Plus que jamais, les partis traditionnels, tous, absolument tous, sont confrontés à une obsolescence de leurs statuts. Même parmi les formations les plus "révolutionnaires", la flamme pâlit et sent le vieux suif ranci. A plus forte raison chez les Grands Partis de Gouvernement, on sent résolument la fin de règne vermoulue, chancelante, soutenue par des beaux parleurs chez qui la langue de bois est la seule partie encore dure - l'oreille, aussi, c'est vrai, qui refuse d'entendre les récriminations, voire les insultes indignées du peuple. Décidément, le salut est ailleurs.
Plus que jamais, je
pense être sur la bonne pente, même si je me sens un peu seul
parfois.
Avec méthode, j'ai participé à la campagne pour le
boycott à ces élections.
- élections sans
enjeu, pour un parlement inutile de l'aveu même de Van Rompuy
quelques jours avant le scrutin. Et comme je le soulignais dans un
billet, même si le représentant du peuple à Strasbourg se donne l'illusion d'avoir une tribune, qui l'écoute
quand les rares députés présents sont penchés sur leur tablette
ou accrochés à leur téléphone ?
- élections-caution
à un Pouvoir qui a écarté d'un revers de main le NON des rares Européens
à qui on a donné l'occasion de voter (vraiment pas beaucoup). Je ne parle
pas des Luxembourgeois, cas à part s'il en est, tant ils profitent du
système... Il fallait bien que les urnes boudées traduisent
l'exaspération et le mépris de tous nos amis européens, car
l'abstention fut large partout, même si les médias évitent d'en
faire l'apologie.
Je regrette
seulement que cette abstention-sanction n'ait pas été plus large
encore. Mais pour faire quoi, à la place ? Quelques voix se lèvent
pourtant, pour suggérer autre chose. Des personnes relativement
connues comme Pierre Rabhi. Des amis du Net, comme Caleb Irri.
Moi-même, je m'étais fendu de quelques propositions, qui ne sont
que cela bien entendu.
Des alternatives
vraiment différentes existent donc. Il sera difficile d'en diffuser
la teneur, tant lémédia sont verrouillés (surtout en France) par
nos opposants les Grands Capitalistes. En tout cas, quand je vois ces
mêmes médias qualifier le FdG de "gauche radicale", j'ai
un sourire un peu crispé. Il va falloir trouver mieux, aller plus
loin, et convaincre nos compatriotes de nous suivre, ou plutôt de
nous accompagner : c'est tous ensemble, sans se prendre pour des
élites, qu'il va falloir œuvrer malgré les Forces de l'Argent.
Quitte à utiliser leur goût du profit pour les détruire, comme un
spécialiste d'arts martiaux sait utiliser la force de son
adversaire.
