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samedi 2 juillet 2011

Le monarque ne riait pas

bouffon
Guillon, Porte et Morel auront donc tous les trois été chassés de France Inter par... un ancien "humoriste". On peut raisonnablement penser qu'au-delà de ses ressentiments propres, il aura été puissamment inspiré dans sa démarche triple par les désirs impérieux de l'Imperator. Celui-ci a bien du mal à soutenir l'humour, on le voit bien dans tous ses contacts avec le "vrai public", celui qui n'est pas là par obligation.
Pour un chef d’État bien dans sa tête, se faire brocarder par les humoristes, les chansonniers, les empêcheurs de tourner en rond, relève de la très bonne santé, à la fois du pays et de celui ou ceux qui le dirigent. C’est au point qu’autrefois, au Moyen Age, la place du Fou du Roi était enviable, et enviée, tant elle avait d’importance pour l’équilibre de chacun. Quand un général romain avait droit à ce qu’on appelait “un triomphe”, une fête en l’honneur de ses hauts faits, sur son char, juste derrière lui se tenait un esclave qui lui sussurait constamment “Souviens-toi que tu es mortel”.


Fi de toutes ces précautions : autour du monarque n’ont désormais droit de cité que les courtisans les plus vils, et les “amis” pourris d’argent qui utilisent ce monarque à leurs opérations pas souvent délicates. Situation plus que dangereuse, catastrophique à court et à long terme si aucun remède n’est apporté à la situation. L'argent a remplacé toutes les valeurs, toutes les solidarités, toutes les mesures et toutes les institutions où l'égalité est la base des relations, toutes les formes de la liberté qui ne sont pas les siennes propres. Les obligations dues à sa charges, vis-à-vis de la Nation et de la République cèdent la place à des amitiés extérieures, amitiés qui sont entretenues aux dépens de la survie du pays même.


Ah si seulement la moitié des Français encore convaincus de vivre dans un pays idyllique changeaient d’avis, si seulement la moitié de ceux qui ont déjà compris étaient prêts à faire tout changer quoi qu’il en coûte ! Disons qu’au point où nous en sommes déjà, la facture de toute façon sera chère. Tout retard ne peut qu’en augmenter le montant. Je pense surtout en pertes humaines. L’argent est moins important, et de loin malgré l’opinion qu’on en a “là-haut”.


BO
sabre au clair

Au Champ de Mars, il y a deux cent vingt ans

Le 14/07/2010, 1h53
Deux cent vingt ans
fete de la Federation 
Citoyens. Le jour de liesse est arrivé. Aujourd'hui, ne seront pas présents comme la première fois les soixante mille fédérés, délégués des 83 départements de l'époque. Laïcité oblige, il n'y aura pas de cérémonie religieuse. Ne défileront que des camarades de ceux qui ont risqué et parfois perdu leur vie un peu partout dans le monde, pour des missions humanitaires, ou plus obscures.

Il faut le rappeler : le 14 juillet, fête nationale sur proposition de Benjamin Raspail en 1880, commémore non la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération qui se déroula un an plus tard au Champ de Mars, à Paris. C'est la fête de l'Unité française, élément essentiel de notre fierté nationale, car fruit d'un acte volontariste de tous.

Tentons de comparer ce fait historique et déterminant avec ce qui est arrivé à nos voisins. L'unité italienne ne date officiellement que de 1861, et encore Rome ne fut-elle rattachée au royaume qu'en 1870. Royaume, avons-nous dit. Ce ne fut pas délibéré de la part du peuple, mais décrété par un souverain. D'ailleurs, les velléités centrifuges continuent de nos jours, avec la Ligue du Nord par exemple. L'Italie est toujours une fédération de provinces.

Pour les Allemands, la chose est encore plus difficile. Si le 18 janvier 1871 l'Empire allemand est proclamé dans la galerie des glaces de Versailles par Guillaume II, là encore sans en appeler au peuple, les hasards des deux guerres mondiales feront qu'une Allemagne unifiée, cohérente, démocratiquement acceptée par tous, ne sera effective que le 3 octobre... 1990 ! Elle reste malgré tout fédérale, et non unitaire. 

Les Espagnols nous étonneront aussi. Si Ferdinand II, roi d'Aragon et de Sicile, roi de Castille et roi de Naples scella l'unité espagnole en épousant Isabelle de Castille en 1469 , on peut rétorquer que dans les têtes, cette unité n'est toujours pas réalisée. Là aussi, les séparatismes basque, catalan, galicien... sont très vivaces, tout en étant différents les uns des autres, et rien ne peut prédire de la suite.

Pour nos amis Suisses, règne en effet une belle unité de façade, dans un système là encore fédéraliste (malgré le terme inadéquat de « Confédération Helvétique »). Cependant, la Suisse alémanique a tendance à faire bande à part, bien qu'il s 'agisse plus d'une culture différente, que de heurts linguistiques.

La Belgique, pour sa part, malgré une apparence bien pâle d'unité, est si divisée par la question linguistique, que l'on peine à imaginer quel sera son avenir proche. Les scissions profondes, et qui semblent s'exacerber, pourraient bien donner à l'existence du pays un coup de grâce. Seule la question pendante de Bruxelles et sa couronne bloque encore la situation dans un no man's land juridique et pratique, chose d'autant plus difficile que cette capitale est aussi celle de l'Europe. Dur paradoxe, et mauvais présage pour ceux qui sont superstitieux, à propos de cette Europe au siège installé à un endroit si inadéquat.

