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lundi 2 septembre 2013

Intervention en Syrie : pas plus qu'ailleurs

Un concept détestable : le droit d'ingérence. Que ce soit bien ou mal, et je pense que c'est mal, les rapports humains à grande échelle dans ce monde sont basés sur les frontières. Violer celles-ci sans y avoir été invité par les autorités locales contrevient au droit international. C'est pourtant ce que font impunément "les Occidentaux" et leurs "protégés".

C'est à nouveau ce que veulent faire "les Occidentaux", après ces catastrophes que furent l'Irak et la Libye, ces fiascos que furent le Viêt Nam, l'Afghanistan ou la Côte d'Ivoire... C'est logique, puisque c'est au nom (caché) de leurs intérêts que ces eurent, ou ont lieu. L'humanitaire est le haillon dont se drapent des personnages imbus de leur propre aura.

Non, aller en Syrie, après s'être ingénié à y pourrir une situation "pas terrible", mais interne, c'est encore une chose qu'il ne faut pas : elle ne fait que révéler des appétits qui n'ont rien d'humanitaire, mais qui empestent le gaz et le pétrole. Et y avoir laissé s'introduire des terroristes grassement payés par le prince Bandar et l'Arabie saoudite, avec des gaz mortels (il est prouvé, et re-prouvé que ce sont eux qui les ont utilisés) est tout simplement criminel.

Au même titre que GW Bush, Obama devrait être traîné devant le tribunal international. Mais des dirigeants d'autres pays, comme Blair, Sarkozy, également. Des noms sinistres traînent depuis des décennies : le Chili (11 septembre 1973), Grenade, le Nicaragua, le Honduras, mais aussi l'Algérie ou le Kosovo.

La politique intérieure n'est pas mon sujet favori : je préfère l'International, qui est la clef des "réformes" internes le plus souvent. Et si Hollande a la place qu'il occupe, c'est avec l'aval préalable "des Autres".

(petit billet d'humeur, sur un clavier différent du mien)

vendredi 1 février 2013

Nadir Dendoune enfermé, l'Irak détruit, Washington grimaçant

C'est le billet du Cri du Peuple de ce matin qui me fait tressaillir. Un journaliste français est incarcéré en Irak par les militaires. Pas de visites, pas d'interlocuteurs aux autorités consulaires françaises, le néant. Et selon les rumeurs, aucun chef d'inculpation.

Il y a presque dix ans, sous des prétextes plus que puérils, navrants, la coalition Tony Blair-GW Bush jette toute ses forces sur un pays dont la moitié est un désert, et l'autre, le "paradis terrestre" pour reprendre une expression connue. Après avoir tout détruit, y compris la géographie même du pays, les hordes de ces modernes Attila repartent enfin huit ans plus tard. Elles avaient trouvé un pays certes très affaibli par leurs embargos, mais encore vivable. Quand elles repartent, ces hordes, le désert a envahi tout le pays, il ne reste rien.

C'est là qu'un journaliste français, un homme sans peur ni haine, retourne donc dans ce qui reste de cet Irak mythique, celui qui donna naissance à Haroun al Raschid. C'était il y a une quinzaine de jours. Depuis, quelque chose est arrivé, il est au secret. Qu'a-t-il vu, qu'il ne fallait pas ? Le saurons-nous un jour, de préférence de sa bouche même ? 

Quand s'arrêtera de nuire le Ben Laden du monde, la ville de Washington ? C'est en grande partie sous son influence que la Terre est en train, jour par jour, de s'autodétruire. Il faut faire quelque chose !