les sans-terre et les sans-toit de Notre-Dame-des-Landes. Les enfants de la zone grise, création du monde moderne, ne quittent pas le lieu de liberté !
LES OCCUPANTS DE LA ZAD ET L’ACIPA APPELLENT LA POPULATION :
En soutien aux habitant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes en cours d’expulsion, la coordination des opposants appelle à se rassembler devant la préfecture de Nantes en cours de  journée le plus possible. Appuyer la demande de rendez-vous faite au préfet par le Collectif d’élu-e-s et la coordination des opposants
Rappels :
* vendredi 19
-  9H  : rassemblement devant la Préfecture de Nantes (renforcement de la vigie nantaise) et sur le parking de la poste à Notre Dame des Landes pour aller sur la zone ensuite (prévoir bottes et vêtements de pluie)
- 18H30 : rassemblement à Rennes devant la mairie
- 19H : rassemblement à Nantes devant la Préfecture
* samedi 20 à 11H   : rassemblement devant la Préfecture de Nantes
Rassemblement de soutien à Paris, Quimper,….

  • 23:30 : dernières nouvelles reçues concernant les 3 personnes parties faire des courses : 1 est revenue, les 2 autres sont en GAV dans deux commissariat différents
  • 23h00 : bon, on attends, mais plutôt contente d’avoir peut-être perdu le coin aujourd’hui, mais on a reprise une maison qui était consacré au destruction, au moins pour cette nuit, elle re-vie !!! on reste ici encore un peut, sinon, on se “voir” demain matin a partir de 5 h !!!!!
  • 22h50 : tout se passe très bien, les copains et copines se amuse bien dans notre “nouvelle” maison !
  • 22h33 : 7Seizh compte-rendu de la manif de Rennes :  Siège du PS et de la mairie tagués. Organisations présentes : les indépendantistes bretons de Breizhistance, Europe Ecologie Les Verts, NPA et Parti de Gauche + des groupes anarchistes. Gros déploiement policier. Alors que la manifestation était finie, des policiers en civil ont suivi les manifestants pendant un moment.
  • 22:24 : les fourgons sont repartis direction Notre dame des Landes :)22h19 : Bon on vous dite maintenant, une nouvelle maison a été ouvert ce soir a 19:50, tout se passe bien, on mange, on discute et on s’en fout de EUX !!
  • ZAD / Notre dame des Landes : Communiqué de presse du 19/10 AGO n’est pas au bout de ses peines, les occupations continuent Contrairement à ce qu’on a annoncé le préfet de police, nous sommes toujours sur la ZAD et de plus en plus nombreux-ses. Occupant-e-s, paysan-ne-s, locataires, personnes de l’extérieur, nous sentons tou-te-s concerné-e-s par ces premières expulsions car l’objectif, à terme, est d’expulser l’ensemble des habitant-e-s. Ce soir, nous souhaitons donc affirmer notre volonté de réoccuper la zone. Cette ouverture en préfigure bien d’autres. La manifestation de réoccupation, qui aura dans les prochaines semaines sera un temps fort pour réinvestir les lieux. AGO n’est pas au bout de ses peines, les occupations vont continuer. 
    - 22:16 : 250 manif Nantes, 150 Manif Rennes,….
    - 21h40 : 3 fourgons revenue au carrefour Ardellières
    - 21h35 : les 10 fourgons se dirige vers la Paquelais, probablement pour joindre les 3 fourgons en face de Sabot
  • 21h20 : 10 fourgons de GM au carrfour Ardellières, ils sont en train de faire des vont des contrôles routière et sont en modus Robocop ( equipées ) sans vraiment avoir des obstacles en face ! :/
  • 20h46 : des girofares vers les Ardillières, ils bouge pas pour l’instance
  • 20h42 : bon, pas des nouvelles de fourgons, peut-être ils sont en train de chercher leur Pizza quelque parts…..PAS non plus oublier vous tenir en courant de choses “fort drôles” d’ici, un peut de patience svp :)
  • DEMANDE A L’EXTERIEURE : pour la manifestation demain on demande noa amiEs dehors la de nous aider un peut et mettre en page les messages de solidarité ( ICI )puis imprimer et amener a la manif pour qu’on peut repartir avec, l’histoire de faire plaisir aux copains e copines ici qui n’est sont pas en courant car pas d’access internet !!! MERCI !!!!
  • 20h36 : plusieurs fourgons arrive de la Paquelais, vers ou, on sais pas encore
  • 20:25 : de sirenes été entendu vers le sud, on sais pas si ca nous regarde, mais si oui, on saurai bientôt !!
  • 19h50 : ils se passe des choses trop bien içi, restez connecté, on vous donne des Information dans quelques instances….. :)))))))
  • 19h38 : le carrefour Ardillières est barré avec des signes de route, mais aucune présence des gendarmes sur place
  • 19h37 : les 3 personnes qui sont partis à faire des courses ce aprèm sont pas encore revenue…..
  • l18h45 : barrages de flics confirmés aux Ardillères, sur le D81 entre le Moulin de Rohanne et Vigneux, et sur le D281 entre le carrefour des Fosses Noires et La Paquelais.
  • 18h30 : La rentrée en luttes contre l’aéroport sans logis – RDV après la manif à Nantes : On vous invite à se retrouver après la manif. Pour celleux qui ne pourraient ou ne voudraient pas venir dès 11h, on vous attendra entre 13h et 14h au square Daviais. Merci de faire passer le mot !
  • 15h08 : Le GIPN a été vu il y a une heure au niveau de fosses noires, se dirigent vers le ouest ( fôret Rohanne ) avec les baudrier. à la Saulce rien a signaler, pas de nouvelles de la zone autour de Sabot, on essaye de trouver de plus vite un contact
  • 14h41 : de mouvements de fourgons sur la ZAD dans tout le sens, on a l’impression qu’ils ont du mal a se décider qui ou quoi attaquer pendant l’après midi…peut-être ils se sont pommé ?
  • ON APPRENDS QUE IL Y A DES CONTROLES DE ID A LA GARE DE NANTES !
  • 14H32 : les CRS qui vienent d’arriver de la route des Ardillières vers la Fôret sont reparti après quelques minutes
  • 14h12 : pas trop des nouvelles au tour de Fôret, manque de contact vers la bas, on espère que nos amiEs vont bien. Le coin est expulsé et detruit. Merci le coin, tu va nous manqué !
  • 13h50 : barrage du carrefour entre les fosses noires/chemin de suez
  • 13h05 : il y a beaucoup des fourgon de GM vers le fôret et entre Tertre et le Rosier, avec des pompiers
  • 11h30 : carrefour des fosses noires bloquées au niveau de la Saulce
  • 10h40 : expulsion du Coin en cours
  • 10h30 : l’opération n’est peut-être pas finie pour cette phase … ils ont expulsé l’Isolette, et tourne actuellement autour des Fosses Noires
  • 10h20 : une personne interpellée ( pour contrôle d’identité ? ) au cours d’un contrôle de véhicule
  • 9h45 : des véhicules de travaux sous escorte, on ne sait pas encore ce qu’ils font
  • 8h53 : rien à signaler depuis ce matin hormis quelques patrouilles qui tournent sur la Zad, et des barrages routiers filtrants en certains points. Les flics ont massivement quitté la zone hier soir. On reste vigilant-e-s mais il se pourrait que ce soit la fin d’une première “vague” d’opération ici. Ca risque de reprendre dans les jours à venir, et de durer …