Quant aux britanniques, le loyalisme envers la couronne, qu'ils partagent toujours avec les Canadiens, les Australiens... ne peut cacher qu'il n'y a aucune unité entre eux. Leur système de poids et mesures les rapproche plus, en les singularisant, que les législations. Ils ont des Parlements différents. Bref, l'unité n'existe pas.
libertegalitefraternite 

Affirmons-le, n'en déplaise à celui qui hante le palais de l'Élysée actuellement, l'unité française n'est pas une notion fumeuse et administrative. Elle n'est pas liée à la langue, partagée avec d'autres ; elle se fonde sur des idées de base, celles que d'aucuns veulent détruire parce que porteuses d'espoir, de force et de cohésion. 

Liberté, égalité, fraternité, ce ne sont pas de vains mots, mais des notions très fortes que presque tous partagent même dans les banlieues difficiles, même si c'est parfois plus confusément. En revanche, elles sont combattues avec vigueur par le Pouvoir en place, qui y voit un obstacle à sa volonté de diviser pour régner. L'égalité est traquée par les chasses au faciès, les discriminations négatives... ou positives, les exactions policières, des débats fumeux et biaisés sur l'unité nationale. La liberté est remise en cause sous toutes ses formes, liberté d'expression, liberté d'aller et venir, liberté de la presse, liberté d'association, liberté de se vêtir en public (sauf cas particuliers, pour les fonctionnaires en contact avec le public, ou l'école, lieu neutre par obligation et nécessité), même liberté de penser. Quant à la fraternité, elle est pourchassée dans les atteintes à la Sécurité Sociale, dans l'anti-réforme des retraites, dans les acharnements contre certaines associations, dans tout ce qui donne un sentiment d'entraide sans contrepartie obligatoire. Ne trouvent grâce que la condescendante aumône, ou le système vénal qu'affectionnent les néo-libéraux. Tout se vend, tout s'achète. Et pour la laïcité, le fait, pour un chanoine, de la vouloir « positive », la rend aussi suspecte que l'aspartame, « le sucre mieux que le sucre ».

redecoupage regionsPour en revenir à la fête, en ce 14 juillet, nous célébrons, malgré la fougue des commentateurs (teuses)* télévisuel(le)s aussi fervent(e)s qu'à côté du sujet, deux cent vingt ans d'unité entre tous les citoyens français, librement et sans l'obligation décrétée par un monarque. A ce niveau, c'est plutôt à une tentative de casser cette unité que l'on assiste, tentative qui semble vaine tant l'opposition est grande et manifeste à tous les niveaux. Certains personnages à l'esprit sans doute mal placé considèrent cette belle unité comme une anomalie dans une Europe où elle n'existe guère, du moins dans les plus grands des pays. Démembrer la France en une dizaine de morceaux, ce serait bien, et bien dans la ligne habituelle du « diviser pour règner ». En raison de la situation actuelle, et de l'affaiblissement de ceux qui voulaient affaiblir, il semble que ce ne soit compromis. Tant mieux .

Alors, bonne fête à tous, et que cet anniversaire remarquable soit un clin d'œil favorable à la poursuite de toutes les luttes, en particulier celle de 1870-1871 à Paris, où fut déclarée la Commune Insurrectionnelle. Des partisans sont morts, des partisans se lèveront. Pour rappel, c'est le 14 juillet 1870 que Napoléon III, sur la foi de la maligne dépêche d'Ems, déclara la guerre à la Prusse, ce qui entraîna sa chute et le retour définitif de la république en France.


(*) dit comme çà...
sabre au clair

Quand c'est devenu la seule solution, une suggestion pour l'aide à mourir



Le 15/07/2010, 11h01

crematorium Niort 
Il y a des années que je réfléchis à ce dilemme. Chacun peut se suicider, et parfois se rater. Ce n’est pas un droit, mais une liberté fondamentale. En revanche, si la personne, consciente mais physiquement incapable, veut s’appliquer cette liberté, la loi interdit de l’aider parce qu’elle considère cela comme un meurtre. En l’occurrence, j’accuse la loi du qualificatif de tortionnaire. La seule solution est bien l’aide externe. En revanche, ce n’est pas au médecin de l’appliquer, en aucun cas. Il peut guider, expliquer, témoigner, mais son rôle s’arrête là.

Je reprends ce que j’avais déjà énoncé de nombreuses fois, et que je considère comme la "bonne" procédure. Celle que ne veut à aucun prix le député Jean Léonetti. Le malade demande de façons réitérées, par écrit s’il le peut, par oral devant plusieurs témoins médicaux et non-médicaux s’il ne peut plus, à en finir avec la vie en raison de son état. L’un des témoins en prend acte (ce peut être un huissier de justice, pour éviter toute équivoque) par un compte-rendu. Le corps médical apporte le nécessaire, et c’est un témoin non-médical, de la famille ou non, qui administre le produit. Le compte-rendu de toute l’opération terminé, tous les témoins signent, afin d’attester que la personne qui a accompli l’acte n’a été que le bras du patient. Si le patient est mineur, les parents de celui-ci doivent être présents, mais ne pas s’opposer à la volonté de celui-ci, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Je l’admets, c’est une procédure un peu lourde, mais qui a le mérite de la clarté. Elle ne peut concerner qu’un nombre de personnes assez réduit par an, cependant cela peut éviter des aberrations comme le cas Humbert. Compte tenu de son aspect compliqué et procédurier, elle ne peut qu’éviter des dérives.

Mesdames, Messieurs les parlementaires, à vous maintenant.
sabre au clair

Ah si l'Europe prenait son indépendance !

