De la solidarité mondiale viendra la paix, malgré les accapareurs qui veulent diviser pour régner.
...........................................Tous égaux en droits et en devoirs, mais surtout tous différents dans cette égalité
Mais pourquoi, bon
sang, ne pose-t-il à aucun moment la question centrale de la sortie
de l'union européenne pour se libérer du carcan des traités ? Il
devrait savoir que les Français n'en ont jamais voulu, que ce leur
fut imposé par le coup d'État du 4 février 2008. Il le sait
nécessairement. Le refuse-t-il ? En a-t-il peur ? Alors, qu'il dise
pourquoi, franchement, sans tourner autour du pot comme dans cet
entretien.
L'atlantisme est
l'esclavage. C'est très largement démontré, partout. Les peuples
d'Afrique, ceux de Chypre, de Grèce, d'Espagne..... et même de
France en paient le prix, chaque jour. Briser cette sujétion est
essentiel, car elle ne se limite pas à la sortie de l'union, mais,
corollaire, à celle de l'OTAN notre carcan militaire où
l'inconséquent Hollande nous a replongés jusqu'au cou. Sortir
également du FMI, de l'OMC, de la banque mondiale, de l'OCDE,
probablement aussi de la BRI, sont des facteurs de reprise en main de
notre destin commun.
Ce sera l'occasion
de redonner aux citoyens réunis dans le Peuple la souveraineté qui
est la leur, et qui leur a été volée. Ce sera l'occasion de
redonner au Travail sa dignité partagée, au lieu de voler là aussi
les fruits de celui-ci pour la poche d'actionnaires hideux de
rapacité. Ce sera l'occasion de revenir à plus d'égalité : là,
les plus hauts revenus suivront mal.
Mais peut-être
s'agit-il de quelque chose de plus intime. Jean-Luc n'aurait-il pas
été menacé, par des voies détournées ? Du genre : tu peux dire
tout ce que tu veux, sauf à propos de l'hypothèse d'un rejet de
l'union européenne. Et puis, il faut le dire, une place à
Strasbourg-Bruxelles, ce n'est pas si mal pour les fins de mois. cela
peut faire hésiter quelqu'un qui n'a pas forcément de point de
chute. Je ne pense vraiment pas qu'il soit mesquin au point de penser de cette
façon, mais il faut bien faire le tour de la question.
Oui, tout porte à croire, vu ses ronds de jambes autour de la margelle, qu'il évite à tout prix de poser les vraies questions. Cela doit lui retirer nombres de partisans, parmi ceux qui ont fini par tout comprendre de l'impasse où se précipite notre monde. Et peu importe, pour les Chiens de Garde, que ces gens-là existent : à la différence de Jean-Luc, eux n'ont pas accès aux médias, les cerbères y veillent avec application. Le clivage, car c'est là qu'il se tient, et non dans de sordides étiquettes droite-gauche, ou des questions sociétales qui s'étalent partout, le clivage est bien là.
Hier soir j'étais présent à une réunion, où une fois de plus étaient énumérés les avantages de l'aéroport de Nantes-Atlantique, ET les inconvénients de le remplacer par un autre censé être construit à pas loin de 30 Km de là dans une zone bocagère peu accessible.
Certes, les arguments abondent, ainsi qu'un ensemble de fiches le démontre abondamment. Optimiser si nécessaire l'ouvrage actuel coûterait bien moins cher que la seule construction d'un autre, et encore on ne parle pas des moyens d'accès qu'il faudrait déployer - bah, rien qu'un milliard ou deux en plus, quoi, qu'est-ce aujourd'hui ? - pour perdre le temps de s'y rendre. S'y ajoutent les facteurs environnementaux, hydrologiques, et cerise sur le gâteau, le fait que la dernière mouture du projet est réellement moindre que la situation actuelle. Pas de taxiway pour qu'un avion se repositionne, moins de places de garages pour ceux-ci, moins de points d'embarquement pour les voyageurs, MAIS en revanche plus de place pour des boutiques auxquelles s'adresseront les futurs voyageurs débarquant de leur voiture garée sur les chers emplacements de Vinci. L'arnaque la plus totale.
Mais pensons autrement. A quoi servent ces avions ? Saisonnièrement, ils permettent à des touristes pas si démunis d'argent de s'envoler pour des destinations en moyenne distance comme Marrakech ou les Baléares, alors que d'autres lieux situés bien plus près leur sont inconnus. Ou c'est juste une navette un peu plus rapide pour atterrir à Roissy vers des pays encore plus lointains. Sans doute le courrier dit "urgent" y gagnera un peu, ainsi que des frets délicats. Mais alors, pourquoi ne pas envisager des TGV de fret et postaux ?
Obnubilés par la mondialisation, les "décideurs" n'ont d'autre façon de penser qu'une optimisation des coûts afin de gagner, EUX, toujours davantage. Ainsi des crevettes seront-elles pêchées au large de l'Alaska, décortiquées dans des conditions sociales... hum... en Thailande, ramenées on ne sait comment au Danemark où elles seront conditionnées dans des boîtes avec une marque danoise, et vendues en France comme produits de luxe. C'est un exemple qui m'avait frappé pour l'avoir personnellement remarqué. Les pommes sont-elles meilleures, si elles proviennent d'Argentine ? Ou les avocats, du Guatemala (garantis arrivés par avion comme des stars) ? Il faut arrêter !
