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vendredi 2 novembre 2012

Face au terrorisme du gouvernement espagnol, et à la complicité Vallseuse

C'est grave. Désormais, en Espagne, et de facto en France, la liberté d'expression politique, s'exerçant dans des assemblées connues, est frappée d'emprisonnement en Espagne. Considérer un groupement politique, avec des meetings non-violents (Batasuna) , comme terroriste, est tout simplement un crime que le gouvernement espagnol assume avec hargne. Héritier de plus en plus ouvertement de l'abomination franquiste, il est en train de ruiner des années de processus de paix pour des motifs agressifs et terriblement contre-productifs. S'il voulait relancer la guerre civile espagnole de 1936, il ne s'y prendrait pas autrement.

Peut-être ce gouvernement miné par la crise que ses prédécesseurs ont rendue inéluctable par leur imprévoyance, leur irresponsabilité et leur inféodation au Capitalisme mondial, se raccroche-t-il ainsi à la violence si bien portée par le caudillo autrefois comme seule solution pour perdurer coûte que coûte. Car c'est en fait la faillite même du régime qui se dessine là à grands pas. On peut même penser qu'en se réfugiant ainsi dans le déni et l'âpreté du discours, il va précipiter cette chute. Les forces centrifuges, en particulier basques et catalanes, vont se déchaîner et précipiter l'unité toujours précaire du pays dans le néant.

Les créanciers de l'Espagne voient certainement d'un bon œil cette débâcle se profiler, car ainsi ils auraient face à eux des entités plus petites, bien moins capables de leur résister. C'est pourquoi il est loisible de se poser la question : qui a lancé ce processus dément ?

Un nom pourrait expliquer ce qui se passe maintenant. Originaire de Catalogne, le sinistre français de l'intérieur aurait peut-être intérêt, par solidarité avec d'autres Catalans, à relancer la violence en Espagne. Le gouvernement de Madrid pourrait se retrouver entre deux fronts de contestation puissants. Il ne s'agit bien entendu que de spéculations. Celles-ci, cependant, alimentent une hypothèse, à suivre pour voir si elle se réalisera.

Le fait est là. Non-violente, élue en France par ses compatriotes, qui la soutiennent dans sa lutte simplement verbale, Aurore Martin est désormais emprisonnée en Espagne par l'action de la police diligentée spécialement par le ministre de l'intérieur français, qui l'a conduite directement à la frontière. Les deux gouvernements, par ce simple fait, sont tout simplement devenus illégitimes tout entiers. A ces faits incontestables et irrémédiables, ne peut répondre, dans la non-violence, que la désobéissance civique.

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