Le 12/0//2010, 8h17
Une Europe autonome et fière de l'être ? Bien sûr, ce serait possible, si le machin qui a pris ses quartiers à Bruxelles n'était pas une simple émanation de la CIA !

grands Etats
Observons ce tableau, élaboré à partir de chiffres pris sur le Net. Avec de telles caractéristiques, notre petit cap aux bords si contournés paraît très fort, si les efforts sont au rendez-vous, pour avoir tout simplement sa place dans le concert des grands pays. La diversité culturelle, linguistique, sociale, économique, peut fort bien être conservée et renforcée, pour le bien de tous. Ce n'est bien entendu pas l'avis de l'OMC et de l'OMS, qui ont créé le Codex Alimentarius, très controversé, pour normaliser les nourritures du monde entier (au détriment de la qualité le plus souvent).Europe politique
Que faire, pour créer, car tout est à faire, une Europe où l'humain, le social, la convivialité, la solidarité seraient la règle naturelle ? Une Europe où les financiers, les grands industriels et leurs lobbies ne tiendraient pas le haut du pavé ? Une Europe qui se rirait des stupides et dangereux diktats des agences de notation et du FMI ? Que faire, avant qu'il ne soit trop tard pour les nouvelles générations ?
Européens de tous les pays, mettez de côté vos égoïsmes, vos mesquineries, vos frilosités afin de présenter un front uni face à nos tortionnaires planétaires. Un grand ménage au niveau des politiciens, pratiquement toutes tendances confondues, sera nécessaire. Des maladresses seront inévitables, de la part de nouveaux représentants du peuple avec un mandat unique, une nouvelle Constituante qui mettra à bas tout l'échafaudage de réglementations, du traité de Rome (25 mars 1957) à nos jours (traité de Lisbonne). "Unis dans la diversité", voilà le maître mot qui devra présider à toutes les décisions, de façon vraie. Sur ces travaux pourront se dresser de nouvelles règles, à la fois plus souples, plus générales, et qui remettront "les Marchés" à leur place subalterne, qu'ils n'auraient jamais dû quitter.
Et pour bien marquer la nouvelle orientation européenne, son siège doit être déplacé, à Strasbourg par exemple, ou Stuttgart (suggestion). Quel challenge !
BO
sabre au clair
Le 05/08/2010, 18h51
De la démocratie, moyen de dictature


Soyons clairs : de quelle démocratie parlons-nous ? L'Athènes ancienne comporta trois cent mille habitants, ce qui était considérable pour l'époque. En revanche, bien plus de la moitié de ceux qui y vivaient ne pouvaient prétendre au titre de citoyens. Métèques ou esclaves assuraient tout le travail dans la cité, mais ne pouvaient prétendre à la gérer. Comme les mineurs, et les femmes, même de bonne famille, ne pouvaient pas, ou pas encore, aller sur l'Agora, environ vingt pour cent de la population avaient le titre de citoyens, soit soixante mille personnes dans la plus grande expansion, bien moins ensuite. Par commodité, seule une partie de ces citoyens siégeait à la fois, soit six mille « représentants du peuple ».

democratieOn retrouve ce panel réduit de nos jours, bien plus réduit encore puisque le total de l'Assemblée et du Sénat réunis est de moins de mille représentants. Il faut cependant ajouter les assemblées communales, départementales et régionales qui gèrent au plus près des citoyens la vie courante.

Compte tenu de la grande concentration de pouvoirs à Paris, les assemblées locales ne peuvent délibérer que dans le cadre de lois édictées dans la capitale, quand ce n'est pas au siège européen de Bruxelles. Le gouvernement, pouvoir exécutif, a aussi l'initiative de la plupart des lois (Projets) face à un nombre réduit de Propositions émanant des élus. Il suffit, comme actuellement, que la majorité des mandatés aient la même couleur politique que le chef de l'État, et acceptent tous ses désirs, pour que celui-ci décide de tout à sa guise.
C'est ainsi que l'on se retrouve, non de droit, mais de fait, dans une forme dictatoriale de l'État. Il suffit que le président élu pour arbitrer les litiges entre les piliers du pouvoir, réussisse à se les accaparer tous, pour que le fait soit accompli.
desequibre pouvoirs
*** Les ministres, et leur coordinateur le Premier ministre, constituent normalement le gouvernement : ils sont court-circuités par le Palais, où le nombre de Conseillers devient pléthorique pour couvrir tous les secteurs d'activité. C'est le « Je » qui décide de tout.
*** Les députés et sénateurs de la « majorité présidentielle », sur la même longueur d'onde que le président, s'ingénient à inventer de nouvelles propositions de lois dans la ligne de pensée du patron de l'Élysée : on peut parler là de servilité, si ce n'est une concordance d'intérêts. Bien entendu, aussi bien les propositions de lois que les projets « passent » à chaque fois ou presque, sans heurts ni vrais débats.
*** Comme les magistrats du Parquet sont sous l'autorité du Garde des Sceaux, et que celui-ci ou celle-ci prend ses ordres rue du Faubourg, la Justice n'est plus libre et indépendante comme le préconisait Montesquieu. Le fait de confier les enquêtes au procureur, et non à un juge du Siège, permet au Pouvoir exécutif de contrôler à sa guise le judiciaire. Redoutable dérive !
*** Il subsistait un quatrième pouvoir, celui de l'information. Peine perdue ! Ce sont les sponsors de l'ancien maire de Neuilly, ceux qui l'ont fait élire, qui détiennent tous les cordons des médias. Leurs stratégies visent bien entendu en premier lieu leur propre intérêt, et celui qui trône pour cinq ans est, consciemment ou non, leur homme de paille.

C'est pourquoi l'on peut réellement parler d'une dictature. Ce n'est pas vraiment celle d'un homme, mais celle d'un faisceau d'intérêts convergents. Au niveau des citoyens, cela ne change rien.
argent
Ne nous disons pas que cet état de fait est spécifique à notre pays. Prenons le cas des États-Unis. L'équilibre du pouvoir y est apparemment bien mieux respecté. Le président a beaucoup de pouvoirs, mais le Congrès également, et souvent ses actions bloquent les tentatives de réformes de l'hôte de la Maison Blanche. En revanche, le financement des ruineuses campagnes présidentielles aussi bien que sénatoriales fait que les mêmes qui se donnent un droit de regard sur les élus du Capitole, sont également les mécènes intéressés des prodigalités des candidats à l'Exécutif. En quelque sorte, partout, que ce soit à Paris, à Bruxelles, à Washington, à Rome ou à Berlin, ce sont les lobbies qui dictent leurs desiderata de façon plus ou moins pressante.