Il faut arrêter de privilégier soit l'avion, soit le gigantisme des porte-containers. La pollution des mers commence à bien faire, celle des hautes couches de l'atmosphère également. Et nous simples citoyens, serons montrés du doigt parce que notre voiture - qu'il a fallu acquérir pour pouvoir aller au boulot - pollue trop. Pendant ce temps-là, les transports sur rail sont attaqués de fait par les norias de camions, grands pollueurs devant l'Éternel, parce que de gros capitalistes gras se font "les choux gras" de leurs actions dans ce bizness. Même les entreprises d'autocars « lowcost » s'y mettent désormais, avec l'aval réjoui de notre ministre des finances lui-même (qui a sûrement d'autres moyens de locomotion, lui).
Repensons la situation. Vu les circonstances, il va bien falloir que nous sortions de cette diabolique union européenne qui nous pressure de toutes parts, et interdit toute initiative. Il va falloir, après avoir sécurisé notre pays au niveau des flux financiers, re-nationaliser toute la superstructure de notre nation, l'énergie, les transports, la santé (dont les industrie pharmaceutiques et les cliniques), les communications (sauf Internet qui est libre). Ne serviront plus les hommes d'affaires, dont les avions n'auront plus à décoller. La ré-industrialisation de l'hexagone permettra de moins échanger, de moins en moins, des denrées avec le reste du monde. Et malgré cette ré-industrialisation, assortie d'un retour à des produits fiables et pérennes (finie, la désuétude programmée), nous serons moins pollués qu'actuellement. Du coup, les prisons verront renouveler leur cheptel : à la place de militants syndicalistes, ce sont des businessmen qui y seront accueillis, et ce ne sera que justice.
Ah, certes, les Messieurs de la City vont pincer le nez de dépit, d'autant qu'un tel programme peut bien susciter des émules ailleurs. Cela ferait que de plus en plus de pays du monde vivraient, mieux, et sans eux. Quelle horreur ! Mais pour les calmer, il serait tout aussi tentant d'interdire la circulation des avions militaires, ce qui les empêcherait de fomenter des troubles et de faire bombarder leurs opposants, pour regagner leur mainmise perdue. Tentant, non ?
Alors que, de plus en plus même les simples citoyens sont convaincus que les étiquettes « Droite » et « Gauche » ne recouvrent plus aucune différence, ne voilà-t-il pas qu'un ministre parmi les plus socialement frileux et proches de l'Occupant de l'Élysée reprend à son compte cette vieille antienne digne des mollettistes les plus rances ?
Certes, l'on retrouve dans la politique actuelle les mêmes motivations qui ont créé l'atlantisme le plus aveugle, la guerre d'Algérie avant celle de Libye, les aventurismes de l'expédition du canal de Suez par amour pour l'Albion de toujours, dont le pendant est aujourd'hui dans les sables du Mali, et dans la boue de Calais afin que Cameron ne soit pas ennuyé par les migrants.
A en croire Monsieur Le Foll, le statut de Young Leader cuvée 1996 est sans doute un bon moyen d'être "de gauche" (Monsieur Moscovici est de la même année, d'ailleurs). Il est vrai que les politiques sociales d'outre-Atlantique sont particulièrement alléchantes à suivre et imiter. Presque autant que celle, bien connue, de Madame Thatcher en son temps.
Certes, les dirigeants de la French American Foundation ont fait de très bons choix. Certes, sans se déjuger en rien, celui qui était encore le candidat de Solferino en 2012 pouvait-il souffler aux pontes de la City « I am not dangerous ». Socialement, il fut un père pour eux. Il leur a désossé, démantibulé, démonté tous les mécanismes français qui faisaient l'envie des habitants du monde. Il n'y aura plus d'envieux. La France n'a presque plus d'industrie, et cela continue. Elle a sacrifié l'agriculture qui lui permettait largement de vivre, et d'exporter, pour promouvoir avec le concours d'un responsable syndical une industrie des « carburants verts » avide de l'eau dont les Français ont besoin pour boire : excellent, on leur vendra des eaux en bouteilles, au prix de l'or. Même notre tertiaire est une
importation de services marocains de plate-formes téléphoniques, de systèmes d'exploitation informatiques natifs de Seattle, d'entreprises de poids lourds polonaises tellement mieux que la SNCF. Tout est vraiment pour le mieux, et on continue avec la concurrence aux taxis grâce à des particuliers, dont les efforts font vivre une boîte de San Francisco : génial. La malbouffe est glorifiée, ses chantres se portent bien, merci, cela permettra de satisfaire dans quelques années les industries pharmaceutiques pour donner l'impression de compenser les catastrophes métaboliques dont on voit les obèses effets aux States.
Avec de si beaux succès, la fine équipe actuelle ne peut que se présenter à nouveau en 2017, bien que 70% de la population refuse aussi bien l'actuel, que son prédécesseur au 55 rue du Faubourg. Pas de problème, quitte à changer le peuple s'il ne donne pas satisfaction.
Là-dessus, ne faudrait-il pas se résoudre à balayer tout ça ? Non, de toute façon, ce n'est pas récupérable, même pour de la pâtée pour chiens (pauvres bêtes !).
Dans le Grand Soir vient de paraître un article particulièrement pertinent sur la façon dont sont gérées choses et personnes, dans une aberration endiablée, et perversement naïve. Je vous laisse le découvrir ici.
