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jeudi 30 mai 2013

Japon - Le fond de la mer a été gravement perturbé par le séisme de mars 2011 (dépêche NHK)

NHK, le 30 mai 2013, 2h01 TU (4h01 heure française d'été)

Une mission de surveillance de scientifiques japonais avait remarqué que l'eau de la Fosse du Japon (9500m, NdT) est devenue boueuse dans le sillage du tremblement de terre de mars 2011 qui a frappé le nord-est du Japon.

Les chercheurs de l'Agence japonaise pour la science et la technologie de la marine et de la terre ont utilisé des cameras spécialisées pour explorer les zones profondes de la mer près de l'épicentre du séisme massif. Ils ont découvert que même quatre mois après celui-ci, les sédiments tourbillonnaient encore sur le fond, à environ cent dix kilomètres au sud-est de la zone focale.

Normalement, le fond de la mer à une profondeur de sept mille mètres ou plus est calme avec de légers courants. Ils attribuent cette condition extraordinaire à une suite de répliques qui ont suivi le séisme principal.

Sur zone, ne furent observées que peu de créatures vivantes, bien qu'avant ce tremblement de terre la vie marine fût abondante dans cette zone. Les chercheurs concluent que cela pourrait être le signe que l'écosystème des grandes profondeurs a aussi été affecté.

(traduction maison, avec les approximations d'usage)


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Rappelons les faits. Le 11 mars 2011 à 14h46 heure locale, un violent séisme s'est produit en mer à 120 Km environ des côtes japonaises du Tõhoku (nord-est de Honshu). Une portion de fond sous-marin de 400 à 500 kilomètre de long orientée à peu près nord-sud a glissé brutalement de 10 mètres en quelques secondes.

L'emplacement même du Japon s'est décalé vers l'ouest de 2,40 mètres. Les conséquences de  la catastrophe ont modifié les données de la Terre entière, y compris par une modification des répartitions de masses une infime, mais mesurable, accélération de la rotation de la Terre elle-même. Ces bouleversements ont provoqué entre autres le réveil de plusieurs volcans japonais.

Quant au bilan humain, en raison du séisme lui-même (un peu seulement, grâce à la qualité des constructions), en raison du tsunami majeur qui en a résulté (14 mètres de haut), en raison des dégâts terribles en retour dans les régions de Miyagi, Iwate et Fukushima (explosions, incendies dans les industries), en raison surtout de la plus difficilement palpable catastrophe de la centrale Fukushima Daiichi, ce bilan ne pourra se confirmer qu'au cours des vingt ou trente années qui viennent, au moins. Pour fixer les idées, pour le moment ce chiffre dépasse déjà 21000 morts ou disparus, officiellement. Le précédent de Tchernobyl fait craindre bien pire dans l'avenir, en particulier parmi les enfants vivants ou à naître. 

Ce bilan sera de toute façon difficile à estimer, en raison des nombreux travailleurs de la centrale qui sont déjà décédés, et dont l'implication a largement été cachée par les autorités pour éviter que le public n'en sache trop. Déjà des enfants sont décédés des suites du contact avec des zones, poussières, nourritures irradiées ou contaminées. On n'ose penser à ce qui adviendra des poissons de l'océan Pacifique, qui de façon insidieuse continue à recevoir des eaux largement radioactives via les rivières, et les déversements de délestage des eaux "de travail" de la centrale.

Au vu de cet exemple, plus que jamais nous savons que l'humanité même est en sursis, du fait du nucléaire, des empoisonnements par pesticides et autres effluents peu contrôlés, des effets à long terme des OGM, et sûrement aussi des actions de la planète elle-même.

4 commentaires:

  1. On en parlera beaucoup beaucoup beaucoup plus dans quelques décennies. Quand on aura enfin pris toute la mesure de l'évènement...

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    1. Oh oui, on en parlera. Mais alors il sera bien tard. Trop tard ?

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