Que devient le citoyen, dans ce bouillon de sorcière où l'argent est l'ultime critère, le grand prescripteur ? Il n'a plus qu'Internet pour faire entendre sa voix sans trop de risque : la Police est devenue partout le brutal bras d'un Pouvoir universel, qui n'entend lâcher aucun de ses bastions. Dictature mondiale ? Osons un paradoxe : partout où les médias affichent l'apparence d'une démocratie, de la liberté, c'est là que les droits élémentaires sont bafoués. Non qu'ailleurs ce soit tout rose, mais le cynisme y est moins de mise, et les pays d'Amérique Latine qui ont réussi pour le moment à se dégager de la « bienveillance » US sont le meilleur exemple de nations où l'État est au service du peuple, et non l'inverse.
sabre au clair
Le 17/08/2010, 13h06
Citoyennes, citoyens,insurrection Buchewald

Au nom du non-comité du salut Public, devant les turpitudes du Pouvoir, devant le mépris en lequel il tient l'expression de la volonté du Peuple par les urnes, devant les options catastrophiques pour l'égalité entre tous devant la loi, l'éducation, le travail, la santé, pour la liberté, et toutes les libertés qui en découlent, d'expression, de réunion, de pensée même, devant sa volonté de détruire toute solidarité au niveau des retraites ou de la Sécurité Sociale, devant les choix ignobles de politique étrangère qui l'ont caractérisé, le peuple n'a plus pour solution que de faire entendre sa voix dans la rue.
Les centrales syndicales n'étant que des moyens de canaliser le peuple au bénéfice du Pouvoir, il sera nécessaire de se mobiliser spontanément, et de coordonner nationalement les actions hors tout cadre officiel.
Le Pouvoir tente de préparer dès à présent l'opinion publique, par des manipulations au niveau des sondages, et de tous les médias, afin de gagner à nouveau les élections de 2012. Il va falloir le contrer, en allant imposer la volonté du Peuple dans la rue avant cette échéance-là. Le plus tôt sera le mieux, tant il va se préparer et s'arc-bouter de plus en plus en vue de l'échéance.
Partout, dès à présent, les citoyens sont invités à se concerter, afin de prendre en main leur destin. Les cafés de discussion seront un moyen parmi d'autres susceptibles d'initier le mouvement. Les blogs pourront utilement apporter un élément de coordination de ces initiatives locales, le plus nombreuses possibles. Le peuple souverain doit, veut, reprendre la main sur son destin : c'est vital pour nous tous, c'est vital pour les pays qui, jusqu'à une période proche, ont pris exemple sur notre détermination et nos idées.
Aux armes, citoyens ! Vos armes ne sont provisoirement plus vos bulletins de vote, tant les scrutins sont biaisés par les partis politiques, de gauche comme de droite. La parole et les actes seront les moyens de reconquérir ce droit et cette prérogative.
Dès à présent, tout le monde est pressenti pour donner ses idées, en vue d'une autre donne politique qui obligera à faire des choix très différents de ceux qu'on nous a imposés. Il sera nécessaire, avant toutes autres choses, de rompre avec l'union européenne, outil destiné à courber l'humain sous le joug de la finance et des multinationales aux produits délétères et souvent obligatoires, aux dépens des productions naturelles. Il sera nécessaire de rompre également avec cet OTAN qui n'est qu'une façon pour le pouvoir de Washington d'imposer ses choix en politique étrangère. Pour le reste, des options sont ouvertes, en gardant à l'esprit qu'il faut se démarquer des diktats planétaires. C'est ainsi que les peuples, et non leurs gouvernants, pourront dialoguer et s'entraider.
Citoyennes, citoyens, votre avenir à tous est entre vos mains. Vous contentez-vous de cette situation actuelle, où tous les emplois deviennent précaires, où le droit du travail comme celui de la santé, comme celui des présumés justiciables, sont laminés par une volonté sécuritaire, à la fois brutale et inefficace ? Vous contentez-vous de voir vos idées et vos aspirations contrôlées, biaisées, par une télévision aux ordres, des radios émanations des officines gouvernementales, des journaux serviles au point que certains surnomment l'un d'entre eux la Pravda ? Ou voulez-vous que les fruits de vos efforts soient partagés par tous, au lieu que quelques-uns, qui n'ont même pas de labeur à fournir, s'en accaparent une part déjà conséquente, et de plus en plus importante ?
Il va falloir choisir, de survivre plus ou moins bien dans un monde hostile et de plus en plus individualiste, ou de se relever pour jeter à la face du Pouvoir les valeurs que nos ancêtres ont contribué ensemble à bâtir. Couché, ou debout, voilà où est notre avenir à tous.
Afin de marquer cette volonté de bouter hors de chez nous cette dictature qui s'est instaurée depuis bientôt dix ans, vous trouverez un projet d'affiche, inspirée de celle qui proclama la mobilisation générale, le 2 septembre 1939.
avis greve
Citoyennes, citoyens, l'avenir nous appartient à tous, et non à ceux qui nous l'ont volé. Debout !
Un citoyen
BO
sabre au clair
vers l armee de metier20/09/2010 1+9h44
1 DG et l'armée
Le lieutenant-colonel de Gaulle, en 1934, avait su, deviné et écrit ce que serait l'invasion allemande en France, six ans plus tard. Pour lui, seules des forces blindées indépendantes très mobiles, très professionnelles, pouvaient assurer une défense en profondeur de notre frontière du nord-est : quitte à l'accomplir grâce à la meilleure défense, qui est l'attaque. Il était logique, selon cette conception très dynamique des rapports de force, qu'il se repliât en Angleterre pour affiner sa revanche. Beaucoup, à l'époque, ne l'ont pas compris. ligne maginot