27 janvier 2016
Le néolibéralisme c’est la bureaucratie
totale
2ccr
Paperasse et formulaires ont envahi nos vies, et de plus en plus
de gens pensent que leur travail est inutile, n’apportant aucune
contribution au monde. Malgré ce que martèlent les ultralibéraux,
ce n’est pas la faute de l’Etat et de ses fonctionnaires, mais
celle des marchés et de leur financiarisation.
« Toute réforme pour réduire l’ingérence de l’État
aura pour effet ultime d’accroître le nombre de règlementations
et le volume total de paperasse », explique ainsi David
Graeber, anthropologue états-unien et tête de file du mouvement
Occupy Wall Street, dans son nouvel ouvrage Bureaucratie.
Il suffit de mesurer le temps que nous consacrons à remplir des
formulaires. Quelqu’un a calculé que les citoyens étasuniens
passent en moyenne six mois de leur vie à attendre que le feu passe
au vert. Personne n’a calculé combien de temps nous passons à
remplir des formulaires ! Peut-être une année entière...
C’est la première fois dans l’histoire que nous atteignons ce
niveau de bureaucratie.
Le sociologue Max Weber affirmait déjà que le XIXe siècle
avait inauguré l’ère bureaucratique. Mais aujourd’hui, la
différence, c’est que la bureaucratie est à ce point totale que
nous ne la voyons plus. Dans les années 1940 et 1950, les gens se
plaignaient de son absurdité. Aujourd’hui, nous n’imaginons
même plus une manière d’organiser nos vies qui ne soit pas
bureaucratique ! Ce qui est également nouveau, c’est la
création de la première bureaucratie planétaire. Un système
d’administration que personne n’identifie pourtant comme une
bureaucratie, car il est surtout question de libre-échange. Mais
qu’est-ce que cela signifie réellement ? La création de
traités internationaux et d’une classe entière d’administrateurs
internationaux qui régulent les choses, tout en appelant ce
processus « dérégulation ».
C’est amusant, parce que ça me rappelle un truc, que j’ai dû
lire je ne sais pas trop où, il y a au moins 20 ans, qui affirmait
que les dérégulations thatchériennes au Royaume Uni, et en
particulier la privatisation des services publics (électricité,
gaz, chemins de fer...), avaient eu pour effet l’embauche d’une
pléthore de fonctionnaires pour vérifier que la libre concurrence
et la main invisible « du dit marché » jouait bien son
rôle d’allocation optimale des ressources !
De même, il faudrait vérifier, mais il semble bien que la
libéralisation administrative de nos hôpitaux (paiement aux soins
pour mesurer la rentabilité d’un hôpital, concept complètement
abscons digne d’un énarque ultralibéral caricatural), a entrainé
l’embauche de plus de personnel administratif que de personnel
soignant nécessaire au bon fonctionnement des dits hôpitaux, le
personnel administratif en question n’ayant eu de cesse de rogner
les embauches et conditions de travail des personnels soignants afin
de financer sa propre utilité administrative, il me semble. Je ne
suis pas familier de ce milieu, mais c’est ce que j’en perçois,
et ce que j’ai compris de la révolte de l’APHP.
Dans de nombreuses « grandes » entreprises, il y a de
plus en plus de personnels administratifs par rapport aux personnels
qui travaillent sur les chantiers ou dans les ateliers. Il y a 30
ans, dans un service ou un atelier, pour une quinzaine d’ouvriers,
de salariés ou d’employés, vous aviez un chef d’équipe, lui
même chapeauté par un contremaître, qui chapeautait 3 ou 4
services avec l’aide d’un assistant et d’une secrétaire.
C’est à dire que pour 45 à 60 personnes qui travaillaient et
produisaient réellement de la « richesse » il y avait 5
à 6 personnes pour manager, organiser, contrôler. Les rapports
entre les salariés et les chefs d’équipe étaient rapides et
simplifiés, comme les rapports entre les chefs d’équipes et le
contremaitre. Les réunions entre ces intervenants étaient
régulières et concrètes.
Aujourd’hui on a l’impression que le nombre de ceux qui
produisent réellement les richesses a chuté, alors que les chefs,
sous chefs, contremaîtres, directeurs techniques, ou de
communication, directeurs transversaux ou longitudinaux a explosé.
Concrètement, s’il y avait 1 personne non productive pour 10
productives, maintenant il y a 4 personnes non productives pour 10
productives. Les réunions sont de plus en plus nombreuses et
débouchent de moins en moins sur du concret, si ce n’est pour
définir la date de la prochaine réunion et bien sûr des rapports
de réunion en X exemplaires, corrigés, annotés et enfin édités
et classés dans leurs versions finales.
Et je m’interroge depuis longtemps sur la nécessité de toutes
ces écoles de commerce plus ou moins bidons qui délivrent
(vendent ?) les diplômes idoines pour effectuer ce genre de
tâche, Ô combien nécessaires, bien sûr... Même les armées ne
sont pas épargnées, si il y a quarante ans il fallait trois
personnes a « l’arrière » pour un soldat au front,
aujourd’hui on est a un ratio de sept pour un !
