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dimanche 11 mars 2012

C'était il y a un an, au Japon

Ce matin à 5h46 (14h46 là-bas), le Japon entier s'est figé pour une minute de silence à la mémoire des victimes de la catastrophe, tremblement de terre et tsunami. Il y a un an, le Japon a basculé dans une horreur dont il ne se relèvera jamais complètement.

En raison de la pollution radioactive qui imprègne beaucoup de débris qu'il faut évacuer, des zones de plus en plus grandes du territoire japonais ne seront plus jamais saines pour des générations et des générations. Il faut lire cet état des lieux qui loin de donner quitus aux autorités japonaises, proclame que le Japon sera de plus en plus infecté et dangereux, que ses habitants, surtout les plus jeunes, seront affectés dans les décennies qui viennent de nombreuses séquelles cancéreuses ou autres. Les autorités ne font rien, tenues à la gorge par le lobby de l'énergie soutenu par les yakusas. 

Ne nous faisons aucune illusion : notre pays est tout autant bâillonné, sinon plus encore. Au Japon, les deux derniers réacteurs encore en service seront arrêtés pour l'été. En France, les 58 restent en fonctionnement, et les irresponsables font le forcing pour que leur durée de vie, théoriquement de 30 ans, passe à 50, 60 ans. On peut imaginer les risques que cela implique.

C'est pourquoi hier et aujourd'hui toute la France est traversée de manifestations dans le but de sortir du nucléaire civil et militaire. J'ai participé hier à l'une d'entre elles, avec cette pancarte.

 Si ne se présente pas un renversement total de la politique énergétique en France, il risque, comme ce fut presque le cas le 27 décembre 1999 dans le Bordelais, d'arriver ici ce qui est arrivé dans le Tohoku il y a un an.

Luttons pour que nos enfants et lointains descendants ne vivent pas avec cette continuelle menace sur leurs têtes, et crions avec les courageux No Pasaran ! (document libre de droits)

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