La Ligne Maginot, joyau de la défense fixe et passive, même aujourd'hui, occupait les pensées, et les rassérénait face à des forces aux conceptions trop différentes pour être simplement craintes. Le débordement de cette Ligne dans un secteur qui paraissait un rempart naturel, les Ardennes, les déstabilisa complètement.
L'invasion en route, l'officier qu'était De Gaulle se heurta aux visées politiques des américains, Eisenhower en tête, qui se préparaient à annexer notre pays comme ils l'avaient opéré ailleurs sans coup férir. C'est lui qui gagna grâce à sa ténacité. C'est pourquoi, dès qu'il le put, il mit en place la force française de dissuasion : bien modeste au départ, elle n'est pas négligeable aujourd'hui. Il est fort regrettable que depuis trois ans, ce soit un agent de ces mêmes USA qui ait l'accès au bouton rouge.
Jeune admirateur de de Gaulle, c'est Jacques Chirac qui mit en place officiellement l'armée de métier française, sur le modèle du petit livre de 1934. Aujourd'hui, cette force, très diminuée par des budgets de plus en plus restreints, ne peut plus servir que de supplétif bien commode aux soldats US. On peut comprendre que les relations entre le chef des armées, et les officiers généraux de la vieille tradition, ne soient pas obligatoirement au beau fixe.
2 DG et l'Algérie
C'est au Maghreb que De Gaulle s'est ouvertement opposé aux américains, qui lui préféraient Giraud, plus docile. Il connaissait le terrain. Il n'aimait pas particulièrement les autochtones, dont il ne parlait pas les langues. Son appui était formé de français de métropole, même si des harkis et d'autres volontaires étaient enrôlés dans des régiments qui partaient en première ligne, des sacrifiés en somme. Les survivants, et les enfants des autres, n'ont jamais été remerciés par lui pour ces sacrifices. Pourtant, les harkis furent le fer de lance de l'armée débarquée en Provence en août 1944.
En avril 1958, son "Je vous ai compris" n'était que stratégique : il voulait, en accordant le droit de vote à tous les algériens, faire un plein de voix pour ce qu'il envisageait, quitte ensuite à trahir tout le monde. Tout le monde lui en a voulu. Le moment venu, en 1962, il a décidé de négocier avec les plus terribles et les plus acharnés de ses opposants, ceux du FLN. Déroutés, les plus modérés, du MNA par exemple, furent exterminés par les jusqu'auboutistes.
Les accords d'Évian scellaient la fin du conflit pour certains français, tout en exacerbant le ressentiment de ceux qui avaient cru à sa parole, et ont voulu le lui faire payer. Ses réactions furent mesquines et indignes d'un grand homme : au lieu de proposer une discussion avec les meneurs ulcérés, il fit assassiner, sans doute en réaction de sa peur, le colonel Bastien-Thiry qui avait organisé l'attentat du Petit-Clamart. L'extrême droite ne le lui a jamais pardonné, semble-t-il.
Quant à l'Algérie, elle continue à souffrir sous la poigne de fer et de compromissions des anciens du FLN et de leurs élèves. De façon détournée, elle demeure une colonie française, bien que cet aspect n'apparaisse guère au grand jour.
3 DG et la démocratie
De Gaulle avait une conception particulière de la démocratie : il était l'homme providentiel, ses paroles étaient nécessairement les plus justes, les plus vraies, les plus adéquates au "peuple français" qu'il aimait de loin, sans vraiment le connaître. Il a donc pensé de cette façon-là dès la fin de la guerre, et s'est fait renvoyer à ses chères études à Colombey les deux églises par des politiciens issus du CNR qui n'avaient pas les mêmes conceptions. C'est là que furent édictées toutes les mesures qui font notre admiration aujourd'hui sur les congés, sur la sécurité Sociale, sur les retraites.... tout ce que l'OCCUPANT actuel de l'Élysée veut abroger et démolir au bénéfice de sa famille et de ses potes.
Malheureusement, la constitution de la IVe République était ainsi faite que, démocratie oblige, toutes les tendances de la vie politique étaient représentées à l'Assemblée. Le risque était que nulle majorité, obtenue sur un sujet, ne permettait de penser que le lendemain, sur un autre sujet, la même fût reconduite. C'est normal, c'est justement cela, la démocratie.
constitution 1958Comme cela n'arrangeait pas les politiciens, qui aiment bien la stabilité et la facilité en général, et qu'à Alger des généraux avaient pris le pouvoir, quelques hommes allèrent le solliciter dans sa retraite pour qu'il apportât un gouvernement plus cohérent et durable (des cabinets ne tenaient pas 24 heures, parfois). Se faisant prier, il accepta sous conditions. Il réprima le putsch d'Alger. Et ce fut la rédaction de la nouvelle Constitution, celle de la Ve République, sous la direction de Michel Debré. On peut dire qu'elle fut plébiscitée, par 79,25% des voix. Elle donnait bien plus de pouvoirs au gouvernement face au Parlement, donc plus de stabilité, mais plus de risques de dérapage vers une dictature.
De Gaulle n'était certainement pas un démocrate. Il obéissait aux lois. En revanche, la politique étrangère fut son œuvre quasi exclusive. Quant aux textes passés en force, ils furent assez nombreux grâce au recours au fameux 49-3, qui bloque le vote sans débat. La motion de censure, article 49-2, réussit rarement à compenser ce handicap pour les parlementaires. C'est ainsi que, malgré sa boutade en 1965, "Vous avez déjà vu un dictateur en ballottage ?", il réussit à mener la politique qui lui convenait jusqu'en 1968.
Il est symptomatique qu'à ce moment-là, se sentant affaibli, il ait pensé très sérieusement à faire marcher les troupes sur Paris pour ramener SON ordre. Sa fuite (il n'y a pas d'autre mot) à Baden Baden, le 29 mai 1968, auprès de Massu, général en chef des forces françaises en Allemagne, n'a pas d'autre motif. C'est son premier ministre, Pompidou, qui saura reprendre la situation en main sans bain de sang.de gaulle