D’ailleurs, je perçois une réelle convergence entre le
système néolibéral et le système soviétique. Obsession de la
gestion “scientifique” et de l’évaluation (flicage), avec
l’inflation bureaucratique nécessaire à ces contrôles
permanents. “надо выполнить план”, “Nada
vypolnits’ plan”, expression bien connue de l’époque
soviétique : Il faut accomplir le plan. Il faudrait même dire
les normes du libéralisme façon soviétique. Nous avons importé
la bureaucratie, apanage de la méthode soviétique, alors que la
Russie s’en libère !
Tout cela ayant en partie pour cause une absolue méfiance envers
l’honnêteté des employés, qui, bien sûr, ne peuvent faire un
travail convenable que sous la contrainte, les sociopathes qui nous
dirigent, n’imaginant pas une seconde qu’un employé puisse
effectuer correctement sa tache sans un système de répression
centralisé (cette bande de cinglés voyant le monde à son image).
Résumer en une phrase cette situation ubuesque serait :
« comment employer une moitié de la population à surveiller
l’autre moitié pour vérifier qu’elle travaille bien selon les
normes du libéralisme ». Bienvenue chez les fous, ou les
fameux Shadoks ! Bienvenue dans le futur ! Wells, 1984, Huxley, le monde parfait... vous connaissez ? On y va droit
dedans avec en primes des améliorations auxquelles je n’ose pas
penser !
Pour les fêtes, on m'a offert la série Occupied, série norvégienne certes. Cela commence bien, ce n'est même pas correctement traduit en français, alors que rien ne l'empêchait.
J'ai noté à quel point cette idée de départ est perverse. L'OTAN, ce sont les États Désunis de l'Amérique du Nord. En fait foi le fait que le commandant en chef de cette entité dont les quartiers sont près de Mons en Belgique (pas si loin de Waterloo....) a toujours été un général ou un amiral issu du Pentagone, jamais des autres "membres". Or cette série présuppose que le moteur de cette organisation s'en serait retiré. C'est fort peu vraisemblable.
Il s'agit, dans le sujet, d'une question d'énergie, de nucléaire "propre" (le thorium est apparemment moins dangereux que l'uranium), de gaz et de pétrole qui abondent au large de la Norvège. Une nouvelle majorité au Parlement norvégien a décidé et construit une centrale au thorium, et se prépare à en installer d'autres, quitte à faire l'impasse sur le pétrole et sa pollution. Or dès qu'on parle d'énergie, Uncle Sam le rapace est au premier rang pour exiger, pour contrôler, pour dicter SES lois, qu'elles soient conformes au droit international, ou non. La série fait l'impasse là-dessus, et indique que non, cette fois, les stratèges de Washington ne sont pas intéressés, détournent la tête, jouent les sainte Nitouche.... C'est toujours fort peu vraisemblable.
A partir de là, si le spectateur accepte ces prémisses pour le moins curieuses, tout s'enchaîne. Privés du pétrole et du gaz norvégiens, aux robinets fermés pour cause de production électronucléaire conséquente, les pays de l'union européenne se déchaînent contre le fautif, qui rappelons-le, ne fait pas partie du groupe. Sans l'appui US, ils se tournent pour rappeler à l'ordre le délinquant, vers le gouvernement russe. Celui-ci, par touches successives, réussit à prendre pied progressivement en Norvège sans qu'un seul soldat en uniforme ne pénètre dans celle-ci.
Là encore, si un coup de semonce russe peut à la rigueur se concevoir, cela peut en rester là. Or il est clair qu'il s'agit bien d'une invasion allant bien plus loin que le contrôle des puits en mer de la Norvège. On sait que la Russie regorge de ce genre d'article, et n'a pas besoin d'envahir qui que ce soit pour cela. On sait également que la Russie défend avec véhémence son propre territoire, mais n'a aucune visée expansionniste.
Tout est fait pour détourner l'attention des spectateurs de la mainmise mondiale de Washington sur toute la politique de tous les autres pays. Tout est fait pour donner un bouc émissaire, la Russie, celle qui dérange Uncle Sam parce que justement elle lui interdit de se mêler de sa propre politique. Nous sommes bien dans un prolongement européen de la propagande hollywoodienne incessante. C'est d'autant plus dangereux, que cette série est très bien réalisée. Qu'elle soit co-produite par Arte, peut indiquer de quel côté proviennent certains des investissements nécessaires. On notera d'ailleurs que quand l'union européenne s'exprime, c'est un ministre français qui se déplace à Oslo pour asséner les diktats de Bruxelles. Cerise sur le gâteau, quand le premier ministre norvégien est attaqué dans son bureau, où est-il évacué ? à l'ambassade de Washington, le sauveur, tiens donc.
Il convient de rester très vigilant, la propagande est toujours là pour inciter à penser le contraire des vraies données, à ne pas voir d'où viennent les vrais dangers.
Il y a déjà pas mal de temps que j'ai fait le parallèle .
Il ne peut pas y avoir de doute. Entre l'État Français de 1940-1944 et le proconsulat actuel, c'est le même cadre "légal" qui s'applique. Même Sarkozy n'était pas allé aussi loin. La conjonction d'un ancien
"Young Leader", d'un article d'importation franquiste et de plusieurs
Sayanim est explosive. Comme le chef de l'État est aussi le chef des
armées, on se retrouve avec une armée d'occupation sur les bras,
renforcée par les structures de la Guardia Civile du même type que
les hordes (GMR) de Pucheu de sinistre mémoire .
