C'est l'ancien patron de Fleury-Michon *, il en reste vice-président. Yves Gonnord estime plus urgent « d’investir dans des équipements routiers et
ferroviaires prioritaires, qui conditionneront le développement
économique de la Région : Nouveaux ponts sur la Loire, 2e rocade autour
de Nantes, réalisation de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui mettrait
Nantes à 1 h 30 de Paris ».
Le directeur général Régis Lebrun renchérit « C’est un projet d’un autre temps selon des modèles de pensée
aujourd’hui dépassés. En outre il est à mon sens négatif pour la Vendée
[…] Il la renvoie à l’extrémité de la région, particulièrement l’est et
le sud. Il vaudrait mieux investir dans un réseau de trains à grande
vitesse du type du Shinkansen au Japon à haute vitesse et haute
fréquence, ce qui mettrait Nantes à moins de 2 h de Roissy et de toutes
les destinations du monde »
Et selon Yves Gonnord, la plupart des chefs d'entreprises vendéens sont du même avis. On peut l'affirmer : cet aéroport nouveau, isolé dans son bocage au loin, sans chemin de fer pour y accéder, n'intéresse personne du monde économique local et régional. Ce n'est qu'un projet politique, et et bien sûr une manne assurée quoique modeste ( il faut souligner ce détail) pour le numéro un mondial du béton.
Oui, un projet politique, celui du tandem Ayrault-Auxiette . Ils y tiennent tant ? Qu'ils le paient eux-mêmes, y compris tous les aménagements secondaires que ce dossier entraînera.
* Fleury-Michon, société centenaire, est l'un des géants français de l'industrie alimentaire basée à Pouzauges et Chantonnay (Vendée)
Les citations des dirigeants de l'entreprise vendéenne on été recueillies par Ouest-France ce 14 décembre.
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