De Gaulle était peut-être plus faible qu'il ne voulait bien l'admettre. Ses violentes colères étaient d'un homme qui se dominait mal. Sa droiture allait jusqu'à une certaine limite. On dit cela des politiciens en général, qui ont une vision très élastique de la probité, de la fidélité, de l'honnêteté. Certains ont voulu lui tresser une légende qui allait à l'encontre de ce cas général, il faut certainement nuancer un peu le propos. Il ne fut pas le pire. Il fut ce qu'il était, ni parfait, ni le plus goujat, avec une idée de son rôle que le troupeau au pouvoir actuellement ne possède en rien.
sabre au clair

Vers la démission d'un amoureux du Pouvoir

 Le 13/10/2010, 7h16
“…Le peuple emplit la rue, et regarda Caïn.”Mal Mahon
C’est Victor Hugo qu’il nous faudrait pour rendre compte d’une telle situation. Un homme qui voulait à tout prix devenir le calife à la place du calife, sans en connaître le sens, les droits et les devoirs, se retrouve maintenant face aux responsabilités qu’il a toujours niées. Il voulait la place, non la charge. La charge l’envahit, le presse, lui hurle ses exigences. Sera-t-il encore longtemps sourd et aveugle ? Cessera-t-il de n’être qu’un gamin trépignant, mal élevé et ridicule ? Les politiciens sont des acteurs, c’est bien connu : mais un acteur sait écouter, pour placer sa réplique, la bonne réplique, au bon moment. Il ne transforme pas chaque prestation en monologue souvent répété, où il fait les demandes et les réponses tout seul.
gambettaQu’il ne s’y trompe pas, c’est contre lui que nous étions dans la rue, contre ce qu’il a fait, ce qu’il fait, et ce qu’il veut encore faire. Il est le seul responsable, puisqu’il a voulu garder toutes les bribes de pouvoir pour lui seul. La seule fin logique à ce bras de fer contre le peuple tout entier est sa démission. Le comprendra-t-il ? Faudra-t-il que le peuple, jusqu’ici digne et serein, lui dise sa colère ? On ne brave pas impunément sa puissance. L’occupant de l’Élysée a ceci de différent vis-à-vis d’un homme qui en supporta durement les conséquences un matin de janvier 1793, que celui-ci n’avait pas demandé à être là, et aurait préféré être ailleurs. Cette fois-ci, c’est délibérément que l’ancien maire de Neuilly a décidé de tout faire pour occuper la fonction suprême. Il n’en a que plus de responsabilité.justice
Comme Mac Mahon en 1877, admonesté par Léon Gambetta, il lui faudra se soumettre, ou se démettre. Le connaissant suffisamment, il ne se résoudra pas à se soumettre. C'est donc à une démission que nous allons devoir aboutir. Il sait que celle-ci le conduira devant les tribunaux, pour répondre de certains faits. C'est ensuite à la Justice de décider de ses culpabilités, ou non. Mais il n'échappera pas à ce passage obligé.
Reste que le danger restera grand, que d'autres personnes ayant investi sa place s'emparent aussi de ses objectifs, ou d'objectifs similaires, et continuent à rendre la vie rude à ceux qui ont déjà peu. Celui qui caracole en tête des sondages, dont la crédibilité est aussi grande que les publicités pour les lessives, aura assez probablement une politique similaire, et néfaste pour presque tous encore. Il est temps de se tourner vers d'autres perspectives, celles qu'occultent les médias soudoyés par le Capital. Y réussirons-nous ?
BO
sabre au clair

"Je veux"

Le 14/11/2010, 16h20
Il y a 50 ans, sur Radio-Luxembourg (ondes longues bien sûr), une petite émission du midi s’appelait « l’homme des Vœux », et permettait aux concurrents de gagner des cadeaux.

sarkozy televisionAujourd’hui, sur toutes les chaînes de toutes les télévisions et de pas mal de radios, une séquence très fréquente se nomme « l’homme des Je Veux ». Elle n’a pas pour but de faire gagner, mais de faire perdre. Cependant, elle donne l’apparence d’être très populaire, puisqu’elle continue à ravager le PAF, ce concept audiovisuel qui met KO le français moyen au lieu de le renseigner. C’est Obélix sans la truculence joviale, c’est le bâton sans carotte, le lance-pierre (renommé flashball) en guise de négociation, l’anti-gang recyclée en anti-jeunesse, l’arrogance qui tient lieu de légitimité, l’échec érigé en victoire de la mondialisation perverse.

Passons à autre chose, vite ! Qu'y a-t-il ce soir ?
"....un nouveau gouvernement...."

Et c'est pour ces choses-là que celui qui devrait être le chef de l'État en France est arrivé au G20 en retard, très en retard. C'est pour cela qu'il est reparti en avance, laissant en plan tous les chefs d'États et de gouvernements réunis à Séoul pour un évènement que, bon gré, mal gré, c'est son tour de présider. C'est un affront, mais les affronts sont son mode d'action quotidien. Il ne sait faire que toilettescela, d'ailleurs, tant ses bilans, tous ses bilans, sont décevants quand ils ne sont pas apocalyptiques.

Rassurons-nous tous : il compte bien se représenter dans un an et demi, auréolé de la gloire de ses réalisations.    