Bien malin, qui pourra démontrer le contraire. C'est le monde entier qui
retombe très bas, avec les nouvelles figures en Argentine et au
Venezuela (changement de majorité législative), et depuis un certain temps un nouveau président en Iran, le
fameux Rohani qualifié par les "Occidentaux" de modéré : la chape de
plomb soulevée un peu par l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad est
retombée. Même constat très pessimiste en Turquie, où le renouveau de
l'ère Kémal est bâillonné par un extrémiste là aussi. De quel côté qu'on
se tourne, le pire est en train de gagner . Heureusement, la Russie a fait le bon choix.
Pendant ce temps-là, les consommateurs consomment, il n'y a plus une seule grève, les médias ne parlent que d'élections de Miss quelque chose..... Au secours !
- affamer les enfants (voir ce que font des boîtes comme Glencore (associé avec Crédit Suisse)) par spéculation sur les stocks colossaux de biens alimentaires
- assécher des zones peuplées, détourner des accès à l'eau (voir un pays qui a détourné l'accès au Jourdain, mais c'est un exemple parmi bien d'autres)
- empoisonner d'autres zones, soit grâce aux rejets industriels, soit grâce à des produits à "usage agricole" où les utilisateurs tombent comme des mouches. Merci Monsanto.
- entretenir le chômage, la précarité, la misère généralisée, y compris dans "les pays riches"
- entretenir des guerres, où les deux parties sont généreusement armées et entraînées par les mêmes
Ce n'est pas l'avenir, c'est maintenant, tous les jours, dans un silence plein de bisounourseries, de bons sentiments étalés comme des sous-vêtements sales.
Non, ils ne s'en cachent même pas vraiment, dès qu'on cherche un tant soit peu les petites déclarations fleurissent dans ce sens , dont les aut eurs sont généralement des multimilliardaires.
Que leur faut-il ? Eux qui ne sont peut-être qu'une dizaine de milliers à l'échelle de la planète, et certainement bien moins encore, ont besoin de larbins pour leur service PERSONNEL, répartis sur le globe, de fournisseurs POUR EUX de nourritures haut de gamme et fiable, de voitures, d'avions, de bijoux ou vêtements sophistiqués. Tant mieux, si quelques nouveaux riches nés de ces services les rejoignent de temps en temps.
Le reste ? Il n'a pas d'importance. Cinq cent millions de serviteurs, c'est amplement assez. Y compris ceux qui meurent au fur et à mesure dans les mines, les usines restantes, et les services "utiles" pour eux.
Le
Pouvoir en place, de plus en plus, a tendance à considérer tous
« ses administrés », comme de potentiels suspects. D'où
cette chasse incessante à l'opinion exprimée, rédigée, ou même
seulement reconstituée par des faisceaux de mots-clefs censés
révéler telle pensée.
Tous
suspects ? En grande priorité, et très logiquement, il faut se
pencher sur tous ceux qui se sont arrangés pour avoir un coin, grand
ou petit, de pouvoir.
Pourquoi
ce besoin de supériorité SUR d'autres ?
-
- - - - - - - Par le statut d'enseignant, qui apporte le moyen de
façonner d'autres personnes, d'en extirper ce que SOI-MÊME l'on
considère comme MAL parce que précisément on a soi-même été
formaté ainsi
-
- - - - - - - Par le biais de l'argent , que l'on distribue, que
l'on rémunère, que l'on place, que l'on traque : le banquier
par ses manœuvres en arrive à orienter la vie même non seulement
de ceux qui viennent le solliciter, mais de leurs enfants, liés par
des dettes parfois contractées avant leur naissance.
-
- - - - - - - Via des créations d'associations, de cercles de
pensée, de sectes diverses, de cellules politiques, dont on accapare
soigneusement la primauté seul, ou à plusieurs « complices ».
-
- - - - - - - En se présentant à la charge de juristes, censés
décider en interprétant des textes, du sort d'autres personnes. Là
aussi une décision peut décider du sort de plusieurs générations
de personnes.
-
- - - - - - - En invitant "les électeurs" à confier leur
sort pour un temps déterminé, à VOS choix, qui sont personnels en
vertu de l'article 27 de la Constitution de la 5e République.
-
- - - - - - - En suivant de longues études souvent très dirigistes,
permettant ensuite de diriger à son tour, sans en connaître
matériellement les tâches, nombres de personnes qui améliorent le
sort de tous les autres (transport, énergie, santé…), aussi bien
dans les hautes sphères des ministères, qu'à la tête de grandes
entreprises publiques.
Tous
ces canaux souvent s'entrecroisent, par copinage, par "esprit de
corps" entre ceux qui ont suivi les mêmes études, et au gré
des circonstances, casent untel et untel en espérant bien un retour
d'ascenseur plus tard.
C'est
pourquoi ce sont TOUS CEUX-LÀ qui d'office sont suspects. Tous.
Ce sont également ceux qui, par jalousie de leur statut "supérieur"
(dans leur esprit), suspectent tous les autres.
L'analyse
marxiste trouve là son grand clivage, entre la classe dominante, et
la classe dominée. La chose est d'autant plus traîtresse, que
certains parmi les dominés, parce qu'ils ont une parcelle de pouvoir
octroyée par ceux du dessus, s'imaginent vraiment y être conviés.
Ils sont seulement trompés, malgré souvent une grande intelligence,
parce qu'il leur est caché l'ensemble du Système, dont ils ne
peuvent voir qu'une partie.
