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dimanche 29 janvier 2012

Le grand challenge de la monnaie, enjeu vital de la présidentielle

Il existe une polémique entre les candidats à l'élection présidentielle, qui concerne la monnaie. 

euro explosion
Les partis dominants (traduisons : ceux dont les "journalistes " ont décidé qu'il l'étaient)  veulent garder l'euro - monnaie unique, puisque le système actuel dominé par la BCE et la Dette, sacro-sainte Dette, est selon eux inattaquable et ne supporte aucune contestation. Cela vaut pour Bayrou, Hollande, Sarkozy et ses porte-paroles, et sans doute d'autres moins importants. 

Le FN veut sans se poser de question un retour au franc. C'est un peu court là aussi. Et c'est une mesure qui coûterait cher, au même titre qu'avait coûté le passage dans l'autre sens, il y a dix ans. Ce n'est pas le moment de gaspiller ainsi de l'argent.

A mon avis, on peut garder l’euro en tant que monnaie commune. Cela évite de changer les distributeurs de billets, les billets eux-mêmes, les pièces…. et c’est bien pratique pour continuer à payer dans les pays limitrophes. Même pas besoin de changer les cartes bancaires.
En revanche, il suffit que la BdF, chaque nuit, diffuse la parité de monnaie aux établissements s’occupant de la circulation de cette monnaie, établissements désormais dé-privatisés parce que ce sera plus pratique, et pour plein d’autres raisons. Et sur les relevés de comptes, chaque mois, on pourra avoir deux colonnes (c’est un exemple) : l’une toujours en euros, l’autre dans la monnaie du pays (je me fiche de son nom) qui sera le prix de référence indexé chaque jour sur la parité de cette monnaie avec l’euro. Le solde, officiel, n’apparaîtra qu’en monnaie locale, puisque pour nous c’est celle-là qui sera la vraie, celle qui compte dans les réglements internationaux. Une conversion approximative pourra apparaître en euros, mais de façon parfaitement indicative et sans engagement. C’est techniquement très simple, et cela désolidarise notre économie de celle de la BCE.

J’espère m’être bien fait comprendre. Pour moi c’est parfaitement clair, et le gros avantage est que les habitudes qu’ont commencé à prendre nos compatriotes depuis dix ans ne seront absolument pas changées. Quand ils feront un retrait d’argent au bidule du coin, il délivrera toujours par exemple 180 euros. Mais à supposer que la nouvelle monnaie démarre un jour à parité avec l’euro, selon les jours sa correspondance sera peut-être 178 kopeks, ou 185 kopeks pour toujours 180 euros. Le citoyens lambda n’en aura rien à faire, mais au niveau financier global notre pays aura repris sa liberté monétaire.

Si l'on y réfléchit, la proposition de certains de tenter d'imposer à la BCE de prêter directement aux États à un taux symbolique ou nul, se heurte à tout l'appareil législatif formalisé par le traité de Lisbonne, calqué sur ce point précis sur la loi 1973-7 du 3 janvier 1973 en France : c'est normal, puisque c'est la même personne qui avait fait voter cette loi, et qui plus tard a été le président de la commission chargée de rédiger le TCE. Mis en échec par les citoyens, le texte de ce traité a été repris sur la forme par celui de Lisbonne 3 ans plus tard. Concernant ce rédacteur, je veux parler bien sûr de Valéry Giscard d'Estaing. Ne nous faisons pas d'illusions : vu le nombre de membres de la zone euro, réussir à faire accepter cette clause alors que l'Allemagne y est opposée est voué à l'échec. La seule solution de sortir de ce carcan, c'est bien d'en sortir complètement, donc de dénoncer le traité de Lisbonne tout entier (y compris implicitement les engagements antérieurs).

Ils sont peu nombreux, les candidats à la présidence qui osent ainsi proposer de sortir du $¥$T€M. Et encore, comme je l'ai indiqué plus haut, le vouloir du FN ne préconise le franc que par nationalisme, sans chercher aucunement à se soustraire à la finance internationale pour le budget de l'État. Seul Jen-Luc Mélenchon saura avoir la constance et l'opiniâtreté de défendre réellement notre pays contre les prédateurs internationaux. Souvenons-nous de ce facteur déterminant, en avril.

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