Que chacun lui fasse bon accueil.
BO
sabre au clair

Bureau Ovale

Le 29/11/2010 6h59
bureau ovale
En son Bureau Ovale, Barack songeait. Sur ce siège, ou un autre similaire, s'étaient assis moult présidents d'un pays bien jeune encore. Au-delà des vitres blindées, les pelouses de la Maison-Blanche ondulaient au vent. Mais lui repensait à ce qui avait créé cette nation à laquelle ses prédécesseurs avaient appris à être fière, et même arrogante.

Dans les forêts de cette contrée immense, explorateurs, trappeurs, coureurs des bois avaient arpenté buissons et futaies, avaient fraternisé avec les nations qui vivaient là, ou au contraire, selon leur caractère, avaient attaqué « ces sauvages » qui vivaient différemment. Dans l'immense Prairie, Irlandais, puritains, chassés de chez eux, Allemands venus tenter leur chance poussaient vers l'ouest, toujours vers l'ouest, accompagnés de quelques noirs montés du vieux Sud dans le même espoir. C'était bien loin. De nombreux entrepreneurs brutaux, spéculant sur l'or, le chemin de fer, le pétrole avaient causé des ravages dans les rangs des colons, et aussi dans les cœurs où ils avaient apporté souvent la rapacité et le mépris.

Tout cela avait créé une nation aux mœurs brutales, où chacun avait appris à ne compter que sur lui-même pour simplement survivre. La solidarité n'existait qu'entre voisins qui avaient appris à s'estimer, pas du tout entre des gens qui ne se connaissaient pas et n'y tenaient pas. La cohésion ne tenait qu'à coups d'ennemis plus ou moins imaginaires, avec lesquels il fallait en découdre, et contre lesquels des armées s'étaient constituées vaille que vaille.

Encore la guerre de sécession avait-elle failli tuer dans l'œuf ce besoin de cohésion, en raison de visions différentes de l'avenir, et des rapports entre personnes présentant de petites différences physiques. Longtemps après, des traces de ce conflit interne perduraient, et lui, Barack, en était particulièrement conscient, premier président au teint moins clair de l'Histoire de ce pays.

Maintenant, toujours pour conserver un semblant d'unité, il envoyait au front quelque part de nouveaux citoyens, issus souvent des pays plus au sud, là où les langues latines étaient dominantes. S'ils survivaient, ces hommes nouveaux étaient attachés à un pays qui les avait ainsi acceptés dans son sein, ainsi que leurs familles. Mais cela ne se faisait qu'au prix de la fabrication de nouvelles armes, toujours, et de mensonges à propos de menaces fictives dont les nations envahies étaient sensées être la source. Ce pays n'était plus qu'une usine d'armement tous azimuts, y compris biologiques, destinés à asservir tous les autres pays du monde.

Barack savait tout cela, bien sûr. Il savait aussi que l'optique des stratèges qu'il côtoyait tous les jours était bien de cet ordre, et que la perversité des mensonges anciens obligeait à continuer dans cette voie coûte que coûte. C'était une fuite en avant, qui ruinait le sol de la planète entière, rien que pour la maîtriser davantage, et puis c'est tout. La vision de l'avenir se perdait dans un brouillard, où un mur de plus en plus proche apparaissait fugitivement au milieu des volutes de brume.

MondeDes représentants plus clairvoyants, d'autres pays en général, mais aussi de la communauté scientifique nationale, criaient à l'abandon de ces pratiques : tout était fait, grâce à une propagande bien orchestrée, et aussi grâce à des menaces, pour couvrir leurs voix trop lucides. Ceux qui tenaient les cordons de la bourse, grands industriels de l'armement, de la chimie, de la biologie génétique, banquiers d'affaires, entretenaient de nombreux instituts de recherche, dont le seul but véritable était d'infléchir dans leur sens la politique du pays. Comme la démocratie affichée était plus réelle qu'en Europe souvent, c'étaient les membres du Congrès qui étaient leur cible, et ne passaient que les lois qui les arrangeaient, quelle que fût la couleur politique de la majorité.

Barack savait tout cela, il savait qu'il était tenu, que tout était verrouillé, et que malgré ses efforts il ne pourrait pas ramener son pays à des visions plus réalistes à long terme. C'est pourquoi il envisageait d'en finir, et de tout détruire. Pour cela, il lui suffisait d'écouter ses « alliés » saoudiens, israéliens, britanniques, qui rêvaient d'en découdre avec les « États voyous », Iran, Corée du nord, l'opposition afghane de plus en plus vive, Oh, ils n'avaient pas que des craintes, mais aussi des visées économiques. Tout cela faisait que les intérêts convergeaient en vue d'une attaque de Téhéran, le prétexte étant tout trouvé. La première centrale nucléaire de production électrique venait d'être mise en service, il était si simple d'accuser les Iraniens de vouloir en faire un complexe de production d'uranium militaire !

Décidément mal à l'aise, Barack se leva. Si lui, ou ses enragés d' »amis » israéliens, attaquaient le sol iranien, deux géants risquaient fort d'en prendre ombrage. La Russie, aux stocks d'armes stratégiques encore bien garnis, la Chine moins bien pourvue, mais plus agressive n'hésiteraient pas à défendre leur voisin. Le Pakistan se joindrait probablement à eux. Ce serait alors l'escalade inéluctable.