Oui,
oui, la Grande Magouille du "Haut" est le panier de crabes
des suspects, panier qu'un jour, par bribes ou d'un seul coup, il
faudra vider.
Qui va en parler aujourd'hui ? La défaite est lourde.
Au bout de 16 ans, le Venezuela de Chavéz aura vécu. Son successeur Nicolas Maduro n'aura pas réussi à empêcher la coalition des grands bourgeois d'affamer le peuple, suscitant une vague de mécontentement dirigée bien sûr (médias aux ordres de l'opposition obligent) contre le gouvernement. C'est dans les supermarchés vidés par calcul que tout s'est joué.
Il faut dire que le peuple bolivarien avait affaire à forte partie. Il a voulu jusqu'au bout rester légaliste, il n'a pas cherché à nationaliser de force les médias, et les grandes entreprises en cheville avec les États-Unis. En somme il s'est lui-même offert en pâture aux lions. Le président Maduro n'avait pas la poigne de son prédécesseur et mentor. Il n'a pas voulu instaurer une dictature, désormais ce sont ceux qui combattaient contre lui qui auront tout loisir de l'instituer.
C'est un fait, que le Président a reconnu aussitôt. La coalition de droite soutenue par Washington, la MUD (Table de l'unité démocratique) a obtenu aux législatives 99 sièges, alors que le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) n'a pu en décrocher que 46. Il y avait 167 sièges à pourvoir. La Présidente du Conseil national électoral, Madame Tibisay Lucena, a cependant fait remarquer que quelques sièges sont encore mal assurés, et le décompte, à peine terminé. Vu la différence entre les résultats, cela ne change rien.
Le Président dans son discours n'a pu que faire état de sa grande loyauté envers les institutions qui désormais brisent le grand espoir des classes laborieuses vénézuéliennes :
" Nous sommes venus avec notre morale, avec notre éthique, pour reconnaître ces résultats adverses, pour les accepter et pour dire à notre Venezuela que la Constitution et la démocratie ont triomphé ".
Désormais le pétrole de Maracaïbo ne coulera plus pour le bien du peuple, mais il sera accaparé comme ailleurs, comme en Libye par exemple, par les multinationales qui soutiennent le régime totalitaire de Washington. Désormais les plus démunis, qui avaient un temps relevé la tête, vont retomber dans une misère comparable à celle de leurs voisins colombiens. On ne peut que constater une dure épreuve pour le socialisme bolivarien. Dans d'autres pays d'Amérique du Sud, il subit également de rudes coups. Il suffit de penser aux difficultés du Président Evo Morales en Bolivie.
Que se passe-t-il ? La bête immonde du Capitalisme que l'on pensait en difficulté, a-t-elle retrouvé un nouvel élan dans son échec même ? Les résultats électoraux en France, à l'issue d'un premier tour sans vraiment de surprise, le confirmeraient.
Quand face à des défenseurs de l'environnement sans arme, la hiérarchie policière approuve l'emploi de grenades offensives, il se passe quelque chose. On y voit une funeste analogie avec ce qui se passe en Palestine occupée. D'un côté, une véritable armée avec ses protections, ses boucliers, ses armes létales, et le feu vert pour "y aller". De l'autre des défenseurs de la Terre, qui est la chose qu'il faut défendre au nom de tous nos enfants. Ceux-là ont tout au plus des cailloux.
Saurons-nous vraiment ce qui s'est passé ? Est-ce un ordre trop pris "à la lettre", ou une initiative hasardeuse ? Ce ne fut pas, ce jour-là (26 octobre 2014) et selon les témoins, la seule grenade offensive lancée, mais entre 30 et une cinquantaine selon les sources : ordre avait donc bien été donné d'utiliser ce qui est une véritable arme de guerre individuelle comme le FAMAS bien connu de ceux qui en voient dans les gares, ou le PA MAC toujours en usage, que j'ai eu l'occasion d'utiliser grâce (euh) à la conscription. Il y eut donc au moins une imprudence dans la chaîne de commandement, à laisser mettre en œuvre de tels "outils". Et une imprudence à oser les utiliser contre des personnes non dangereuses. Nous avons bien dit "au moins", car il se peut que ce choix ait été délibérément assumé (mais non revendiqué). En comparaison, les centaines de simples grenades fumigènes lancées au cours de l'affrontement sont anecdotiques.
Quoi qu'il en soit désormais, le ministère de l'Intérieur, dont dépendent les gendarmes mobiles, est en première ligne pour avoir au moins permis, ou n'avoir pas interdit, ces armes-là. Il est bien connu des militaires, malgré les dénégations du ministère, que ces grenades à la détonation impressionnante peuvent tuer si une personne est atteinte par le bouchon allumeur... les instructeurs des bidasses y insistent bien.
En hommage à Rémi Fraisse, je tiens à faire figurer ici le billet de Romain Jammes, qui connaît le Testet pour y être allé. Au revoir Rémi, paix à ta mémoire, paix à la Terre.
Pour ce retour de l’Art
et la Manière, j’aurais aimé être plus grandiloquent. Mais je crois que
le ton ne s’y prête pas ici. Vous savez parfois, l’indécence atteint de
tels sommets qu’on a envie de revenir à des choses simples, épurées,
tellement la situation parle de soi.
Dimanche, ça fera 1 an
que Rémi Fraisse est mort, sur le lieu du saccage de la forêt de Sivens.
Un « anniversaire » qu’on est beaucoup à vouloir commémorer, pour
s’être battus à ses côtés et pour avoir partagé les idées pour
lesquelles il est mort. Sauf qu’une mort politique, ce n’est pas une
mort comme les autres…
Le barrage de Sivens
Je vais pas vous refaire
l’historique en détail. Le barrage de Sivens, c’est le genre de projet
qui traine dans les tiroirs de notre bureaucratie depuis des décennies.
Comme un fameux aéroport près de Nantes. Bref, un projet qui date, et
pour lequel les agriculteurs (en fait, la FNSEA) reviennent
régulièrement à la charge.
Pourquoi un tel
barrage ? Théoriquement pour permettre l’irrigation des champs de maïs…
Parce que le maïs, à la base, c’est pas forcément fait pour pousser dans
le Tarn. Derrière le projet, il y a donc le débat sur le modèle
agricole qu’on souhaite. Le barrage est sur-dimensionné, les enquêtes
publiques et les institutions écolo (FNE,…) font la gueule mais il en va
de la virilité du porteur de projet qui s’obstine à faire plaisir à son
électorat : le président du Conseil Général.
Chemin faisant, les
contestations prennent de l’ampleur, et l’affrontement devient logique.
Une ZAD s’installe à Sivens pour « empêcher » la destruction d’une
partie de la forêt (d’autant qu’elle a commencé en toute illégalité). Le
25 octobre a lieu le premier grand rassemblement national.
Le jour J
Ce jour nous sommes pas
mal à être sur place. Les potes et moi on est venus 2 ou 3 fois filer
des coups de mains, des vivres pour ceux qui restent la nuit. C’est un
samedi, il n’y a pas de chantier, rien a protéger, pourtant, les flics
sont là et de manière ostentatoire à partir d’une certaine heure. Pour
quelle raison ? Protéger les arbres déjà coupés ? Ceux qui vont l’être ?
Logiquement, les
affrontements ont fini par arriver. Cette provocation en amenant
d’autres… Rémi se prend une grenade offensive dans le dos, une des
nombreuses jetées ce soir là. 70 grammes de charges explosives, le type
d’arme qu’on utilisait dans les tranchées de la grande guerre… normal.
Paniqués, les flics le trainent sur 40 mètres pour cacher le corps.
La nouvelle nous arrive
le lendemain. Pour l’Intérieur pas de doute sur la raison du décès, mais
rien ne filtre et les pouvoirs publics laissent aller les rumeurs. Les
parents de Rémi apprendront par la presse la raison de la mort de leur
fils… On a fait plus délicat, et c’est le début d’une gestion plus que
honteuse du drame.
Cracher sur sa tombe ?
J’aurais aimé que
l’expression soit vraie. En vérité, Rémi Fraisse n’a toujours pas de
tombe. Et il s’est écoulé plusieurs semaines avant que sa famille ne
puisse voir le corps. Suite au drame le gouvernement essaye de calmer le
jeu et laisse les milices de la FNSEA se charger des zadistes qui
restent. Les violences se multiplient à leur égard, comme à l’égard des
habitants qui osent les aider. Comme depuis le début, la presse fait le
garde chiourme.
Identifier la
responsabilité de la mort de Rémi n’est pas facile, au final il n’y en
aura pas. Est-ce que c’est le flic qui a jeté la grenade ? Celui qui lui
a dit de le faire ? Celui qui a prévu l’opération ? Le Préfet ? Le
Ministre ? Non, rien de tout ça : c’est la faute à pas de chance.
Un drôle d’anniversaire
Mais ce n’est que le
début. Un an après, le conflit est toujours chaud. Les collectifs contre
le barrage veulent organiser une marche commémorative à Sivens. La
FNSEA annonce un rassemblement au même lieu en faisant planer des
menaces sur ceux qui viendront. La maire de Lisle-sur-Tarn et le préfet
prennent ce prétexte pour interdire le rassemblement. Après avoir laissé
faire sa milice, les autorités publiques se font dicter leurs décisions
par la FNSEA… Tout va bien.
Un rassemblement
officiel est donc organisé à Plaisance du Touch, près de Toulouse. Après
avoir caché les raisons de la mort de Rémi, y compris aux parents.
Après avoir louvoyé pour se renvoyer la patate chaude des
responsabilités, après avoir empêché la famille de voir le corps, de
pouvoir l’enterrer encore aujourd’hui… Même la commémoration de sa mort
est méprisée.
Dimanche, avec d’autres,
j’irai donc à Sivens pour ne pas me laisser intimider de cette manière.
J’irais pour rendre honneur à Rémi et à toutes celles et tous ceux qui
ont lutté, y compris violemment, contre ce projet destructeur. J’irais
pour dénoncer l’indécence de cette situation, cette façon abjecte de
cracher sur sa tombe…
Je visionnais une
vidéo de la Compagnie Jolie Môme, et quelque chose ne passe pas
pour moi dans le message. " Les prolétaires n'ont pas de patrie " !
Je pense qu'il y a confusion. L'Internationale pour laquelle je
milite n'a rien à voir avec la mondialisation. Chaque pays en raison
de données géographiques, climatiques, historiques, a ses
particularités, et c'est tant mieux pour la diversité.
Sous
la protection de frontières, on peut réussir à créer un point
rouge, où enfin les dominés, les opprimés, les écrasés par la
lutte des classes réussiront à renverser l'horrible
hydre capitaliste. Par émulation d'autres suivront, protégés eux aussi par des frontières. Et
puis d'autres.