Une grande partie de l'Asie, l'Europe, l'Amérique du nord ne seraient plus que ruines, les retombées contamineraient tout le reste en quelques années. A ce moment-là, Barack ne se poserait plus de questions. Un grand éclair blanc aurait été la réponse définitive.
BO
sabre au clair

Existence, et croyances

Le 30/11/2010, 6h59
Sur le Grand Soir, un intervenant nous a proposé ce billet intitulé :

Pour en finir avec la Question de Dieu

http://www.legrandsoir.info/Pour-en-finir-avec-la-Question-de-Dieu.html#reactions
En fait, sa thèse semble être que le Coran à lui seul est en mesure d'apporter cette preuve.
galaxie bleue
A mon avis, Ben Khabou n'est pas allé assez loin. Le Coran, écrit par Muhammad, n'est pas resté dans l'ordre initial, le seul valable : l'ordre chronologique. Ce détail seul interdit de mesurer la nécessaire progression du prophète dans sa découverte de l'univers, car il n'a pu être monolithique dans sa quête : sans pour autant se contredire, il a approfondi des réflexions, mûri lui-même, sa pensée est devenue plus riche. Le trésor est là, mais le mélange des sourates lui enlève de la force et de la beauté.
Il ne faut pas se leurrer : la Bible aussi, du moins la première partie, est une grande richesse. Elle non plus n'a pas été modifiée d'un iota depuis sa première version, des tabous très forts y ont veillé. C'est pourquoi elle est une version scientifique très fine, quoique avec d'autres mots que ceux d'aujourd'hui, non d'une création, mais d'une remise en forme d'une planète sortant d'une pénible glaciation (Würm III peut-être ? ). Qui aurait accompli ces prodiges (pour l'époque) ? Ceux qui sont désignés sous le nom d'Elohim, au pluriel dans le texte. En fait, ils ont effectué des travaux dont la plupart sont déjà sinon réalisables aujourd'hui, mais au moins envisageables.

Ensuite c'est un seul Eloah qui reste l'interlocuteur des hominidés de l'époque, un certain YHWH. Cela ne change rien. Lui et ses congénères, dont on ignore tout, ont appliqué le g énie génétique à une race un peu plus prometteuse que d'autres, la "côte" prélevée n'étant que des brins d'ADN, qui furent modifiés comme on sait déjà le faire pour des végétaux couramment.

Intéressant, mais de dieu, point. Je vous suggère pour plus de précisions de (re)lire les ouvrages de Jean Sendy, solides et agréables à lire.
plaque pioneer 10
Pour l'univers, là aussi on recherchera vainement la nécessaire intervention d'un dieu. En treize milliards d'années et demi, mais probablement en quelques fractions de seconde au tout départ, des millions de lois physiques possibles se sont présentées. La très grande majorité a été aussitôt éliminée par la nature même de l'univers, qui se modifiant, s'agrandissant, apportait des contraintes canalisant ces lois. Ne sont restées que quelques fondamentales, et puis d'autres qui en découlaient, et ainsi de suite. C'est pourquoi il y a des milliards de galaxies, comportant chacune des milliards d'étoiles, avec des lois physiques qui sont les mêmes partout. Selon les contextes, c'est l'une ou l'autre qui s'applique en fonction de la température, de la pression, mais elles sont toutes là partout. Y compris pour la formation des êtres vivants.

De ceux-ci, il doit y en avoir des multitudes d'implantations naturelles, Carl Sagan estimait grâce à des outils statistiques que dans notre seule galaxie, la Voie Lactée, il pourrait y en avoir deux millions. C'est beaucoup, et en même temps infime face à l'étendue de l'univers. C'est pourquoi les chances d'en rencontrer d'autres sont minces, mais pas égales à zéro.

Je n'ai toujours pas rencontré de dieu dans tout cela. Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez absolument y croire. Ce n'est cependant pas une nécessité.

A partir de ces considérations, toutes les querelles « de clochers » ne sont que casuistique sans importance, puisque les choses essentielles sont ailleurs. Nous sommes tous embarqués sur une petite planète, et pas près d'en sortir. Les Grands de ce Monde (avec de superbes majuscules) sont généralement croyants, et trouvent le moyen d'accorder leurs croyances avec leurs turpitudes multiples. Par leurs besoins effrénés de pouvoir, d'argent, ils écrasent tous les autres, humains, animaux, végétaux, minéraux, sans aucune considération ni pitié (dont ils ignorent l'existence). Ils en viendront à s'exterminer entre eux.

L'important, il est là. A chacun d'en tirer les conclusions.
BO

La seconde illustration est la réplique de la plaque gravée qui a été vissée à la sonde Pioneer 10, engin humain  le plus lointain maintenant. Le dessin est de la propre épouse de Carl Sagan, cité plus haut, grand spécialiste de la recherche fondamentale de vie extra-terrestre.
sabre au clair

Le combat continue

écrit le 18 juin 2011 à 7h06

Ce 18 juin nous rappelle celui d'il y a 196 ans. Ce jour-là un Empire est tombé dans une morne plaine.

Faisons tous que l'autre Empire, mondial celui-là, approche lui aussi de la Roche Tarpéienne, et fasse le grand saut, qui ne sera pas de l'ange. Le Bateau pour Gaza est un élément qui contribuera à cette chute, mais il en faut beaucoup d'autres, sur tous les plans.
Désobéissance civique, boycotts discrets (pour éviter les représailles) mais efficaces, manifestations d'Indignés ou occupation des instruments du Pouvoir politique ou économique, tout sera bon.

En face, l'hydre informelle, mais disciplinée qui tente partout et toujours d'assurer son emprise ne pourra que lancer :
"Allons, faites donner Lagarde !"
Les Châtiments, V, 13 - L'expiation, II, (vers 81-114)
 Le soir tombait : la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain. joyeux, il dit : Grouchy !
OO - C'était Blucher
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie anglaise écrasa nos carrés.
La plaine où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les régiments, comme des pans de murs,
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux ! moment fatal ! l'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
- Allons ! faites donner la garde, cria-t-il ! 
OO
Et Lanciers, Grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, Canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur
! OO
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.

BO
sabre au clair