La grande faute de ce qu'on appelle "extrême
gauche (NPA, LO) est d'être tombée dans la mondialisation perverse,
dont ils ne se relèveront pas. La planète entière ne se soulèvera
pas à la fois, et c'est bien là où "les autres" les
attendent. "Les autres", possèdent les banques,
partout. Ils possèdent une part importante des médias, partout. Ils
sont main dans la main avec les industries d'armement et celles de
l'alimentation, du monde entier, avec les stocks de nourriture qu'ils
peuvent bloquer s'il leur en prend envie.
Oui, il faut enfin
revenir à l'Internationale, la fraternité entre les nations. Et les
prolétaires ont une patrie, sinon... ils n'ont rien.
La grande perversité des Grands de Ce Monde aura été de soudain, à coups de millions de dollars (il ne faut pas se voiler la face), déclencher un exode massif probablement à grands coups de propagande, de pots de vin, de conflits allumés en des points précis. Auparavant, aura été instauré cette aberration qu'est l'espace de Schengen pour transformer en Titanic un navire aux caissons de cale bien séparés.
Tous ces pauvres gens du monde, effrayés, hagards, se précipitent vers ce qu'on leur a dépeint comme un Eldorado chatoyant. Il en tombera en route ? Qu'importe, il en restera bien assez, arrivés à pied d'œuvre, pour accepter de travailler pour un bol de riz par jour, même si ce sont des diplômés. Plus besoin de se déplacer pour recruter très loin un Lumpenproletariat : c'est lui qui se présente directement. Déraciné, bousculé, il acceptera tout. Même l'innommable, même le détestable, même pire encore.
Ne nous y trompons pas : avec un peu de temps, toutes ces personnes arrivées cahin caha jusqu'ici réussiront à se placer, s'il ne continue pas à en arriver toujours plus bien entendu. C'est à un État nouveau, complètement opposé à la catastrophe actuelle, d'y remédier, et cela peut marcher. C'est Michel Rocard, que je n'apprécie pas souvent, qui avait dit « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, (mais elle doit en prendre sa part). » Et petit à petit, comme il y a environ 75 ans les Républicains espagnols, les nouveaux venus finiront par s'insérer dans notre nation et lui apporter leur part, car une nation fermée est une nation morte.
Bien entendu, pour cela, et j'y insiste, les frontières devront y jouer un rôle, pour canaliser les flots de personnes (en particulier quand il est soupçonné que certaines ne pourraient être que des infiltrés aux intentions suspectes). Canaliser n'est pas interdire. Le but n'est pas de rejeter les plus démunis, comme le ferait le Front National (c'est son principal argument, ce qui en donne le niveau), mais au contraire de les protéger et de les aider à devenir citoyens à leur tour, un jour. Comme le faisait dire à ses acteurs des Mariés de l'An II Michel Legrand, "Les sans-patrie sont français".
Le 28 septembre Thierry Meyssan, que certains n'apprécient guère, apportait une analyse sur la situation telle qu'elle se dessine au plan international. Il partait des dernières tractations entre "Grands", à propos de la Syrie. Son titre, "La troisième guerre mondiale n'aura pas lieu".
C'est bien, mais je
n'aurai pas tout à fait la même analyse. J'ai toujours pensé que
la troisième guerre mondiale a commencé précisément le 6 août
1945 à Hiroshima, dans le seul but de contrer l'avancée des troupes
russes en extrême-orient. Depuis toutes ces années, les USA ont
soutenu mordicus une politique expansionniste mondiale (économique,
"culturelle", militaire à l'occasion), et il est possible
que "l'os" syrien ait changé la donne.
Ajoutons à cela un
commencement de ras-le-bol du Globish asséné dans toutes les pubs,
dans les abscons titres des nouveaux films, dans les jargons de plus
en plus hermétiques des commentateurs télévision, partout, trop
c'est trop, et une situation économique ne reposant désormais plus
que sur le militaire. Le quasi-échec de l'avion F35, nettement moins
performant que ses concurrents, voire que son prédécesseur, va
faire marquer le pas à l'autoproclamé gendarme du monde.
Je ne parle même
pas de la finance, où l'on constate que petit à petit le règne
absolu du dollar commence à être battu en brèche. Cela à un
moment, où la planche à billets US s'emballe, précipitant une
fuite en avant dans l'abîme du déficit américain. A l'heure où il
est constaté que 80% des étatsuniens frôlent le seuil de pauvreté,
cela s'appelle voler délibérément sans filet. La moindre
pichenette, et c'est fini. Soit c'est la débâcle totale comme il y
en a eu déjà dans des villes comme Detroit, soit c'est soudain une
militarisation généralisée, l'emplissage des camps de la FEMA
par les opposants raflés partout , la dictature baissant carrément
le masque.
En somme soit le
régime honni de Washington, avec tous ses tentacules, s'effondre et
laisse la place à une nouvelle donne, soit c'est un durcissement qui
non seulement transformera cette région en un vaste camp de
concentration, mais incitera les "Faucons" du Pentagone à
jouer leur va-tout, au détriment du monde entier. Je doute fort que Barack Obama, malgré sa bonne volonté, réussisse à renverser ce morbide besoin de domination washingtonien qui est la cause, hors catastrophes naturelles, de presque tous les malheurs du monde